Skip to main content

Full text of "Le Monde Diplomatique, 1979, France, French"

See other formats


‘ a=sasH!L!A -^^ 

:V ^ 

* "*"* ifc nrop.n, 

: mim ut^ ** -\*■*. ■ >•• ’. ^ ^ 




’♦« *fl <1. 


. ^ ■• '• *-• .« » 
Z *J* ^ 1 -■*«-' ■ 

r ***,***<*-->* .* .*■-!, J ^ . 

'•:«** _ «■* •W 4fc)ark «.' |^ -..J , v 

f H ii * > x 9i***x?7r* r'e 

¥**+:* -U*. .* J*»- *-«4..-".. ■' 

?■ a, ,'f{.'M., , 

.■*'« <ré*- ^, - *---*,: r; ïVf 

^ ^ ^ ■*--•*’S. ■ 

* + M J h/4 \r m . » _ . . 

«vMniétfqipiu* s* ■ :««’••« 4«v 

* >/* W M H V , t fia, m r * ■_ . 

!ad * ri <k r I : 1 

^ W p* * tr ~ ■1 *w 1,‘ ».»,;.i’.'-- 
-. « r w h* 4p*«- r^w-r t ,* 'r.-y ' i 

-< « ’ **•' >»*^* * X ., 

•J. m l l ül »l< (i -w„ . ,* • _ * , 4 ^ - 

if as#fii*» i m* ■ ' 

' ÏN«S» « ïfcïirf-* * * . . * *jSHr v -f 

% **■ —» <« » . M U«« *V.a-.- 

* » * ’i f -f*. < 

-.„MW* • O» »*« *« .’: 

..i ■ WL^rv^ f,, 4 , . .' r 

-*•-«■!** i|h> «KBw 4 *; *u«uîbJ -•,■.-- 
~ t <*4 * «*-£** K ** *■>-: r - 

■-■**--■ *j m*#*rwv .•»-■-r p«h^'.' 

; - - H* 1 ». -* »*«|p»**»*‘ ..:.* 


■ l 3 ;r 1 ri > 
•■-• .-. rf .~ ^adt, 

— ■ I ï-e u *fc 
•-; ./.-.J 


tf Imt rtfVéjUMtatiôn 

wêÈçêê ®t sccii^ 

jtffc. *^4 M t-'-i*' • -» 

-- .»-*• *■«*■'• PL-. .** t .••. 


> ..- •'•îî*' 
. * i* „* 

^ ■ -^Îj " 

"-V «i, ■ s ie 

:• ? ’e, 

; -t-»ss 

- 4.^ ^ 


■/.‘ j :V;Vv 

;ï£4 


-ï iC. 


■ ?” _ 

, _ _ ■ -, k 




-, " i- k . 

. m > ' 


- ■**■ ;■« **» f) Wà> 4 s .. : » ' ' 

-j-?--. >4 4. : >.| — ■• ' 

Ti -. * 41 î' f :r 

W '•!* * 

irf '• !•■■-»'«< • • -ï . 1 • S* 'i ■■: 

lf.s# JSb - - -ï- '»••* * ju# ■ '* M 

% 4liu : |î . — •* m' .‘.T f »* ii - ■■ 

. T-J- I #J ^ T> — -f -«Tl--* C*f K J" ■ " ‘ T . 

■»!■ »»» «4 4j£ . >t> 1 . 


ÎJNT ÎÏSJ* soi® 




. » *•■»*»- • 


• V i i ' 4 w* * -“•■'•■« 

-p WM 'i » f ■ * I U .«»-,• 

t^Hÿ-Veê i I ■ ■ ' “ * 

*aM« *■? 

-.|W fit • -<■* *•! - S 1 

.. ** -i - itm >*.' i^th fui 1 *.+ i* 1 « 

-*-■ ■/ m. •»• ^ ^ * 

tte + M.,4. .-■ « ■ 


r.-* ^**-*- *• -■« » •♦J*’ » 

k T*»rr*- "- .1 r i4 a-. - 

•"d** -*** T--* •• ■ 

kw# «*> Wa - *■ -■» 


♦---*1».—, Je ■ 


"fti.'T. V f- .J .! ‘ * - 

J ' SL*!-**"-» * 

V rf^pi-TÏ " J 

* .d■»•■■■• ^ •»■ 

■ <•■'■ 

V* S ÉkieMM »* • 

*4 *»«»—' 

^ l'*X « 




Vj.>- fk ^ 


«K£>4r«e>4 » ^ 


^ë.-# # s - - •-*■ 1 ^ 

: -«-.■■« " * 
, ri * î« ■‘■f * 

bHk» î** * 


b-ï. * <fc * *•■■“**■ * 

^ d*» *•** *?*?*■'■ 

b *•' ♦ * * * ' 4 - •*». * *'*'"*' ' 

“*# ^tfN#**•**'■*" ^ *■■* 


*** 4fc "* 


M .-• ' 

. »> ««- *■ 


yv jbMT 1 


cr.f.S' 4 ## #** «*“*■*■■ “ ' 


****** >- ’ 

«■ * ï. *• V ** 

SW •*“ 

tffSLTT**--,- 


4» * * 


TRENTE-SIXIÈME ANNÉE — N« 10 742 

En Inde 

La raptare d'an barrage 
a fait plusieurs milliers 

de victimes 4 


iMSttçjfc-,*-:.'. 

/> 


r° 


18 PAGES 


1 i 11«» i» - i •.- • r j 

^ bjiiiitiiSî;i Ci*. 

t lî?5?W 

fi Llwi L«>n A 


USE FACE U 


BULLETIN DE L'fTRANGER 

AGITATION 
AU SOUDAN 

1 a dcstltatiotu de .tontes ses 
fondions,, dimanshe U aofrt, du 
premier vice-président de Iss 
itépnbüirne soudanaise donne la 
mesure de la crise sociale et poil- 
tkjne que traverse le régime dé 
Küartonm : M, Abdel Gasaem 
Mohamed Ibrahim était non seu¬ 
lement le bras droit et l'ami 
intime du maréchal Nemtdry, chel 
de ITPtat, mais aussi le secrétaire 
général de l'Union socialiste sou¬ 
danaise, le parti unique, 

La. raison de sa disgrâce n'a pas 
été offielelleiximit donnée, **■.<» 
on apprend de bonne source à 
Beyrouth que le président 
Nemeiry lui reproche d’avoir pris 
des « initiatives personnelles» qui 
ont contribué à aggraver le ' 
malaise sociaL Durant l'absence 
du chef de l’Etat, qui assistait au 
sommet de l*O.UA. à Monro¬ 
via, M. Ibrahim aurait accordé 
des exemptions fiscales à des 
paysans pauvres de. la Djesïreh 
et, en outre, aurait promis le 
relèvement de leurs salaires aux 
cheminots. Deux mesures qui 
allaient à l'encontre de la poli¬ 
tique d'austérité appliquée depuis 
peu par Je gouvernement._ 

Cependant, il est passible que 
le maréchal Nemeiry ait sacrifié 
son vice-président pour apaiser 
une agitation qui s’étend dange¬ 
reusement. Etudiants et élèves 
d’écoles secondaires manifestent 
depuis le début de la semaine der¬ 
nière contre le renchérissement 
de produits alimentaires de pre¬ 
mière nécessité et de l'essence, 
ainsi que le rationnement de den¬ 
rées tel le gaz de vüfe. Ces mani¬ 
festations ont dégénéré â Khar- 
toam. le samedi . 11 août, en 
violenta affrontements, avec les 
forces de roiriftrqir «aé"faK 
plusieurs dizaines de blessés; Les 
autorités ont dû fermer * sine, 
die» plusieurs écoles de la capi¬ 
tale. 

Tandis que les troubles s’éten¬ 
daient samedi à plusieurs yüles 
de province, quelque deux "cent 
cinquante mEle cheminots déclen¬ 
chaient une grève de cinq jours 
pour appuyer leur revendica¬ 
tions salariales et aussi protester 
contre la hausse des prix. La 
grève, indiquent les dirigeants dû 
syndicat le plus puissant du pays, 
pourrait être prolongée. Le mou¬ 
vement ne manque pas d'inquié¬ 
ter les pouvons publies. La para¬ 
lysie du rail, en effet, privera à 
brève échéance la capitale et ses 
' environs de denrées alimentaires 
et de carburant, en raison de 
l'absence d'un réseau routier 
adéquat. 

H n'en a pas fallu davantage 
pour que le maréchal Nemeiry 
décrète l’état d’alerte dans les 
forces armées. La police patrouille 
dans les rues, après avoir déman¬ 
telé les barricades élevées par les 
étudiants. La garde militaire a 
été renforcée autour des bâti¬ 
ments officiels, de l’immeuble de 
la radio en particulier. Les auto¬ 
rités ont décidé de créer des tri¬ 
bunaux d'exception pour juger les 
manifestants appréhendés. On 
prête, enfin, an chef de l’Etat 
l'intention de dissoudre le parti 
unique et de sanctionner tous ses 
dirigeants, qu’il accuse d'Incom¬ 
pétence. 

Le président Nemeiry estime, | 
sans doute à juste titre, que l’agi- 
fatlbn n’est pas seulement d'ordre 
sociaL Dans un mémorandum qui i 
lui a été adressé, rUuion des étu¬ 
diants formule des revendications ' 
strictement politiques : le réta¬ 
blissement de .la liberté de la 
presse, la liquidation du parti 
unique et la révocation du gou¬ 
vernement, qui serait remplacé 
par un «ministère de saint 
public ». Quand on connaît lln- 
flnenee qu’exercent parmi les 
étudiants les communistes et le 
parti Baas (de tendance ira- 
fcjenne) on comprend mieux les 
inquiétudes du président Nemeiry. 

Inquiétudes d’autant plus fon¬ 
dées que le régime de Khârtoum, 
qui a échappé 3 y a une dizaine 
de jours à une tentative de coup 
d’Etat fomenté par les autono¬ 
mistes do Sud. est particulière¬ 
ment isolé tant dans la commu¬ 
nauté arabe que sur le plan 
intérieur. L’un des trois pays 
arabes qui n’a pat rompu ses 
relations avec l’Egypte, le Soudan 
affronte une coalition de forces 
politiques qui sont résolument 
hostiles aux accords de Camp 
David et qui pourraient exploi¬ 
ter à leur profit l’agitation 
sociale. 



— MARDI 14 AOUT 1979 


2,00 F 

JUrêrte, L30 DA,* Mme, 1,10 Or.; Tonus, 1.» bl: 
Allemagne, 1 JO DM : Autriche, 12 seh. j Belgique, 
13 tr. ; Canada, s DJ3 r COM’lniro, in F CFA 5 
Qaavflàrk, 4 kr.i Ecjtagm, 60 ans.; Gnutff 
Bretzfns. 30 p.; Srtot, 30 dr.; Iran, 70 rit. ; 
ItaUn, 308 L : Lfeas, 230 p. ; Unumbotwj, 1S «r. 1 
Mnftse, X» tr. ; Payi-Bas, 1J5 IL ; porhittl, 
27 esc.; Séntfal, ISO F CFA; Soft», 3 kr, ; 
Saisie, 1,10 fr-î UAJL, 7S etî; YwfHlavit, 20 dli. 
Tarif dsi abonnements pue U 
5. BUE DBS ITALIENS 
7HS7 PARIS CEDEX 09 
C.C.V. 4301-23 Paris 
Télex Paris n* 650572 
Tel. s 244-72-23 


La crise dv Sahara ocMal I La reconsMra du ffiearagaa I Les Mds 


La prise de contrôle de Dakhia par le Maroc 
est qualifiée de «coup de force» à Alger 

- Le Maroc a pris le contrôle, le samedi 11 août, de Dakhia, capitale 
de la partie du Sahara anciennement espagnol, à laquelle a renoncé 
la Mauritanie. Des •< représentants de la population • étalent attendus 
ce lundi à Rabat où Ils doivent prêter un serment d’allégeance au 
roi Hassan IL 

A Alger, où aucune réaction officiel le n’est encore connue, la 
presse dénonce le «coup de force» marocain, « double agression 
contre Je peuple sahraoui et la Mauritanie ». 

Le Maroc a confirmé, pour sa part, une Information diffusée par 
le Polïsario et selon laquelle de violents combats ont opposé samedi, 
prés de Sir Anzaran, dans la province de Boudjour, les forces armées 
royales & des unités de guérilleros. Rabat assure que les «merce¬ 
naires » 'ont subi de « lourdes pertes ». Le Polisario fait état, de son 
cité, de la mort de • quatre-vingt-douze soldats marocains ». 

Enfin, las guérilleros sahraouis ont libéré dimanche, & la suite de 
leur accord avec Nouakchott, solxante-et-un « prisonniers de guerre » 
mauritaniens. 

La « fête de l'allégeance » 

De notre envoyé spécial 


Washington s’inquiète des intentions 
de Cuba en Amérique centrale 

Ruiné par la guerre civile et les pillages de la famille 
Somoza, le Nicaragua tente désespérément d’obtenir de l’Ouest 
l'aide massive dont U a un urgent besoin. Le pays est * en situa¬ 
tion de faillite -, a déclaré, le samedi 11 août, & Quito. Mme Vio- 
leta de Chamorro, membre de la junte de reconstruction natio¬ 
nale. 

Les entretiens qu'ont eus, â Quito, M. Cyrus Vanee, secrétaire 
d’Etat américain, et les représentants de Managua sont cependant 
jugés de part et d'autre - encourageants ». Comme l’indique notre 
correspond à Washington, les Etats-Unis considèrent que la nor¬ 
malisation de leurs relations avec les nouvelles autorités est 
« effective -. 

Le Nicaragua pourrait devenir ■ on nouveau Cuba • si l'Occi¬ 
dent ne fournit pas rapidement une aide substantielle, a déclaré, 
le 12 août, son représentant en Europe. Et l'un des principaux 
dirigeants militaires sandinistes, M. Eden Pastora, vice-ministre 
de l'intérieur, a indiqué, â Quito, que son pays pourrait - s'adres¬ 
ser aux pays socialistes* si les Etats-Unis et l’Europe lui refu¬ 
saient les armes dont 11 estime avoir besoin. 

Cette menace est d'autant plus sérieuse que. selon notre 
correspondant à Washington. Cuba semble se préparer à. un 
- redéploiement » de son action, peut-être en direction de l'Amé¬ 
rique centrale. 

De notre correspondant 


Rabat. — Les chambres des re¬ 
présentants des tribus sont rete¬ 
nues dans un palace de la capi¬ 
tale. Les tentes coâdales sont 
dressées & proximité du palais 
royal avec le faste qu'affectionne 
le trône chérifien. Tout est prêt 
ce hindi 13 août pour la s cérémo¬ 
nie d'allégeance » des populations 
de l’ancien Sahara mauritanien 
an roi du Maroc. Pris de court II 
y a une semaine par l'annonce de 
la signature des accords d’Alger, 
et de la défection de Nouakchott, 
le souverain n'a pas tardé â ripos¬ 
ter. «a l’appel des populations ». 
il a dépêche, samedi, quatre de ses 
ministres à Dakhia, chef-lieu du 
TîriS-El-Gharbia. 

■ -Eh-débat <f&près-3ûTdL ravi on 
officiel, bientôt suivi du Eokker 
que le ministère de l'Information 
a bourré de journalistes, se pose; 
et c’est la fête. Quelle fête I Le 
soleil tape dur, mais sur cette 
longue et étroite langue de sable 
qui coupe l’océan, les vents por¬ 
tent d'est en ouest la fraîcheur 
de l'Atlantique. Les you-you des 
femmes partent en - vagues stri¬ 
dentes, et les portraits fraîche¬ 
ment collés d’HAssan U colorient 
la bourgade noyée de drapeaux 
chérifiens. 


Seuls de mauvais esprits pen¬ 
seront que la présence des quel¬ 
que mille cinq cents soldats ma¬ 
rocains de la place, hier encore 
supplétifs des forces maurita¬ 
niennes, ait pu aider à s'exprimer 
tant de spontanéité >, le mot 
préféré des élégants fonction¬ 
naires de Rabat, très & l'aise 
dans leur gandoura neuve. 

A vrai dire, qui pourrait juger 
des sentiments réels de ces 
hommes et de ces femmes, otages 
ballottés d’une guérilla qui les 
dépasse ? Ils sont là. fébriles sur 
la grande place, crient t « Vive le 
roi » et « Noua sommes Maro¬ 
cains s et expliquent en espagnol 
qu'ils seront aies soldats .du 
sultan b. que les Algériens « n’ont 
rien à faire chez eux s. Us égor¬ 
gent en un tour de main, noble 
présent nomade, une chamelle, 
sous l’œil impassible du colonel- 
major DllmL 

La piste d’où décollent, vol 
après vol, les avions rapatriant 
les civils mauritaniens n’étant 
pas balisée, Q faut partir avant 
que la nuit tombe. 

. BERNARD GUETTA 

f Lire la suite page 5.) 


Washington. —■ La mission qus 
M. Vanee vient d’accomplir en Equa¬ 
teur est considérée Ici comme un 
succès. Le fait que la secrétaire 
d’Etat et l’épouse du président Car¬ 
ter puisse s’entretenir, apparemment 
cordialement, avec les membres de 
la nouvelle équipe au pouvoir au 
Nicaragua et amorcer la normalisa¬ 
tion des relations était la principal 
objectif du voyage. U a été atteint, 
même s’il a fallu encaisser pour 
cela quelques humiliations et sar¬ 
casmes. Le souci des responsables 
américains était de ne pas répéter 
l’erreur commise II y a vingt ans, 
lorsque l’ostsacisme témoigné ,è 
l’égard de M. Fidel Castro avait 
poussé ce damier dans (es bras de 
Moscou, où II se trouve toujours. 
Aussi bien, le ralliement aux San- 
dlnistes aura été aussi rapide que 
le permettait une décence quelque 
peu malmenée. 

U reste é savoir al le Congrès 
sera aussi complaisant. On peut 
compter sur ce qui subsiste du 
lobby Somoza pour y mener des 
combats d’arrière-garde. En particu¬ 
lier, 11 faut s'attendre à un assez 


long délai avant que la demande 
de fourniture d’armes qui vient d’étre 
adressée aux Etats-Unis par Mana¬ 
gua puisse être sérieusement prise 
en considération. 

Une autre conséquence du revire¬ 
ment américain è propos du Nicara¬ 
gua aura été un rapprochement 
spectaculaire avec le groupe andin : 
Bolivie, Pérou. Equateur. Venezuela 
et Colombie. Estimant que tous ces 
pays ont maintenant, ou sont en 
passe d’avoir, des institutions démo¬ 
cratiques (les élections prévues pour 
l’an prochain au Pérou permettant 
déjà de le ranger dans le « bon 
camp »L M. Vanee èt ses collabora- 
tours comptent développer une impor¬ 
tante coopération non seulement éco¬ 
nomique, mais politique avec eux. 

Du coup, les régimes militaires 
d’Amérique centrale sont encore un 
peu plus isolés. Un hasard fort 
opportun a fait que le secrétaire 
d’Etat n'a pu rencontrer, è Quito, les 
représentants du Guatemala at du 
Salvador. 

MICHEL TATU. 
fI4re la suite page SJ 


Hanoi envisagerait 
le départ de trois millions 
de personnes en deux ans 

«Trois minions de Vietna¬ 
miens pourraient souhaiter 
quitter leur pays et l'exode 
pourrait s'étaler sur deux 
ans », a dédoré récemment 
M. Nguyen Co TkatK. chef de 
la diplomatie vietnamienne. 
Ces propos tenus è des jour¬ 
nalistes américains qui ac¬ 
compagnaient à Hanoi une 
délégation parlementaire ont 
été rapportés à son retour 
aux Etats-Unis et sont cites 
par l'agence CT JF 1 J. 

B Selon U. Thach, les candidats 
au départ comprendraient un 
million et demi de Vietnamiens 
d'origine chinoise et un million 
et demi de Vietnamiens « ayant 
travaillé pour les Amêncains ou 
pour l’ancien régime de Saigon ». 
M. Thach a soutenu par ailleurs 
que > plus de ccnt mille beat 
people s étaient en fait c venus de 
Chine et non du Vietnam , car, 
dlt-Ü. les Chinois sont très ma¬ 
lin s». 

BL. Thach a réaffirmé que son 
pays était prêt è normaliser, sans 
conditions pnea.ables, ses rela¬ 
tions avec les Etats-Unis. H a, 
à nouveau, assuré & ce propos 
que, contrairement au démenti de 
Washington Ile Monde du 
il août), des contacts avalent 
bien eu lieu, récemment, entre 
Américains et Vietnamiens, à 
l'initiative de BL Vanee. M. Oak- 
ley, sous-secrétaire d'Etat adjoint, 
a confirmé, vendredi, ces Infor¬ 
ma lions. et ajouté que les deux 
parties avalent a commencé à 
dialoguer plus régulièrement b. et 
que les rencontres avec tes Viet¬ 
namiens avaient été « multi¬ 
pliées a. 

Enfin, toujours selon les Jour¬ 
nalistes rentrant de Hanoï. le 
Vietnam exclut l’hypothèse d'une 
« neutralisation b du Cambodge et 
juge « Inacceptable » un retour 
au pouvoir du prince Sihanouk. 

(Lire en page 4 r article de 
notre correspondant en Asie du 
Sud-Est.) 


Iran : le spectre de la contre - révolution LA MORT DE GILBERT CËSBRON 


. La tension monte entre le pouvoir islamique 
en Iran et ses adversaires. Die violents affron¬ 
tements ont opposé, dimanche 12 août. & Téhé¬ 
ran quelque vingt mille manifestants laïques 
à environ deux mille contre-manifestants 
appartenant à une organisation musulmane. Le 
bilan des ces heurts est élevé : environ deux 
cents blessés par jets de pierres, dont certains 
grièvement. 

Lundi matin, environ 500 miliciens musul¬ 
mans ont attaqué, & l’aide de gourdins, le siège 
des fedayin du peuple (marxistes) aux cris 
de * morts au communisme athée ». Tandis 


que les occupants de l’immeuble prenaient la 
fîxfte, les locaux ont été mis A sac. 

te gouvernement iranien a rendu publique, 
dimanche, une nouvelle loi sur la presse, qui 
stipule qu’aucun journal ne pourra désormais 
paraître sans une autorisation préalable du 
ministère de l'orientation. Selon cette même loi, 
les journalistes étrangers qui publieraient des 
articles malveillants sur la révolution seraient 
expulsés après un premier avertissement 
Dans la série de quatre articles dont noos 
commençons la publication, Eric Rouleau, qui 
vient de se rendre en Iran, fait le point sur Jes 
forces politiques et sociales aux prises. 


L'écrivain Gilbert Cesbron est mort d'un cancer diman¬ 
che 12 août â son domicile parisien. H était âgé de soixante-six 
an& 

Ses obsèques auront lieu jeudi 16 août dans la plus stricte 
intimité. 

Témoin d’abord 


I. — L'espoir discret des « taghoutis > 


Téhéran, — * C’est l’une de 
mes dernières bouteilles millési¬ 
mées ; ma cave en comptait, avant 
les événements, plus de trois 
mille b, dit notre hôte, navré, tan¬ 
dis qu'un serviteur, la main gan¬ 
tée de blanc, verse le vin & la 
ronde, et que d’autres, tout aussi 
solennels, servent le foie gras. Le 
dinar se déroule, dans |a fraîcheur 
des hauteurs de Chemlran. sur la 
terrasse de la somptueuse rési¬ 
dence privée, située, comme tant 
d’autres, au nord de Téhéran. Les 
reflets des chandelles éclairent 
d’une multitude d’étoiles l’eau 
limpide d’une vaste piscine. Des 
projecteurs mettent en valeur pe¬ 
louses aux taches fleuries et 
bosquets s'étendant sur plusieurs 
centaines de mètres Jusqu'aux 
iimttja» du paru qu'entoure un 
mur élevé. 

Les convives sont, à deux excep¬ 
tions près, des * taghoutis b. Ce 
rinm « nmntq ni» d'une divinité in¬ 
carnant le Diable sert à désigner, 
depuis -la révolution, les collabo¬ 
rateurs, tes partisans ou les pri¬ 
vilégiés de l’ancien régime impé¬ 
rial B y a deux mois à peine, un 
grand médecin de la capitale nous 
confiait: « Je n’ose pas conduira 
ma décapotable, sortir vêtu d’un 
costume de bonne coupe, fumer 
la pipe ou m'exprimer en une 
langue étrangère Sans 1 m quartier 
populaire, de crainte d’attirer des 
regards haineux ou de me faire 


De notre envoyé spécial 
‘ ERIC ROULEAU 

traiter de a taghouti ». Les ci-de¬ 
vants revendiquent fièrement au¬ 
jourd’hui le qualificatif naguère 
infamant. « ta prétendue auto¬ 
cratie du chah n’a rien à envier 
à la théocratie des■ mollahs*, di¬ 
sent-ils. 

« Vous avez autour de vous une 
belle brochette de gibier de po¬ 
tence, lance notre voisin de tabla 
N’est-ce pas merveilleux que nous 
puissions festoyer comme autre¬ 
fois ! » Avocat de renom, confi¬ 
dent et ami intime du chah, on 
l'avait initialement arrêté comme 
s corrupteur sur terre». De me¬ 
nus services tendus A des mili¬ 
tants pourchassés par la SAVAK, 
des aroia bien placés, les récentes 
consignes de clémence de l’Imam 
Khomeiny, lui ont vaJu d’être 
libéré. □ s’en sortira è bon compte 
puisqu'il aura seulement h resti¬ 
tuer des s bénéfices Illicites » éva¬ 
lués A plus de 2 millions de 
francs, et dont 0 espère étaler le 
remboursement « 1 la sont forts en 
calcul ces messieurs du tribunal 
islamique / », ajoute-t-il Ironique, 
rift.tis un grand éclat de rire. 

Le maître de maison a moins de 
raisons d'être Joyeux. □ est l’un 
des cinquante et un géante du 
mande des affairés nommément 


désignés, se trouvant en Iran ou 
réfugiés A l'étranger, et dont tous 
tes avoirs — Industries, fonds de 
commerce, participations dans di¬ 
verses sociétés, évalués è plus de 
5 milliards de francs — ont été 
purement et simplement confis¬ 
qués.. Grand et distingué, l’allure 
■sportive la cinquantaine, les 
taupes grisonnantes, polyglotte 
sans un soupçon d'accent, N. F_ 
nous montre d’un large geste de 
la main sa propriété, en affirmant 
sans acrimonie: «C'est tout ce 
que l'or m’a laissé*.» C’est un 
« privilégié s : des centaines d’au¬ 
tres personnalités de l’ancien ré¬ 
gime qui avalent, eux. « fait de la 
politique b — courtisans, minis¬ 
tres, parlementaires, officiers su¬ 
périeurs, — ont non seulement 
été dépossédés, mais également 
arrêtés, condamnés à la prison 
on exécutés. 

D’autres profiteurs de l’ancien 
régime n’ont pas été épargnes. 
Pour donner un coup d’arrêt h 
la spéculation Immobilière, grâce 
à laquelle des fortunes colossales 
ont été édifiées du jour au len¬ 
demain, tous tes terrains non bâtis 
dans l’agglomération de Téhéran 
ont été confisqués et seront uti¬ 
lisés pour loger les économique¬ 
ment faibles, les «moustuaflnB 
(les déshérités), autre mot à la 
mode dans l'Iran de Khomelny. 

(Lire la suite page 3 J 


Cesl d’abord le témoin d'une fol, 
qui fait silence. Après lui, on ne volt 
guère que Julien Green : non pour 
s'avouer croyant — beaucoup d'écri¬ 
vains y consentent — mais pour 
mêler aussi totalement la religion è 
l'art, dans la tradition de Péguy. Ber¬ 
nanos, Mauriac. Pas une phrase de 
Cesbron, sur des milliers de pages, 
où l'auteur ne se sente comptable 
du catholique militant 
Cette exigence fait passer le ess 
de conscience avant l’effet de l'art, 
le bon avant le beau. La critique y a 
vu une limite. Et il est vrai que cha¬ 
que roman de Cesbron tend è Illus¬ 
trer un problème d’époque, plus qu’à 
suggérer l'ambiguïté des êtres ai 
des choses. C’est Les saints vont 
jen enfer sur les prêtres-ouvriers : 
Chiens perdus sans collier, sur les 
jeunes délinquants ; Cest Mozart 
qu’on assassine, sur las enfants de 


divorcés ; Mol aussi Je vous aimais, 
sur les handicapés.. 

Mais les critères esthétiques ou 
politiques qu'on opposait è cette 
morale omniprésente sont en train de 
passer de mode, et les problèmes de 
société, comme les scrupules éthi¬ 
ques, regagnent du terrain. 

Le public, en tout cas. a anticipé 
le mouvement A défaut de conFréres, 
Cesbron s'est acquis des amis par 
millions. Cette part-lé. ne lui sera 
pas ôtée. Les lecteurs appréciaient 
que ses espèces de reportages 
romancés reflètent Iss préoccu¬ 
pations de leur temps et de tous 
les jours. Comment vaincre le mal¬ 
heur, ou l'accueillir dans sa part 
Irrémédiable ? Où situer le bien et 
comment le servir ? 

BERTRAND POIROT-DELPdCH. 

(ZÀre la suite page 1U 


au jour le jour Une grande politique 


Récemment un conféren¬ 
cier favorable & la réouver¬ 
ture du chemin de fer 
transpyrénéen du Somport 
comparait cette entreprise 
aux grandes réalisations dont 
la France s’honore : les abat¬ 
toirs de La Vill et te, le 
Concorde et le paquebot 
France. 

Il exagérait un peu, car on 
ne voit guère un acheteur 
emporter en Norvège tes via- 
ducs, les tunnels, les raüs et 
les caténaires après en avoir 
confié la remise en état à une 
entreprise allemande. 

Mats ü n'avait pas tort 
quand ü voyait là r unité de 
propos d’une grande politique. 
Et cela ne date pas d’hier. 


Déjà au dix-huitième siècle, 
en un temps arû. l'on n’avait 
pas découvert la valeur du 
pétrole, Rousseau avait des 
idées sur les inégalités parmi 
les hommes. Voltaire en avait 
sur leur liberté, et la dèda- 
ration des droits de l’homme 
et du citoyen constituait un 
projet audacieux, modèle de 
technologie politique de 
pointe. 

Nous y avons investi des 
trésors de sang et de larmes, 
mats sans doute nos délais 
étaient-ils trop longs et lais¬ 
serons-nous à d’autres le soin 
d'entretenir la joie d'exploiter 
cet inestimable héritage ; et 
le prix qtCon peut en tirer. 

ROBERT ES CA RP IT. 


Il*'** 

«* 


Y* 




: V 















Page 2 — LE MONDE — 14 août 1979 • • • 






RECHERCHE SCIENTIFIQUE 


Duplicité ou impuissance ? 


L E 1“ août dernier, le gouver¬ 
nement a reconnu l’échec de 
sa politique de recherche. 
Contrairement aux engagements pria 
en février 1075 per le président de 
(a République, la France n*e pas 
réduit l'écart avec les pays 
• comparables », bien au contraire. 
Mais, soyons rassurés, maintenant 
cela va changer— Comment? C'est 
une autre affaire. 

SI les mêmes causes produisent 
les mêmes effets, on peut prédire 
que la situation de la recherche 
continuera de s’aggraver. En effet, 
comme en 1975, on parla de dresser 
des bilans et de redorer le blason 
de l'Académie des sciences, male 
on oublie de s'adresser aux prin¬ 
cipaux Intéressés : las chercheurs 
eux-mêmes. Comme en 1975, on 
' prévoit d'augmenter les crédits, sans 
fixer ni chiffre ni délai. Pis. il y 
a quatre ans, on prévoyait une aug¬ 
mentation régulière des effectifs, 
pour faciliter le renouvellement des 
chercheurs ; aujourd'hui, on nB perle 
plus que de mobilité. 

Dans le Vil* Plan, la recherche 
constituait l'un des fameux pro¬ 
grammes d'action prioritaire : on sait 
ce qu'il en a été— En Ira-t-ll autre¬ 
ment pour les cinq secteurs de 
recherche jugés ■ prioritaires », sans 
que l'on ait défini les moyens 
propres à cette priorité ? Veut-ort 
trouver des prétextes pour limiter 
Teffort dans les autres secteurs ou 
procéder è des .montages sdenU- 
fico-industriels qui risquent de porter 
gravement préjudice eux responsa¬ 
bilités des organismes publics? On 
en volt déjà les conséquences dans 
cet étrange oubli des sciences so¬ 
ciales et humaines, dont la crise 
est pourtant si grave qu'elle met 
en causa l'existence mémo de nos 


par ROBERT 

capacités de recherche en ce do¬ 
maine. 

Une fols de plus, on prend le 
problème à {'envers. On cherche & 
couvrir des mesures partielles — 
sur le Centre national de la re¬ 
cherche scientifique en particulier — 
par un discours de caractère géné¬ 
ral, pour Isoler les chercheurs et 
leur imposer de prétendues réfor¬ 
mes. Or, qu'en esHI des mesuras 
concernant le C.N.R.S. ? 

Certaines constituent des aména¬ 
gements administratifs, et fl est vrai 
que l'administration dti C.N.R.S. doit 
être améliorée. D’autres valent par 
ce qu'elles ne sont pas : c’est ainsi 
qu'a été évitée la soumission A une 
politique universitaire dont on con¬ 
naît, par ailleurs, les méfaits ou 
les Impuissances. Enfin, on veut 
changer la nature des organismes 
Internes au C.N.R.S. en restreignant 
la représentation des personnels et 
en accroissant celle des personnali¬ 
tés extérieures, ce qui limite l'élec- 
tion et élargit la nomination. On 
reconnaît bien là l’étrange libéra¬ 
lisme qui nous gouverne, maie 
comment pourra-t-on redonner un 
avenir à la recherche en jetant la 
suspicion sur les chercheurs, voire 
même en éliminent de la gestion 
de la recherche ses auxiliaires les 
plus immédiats que sont les per¬ 
sonnels techniciens et administratifs 7 
Cet acte de mépris ne peut qu'in- 
digner ceux qui, comme noua, se 
réfèrent A une volonté d’autogestion, 
mais II révèle aussi que les concep¬ 
tions élitistes de la nouvelle droite 
ont une Influence réelle sur les 
dirigeants de notre pays. 

Ces mesures n'apportent aucune 


CHAPUIS (*> 

solution A la crise profonds que la 
recherche traverse dans notre pays. 
La recherche doit être correlée A 
l'ensemble du déveoppement écono¬ 
mique et social : telle est la question- 
dé ; c'est d’elle qu'il faut partir. B le 
implique dea mesures réelles, en /lai- 
son avec un plan d’ensemble, et non 
des vœux pieux ou d’insupportables 
traquenards. A cet égard, on peut 
formuler trois exigences : 

1) Savoir de quoi l'on perle : la* 
développement Industriel et l'effort 
de recherche ne reposent pas eur 
la même logique; on ne peut en 
aucun ces réduira l'un 6 l'autre. Il 
est évident que l'Industrie a besoin 
d’avancées technologiques, donc 
d’innovations, donc de recherche ; de 
même la recherche a besoin d'être 
nourrie par les problèmes Industriels 
comme par les retombées financières 
des avances technologiques, sans 
pour autant ae limiter A cette zone 
ou ces secteurs. Le rôle d’un gou¬ 
vernement est de faciliter les coopé¬ 
rations, sans les transformer en 
dépendances ; 

2) Lee objectifs du gouvernement 
doivent être clairement définis, en 
particulier ses engagements finan¬ 
ciers en volume et dans le temps. 
M. Giscard d'Estalng rient de le faire 
en matière militaire : est-ce impossi¬ 
ble pour la recherche, du moins pour 
la part qui lui revient ? il est vrai 
que l'on ne sait même pas au juste 
quels sont les responsables gouver¬ 
nementaux en la matière. M. Al grain 
fait des commissions, Mme Saunler- 
SeTté cherche du pouvoir, et 

{*) Membre du bureau exécutif 

du parti socialiste. 


M. Giraud récupéra des crédits. Pau¬ 
vres chercheurs I 

3) Des négociations doivent e'ou- 
vrlr ensuite, mais ensuite seulement, 
avec ['ensemble des partenaires et 
des personnels concernés. C’est alors 
que, dans le respect des Intérêts de 
chacun et le souci de l’effort collec¬ 
tif, Il sera possible d'imaginer les 
formules les meilleures, dans rac¬ 
tion comme dans les structures : le 
secteur public Industriel pourrait 
d'ailleurs Jouer dans ce dialogue un 
rfile Important II semble que pour 
l'Institut national de la recherche, 
agronomique, grêce A l'action des 
chercheurs et aux soutiens qu'ils ont ! 
reçus, on s'achemine vers des formu¬ 
les plue satisfaisantes. Que l'on tire 
les leçons de ['expérience : discuter 
d'abord, décider ensuite. C'est la 
logique même. 

C'est pourquoi les socialistes sont 
étroitement solidaires des syndicats 
de chercheurs dans leur protestation 
comme dans leur volonté de négocier 
en toute liberté, pour faire entendre 
ia voix et les propositions des tra¬ 
vailleurs qu'ils représentent quel que 
soit leur statut Ingénieurs, techni¬ 
ciens, administratifs ou chercheurs.' 

Mais au fond, si le pouvoir ne veut 
pas discuter, n'est-ce pas qu'en réa¬ 
lité il n'a rien è dire : il lui suffit 
de laisser jouer les forces économi¬ 
ques dominantes. S'il en est ainsi, 
loin de contribuer A résoudre la crise 
économique, la recherche en subira 
le contrecoup : la crise de ia recher¬ 
che s'en accentuera d'autant Que 
M. Aigraln sa dépêche de remettre 
sa copie au président de la Républi¬ 
que : sur la recherche, on ne pourra 
bientôt plus écrire que des livres 
noire— 


Couper I arbre 
pour avoir le fruit ? 

Dans le Journal des savants de du cabinet, ont donné naissance à 


mars 1856 (page 150), Jean-Bap¬ 
tiste Blot écrit quelques lignes 
qui, aujourd'hui, sont d’une 
actualité angoissante, car ce qui 
était alors vrai de « 2a foule irré¬ 
fléchie, ignorante des causes s, 
l’est maintenant de ministres 
français. Je cite : c Alors, la foule 
irréfléchie, ignorante des causes, 
n’a plus vu des sciences que leurs 
résultats, et. comme le sauvage, 
elle aurait volontiers trouvé bon 
que l’on coupât l'arbre pour avoir 
le fruit. Allez donc lui parler 
d’études antérieures, des théories 
physiques, chimiques, qui, long¬ 
temps élaborées dans le silence 

L’Informatique 

La rentabilité que veulent lui 
imposer les ministres est l’une 
des plaies du Centre national 
de la recherche scientifique 
(C.NJ3JS.). n en est deux autres : 
l’informatique et l’Université. 

n faut un certain courage pour 
s’attaquer au lobby informatique, 
très puissant au CJUU3. Les 
adeptes disent aux profanes : 

« Vous ne savez même pas ce que 
c’est qu’une banque de données 1 s 
Or une banque de données est oe 
que jusqu'à présent on appelait 
bibliographie du sujet. Le fait 
que cette bibliographie soit dac¬ 
tylographiée sur du papier d'em¬ 
ballage, et que ce papier d'em¬ 
ballage soit plié en accordéon, ne 
change rien à la chose. Le secret 
de Poli chin elle, c'est que l'Infor¬ 
matique. qui sévit au CNJUS. 
dans de nombreux laboratoires, 
a fait faillite, du moins dans le 
domaine des sciences humaines. 
En attendant, le C.N.RB. s’est 


ces prodiges ! Vantez-luiaussi les 
mathématiques, ces racines géné¬ 
ratrices de toutes les sciences 
positives. Elle ne s’arrêtera pas à 
vous écouter. A quoi bon [dira- 
t-elle] des théoriciens? Lagrange. 
Laplace, ont-ils créé des usines, 
au des industries? Vottà ce çtfS 
faut /— Gardons-nous, tous tant 
que nous sommes gui cultivons tes 
sciences, de rums laisser troubler 
à ce bruit des exigences popu¬ 
laires. Poursuivons, avec une 
invariable persévérance, notre 
patient travail d’exploration, sans 
les écouter.* 


et FUniversite 


ruiné en ordinateurs : le résultat, 
c'est qu’il ne reste plus d’argent, 
ni pour recruter de nouveaux 
chercheurs ni pour imprimer les 
manuscrits qui ont été achevés 
depuis cinq ans. 

Quant à l’Université, Gabriel- 
Henri Gaillard écrit en style 
« philosophique s dans son His¬ 
toire de François 1"- «766-17») : 
«2Vos- mattres sont de seconds 
parents qui nous font vatire pour 
la science et pour la vertu, liais 
plus üs sont occupés de ce devoir 
sacré qui les réclame tout entiers, 
moins üs sont en état d’accHérer 
les progr ès de* sciences mêmes 
qu’ils professent. * (IV. 1819, 
page 182.) Par conséquent, c'est 
une erreur évidente que de faire 
juger des chercheurs par des pro¬ 
fesseurs. Or c’est bien là oe qui 
se passe dans les commissions 
du C-NJÊLs. 

BERTRAND HEMMERDINGER. 


Un voyage vers TAsie 


Katmandou (Népal). — 
Sacrée déprime sur « Freak's 
Street ». la ru edes routards et 
des junkles, dont la légende 
dorée — celle des années 60 — 
fait encore rêver dans les ban¬ 
lieues. On a beau s'y attendre 
un peu, ça ne Tait pas chaud 
au cœur! Ce coin du vieux 
Katmandou, & deux pas de 
Durbar Square et de Kumari 
Bahal (la maison de la déesse 
vivante), c’était le point de 
mire, le Vatican de tous les 
marginaux du monde. Les 
légendes finissent mai. Celle-là 
pue la désespérance. On croit 
venir « s'éclater » dans une val¬ 
lée de commencement du 
monde, où bavardent les dieux 
sur fond d’Himalaya. On finit 
sur la paillasse d'une « lodge • à 
5 roupies (2 francs) la nuit, en 
crachant ses poumons dans 
une ambiance d’arnaque et de 
trips minables. 

J’ai trouvé à TAnnapuma 
Lodge une «chambre» moins 
crasseuse que les autres pour 
16 roupies. Comme doivent 
faire les nouveaux venus, le 
me suis assis au pied du «cof- 
fée corner», sur les marches 
d'une boutique népalaise. La 
rue grouille et criaille comme 
Lutèce sous Louis XL Rlcks- 
shaws, chiens galeux, bronzil- 
Jons rigolards, bousculade de 
porteurs népalais pieds nus 
dans la gadoue et titubant sous 
le poids des charges, visages 
curieux à toutes les fenêtres de 
bois sculpté— Sur Durbar 
Square, où s’enchevêtrent les 
temples, monastères et pago¬ 
des, une cinquantaine de 
Népalais psalmodient autour 
d'un gourou assis en tailleur. 
A tous les coins de rue, des 
autels dédiés à Ganesh, dieu à 
tête d'éléphant, sont tapotés 
par des hommes et des femmes 
qui sollicitent, en passant, sa 
protection et lui marquent le 
front au bétel Cest vrai qu'icl 
loin du monde, dans cette 
parenthèse aimable entre six 
cents mil i nns d'indiens et huit 
cents Twiiiînwa de Chinois, tout 
devrait inviter sinon à la 
prière, du moins à un sacré 
retour à l’intérieur de soi- 
même. 

En cinq minutes, fl faut 
déchanter I Un jeune Népalais, 
quatorzs-quinze ans, — panta¬ 
lon pattes d’éléphant et bot¬ 
tines à talons bobine, s'appro¬ 
che, le regard oblique. « Dou 
you want good hasch ?» («Tu 
veux du bon hasdi ? »). Je 
secoue la tète. H insiste : 

> LS-D„ marijuana? » D sort 
de sa poche 200 grammes de 
Ifasch,. enveloppés dans une 
feuille du « Motherland », jour- • 
nul local à la gloire du roi On 


Katmandou: déprime sur «Freak’s Street » 


discute prix : « 15 dollars ». Il 
s’aproche un peu plus et, à 
voix basse : « Héroïne ? Do 
you want heroine? » Deux ou 
trois loulous se sont joints à 
lui et 'lorgnent ma sacoche. Le 
climat est plutôt lourd. Genre 
bas-fonds de Naples ou d’Am¬ 
sterdam, mais sûrement pas 
« vallée fleurie de Katman¬ 
dou». 

Devant nous, surgissant de 
la cohue népalaise, passent 
quelques silhouettes livides de 
junldes, français et italiens 
surtout. Short déchiré, savates, 
queue de cheval ou boule à 
zéro, robes à fleurs» On se 
croise sans un regard. NI un 
mot. Zéro pour la convivialité : 
Freak’s Street est maintenant 
une petite jungle où tous les 
coups sont permis pour ache¬ 
ter sa dose. A l'Annapurna 
Lodge, c'est plutôt l'atmo¬ 
sphère de Glandé miteux avec 
tôlier soupçonneux et serin¬ 
gues qui traînent dans les 
coins. Là aussi, on se croise 
sans un geste, chacun à son 
petit trip personnel Je grimpe 
au premier étage du coffee 
corner, une des gargotes pour 
freaks fauchés, où l’on peut 
manger une assiette de riz 
pour 2 roupies, un « curd » 
(yaourt au kaschisch) ou un 
«lemon lassa» (lait au citron) 
pour 3 roupies. Même climat : 
méfiance et coups d'œil en coin. 
Les tables en bois, façon box, 
sont presque toutes occupées 
par des junkles désabusés, ail¬ 
leurs et peu causants. Peinte à 
même le mur à la peinture 
rouge, une recommandation du 
patron interpelle le client: 

■ Tâchez de ne pas fumer 
votre hasch ici * Ecrite au 
feutre, * une affichette signale 
qu'une voiture descend vers 
Delhi la semaine prochaine et 
qu'il reste une place. 

Fritz, barbu, pieds nus, 
ongles noirs, s'approche quand 
même pour me serrer la nain- 
Il a quarante-cinq ans et il 
vient de Copenhague. 
Quand? « Je ne me souviens 
plus — peut-être six ou sept 
ans » D enchaîne sur le « bon 
vieux temps du Freak's Street » 
et la dernière phrase de Henry 
Miller qu'il a lue hier soir s 
« Ecoute, mec I Cette nuit j'ai 
fait un trip formidable. J’étais 
en haut de Swayambu sur la 
colline. Couché sur le dos. 
J’avais la lune sur la tète qui 
éclairait la vallée. Incroyable, 
tu comprends? ». 

Desmond vient nous rejoin¬ 
dre. Lui est Anglo-Indien, « plus 


par JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD 


freak que n’importe qui », 
mais avec une bonne bouille et 
des cheveux gris. Longue 
conversation, pas très claire, 
sur ce « putain de Katman¬ 
dou qui n'est plus ce qu’il 
était ». A-t-fl été réellement 
autre chose ? Peut-être quand 
on achetait son hasch au mar¬ 
ché et la marijuana pour 
trois sous I Lointain souvenir- 
Premièrement, les drogues 
dures importées de Thaïlande 
ou de Birmanie ont fait leur 
apparition à Katmandou. Beau¬ 
coup y succombent, mais, à ce 
niveau, on ne æ «fixe» plus 
pour une bouchée de pain. Le 
besoin absolu d’acheter sa dose 
au prix fort a changé le cli¬ 
mat : vol meurtre, prostitu¬ 
tion.- Finis les sourires et les 
■fleurs. Des junkles étrangers 
en sont arrivés à «accrocher» 
de jeunes Népalaises à l’hé¬ 


roïne et les prostituent aux 
touristes pouûr leur propre 
compte. Voilà quelques mois, 
un freak de nationalité suisse 
a été jugé & Katmandou. 
Convaincu de proxénétisme, il 
était responsable de la mort 
par overdose d’une de sas 
«filles», adolescente népalaise. 
Procès à scandale— mais vite 
étouffé. L’affaire s’est arran¬ 
gée en coulisse, et, contre une 
forte caution, il a été libéré. 
De plus en plus nombreuses, 
en tout cas, sont les Népalaises 
«accrochées» comme peuvent 
l'être les filles de PlgaTLe ou de 
Buenos-Aires. Quelques Fran¬ 
çaises au bout du rouleau et 
à court de roupies font la 
même chose. « Il vaut quand 
même mieux prendre des 
Népalaises, dit-on aux. touris¬ 
tes, c'est moins cher et moins 
dangereux ! » 


Un nouvel afflux de marginaux 


L'afflux de drogués et de 
visiteurs de tous poils, en quel¬ 
ques années, a donc conta¬ 
miné une bonne partie de la 
jeunesse locale. Le gouverne¬ 
ment s'affole un peu. Déjà 
réglementée depuis 1973 — 
mais formellement. — la circu¬ 
lation de la drogue commence 
donc à être plutôt « vissée ». De 
petits revendeurs, et même des 
clients naïfs, se retrouvent 
dans les geôles de Katmandou, 
culs-de-basse-fosse plutôt terri¬ 
fiants. Au début de Tannée, la 
police a fait brûler en public 
300 kilogrammes de hasch 
saisi Tout Freak’s Street en 
parie encore. « Tu parles d’une 
fumée_ » 

Cette « répression », plus 
ostentatoire qu’efficace, a ses 
limites. Ici, comme partout, le 
commerce de la drogue est coiffé 
par quelques personnages puis¬ 
sants et protégés. Les poursui¬ 
tes s'arrêtent souvent en che¬ 
min. Commentaires d’un rési¬ 
dait étranger : «Les autorités 
népalaises ont longtemps nié 
qu’il y ait dea drogues dures 
id Cétait pourtant l'évidence, 
et les Américains, par exemple, 
s'en inquiétaient beaucoup. 
Maintenant, elles ont fini par 
le reconnaître. L’héroïne et la 
morphine viennent de Bang¬ 
kok. Katmandou n’est qu’un 
point de transit. Un marché 
aussi, mais pas un grand. cen¬ 
tre de trafic comme le «trian¬ 
gle asiatique. » 


D'un certain point de vue, le 
tourisme lui non plus n’a rien 
arrangé. Le Népal royaume 
oublié et qui fut fermé au 
monde extérieur jusqu’en 1951. 
est désormais saisi à son tour 
par les charters, les agences 
de voyages et les tours opéra¬ 
teurs. Des hôtels ont poussé 
dans la vallée, du cinq étoiles 
à la plus minable lodge. 
Sur l’aéroport de Stnamangal 
débarquent dea groupes avides. 
Français et Américains en 
tète, short obscène et Nikon 
en bandoulière, ils viennent 
traquer la magie népalaise et 
l’hindouisme 22 carats. Or les 
« hippies » — comme disent les 
jobards peu soucieux de dis¬ 
tinction — font désormais par¬ 
tie des curiosités locales. S’il 
dit vouloir réprimer le trafic 
des drogues dures, le régime 
népalais n'est pas mécontent 
tout de mémo que se perpétue 
le mythe des « chemins de 
Katmandou ». H fait partie du 
« produit Népal ». Les guides 
officiels, sans complexe, men¬ 
tionnent Freak’s Street parmi 
les lieux pittoresques. On s’y 
rend en file buUeime, photo¬ 
graphiant tour à tour le bonze 
et le fxeak. Mieux encore, des 
agences de voyages incluent 
sérieusement Ha-nq leur forfait 
Paris - Katmandou - Paris une 
« shilom party » qui offre aux 
naïfs venus en charter un trip 
à la trajectoire calculée : 
104000 touristes en 1078, 
160000 en 1078, l'invasion s’ac¬ 


célère au rythme de 20 % Tan. 
Un déluge— 

On pourrait s'attendre que, 
l’un chassant l'autre et les 
rigueurs de la police aidant, les 
freaks désertent peu à peu 
Katmandou. Cest le contraire. 
Les médecins des ambassades 
qui consultent à tour de bras 
pour des freaks déliquescents 
— dix par jour quelquefois I — 
constatent un nouvel afflux de 
« marginaux » en 1970. L’ori¬ 
gine sociale a seulement 
changé. Finis les bébés du sei¬ 
zième arrondissement, dodos 
le temps d’une gourme. Arri¬ 
vent maintenant les fils d'ou¬ 
vriers. d'agriculteurs, déclassés 
de France, d'Italie ou d’AJle- 
magna, nouvelle vague de 
chômeurs chassés par la 
«crise». Tétanisés par une 
mythologie en charpie, ils 
continuent de prendre la 
«route» pour venir s’affaler, 
ici, dans ce qui n'est plus 
qu'une toute petite aventure. 
Piteuse. 

A Pokhara, à 200 kilomètres 
de Katmandou, la communauté 
des bords du lac est toujours 
aussi nombreuse. On y mange 
depuis' quelques semaines de 
nouveaux champignons hallu¬ 
cinogènes, meurtriers pour les 
personnalités un peu flagada. 
Des filles en quête de «vibra¬ 
tions » viennent accoucher à 
Katmandou au son des tam¬ 
bourins. Go a. pour la bonne 
saison, et Katmandou, quand il 
faut fuir la canicule, sont tou¬ 
jours les deux grands pôles 
asiatiques de la «route». Elle 
finit souvent dans un cul-de- 
sac. 

A l'ambassade de France, par 
exemple. L’endroit est devenu 
un > salon » loufoque où con¬ 
duit la détresse et d'où partent 
de fameux S.OJS. Dans un bâti¬ 
ment très colonial au nez d'un 
huissier raide et des secrétaires 
tirées à quatre épingles, une 
vraie petite confrérie fait anti¬ 
chambre tous les Tnattng- Jeu¬ 
nes mamans, seins nus, allai¬ 
tant à deux jias du bureau de 
M. l'ambassadeur, freaks effon¬ 
drés sur une chaise attendant 
le chèque de « soo balles » pro¬ 
mis de France— L'ambassadeur, 
bon gré mal gré, est un peu 
l'aumonier laïc de cette famille 
fluctuante à qui une dama vice- 
consul sert de main an indul¬ 
gente. Cest dans son bureau 
qu'on vient fondre en 1 lar mes. 
« Je flippe à mort, madame— * 

Chaque jour, par le télex de 
l’ambassade, partent des messa¬ 


ges de détresse. Dans la plupart 
des cas, papa-maman alertés 
envoient l’argent réclamé dans 
l'espoir d’un retour qui se fera 
attendre longtemps. Dans les 
cas graves, assez souvent, on 
organise des rapatriements 
sanitaires en catastrophe. Mais 
il arrive que ces fantômes titu¬ 
bants qu’on renvoie vers la 
France reprennent la, « route » 
passé quelques mois'et resur¬ 
gissent un beau matin sur 
Freak’s-Street. Gros-Jean com¬ 
me devant.. 

Un médecin coopérant atta¬ 
ché à l'ambassade a soigné 
pendant dix-huit mois des jun¬ 
kles délabrés, vulnérables à 
toutes les infections et salope¬ 
ries parasitaires de la vallée. 
Piqué au jeu, il a hébergé chez 
lui plusieurs freaks mal « des¬ 
cendus », qui sautaient tout nus 
dans le jardin ou lui dédiaient 
des poèmes enflammés : « A toi, 
mon père, le tout-nouveau .tes¬ 
tament. • Ce qu'il dit mainte¬ 
nant ? « Je me suis crevé la 
santé. A quoi ça va servir 7 
Combien y en a-t-U parmi eux 
qui veulent vraiment s'en sor¬ 
tir ? Un sur mille... Je me 
demande si je n’aurais pas 
mieux fait de laisser couler- » 

La pauvreté surtout de oes 
trips en peau de lapin le navre. 
La majorité de ceux qui arri¬ 
vent au Népal sac bourré de 
rêves et de littérature boud¬ 
dhiste, bazardent au bout de 
quinze jours ces « chouettes » 
velléités. Ils finissent étalés 
dans leur lodge vingt-quatre 
heures sur vingt-quatre, ressas¬ 
sant les dernières combinés du 
« marché » ou coloriant à n’en 
plus finir leurs B JD. (bandes 
dessinées) achetées & Delhi. 
Des tas de freaks Ici — des 
familles au complet autrefois — 
ont passé des mois gara? sortir 
du quadrilatère de Patan Dur¬ 
bar, avec, au miauv une in¬ 
croyable escapade sur la colline 
inspirée de Swayambu. A 3 ki¬ 
lomètres— La maxi-déprime I 

Pas pour tous, soyons justes. 
Une petite minorité fleurie sau¬ 
ve encore du naufrage le grand 
rêve hippy. Au pied du temple 
de Swayambu, où depuis vingt- 
trois siècles méditent les bonzes 
et où galopent des familles de 
singes à cul blanc, une ving¬ 
taine de hippies — des vrais, — 
font encore plaisir à voir. Dées¬ 
ses menues à la peau cuivrée 
et aux cheveux filasse, garçons 
à l'œil doux- Une petite orchi¬ 
dée poussée sur un tas de fu¬ 
mier, T exception, lumineuse. 

Tenez bon, camarades i 

(A. suivra) 

(Voir le Monde depuis le 3 août) 












» * • 


LE MONDE 


14 ooût 1979 — Page 3 



JfciWfe 


Couper 

pour avoir 


4-1 .. .... . 

S?. JE: 'iT lv . **••• !*■»: 

*>* -^jL- .. J _ :: 

. *-l j *» *-», J* . . ^ 

-£*•*** « H*, ."J! J." 

>■* .*, *.. îî;. 


-. —■ 'wk.i .m 

. | ,,, , 

,#r . >v- ÏJ . ... 

4s*H. i.m^' .-, -. ., 

?** -*• ~«*%**i .-.* *-, * ;4 ., .;* 

^ -^^**1 4 W t . ..- ,, 

fHtab* ■**%..,. * | rl »*^._... 

-‘V*sv > *.r« , *. 


iorbrT" 

* e ^ r Uit 1 

« ^ I 

' ‘ 7 v- ï-*.. 

, . .. ■ ■ .* !.. 

■ ' : /;-■■'■ e ,-v 

.■*• J’ - >■! ^ 
»■ . _ " * ^ 

îv 

*' :- ..... 


'«•■ "" ï;« 

.. ' :r-^ “ L 


Llufarwtt.'.t »! rUnWwsitè 


* '* \ S* *-* . rr 

3t -■ - J-' “ri *•,.». 
Ml \ "et-,;•w *= > ■ 


^OU gMUMfe J i \ " «*-. > •«» ^ • 

#»***.•!?-■ f. * *e**-f- m 

■: ... 4< 

4* «.*:•«».■ - 

. .. H BftaO- à*. *•■ ». ■. 


■*^ 1 «*•#«** «« - :^ r •».-- v; _ 

- -pMtHMr'. «. r: .S ü - 

■■ - T NfX» 4w^ • , j . ■* ' 

#*«M A# lavuj '~j‘—,r •_. 

'_*•* 4* M» *»*..; . ■ 9 T- 4- 

’ t « 2 M îhqp ■ j • •» -* << .4. -*.. -.- f . j- ■ 

; . - H* riMN % « , 

-Cfe. »- » «r * :•• 

' » -«*«f .- 

_ .. '.**$ : f. .■ -^-k - - : - 

■•■•=»j-aijw Wft ^-j*! -v î-*-.* 

"* 4 W MK f i* .- 

■ «w*rt i -a ■ •<-• , r -■ 

■•■'«•;. v w ■ ■ 

’. J*». •***« V* 1 ** 1 * ■ *» 1 

?**•* 4M 1 » n«%^ »» . » »». -«;- 

. 4 ]**.’ j*a tiT.. -:■.. 

-w «■■* 

* .. -* •■; -H r a. 


■ -< - c ^ 
■:»■■•- '"ï 

■ V " o 
■: -. '.'T.-ï'îa; 

r ■ - ^ L.: 

■ — “ vv-, ,. 

■• :^:r-1 

: -- -, i.;.; < 




"v 1 '"'* r7v 


â£ÊTC*S3 Hs 


**MEB£h 5 


î iStreet * 


è'« ■*-» 


î » ;. * 

»j 11 * *- : ' ï 

/»■ '- * *■ ~ 

• i > ■ * 


U — -•» 


r*é*n :li ■ «" 
■ -4Fl )Mk*' ;** > -»• •' 

.•-- 4KG* Ù * *fc* •-■ *«.••*■»» - . 

ifraù-tftiHr i I - *A 

■ % V ■■'*'■ * 1 


>. .- J ■ r - -, 


n ■ #T #->- * '"- ^ * 

J wii r ..■*** r. « ». 

^ «’iMK.* ‘*■‘3 . - J 1 

j^ir:-.y,.--«•*'■* *■■'■ ■-* - 


■6 « i r. * i. 


. V* “ • 

•*"• lîPüçiâM 

a* ’ *_ x 

' a 'l 3L ■* ■*• ■ ■ 

^pp- .*&**"** «- ’ 


: '*m isaÀm» •» ï- Ji -‘ ' ' ‘ 


: pJM»aiirf •* **»'. 

• 1 j--< -- m 3L*J« ■ * 






t*» Âa ?«•*' ■« ' 

ji 




B -'Hf- 

.-S- . * ; ' l - 




m aâMMMÂ' 'W * ^ '** ■’* - 
^ÿ^^raxnr .*■ *#«rA*ip»'*» 

^ '^ =v(i ***'■'* 


4 jim* fM* 


L’ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN IRAN 


LES MANIFESTATIONS DE TÉHÉRAN 

Le régime a été pris à partie pur la première fois 
aux cris de <à bas ie fascisme» 

■ . De notre envoyé spécial 


Le spectre de la contre-révolution 


(Suite de la première pagej des tribunaux. Les licenciements ment, ce serait 

. _., , , . ayant été Interdits — sauf dans et la prison - s 

Ont été exemptés par la loi ceux d __ ___—_ 

ni » ronf n»» nrnmH&folw- A* ““OS Q espece, excepuonneâs — T JM. nnnv» M 


ment, ce serait pour nous la ruine 


— selon une opinion tris répan¬ 
due. notamment parmi des offi¬ 
ciers d’active. — « quasiment 


tî£Sr,r «rœs =*" ' *“ n 

rr.ïïtrîjstï sst 


Têh 4 8 ? n -..— ^ maiüfœtatlon mlèr*> fola. les manifestants dn 60 trouble ». tiul bénéficient. 


5ï«î«! lecoupteptasértr.acp.n- we teSS^T -je »■» «tf Mi * »* * *— SSZTlSl 

tt .d^t été porté à ü- boj^oWe *1^ fomTS bl.&^SuSs sur .année.to pW^. d-Q ri^n. 

dù»nd. UB £‘riptti.» d. % L“5 “JlSSL^iÜïîS? 1 “ !ame la.Côte d'Azur. en Californie ®t Kan. muni de fonds lmoortents. 


V«»d»ÆU le parti rebgtenx Iow- apolitique de censure et de a wwr. en jum « amn jiuuct. *»«*«««. aUleura Ceux qui sont restés en SuSrde^rateîr 

hid avait rendu public un «eto- rfewrftm» du gouvernement de des banques, des compagnies d'as- L'union des entreïreneuis du Han, arec l'espoir que 3 'économle ^ 

i ^ Baaigan. qui a été abondam- surances. d'à peu prés tontes les g^g rétinle eniSemblée iSle ser^minlenue, fal- ï 

dant à ses adbérents dempêcher ment conspué; alors que des cris grandes et moyennes entreprises «rtranniinaiiw u> 94 a, I <iu>«- avec des «féodaux», tout autant 

cette manifestation. Le Front isolés de « A bas Khameinyls ?LÏÏ£L d ^I salent « tourner _» tems entre- hostiles au nouveau pouvoir qu’au 


apolitique de censure et de 
répression» du gouvernement de 


à tour, en juin et débat Juillet, substituts aux syndicats™ 

des banques, des compagnies d'as- L'Union des emreirenenis du 


oeuce man 1 t estancm. ^Le Front Isolés de « A bas Khomeiny ! » Mnjtrtdlea — «A wrMmtAq nwL wA- _i^. _ u H 

aralt ' S 2 1 étÊ entendus pour la première taUurglques. de montage S?inîr 

»medl. répondu que les menaces fois dans les rues de la capitale. 598 volx contre 2 . invitant le gou- 

des « porteurs de bâtons » ne fai- Atlh .. f _„ • v-tn diuitomobU^ cl^tlem nava^ vemement à nationaliser leurs 

salent peur à personne. En fait, tud^df “ * ^ 1 ,Ü. a ^ C *2?*? entreprises- « Nous n’en pou- 

beaucoup ont hésité à affronter dirigeante de l'un de ses princl- „„ plus nous ^ ruû ^ *5 

SSS “ cSSSmem^à S que l'on attribats do P omo,r - entrepreneurs. Tous les grands 

. . — ■ ' ^ rnirott rm athMwt» 4 > n . m» An ar _ sNoos ne pensions pas que les projets sont interrompus depuis 


avaient été amenés par cars 
entiers de Qom au coms de la 
matinée. 


aurait pu attendre dans oes quar¬ 
tiers populaires de Téhéran — de 
conspuer les manifestants. Au 
contraire, nombreux ont été les 


prises presque exclusivement avec mouvement autonomiste kurde, 
des crédits que l'Etat et les ban- Les généraux Khalatberi et **r- 
ques leur avalent généreusement ^ SabetL ex-chef adjoint de la 
octroyés. C'est ainsi que le passif SAVAK, agiraient de par- 


Km* Pim. norn üit l'un de oes des banques e« des industri» ^ les .Turkmènes, proches de la 

paux asm ours au pouvoir. entrepreneurs Tous les grands nationalisées dépasse, et souvent frontière turque. Au Baloochls- 

« Nous ne pensions pas que les projets sont interrompus depuis de loin, les actifs, n en coûtera 0 ü bonne partie de la 

mollahs agiraient comme de vul~ des mois, et nous sommes obligés cher au Trésor, et donc aux population, particulièrement 

paires communistes ; ne répètent- de payer des ouvriers gui se contribuables, de les renflouer, arriérée, deme ure fidèle à la 


En plus des bâtons, les contre- habSnte dST~M ?5 Lm» S 03 **“ à satUté t ** eri IsUm te chantiers, les L’échec est garanti, prédisent les monarchie, le portrait du chah 

onifestants oui avalent encerclé voles empruntées nar le oortève propriété est sacrée? », remarque armés à la main, Nous avons ci-devant avec satisfaction, puis- trône dans de nombreux foyers, et 


manifestants qui avalent encerclé voies par le oortèee propriété est sacres?», remarque a u musn. r-y nous avons 

l’enceinte de l’université où se qui ont ouvert, sansse fair e prier; l’on de nos compagnons de table, supplié M. paeargan de eanfis- 

H est vrai que le gouvernement quer nos entreprises, sans cou¬ 


de M. Bazargan avait longuement pensatian ou indemnités. Autre- 
héslté à prendre des mesures 


que la bureaucratie d’Etat sera des royaU stes aimées ai- 

parfauement incapable de les ^tent les automobUlstes pour les 


t £&, Sü ^ ^ ' 


contre les possédants. Mais l'ordre 
de nationalisation est venu de 
l'imam Khomelny lui-même, pour 
qui le droit de propriété n’est pas 


«»re- obliger à exhiber sur le pare- 

brise l’effigie de l’ex-souveraln. 

la méfiance des multinationales âS’SSfXïïlïS: 

La m éfiance à l’égard de la ront résister longtemps aux puis- raSés»*i^oliitlon^oS 



compatible avec « les gains scan- révolution islamique est encore sances occidentales », déclare en pris ^ tête d’organisations a auto- 

daleux ». « l’tnfustice * et ale pii- plus répandue dans les milieux substance un pamphlet signé par nomistes» aiubes, de nature 

loge du pays au profit des étran- d’affaires étrangers, souvent inti- des officiers royalistes, et qui essentiellement terroriste; qui 

gers». H est vrai encore que des mement associés aux « taghou- circulait sous le manteau ces mli ] ü plient les attentats contre 




nécessités économiques l’ont em- tls ». « Même si Von devait me derniers Jours à Téhéran. L’Iran les tnB t J »ii n Mnn C pétrolières, 
porté sur la doctrine, d’ aille urs proposer le contrat le plus allé- est Indispensable à la survie de 

a<wg floue Les malversations, les chant de la terre, je décHnerais l'Occident pour des générations à « Les Iraniens devront bien se 
fuites de ««ft pifaur^ de lourdes poliment l’offre », nous déclarait venir, explique le texte. Les Etats- rendre à résidence : seule la 
dettes accumulées, avaient conduit la représentant d'une grande Unis ne renonceront jam a i s à monarchie est capable d’assurer 
les banq ues et les principales in- Arme française qui a décidé de leurs intérêts vitaux et Us ont l’unité et Ytntègritè territoriale 
dustries au seuil de la faillite mettre en veilleuse sera entreprise, les moyens d’asphyxier l’Iran, en de leur patrie », assure, confiante, 
_ „ fy,,-. ... autrefois prospère, en attendant refusant par exemple de lui four- une parente de l’ancien premier 

v..!l izr^.z^r a Jt. 1111 changement de régime qu’il nir des produits alimentaires ministre, M. Amlr Abbas Hoveyda. 

M WM *»*™™ 3 JL* luZÏ * estime, comme beaucoup, inéluc- essentiels. le blé notamment. Si qn i assistait au dîner de N_ F—, 

«.Jjw table. L’Etat n’a pas honoré ses les conseillers militaires amèri- Haut-fonctionnaire, elle avait reçu 

créances. Les hauts fonction- cains ne sont pas rappelés, un j e jour même sa lettre de Ucen- 
..iT .t \ r . ™ g ° aw e ? tr ? naires, nouvellement nommés à matériel militaire d'un montant clement. «/e suis tout à la fois 


(Dcastn de PLANTU.) 


myWiHttTli A «1 AÀ^uU. v®| HUUTÏ.UVLÜWiU LW i miim a UMVUlUi .. “ ““ ..WWW UClllÇllU. «4C «MA IrWtté U. li+ Jv** 

iJ! postes, sont « terrorisés » de quarante milliards, privé d’en- fière et un peu hOTiteuse de payer, 

jZ r.n , } Z„if S 7T pe ti ^t pu les « comités islamiques ». tretlen. pourrirait au soleiL- Et quoique modestement — par rap- 

ffranti f qui manifestants une c hostüité si les pressions économiques nort au supplice de Hooeuda — 


bidjZiriZ /««fcTri* frnA, Z aI < ï“ i manlfestent» une c hostüité si les pressions économiques port au supplice de Hoveyda — 

formait le cortège du Front leurs portes pour donner refuge ^scérale » à l’égard des tran- devaient se révéler insuffisantes, ma fidélité à Sa Majesté», dit- 

nati onal démocratique s’étalent aux Jeunes fuyant les volées de v qy ° n ; f v”; r T rT luv ^f T le \f IOCXS tlnction, comme des « impéitn- conclut le pamphlet, Israël, qui elle avec dignité. 


Uttuuuu nr.mqcrftiiiqro ffeuutsay aut jeiuws AU^AUb «s yuiccb oc - _ -, 

munis de pierres, apportées sur pierres. Un militant des moud- “* matières premières, eue ne 
place dans des caisses, de bon- jahidlne du peuple (musulmans pouvaa plus fonctionner.» 
teilles et parfois _de couteaux et progressistes), qui contemplait D’autant moins eue dans toutes 


listes ». 


« connaît les coins et les recoins 


La France — malgré l’asûe du pays, les positions stratégiques Beaucoup 


«taghoutis», 


direction de la présidence du de questions par des manifestant 
conseiL avenue Pasteur. Des réso- qui lui reprochaient la passlvib 
luttons condamnant les mesures de son mouvement, qui n’a pa 
< muselant la presse libre » de- pris part à la manifestation, i 
valent être lues. L’enceinte de s’est réfugié, après quelque hési 


son attachement à l'Islam. Pressé m- Unis. Tous les contrats, considérés moiians pas e 

de questions par des manifestants surrectiooneDes de 1 automne der- , iniques » ou « inutiles » 7nai$ ** *** heures ». 


comités islamiques, les ouvriers 


mais en six heures ». chance sérieuse de- remonter sur 

le trône. Leur espoir, qu’lis exprl- 
Ces li bel l e s véhéments, tout nient plus ou ratine discrè teme nt, 
autant que d'innombrables hfc- ^ ^ d'autres forces, conserva¬ 
toires grivoises, d’un goût dou- trie es libérales et — pourquoi 


t ,L * M ■— 1 .— - r — . wi *» #«*» w»fLOMcur3 Ko™»:» a, e-iah-Â 7- “*“■ DC “* B ww.= w cw bonne société. Téhéran bour- 

Loin de se laisse r in timider ^ capitalisme et natQjç ^ ^ niveau de la produc- ■|° mii ^ ards ^ ^donne de «nouvelles» où se 

par une volée de pierres et de ^impérialisme?^» estünaüo T ns recas ^ S6 J ®SS5 mêlent le vrai et le faux, sur les 

SÎCpStÆÎS fc?ÏÏ£a«3» JEAM GUEYKAS. «» oamltfe ne aon, pas p«sl«« SSj£Î 35KSÜÎS£ SfflÜ 

rendant* hommage à -------- des finances de l’Assemblée natio- « aSSéricate^qui a à son actif 

srorŒS £ asi. LES ouvertures diploaaatiques de l' OLP. [ S £5 isar-ff Î|S- 

bientôt, les pierres vissent dans — “ 

^ replier. Le M. Yasser Arafat se dédare « prêt à tout > 

cortège, un moment disloqué, se . . . ■ - 

SS-iSS S"Æ P° w engaser le dialogue avec les Etats-Unis 

blessés atteints, pour beaucoup, 

à la tête. En fin de soirée, on Dans une interview accordée au il ajoute «VEtat palestinien nai- 
co mp tai t plusieurs dizaines de Washington Stat, publiée le dl- tm d& la lutte et ne sera vas 
blessés, dont certains grièvement, manche 12 août, M. Yasser Arafat un cadeau des Américains.» 

a déclaré qu'il était « prêt à tout » t „ ... 

. M | , pour établir un dialogue avec les Malgré tout, M. Yasser Arafat 


Guerre civile larvée 


Malgré tout, M. Yasser Arafat 


Les militants de Towhld, ayant le moment du moins, de recon- 
de toute évidence préparé leur naître formellement l’Etat d*Is- 


Etats-Unis. n a cependant ajouté 5?*?^ avoir obtenu quitus de la 
qu'il n'était pas question, pour diplomatie qu’il mène, à la réu- 
le moment du moin-s de reoon- ”i°5 Jή Conseil rentrai de l’OJU'. 


uale. Les entreprises qui, théori- plusieurs assassinats de religieux 
quement, auraient droit & des - _ ne serait que le nom générique 
compensations — entre autres, de divers grou pemen ts animés 
Renault, Paribas, la B.N.P., le pgj. ja n t a le Mossad Israélien, 
Crédit ly onnais, la Banque de SAVAEL Les réseaux de c es 
Suez et d'Indochine— ne pour- trois services spéciaux seraient 
raient même pas, selon une nou¬ 
velle législation, rapatrier leurs- 

fonds. 

Libelles, histoires drôles 
ei rumeurs 


islamique. La République; en sol, 
ne leur fait pas peur. 

ERIC ROULEAU. 


Prochain article: 

LE DÉSENCHANTEMENT 
DU « BAZAR » 


nion du Conseil rentrai de tôt, p H reste que les Etats-Unis et 
(C.C.OXJ*.) qui a terminé ses la Grande-Bretagne ont subi des 


EN VENTE CETTE SEMAINE 
CHEZ VOTRE 

MARCHAND DE JOURNAUX 


intervention avec minutie, de raël et qu'en tout état de cause; î? va Sî Jt 1,a “ be du , dimanche dommages bien plus élevés que 
nouveaux Jets de pierres, répartis l’objectif devait être l’établisse- i 2 la eapltaJe syr ienn e, la France, du fait que ces puis- 


judicieusement sur tout le par- ment d’« «n Stat palestinien 
cours, contraignaient sans cesse entièrement indépendant ». 


‘ ZïïLSfS 0 ** sances fournissaient l’essentiel 

«centrale» des fedayin. a décidé **“. a f m !^ e ? t L?*?“ dU , 


pkrS JL Je vevx , to mofc wvaix de ne pas acc^terW Amende- 

— à juste, par laquelle mon peuple ne ment de la résolution 342. Il Tim 

désor- gè re V?* r un Peuple de réfugiés, prône en revanche l’adoption mut 

£2S pr t m &-F nu ^eupation», a d’une nouvelle résolution qui pro- 11 arc 

ÏÜE 7% ^ ÎS » déclaré d’autre part le président damerait le droit des Pdesti- pou 

«Ÿ TOXJP- au magazine améri- nlens à ^autodétermination, au Sta 

If, ï caln Times. « rai très peu de retour dans leur patrie, et à l’édl- 

v^ioddL cartes - mais fo* te» meilleures fJcatton d’un Etat Indépendant. 
tôgA, certains la t«e enveloppée ^ mettrons Washington guei 

de handages Improviste, m pied du mur », a-t-11 encore ■ , c . .. .. . Le 

de sang, taodte qM Jes oontte- déclar6 avant d’ajouter : s Si je ■ «L Europe a MipljClfemeilf üo m 

manifestants reprenaient.en cûeur devais rencontrer le président . T . . , m 

teur mot d^nlre -favori cZnïr ma^Sant. je uVoruL reconnu nofre rfiprejentaflVlie » PJJ® 
deyi et Fedsd, la révolution vous comme le chef de Vune ^éhi 


a dteldé des armements de l’armée du 
chah. Au total, estime le Financial 
342 . u Times, les pertes Infligées aux 
adoption multinationales — près de 80 mil- 
qui pro- liards de dollars — constituent 
Paiesti- pour les milieux d’affaires un 
sm 1 cataclysme sans précédent dans 
ri pnri^r it" l’Listolre, exception faite des 
^™ an guerres mondiales. 

in » Les perspectives dans Te 
UitrclTT domaine énergétique sont encore 
rfiiritp n plus sombres. La décision de 
11 1 Téhéran, annoncée le 28 juillet. 


« A bas le sionisme ! », s Vive la I aU j on d ae son ûme que Zes PaJes- 


Palestine ! ». ttaienï ont le droit dMre traités SSS3S, ‘ VSS3L 

Vers .20 h. 30. la têtedu cortège comme les autrui «£?«•» en^^ 6 d’ui^ÏÏcgi^ 

anfiTOit djBMht la ^îeiSr 8 ^^- Etats-Unis, sous certaLes condi- 

conseil. où avalent pris position peine vouée, le _ îeaoer paiœu ü et raavextaxe fafte ^ 

les membres des comités, brandis- nton. a évoqué la « 8ra v « BAArafat vers l’Europe, conre^ 

saut leur fusil automatique, et d énergie » qpl ,, sélmi hü, se tlsée par la spectaculaire 

saidiena de la révolution Oes dulra inéluctablement avant 19ffî, mhAAn Hn> A T/innno /îti Vaa^av» 


déclarations de divers membres rr H „« 

du Conseil, oelul-ci a «gaiement Bazoduc Igat-n, qui devait 
entériné et l’amorce de nmn fnrts traverser niJUSB, perturberait 
en vue d’un dialogue avec les sérieusement l’approvisionnement 
Etats-Unis, sous certaines candi- de l’Europe, de l'Est comme de 
tlans, et l’ouverture faite par l’Ouest, ainsi que. Indirectement. 
M. Arafat vers l’Europe, concré- du japon et des Etats-Unis. 

à ViwZ '“(ta' 1 L.^ehirisament^prirtsBle to 


car»!: leur fusil automatique et 
les gardiftim de la révolution Oes 


« pesdars ») qui. Jusque-là. avaient en raison à la fois déjà- P*™™ palestinien avec ie cbancelX denrée ’ °° u ^ é à âu 

brillé par leur absence m a i gr e la du pétrole et des' besoins ac«us autrichien. M. Kresky, et l'ancien Pétrole — dans le cas où l’Iran 
demande des dirigeants dn Front de cette denr ée par ^les pays chancelier ouest-allemand, devrait restreindre davantage la 


na tional, qui, la veille, avalent socialistes. 


M. Wiliy Brandt, Un des leaders production — porterait une non- 


instamment réc lamé leur prOj®- - Le président Carter ayant réaf- de l'OLJP^ représentant le Front velle et grave atteinte à î’éeo- 
ÜOBL Quelques coups de feu tlrfes ttnnéi samedi, son opposition à démocratique pour la libération notn j e mondiale. On spécule 
en 1 air, quelques jets de grenades dation d’un Etat palestinien, de la Palestine (marxiste) a pripft „ ol f T nLJÎiw#ri!!i. 
lacrymogènes suivis de nouvelle to commentateur poUtique de estimé cependant que l’Europe “iJ 


spécule 


volées de pierres, et ce fut la j j'agence palestinienn e Wafa a 


ZSiïiïZt % !SrnS n i S^SSe 1 !! SSSn de iriî 

occidental e « n’ira pas jusqu'au catastrophe si la révolution Ira- 


dlsperskm. viv^rat. x Nous n'avons bout du dialogue » engagé avec nierane, une fols consolidée, devait 

■ La soirée de dimanche est peu jamais cru que le chef de file l’OJiP, tout en se prononçant s’étendre à d’autres pays pétro- 
eforfenfi* nmir le régime, oui n’a de rtmpériaiisme reconnaitmtt en faveur de la poursuite de oe liera de la région- 
pris «rmnTta mesure pour éviter aux Palestiniens leurs droits », di aJo gne. car, a-t-U fait valoir . mollahs fanatiques oui 
lavtoteruM et oui a totoê s’tns^- écxît-lL Soutenant que les Etats- «l'Europe a implicitement re- *J***™™ 

les rSs unSmatde Unis essaient «tantôt de séduire connu la représentativité de *»* gouvernent vivent dans Vu 
JSL bJïfc.SiSTpm- iki-P- tantôt de la terroriser», ï'OXJ.a. - (AS^ Réuterf l^ion s'il# pensent çuWs pour- 





Ti g y- s wp**- 


yrO\^(C° 


i ■ ■ . ■ 

(.üaai-- ' -:r 



















Page 4 — LE MONDE — 14 août 1979 








EUROPE 


Irlande du Nord 


Des bagarres marquent à Belfast 
le dixième anniversaire de l'intervention britannique 


Catholiques et protestants ont marqué, par 
des manifestations distinctes, A la fin de la 
semaine, le dixième anniversaire de l'arrivée en 
Ulster des troupes britanniques. A London- 
derry, plus de quinze mille protestants ont 
défilé, le samedi il août, pour commémorer, par 
la traditionnelle «marche des apprentis*, la 
victoire, le 12 août 1690, de Guillaume d'Orange 
sur le catholique Jacques XI Stuart. D'impor- 

BelfasL — Ce sont les gamins 
qui ont «tenu» la rue. Dimanche 
12 août dans la soirée. Us étalent 
environ deux cents, âgés de huit 
à dlx-sept ans, & harceler les 
forces de l'ordre intervenues dans 
tes Palis, le plus Important quar¬ 
tier catholique de Belfast. Cail¬ 
loux en mains roulant des fûts 
de bière sur la chaussée; proje¬ 
tant des bouteilles vides sur les 
blindés de l'année britannique et 
des «RT7C» (1), ils étalent par¬ 
tout. Tapis dans les buissons 
d’un cimetière, derrière les grilles 
de Jardins publics, vite disparus 
dans des rues transversales^ 

A leur manière, les gavroches 
des FaUs ont célébré le dixième 
anniversaire de l’« occupation a 
des troupes britanniques en 
Ulster (2). X<a haine au cœur, & 
coup sûr. Une fillette de dix ans 
venue en découdre en compagnie 
de ses copines du quartier expli¬ 
que : «Je suis venue pour me 
battre. Pour tancer des pierres 
sur les Brtts et pour venger mon 
frère (neuf ans). Regarde ce 
gu'Us ont fait hier ave c leurs bât¬ 
ies en caoutchouc. » Le garçon 
est blessé à la jambe gauche. 

Les affrontements ont com¬ 
mencé à 18 heures, après une 
grande «parade • qui a réuni 
quelque douze mille personnes. 

Alors que la foule sortait d’un 
stade où venait d'avoir lieu un 
meeting organisé par Le Sinn 
Feln, deux blindés de l'année, 
suivis de ceux des « RUC », ont 
barré la route sans que l'on com¬ 
prenne pourquoi- Deux minutes 
plus tard une camionnette était 
en feu et les enfants, regroupés, 
attaquaient le commissariat de 
police. 

Les adultes avalent disparu, 
assurant parfois; du seuil de leurs 
maisons, la «couverture» de leurs 
enfants. Ainsi cette mère de fa¬ 
mille, d’une quarantaine d’an¬ 
nées, affirme qu'il faut surtout 
taper sur les «KUCa particuliè¬ 
rement «détestables». A ce mo¬ 
ment, l’un de ses cinq enfants, 

Agé de sept ans, longe le muret 
d’un Jardin, plié os deux, pavé 
en main. C’est un Jeu. Un jeu 
« réel ». 

Des personnes affirment que si 
les choses tournaient mal, les 
« snrpers » C tireurs Isolés) dont 
on a vu lors de la parade et au 
cours du meeting, les misrail- 
lettes — applaudis frénétique¬ 
ment par la foule — tireraient, 
l’instar 


Four l’instant, surpris, les jus 


De notre envoyé spécial 

«RUC », Invisibles dans leurs voi¬ 
tures blindées, déjà cabossées et 
maculées, font marche arrière. 
Encerclés, ils tentent de se déga¬ 
ger, gênés dans leur manœuvre 
par les légers dos d’âmes destinés 
a obliger lee conducteurs & frei¬ 
ner, et qui font désormais partie 
du paysage urbain. 

Bientôt, fusils pointés & hauteur 
d’homme. Ils sortent. Quelques 
balles en caoutchouc sont tirées, 
et les gosses courent de tous côtés. 
Beaucoup » protègent en s’ac¬ 
croupissant, 1e dos tourné. Une 
course poursuite s'engage dans le 
FaJls Fark. Scène banale: Répé¬ 
tition des heurts des Jours précé¬ 
dents. Une heure trente durant, 
les farces de l'ordre, dont la pré¬ 
sence est ressentie par tais 
comme une provocation, vont 
«tourner» dans FaUs Road. 

Des militaires, en position de 
part et d’autre dé la route, font 
de la surveillance passive. Deux 
gamins d’environ sept ans se di¬ 
rigent vers eux, cailloux au creux 
de la main. Aussitôt, trois'mili¬ 
taires les encerclent. Des Jeunes 
mies de seize à dix-huit ans ac¬ 
courent, criant que ce soit des 
gosses. La presse est là, les mili¬ 
taires S’éloignent. L’un d’eux, 
parti chercher un appareil photo, 

Ï irend quelques clichés des en- 
an ta. Les gosses les narguent et 
clament à, tue-tête : ■ ROC. 

SS/B. 

« Brifs musf go ! » 

Nous sommes «fan* le quartier 
des Faite. Ghetto catholique. 
Vokd quatre heures s’ébranlait la 
parade précédée de cinq lourds 
taxis nous, plaque d’immatricula¬ 
tion camouflée par du papier 
Journal. Dimanche oblige, ce dort 
être la plus grande manifesta¬ 
tion de la semaine contre la pré¬ 
sence de l'armée britannique, tous 
les habitants des Faite ne sont 
certes pas dans 1 e rue. Il y a la 
dame dont la maison a été souf¬ 
flée par une bombe U y a deux 
ans et qui est lasse de la vio¬ 
lence. Il y a celle qui a demandé 
& ses enfants de ne pas « y » 
aller, suivant ainsi les recom¬ 
mandations de la police fie 
Monde du 11 août). Pourtant, 
toutes les personnes interrogées 
répondent qu'elles veulent « la 
justice. », 


tantes mesures de sécurité ont permis d'éviter 
les graves affrontements que l’on redoutait. 

A Londres, quelque dix mille personnes ont 
défilé dans le calme et déposé une lettre des¬ 
tinée au premier ministre et réclamant le 
retrait des troupes britanniques. 

Fnfin, dimanche, & Belfast, ce sont les 
enfants et les adolescents catholiques qui sont 
sortis dans les rues. 

hommes politiques ne font rien 
et que « la situation empire » 
entre les catholiques et les pro¬ 
testants, par le truchement de 
l'armée. 

Dans la manifestation, on 
arbore un badge : c Brits must 
go/ » Trois nuits, un leitmotiv. 
Derrière les hommes de 1TRA 
provisoire, vêtus de noir du béret 
aux chaussures, défilant au pas, 
c'est un cortège familial qui 
s'écoule. Les grands-pères arbo¬ 
rent leurs médailles, les mères de 
famille poussent leur landau, les 
pères, en cravate, se taisent, les 
Jeunes et les enfants courent. 
Four la galerie; des hommes 
armés apparaissent au coin d'une 
rue. On applaudit à tout rompre, 
on fait le « V » de la victoire, on 
rit. Et puis on mur mur e des 
chants patriotiques, gravement. 

Lots du meeting, on écoutera 
pieusement les orateurs. Daithl 
O’Connell, vioe-président du Sinn 
Feln, interdit de séjour en Irlande 
du Nord, se montrera & la tribune. 

LAURENT GREILSAMER. 


(1) Hommes de la police locale 
(Royal Ulster Constabulacy), 

(2) Le premier contingent de trois 
cents soldats britanniques est arrivé 
le 14 août 1969 à Londondeny. 


plus de Justice, que les 


Espagne 

AU PAYS BASQUE 

Manifestation anti-nucléaire 
et en faveur de l'ETA militaire 


Madrid (AJ?J* J. —« Le Chant 
des combattants basques et des 
slogans favorables à l’ETA mili¬ 
taire ont marqué, dimanche 
12 août, & Lemoniz, au nord de 
Bilbao, la fin de la marche sur 
cette localité où une centrale 
nucléaire est en construction. 

Trente mille personnes, selon 
les organisateurs, ont accueilli Les 
trois colonnes de marcheurs qui, 
depuis la fin du mois de juillet, 
ont paroonru le Pays basque 
'pour s'opposer aux travaux de 
Lemoniz. 

L’une de ces colonnes portait 
le nom de David Alvarez, mili¬ 
tant de l’ETA, tué récemment 
Han» on affrontement avec la 
police, et une seconde le non de 
Gladys Del Estai, une jeune fille 
tuée en juin dernier & Pampe- 
hine lorsque la police avait 
chargé une manifestation anti¬ 
nucléaire 

«Le aimai de guerre civile 
larvée gtte vit notre pays en ce 
moment empêche la reconstruc¬ 
tion économique et le dévelop¬ 
pement de l'autonomie régio¬ 
nale », a déclaré dimanche A 
Ondartoa (en Biscaye), M. Car¬ 
los Garai coechea, président du 
Conseil général basque (gouver¬ 
nement régional provisoire) et 
du parti nationaliste basque 
(PJî.V H modéré). 

Défendant l'accord sur l’auto¬ 
nomie basque obtenu à Madrid 
le 17 Juillet âemla, M. Gazal- 
ooechea a affirmé qu’il avait .été 
par « les forces gui re- 
1 1 SÛ % des votes bas¬ 
ques ». « Ceux gui s'opposent à 
cet accord, a-t-D poursuivi, sont 
dans la voie du. fascisme. » 


« Le statut d’autonomie, a 
ajouté M. Garaicoechea, permet¬ 
tre ou Pays basque de contrôler 
son enseignement, sa télévision et 
sa radio, ses finances et sa sé¬ 
curité sociale. » Le président du 
Conseil général s’est élevé, en 
conséquence, contre « les profes¬ 
sionnels de la protestation » dont 
les options aboutissent A c tuer 
le peuple ». 


• Douze rrUUe cinq cents poli¬ 
ciers sont prêts A assurer la dis¬ 
tribution de l’essence A partir du 
lundi 13 août en Espagne, où un 
appel A la grève des pompistes a 
été lancé par les commissions 
o u vriè r es. La grève, qui devrait 
se poursuivre Jusqu'à jeudi, 
concerne en principe les vingt 

■ mili a employés des quelque deux 
mille deux cents stations-service 
du secteur privé. L’Union géné¬ 
rale des travailleurs (UjG.T„ so¬ 
cialiste), s’est désolidarisée de 
l'appel lancé par les commissions 
ouvrières (proches du P.CO, qui 
réclament une hausse des salaires 
de l'ordre de 13 %. — (ASJ*J 

• Quatre bombes ait fait 
explosion, dans la nuit du ven¬ 
dredi 10 au samedi 11 août, 
devant la vitrine du magasin 
d'exposition de la société Renault, 
e n tre Durango et Amorebietta, 
en Biscaye. Les quatre engins 
ont fait explosion an mime 
moment, ne faisant pas de vic¬ 
times, mais causant des dégâts 
matériels. L'ETA militaire a 
récemment indiqué dans un com¬ 
muniqué qu'elle continuerait A 
s’attaquer aux intérêts français 
en ESpaga& « (A S J*J 


CAPA 

Certificat d'aptitude A 
la profession d'avocat 


PRÉPARATION D’ÉTÉ 

du 27 goût au 22 septembre 
2 centres : Maillot ou Quartier Latin 


67, rue Ch.-Uffitte, 92 NmiR*. 772MM. 74SÛ9.19 

Groupement Bbrn de professeurs 



Belgique 

HEURTS DANS LES FOURONS 
QUE SE DISPUTENT 
WALLONS ET FLAMANDS 

(De notre correspondant) 

Bruxelles. — Parce que des ex¬ 
trémistes flamands avaient trouvé 
un prétexte écologique pour ma¬ 
nifester dans les Formons, des 
heurts se sont produits, dans la 
nuit du samedi 11 au dimanche 
12 août, et la fièvre linguistique 
monte a nouveau dans la région. 
Une trêve était intervenue, il y 
a plusieurs semaines, et l’an espé¬ 
rait la prolonger au moins jusqu'à 
la rentrée politique d'octobre. 
Mais une provocation flamande s 
bouleversé toutes les prévisions. 

Les extrémistes ont organisé, 
eu cours du week-end, un camp 
pour jeunes Flamands, dans le 
but s de leur faire connaître les 
beautés de cette répion fla¬ 
mande ». Or les Fourcsos, annexés 
& la Flandre en application des 
lois linguistiques de 1963, récla¬ 
ment, depuis seize ans, et à une 
forte majorité, le retour A la pro¬ 
vince wallonne de Liège. On y 
attendait donc les jeunes Fla¬ 
mands de pied ferme, et la colère 
a décuplé quand ou les a vus, ar¬ 
més de gourdins, effarer les slo¬ 
gans en français exigeant la fin 
du statut flamand. Des Incidents 
ont éclaté et la gendarmerie s'est 
montrée particuliérement dure 
pour les éléments francophones, 
blessant A la tête et au bras le 
président de l’Action founmnalse, 
M. José Happait. qui a été arrêté 
alors qu'il se portait au secours 
d'un des adhérents de son mou¬ 
vement. H y a eu neuf blessés au 
total du côté des manifestants 
francophones, aucun chez les 
Flamands ni chez les gendarmes. 
L’agitation est considérable, et an 
redoute de nouveaux affronte¬ 
ments. — P. de V. 


Italie 

Le gouvernement Cossiga obtient la confiance 
grâce aux abstentions socialistes et républicaines 

De notre correspondant 

Rome. — Le gouvernement de M. Francesco Cossiga a obtenu 
la confiance de la Chambre, le samedi 11 août (par 287 voix 
pour, 242 contre et 65 abstentions), puis au Sénat, di m a nch e (par 
153 voix pour, 118 contre!. Au Sénat, les abstentions ne sont pas 
possibles. Aussi, pour marquer leur vote blanc, socialistes et 
républicains sont sortis. Leur non-participation au vote a été 
déterminante, permettant à ML Cossiga de «passer». Mais U ne 
s'agit que d'un sursis, estime-t-on A Rome. 


Les titres des journaux, diman¬ 
che et lundi, sont éloquents : 
« Confiance du 15 août ! », < Une 
confiance dans un. climat de 
méfiance ! », « Un gouvernement 
qui ne dansera gtfün été ( » Et 
même le commentaire de ML Fran¬ 
cesco Cossiga : « Que Dieu 
m'aide1 » 

Le premier ministre n’a obtenu 
la confiance que des partis de la 
coalition : démocrate-chrétien, 
social-démocrate et libéral Cette 
confiance est d’ailleurs restreinte, 
les sociaux-démocrates ne lui 
donnant qu’une e signification 
politique limitée ». Confiance 
« minoritaire » enfin, quand on 
additionne les voix démocrates- 
chrétiennes (38,4 %), sociales- 
démocrates (3,1 %) et libérâtes 
03 %). 

Le P.C.L 

ancré dans l'opposition 

Le parti communiste est désor¬ 
mais ancré dans l’opposition. Plus 
question de cautionner une poli¬ 
tique qu’il ne peut élaborer. En 
s’abstenant, puis en entrant dans 
la majorité, le P.CJL était tombé 


de 34,4 % des suffrages en 1976 
A 30,4 % en juin dentier. 

Si tes socialistes (9,8 %), en 
s’abstenant avec tes républicains, 
ont permis A M. Cossiga de pas¬ 
ser, en même temps. Ils interdi¬ 
sent au premier ministre de 
prendre des décisions politiques 
de fond qui engageraient l'avenir 
du pays. ML Cossiga devra se 
contenter de gérer tes affaires 
courantes, même si te contexte 
économique est particuliérement 
grave : un ™ hunn huit cent mille 
chômeurs et un risque d'inflation 
annuelle de 15 %. 

Les véritbates problèmes sont 
renvoyés à la rentrée. Le congrès 
démocrate-chrétien devra, en 
décembre, redéfinir les rapports 
avec le PJ&, arbitre de lTtallo 
sans majorité. Après l’échec de 
l’union nationale, U faut trouver 
une nouvelle formule sous peine 
d’une paralysie Institutionnelle 
ou d’un nouveau recours aux ur¬ 
nes. En attendant» c’est la trêve 
estivale : dimanche, la RepubbUca 
a publié une caricature représen¬ 
tant les députés quittant en cou¬ 
rant te Parlement, habillés en 
costume ™»rin. bouée à la taille 
et parasol sous le bras. * 
(Intérim.) 


ASIE 


Corée du Sud 

La police réprime avec une rare brutalité 
les manifestations du mécontentement social 

De notre envoyé spécial 


Tokyo. — Une femme de vingt 
et un ans poussée au suicide, 
cinquante autres blessées, des 
hommes politique de l'opposition 
molestés : tel est le bilan de 
l’opération de police contre une 
manifestation pacifique d’ou¬ 
vrières du textile menée A Séoul 
samedi 11 août fie Monde daté 
12-13 août). Depuis la - veille, 
deux cents Jeunes femmes avalent 
organisé un slt-ln au siège du 
Nouveau Parti libéral CNLPJLJ 
d'opposition, pour protester contre 
l’arret des activités de leur entre¬ 
prise, Y-H. Trading, déclarée en 
faillite. Selon un témoin oculaire, 
c'est aux petites heures du mw-ttn, 
samedi, quelques Instants seule¬ 
ment après un ordre de disper¬ 
sion, que plusieurs centaines de 

E liciers ont fait irruption dans 
i locaux du NPJL. pour expulser, 
tes manifestantes avec une rare 
brutalité et A l’aide de gaa lacry¬ 
mogènes, de la salle de réunion 
du quatrième étage où elles se 
trouvaient. 

. Trois Journalistes couvrant 
l’événement ont dû être hospita¬ 
lisés et le président du NPL, 
M. Kim Young-sam, qui U y a 
un mois s'entretenait avec 
M. Carter, était arrêté. Relâché 
quelques heures plus tard, il 
devait dénoncer an cours d’une 
conférence de presse « uns action 
de la police qui tend à nier 
Vexistence de l'opposition » et est 
■ un outrage a Za condition 
ouvrière ». 

Le sort des ouvrières 

La brutalité des méthodes aux¬ 
quelles ont reco u rs les autorités 
coréennes contre des femmes 
qu’on peut difficilement qualifier 
d'« agents communistes » — ac¬ 
cusation qui, en Corée du Sud, 
légitima toute répression — 

conduit à s’interroger sur la 

S rtée du geste de clémence de 
Fark qui, le mois dernier, a 
ordonné la libération de quatre- 
vingt-six prisonniers (en majo¬ 
rité des étudiants). Survenant à 
la suite de la visite A Séoul du 
Président Carter qui évoqua 
alors la question des droits de 
-l’homme dans un pays qui, bien 
que se réclamant de la démo¬ 
cratie, en fait P®n de cas, 11 pou¬ 
vait laisser penser que les auto¬ 
rités s'orientaient vers un relatif 
adoucissement du régime. 

Non seulement U n’en est rien, 
mais encore l’apparent manque 
de contrôle de la police A l'égard 
de femmes qui n’étalent en rien 
des < éléments subversifs » est 
révélateur de la nervosité du pou¬ 
voir. Irrité par les pressions amé¬ 
ricaines. celui-ci doit surtout 
faire face A des difficultés éco¬ 
nomiques et sociales. 

la manifestation des ouvrières 
de 7. fi, Trading n’est pas en 
effet un cas Isolé de contestation, 
en milieu. ouvrier. Elle a surtout 
pris de l'ampleur pane qu'elle ae 
déroulait au siège du N-P-L. Elle 
a Irrité le pouvoir parce qu’elle 
étalait au grand jour, et notam¬ 
ment devant la presse américaine, 
des réalités que les autorités, sou¬ 


cieuses de leur image A l'étran¬ 
ger, ne souhaitent pas voir se 
répandre : d’une part la situa¬ 
tion des femmes, d’autres part les 
problèmes économiques. 

Depuis le début des années 70. 
avec la croissance accélérée, pra¬ 
tiquement la moitié des Coréen¬ 
nes se sont mises A travailler.'La 
plupart sont jeunes, une ving¬ 
taine d’années, venues des cam¬ 
pagnes et ayant souvent A charge 
un frère ou une sœur qui fait 
des études en ville. Leur salaire 
cal: la moitié de des hom¬ 
mes (officiellement en moyenne 
150 dollars par mois). Dans 1e 
textile, elles touchent dans des 
grandes entreprises 65 dollars. 
C’est suffisant pour vivre; dit-on 
A la direction, puisqu'elles sont 
logées. A Masan, zone de libre- 
échange au sud du pays, les dor¬ 
toirs que nous avons visités ont 
une superficie de 26 mètres car¬ 
rés pour dix personnes. Les 
ouvrières travaillent six jours par 
semaine. 

Toutefois leur condition est 
meilleure que celle des ouvrières 
travaillant pour un salaire moin¬ 
dre Jm riaa Délits ateliers, 
comme ceux qui se trouvent dans 
les immeubles au-dessus du mar¬ 
ché de Dong-Dae - Mun A Séoul, 
où parfois la pièce est coupée 
en deux dans sa hauteur pour 
multiplier le nombre des machi¬ 
nes A coudre. 

Certaines ouvrières, au cours 
des dernières années, ont tenté 
de se révolter contre le sort qui 
leur est réservé. Celles de Dang-n 
Teçtüe, Installé A Inchon, ont 
par exemple créé en 1972 le pre¬ 
mier syndicat regroupant des 
femmes. U fut rapidement Jugé 
trop actif, donc «.subversif b par 
la direction. En février 1978, 
lors de l'élection des responsables 
syndicales, des hommes de main 
de la direction firent irruption 
dans la salle et déversèrent sur 
les ouvrières des seaux d'excré¬ 
ments. Six mois plus tard, au 
coure d’une nouvelle réunion, qua¬ 
rante ouvrières étalent tout bon¬ 
nement arrêtées. 

Aujourd’hui cependant» c’est 
moins contre les conditions de 
travail que pour le maintien de 
relui-ci que se battait les ou¬ 
vrières, en par ticulier dan* le 
secteur textile. Depuis le début 
de l’année, la poursuite d’une 
inflation galopante (30 % par 
un), des faillites nombreuses dues 
A la politique de a stabilisation s 
déridée brutalement par le gou¬ 
vernement, ont en effet provoqué 
des tensions graves sur le marché 
du travail. 

PHILIPPE PONS. 


UN PRETRE CATHOLIQUE 
et deux laïcs ont été arrêtés 
par la police de Andong, £ 
deux cents kilomètres au sud 
de Séoul, pour propagation 
de fausses rumeurs et agita¬ 
tion anti-gouvern e mentale, a- 
t-on annoncé dans la capitale 
sud-coréenne — (UP J.) 


Vietnam 

Dans leurs conversations avec des parlementaires américains 

Les dirigeants de Hanoi ont exclu l’hypothèse 
d’âne neatralisaiien da Cambodge 
et jugé le prince 5ib(moak< inacceptable > 

De notre correspondant en Asie, du Sud-Est 


Bangkok. — eSBianouk nfest 
pas acceptable. Aucune solution 
de neutralisation (du Cambodge) 
à l’initiative des Nations unies 
n’est acceptante. Les Vietnamiens 
resteront au Cambodge tant qu’ils 
se sentiront menacés par la 
Chine », ont affirmé les dirigeants 
dé Hanoi A une délégation 
d e parlementaires américains 
conduite par le représentant Les¬ 
ter Wolf, président de La sous- 
commisskm nour les affaires 
d'Asie et du Pacifique. Une autre 
délégation parlementaire améri¬ 
caine avait visité Hanoi quelques 
Jours plus tôt. 

Au cours (Tune conférence de 
presse tenue diman^h» 12 août A 
Bangkok, A l’Issue de sa visite de 
deux jours à Hanoi, M. Wolf a 
précisé que, selon les Vietnamiens, 
< Sihanouk ne représente plus le 
peuple cambodgien». En dépit de 
l’intransigeance vietnamienne, le 
député américain Juge «positif » 
le. fait que s chaque responsable 
vietnamien rencontré nous a 
affirmé que le Vietnam finirait 
par retirer ses troupes du, Cam¬ 
bodge et a démenti avec Insis¬ 
tance le projet d'une e fédération 
indochinoise» dominée par 
Hanoi ». 

Tirais problèmes essentiels, qui 
continuent & faire obstacle à l'éta¬ 
blissement de relations diploma¬ 
tiques entre Hanoi et Wash¬ 
ington, ont été au centre des 
entretiens : l’occupation du Cam¬ 
bodge par l'armée vietnamienne, 
la tragédie des réfugiés et tes 
Incertitudes consécutives A la 
dernière conférence de Genève 
et la coopération du Vietnam pour 
la recherche des soldats améri¬ 
cains disparus pendant La 
deuxième guerre d’Indochine. 
C'est sur ce dernier point que 
les progrès les plus notablrë ont 
été enregistrés. - 

M. Wolf a tenu A préciser que 
la nécessité d'apporter des solu¬ 
tions satisfaisantes A ces trois 
questions n’a pas été présentée 
aux dirigeants vietnamiens 
comme une condition préalable 
A l'établissement des relations 
diplomatiques. Selon lui, il s’agit 
« d'obstacles qui devraient faire 
l’objet de négociations bilaté¬ 
rales». «Cria ne veut pas dire, 
a-t-11 ajouté, qvtune normalisa¬ 
tion diplomatique soit immi¬ 
nente.» Pour M. Wolf, les ac¬ 
tions des Vietnamiens devront, 
d’abord, confirmer tepm enga¬ 
gements. D’antres membres de la 


délégation ont 
normalisation m’en traînerait d’all- 
leurs pas nécessairement la levée 
du blocus économique ou l’oc¬ 
troi d’une aide américaine au 
Vietnam. 

En opposition avec ses collè¬ 
gues, .le député démocrate de 
New-York, James Scheuer, s’est 
prononcé pour une «normalisa¬ 
tion ■ immédiate ». Elle aurait 
notamment l’avantage, selon lui, 
de contrebalancer ITnfinence 
soviétique an Vietnam et de per¬ 
mettre aux Etats-Unis de Jouer 
un rôle modérateur riana jg 
conflit sino-vietnamien. 

Enfin, la délégation a obtenu 
la promesse de Hanoï que ses 
troupes respecteraient la souve¬ 
raineté et l’intégrité territoriale 
de la Thaïlande. «Les Vietna¬ 
miens, a conclu M. Wolf, sont 
prêts & signer un traité de paix 
et dfamttté avec le gouvernement 
de Bangkok, z — R.-P. F. 


Allô Übé bobo— 


NATHALIE. Léon aimerait Man 
avoir do ta nouveUea. Ja mo 
ania lavé. 

EdtUoni CANPEAU 


Ancien chef 

du gouvernement de Saigon 

M. PHÀN HUY QUAT 
EST MORT EN PRISON 

Ancien présidait du «maait, 
ancien ministre, le Dr Fhan Huy 
Quat est mort te-27 avril Anna la 
prison de Chi-Boa, A Hb CM 
Minh -Ville (anciennement 
Saigon), où 11 était détenu-depuis 
la fin de la guerre, en 1975. Agé 
de soixante-dix ans, 11 fut l’un 
des politiciens civils les plus 
.marquants pendant tes deux 
guerres d’Indochine. 

[« Nordiste », nfr Ran» la province 
da H atlnh , U. phan Huy Quat était 
l’un des principaux chefs do parti 
Ultra-nationaliste da Dal-Tlet. Deux 
tels ministre de la défense nationale 
eoos l'empereur Bao-DaX (1940-1990 et 
'1953), u s'était ensuite opposé au 
régime raem, qui ravalt fait mettre 
e° prison. M. Quat savait être aussi 
intransigeant dans son anticommu¬ 
nisme que dan» ses principes. Après 
la chuta du régime D inm, en 1963, 11 
îut le premier politicien civil A ap¬ 
porter son soutien aux putschiste^ 
oe qui lut ■valut d'être mi¬ 

nistre des affaires étrangères du 
gouvernement du général en 

février 2964. Su juin, fl déclarait as 
National Press Club de Washing¬ 
ton «.Feus lierons ta dernière 
‘bataille de l’Asie. u Vietnam 
est. définlttaement. la dernière bar¬ 
rière de VAsie. » A .cette époque, 11 
n'Bxoïualt pas l’usage de la bombe 
atomique au Vietnam, n mettait la 
« monde libre * en garde contre 
«fota pessimisme exagéré». Su 1965, 
*■ Quat. Zut " nmm 4 chef du gou¬ 
vernement per le Conseil des forces 
jrméfifl ; fl avait comme vlce-prési- 
aent un certain général Nguyen Van 
.TCueu, qui devait vite prendre sa 
Place. Ni l*un ni l'autre ne furent 
capable» d'endiguer « la marée rouge 
dans cotte partie du monde » que la 
docteur Quat assurait avoir évoquée 
avec le présidant Johnson.] 




■ - - -?■ -AV 


Y-:- *»• 


H 




I* 1 




v*f J 




« « 


lU ("' is gfqf 

Lo • fit c de 


sA 






* i 


rs 


******* 


m*. m 










■ if «A • 


itgfUi 

* «mm Cossîga obtient |, 

«B abitutiaK MtialUtK et fép^? 


Dr fi.;»'j» 


, «tsu i: zrss™ ? " 

r* »•* ***** « •* «•tei;Ï!:*’- 5 - : - » 

** «Me. jLiê v 5;. P 1 —- *- St-r. 

4 ™ ■•*-.. .-i a k... 


S 




■ f - 

a : 


■^wrVVfts; 

■•v 

^ L'^rv m 

- ■■ 4i 5* k 

- 1. '-£ ^ 

■ > ■ —■ r—... "^i l 
-■ 0". .' y *^&: 

- .■:•■- •< 

- r-.. *■*■ 

0 • " V*’ 1 ' 1 



ï. J r 
1 -" T' r 


T‘ 


? iV - 


ik i«l 

- ' ^_ -■ — - - >-* n, 

inrir V..*'***** ***** M«r«(urr . 

2 *^?*** **< Mâfii* - r •-• 

***■ **+*». l A M t -- 4 t “‘ -- 

_«*H «* * H r „ _7 7. 1 " T *! 

’* ■* i.vrr.p 

AM 'uju* mi « 

if ** -3*6d*wfc. *c*P-: 

fc»^w ^ Ü *~V , 

E»W . «»*• y, M,i- 

*. -r wr^i '- tJ ;■* 

"M *■* «■.•%**+*+ #!V • . ir. ;r-; 

BjaW « .w^.***»J. y J.! J r 

iWW ^ . iJü | t J" ■ 

r?**#- » ~ * ' . 

►> yn wW M i «* * . . V 

> -;»>?'««** ,?»• V*» la À >. 

'■■il **■■'*••*■ - ?*•■*.*■ r *t' ^ 

'MM**?* » **■ "!«.*• « r - 

■'*'-«'* » > 

«•■***«■ » C^e.:^: 

v***-q ;.- 
P* t -’*» « Va» r 7|’, 

'^1 

- •*; *■ «■- . te»*-** 

• 

- u ici. 

«o* iw rtppeObw 

*■ ■’ s 

- s iSfcr .- *»Wfc ». «•'■ a « 4 a! «A;' - . 

: j .i •*«** 黣* ‘ J»:,-. U-.: 

A* T*-*’-*-' '.»» \&ut J,; . *:.; 

: -r &•*'*" am r.-. ■ 

. fr*« wJejt: •Sn ,, »f ** 

» *,*>»j= J m «aL. - ;. M4^ ■-■*“.•-« 


yittftflw 

fc*to 4«n n aii rulniii me An ptriemedairn aménr 

« <ll|«Hl il Bum ont exclu lliypofe 
B'CM MCtfVÜMitioa da Cambodge 

I feapc la prüt» Sihttssak ■ inaccepté 

■- 


■“* ■/« 
■ b^ 

. 

- .7 £;s 

' rOT.,: . 

“-■-- i ~r> 

"^*s| 

■f 

: - 

■. ■ J- V. ’^S . 
■ : - 

A-,. " -■ > 

■■•■■■- .-O 


;r^r> 


^ a ,2.- 


V CW » 


■ r . . A a* ' 



- V ^ 
» ^T-l! 


^ 4 tf.ijtt. î"ï v «- r f 

<+--*- "* ** -!■■• ■■"" ' ^ ’ 

' VI Ittr- -f - k J * 

o^- - j ' • ’ ' 

jr^' 




r ' m’î’ ?i S-* 


■ giMn»*' r> ? 

5‘ #*» — * ' " . 

^/*ij#*.** • - 

fc. '**♦*•* *•’ '* 

« - 

** ïi^es * r ‘ > * ^ 

*4i# ^ 

«L •staf #■ -*V* * '•’* 

a *« '■■ 

: : i— * .' 

» A *** • fcj * r 

T^* ■*'* 




AFRIQUE 


Tunisie 


Le verdict du procès des accusés dans l'affaire 
du journal <Ech Cbaab> sera rendu le 21 août 

: De notre çorrespondont 


Tunis. — Une audience de deux 
heures, émaillée d'incidents, sans 
interrogatoire des accusés et sans 
plaidoiries, aura -suffi, samedi 
11 août au tribunal correctionnel de 

Tunis pour - examiner l'affaire du 
Journal clandestin Ech Chaab (le 
Peuple).. 

Cinquante membres du groupe 
marxiste-léniniste «Ses Shoola- 
(l’EUnoeile), des professeurs, étu¬ 
diants, employés et ouvriers pour ta 
plupart, sont poursuivis dans cette 
affaire' pour avoir confectionné et 
dlfiuaé l'an dernier ebc numéros de 
ce journal, qui se voulait le conti- 
nualeur de l’organe de l’Union géné¬ 
rale des travailleurs tunisiens 
(U.S.TX), publié par l'ancienne di¬ 
rection syndicale avant les émeutes 
du 26 janvier 1978. Vingt et un 
inculpés sont détenus depuis dix 
mois, vingt autres sont en liberté 
provisoire et. neuf en fuite, lieront 
à répondre entre autres de consti¬ 
tution d'une association illégale, de 
publication et de diffusion d’un bul¬ 
letin Illégal, da propagation de 
fausses nouvelles et de diffamation 
du régime. 

Lorsque TaffaTre avait été appelée 
une première fois le 18 juillet, pour 
être aussitôt renvoyée, les accusés 
et leurs familles s’étalent livrés- è 
une véritable manifestation dans le 
prétblre, en scandant pendant plus 
d’un ^ quart d’heure . des slogans 
contre la répression. Aussi, samedi, 
pour éviter le renouvellement de 
semblablee incidents, la salle d’au¬ 
dience était-elle occupée avant 
môme l’ouverture des portes, par une 
trentaine de pars ormes, visiblement 
étrangères aux accusés, et ' son 
entrée Interdite aux familles. Celles- 
ci, massées dans le hall du palais 
de justice, devaient encore mani¬ 
fester bruyamment leur mécontente¬ 
ment durant deux heures, avant 


d'être chassées sans ménagement du 
bâtiment par la police et poursuivies 
jusque dans la rue, où plusieurs 
interpellations auraient eu lieu. 

Introduit quatre par quatre dans 
le prétoire, loua les accusés refu¬ 
sèrent de répondre à l'interrogatoire 
du président, hors de la’présence 
des autres détenus. Par. leur silence. 
Ils entendaient également protester 
contre l’absence de leurs familles 
et les mauvais traitements qu’ils 
auraient subis dans les cellules du 
palais de justice alors qu’ils atten¬ 
daient de comparaître. Bien qu’inter¬ 
rompus par Ib président, plusieurs 
d'entre- eux évoquèrent les tortures 
qui leur auraient été Infligées au 
moment de leur arrestation dans les 
locaux de la police où, selon eux, 
un de leurs camarades, Hamadl Zal- 
louz. serait mort (1). 

Empêchés de pénétrer dans la 
salle puis expulsés du palais en 
même temps que' les proches des 
détenus, les accusés en liberté pro¬ 
visoire étaient tous absents et seront 
jugés par défaut, à l'exception d’un 
seul actuellement sous les drapeaux 
et & qui ('uniforme a sans doute 
servi de laissea-passer pour arriver 
jusqu’au prétoire. Après que le pro¬ 
cureur eut demandé l'application de 
la loi, les quelque vingt avocats 
constitués refusèrent de plaider, 
arguant des conditions dans les¬ 
quel,es se déroulait le procès. 

MICHEL DEURÉ. 


(11 Oe décès n'a été nonflrmé par 
aucune- autre source. 


• Dans va communiqué diffusé 
samedi 11 août, la ligne tuni¬ 
sienne poux la défense des 
droits de l’homme a « réaf¬ 
firmé sa volonté d’agir en 
vue tEobtenir dans un avenir 
qu’elle espère proche, la Ubéraiion 
de tous tes détenus politique* et 
syndicalistes » (une centaine de 
personnes). La ligue se déclare 
satisfaite de la grâce présiden¬ 
tielle accordée le 3 août (le Monde 
du 4 août) à huit détenus poli¬ 
tiques en faveur desquels elle 
avait effectué diverses 


Guinée-Equaforiale 

Les militaires voudraient juger landen dictateur 
pour «crime contre l'humanité» 


Toujours en fuite, l'ancien dic¬ 
tateur de Guinée - Equatoriale, 
M. Maclas Nguéma. est sur le 
point d'être capturé par les forces 
du nouveau régime, afin d’être 
jugé pour * crime contre l’huma¬ 
nité », a-t-on annoncé officielle¬ 
ment dimanche 13 août, à Bats, 
principale ville de la partie conti¬ 
nentale du pays. 

Selon le lieutenant Florence 
Maye Ela, chef de la sécurité 
militaire de Bata, M. Maclas 
.Nguéma a échappé de peu à la 
mort samedi soir et a réussi à 
prendre la fuite au nord de son 
village natal de Menggmo, situé 
& la frontière gabonaise, a Nos 
forces ont crible sa voiture de 
balles et ont arrêté son chauf¬ 
feur. mais Macias Nguéma a 
réussi à prendre la fuite, seul, 
dans la rorêt à N’Noan-Queng. 
entre Mongomo et Ebebeytn #, a 
notamment déclaré le lieutenant 
Maye Ela à l’envoyé spécial de 
l’A-F-P., arrivé dimanche dans ce 
qui fut jadis la capitale économi¬ 
que du pays. - 

« Macias ne perd rien pour 
attendre. Il est entouré par nos 
troupes et n'a aucun moyen de 
s'échapper # ajoute le lieutenant 
avant de préciser que le nouveau 
gouvernement souhaitait capturer 
l'ancien dictateur vivant afin de 
« pouvoir le juger, avec ses 
complices, pour crime contre 
Vhumanitè ». 

Le lieutenant Maye a indiqué 
que de durs combats avaient eu 
lieu samedi entre les forces de 
l’ancien président et les insurgés, 
à environ 60 kilomètres de Bata. 
non loin de la petite ville d’Efiang. 
« Nota avons perdu quatre ou 
cinq hommes, tué une bonne 
vingtaine de partisans du tyran 
et fait plus de cent prisonniers », 
a-t-il précisé. 

Uh ressortissant roumain, 
M. Ion Dragomir. qui travaillait 
A la construction d'une route, 
prés de Mongomo. a confirmé, 
pour sa part, que plus de trois 
cents personnes ont été tuées au 
cours d'affrontements entre par¬ 
tisans et adversaires de Maclas 
Nguéma. la semaine dernière 
(le Monde daté 13-13 août). 

< Les forces du nouveau régime 
ont mis pratiquement huit jours 


pour venir à bout des deux cents 
partisans de Macias ». a-t-il 
notamment déclaré en arrivant 
dimanche matin à Bata. par la 
route, après avoir été bloqué à 
Mongomo depuis le coup d’Etat- 
Bata. occupée par l'armée, a été 
vidée de ses habitants et ressem¬ 
ble. selon l'expression d’un des 
nouveaux responsables, à « un 
Pfinom-Penh africain». Plus de 
90 ^ des maisons ont leurs volets 
clos, les rues sont vides, aucune 
voiture ne circule à l’exception 
de quelques Jeeps soviétiques 
conduites par des militaires. 


• A Madrid, une centaine 
d’exilés équato-guinéens. se récla¬ 
mant du « Frelifer » (Front 
de libération de Fernando Poo. 
la zone insulaire de leur pays), 
ont demandé dimanche l’élabora¬ 
tion d’une nouvelle constitution 
et l’organisation d'élections libres 
par les nouvelles autorités de 
Malabo. Dans une liste de reven¬ 
dications remise à la presse, les 
exilés demandent en outre aux 
dirigeants de leur pays d’accorder 
une amnistie générale à tous les 
exilés politiques et d'abolir immé¬ 
diatement la Constitution équato- 
gulnéenne de 1973 ainsi que les 
engagements Internationaux 
contractés par l’ancien président 
Maclas. — (ASJP.) 


AMÉRIQUES 


La crise duL Sahara occidental 

■ - V ’v _- - • 

La « fête de l'allégeance » 

_ Ffcoufimii 

/ y o 'Saout* y A 

'y / sEL.HAMRA r 

BaCÜ 

✓À 



zemmour 


Zouèrate 


Akjouj ° o CNf ^ ettî 

MAURITAN I E 


Boutilimit 


A O UKSR 

du' tagant 



a la soif* Ces 
accords de Madrid 
de novembre 1975, 
le Maroc et la 
Mauritanie se sont 
partagé le Sahara 
occidental. Rabat 
s’est réservé Sagnia 
d Bamra, ne lais¬ 
sant à Nouakchott 
qu'une partie de 
l’ex - Rio - de - Oro, 
rebaptisé Tins el 
G barbU. 


(Suite de Ta première page.) 

Juchées sur une camionnette ex¬ 
pirante, des pers onnali tés locales 
lisent des discours que le chef de 
la délégation marocaine, M. Basri, 
ministre de l'Intérieur, ne peut 
qu'approuver avant de prendre la 
parole k son tour. «La presse 
internationale et nationale, dit-il, 
a rapporté les manifestations 
d'attachement au glorieux trône 
alaouite que vous avec organisées 
aussitôt après que Sa Majesté, 
ayant pris connaissance de la 
décision du gouvernement mauri¬ 
tanien d’abandonner la région, 
eût déclaré qu’elle ne laisserait 
pas s'installer les ennemis de 
Tlslam et de l’arabité sur cette 
terre dont les habitants ont, de 
tout temps, défendu la maroca- 
ntiè. » 

c Cette délégation est venue, 
poursuit le ministre, s'enquérir 
de dos besoins urgents afin que 
l’armée royale, et l'administration 
marocaine œuvrent sans relâche 
en vue d’élever cette région au 
niveau de progrès et de prospé¬ 
rité atteint par les provinces du 
nord du royaume. Nous trans¬ 
mettrons en votre nom à Sa 
Majesté le roi le vœu de l'un des 
représentants de la population. 
M. Mohamed Fadal SamlaU, gui 
a demandé qu'une délégation vous 
représentant se rende & Rabat 
pour y renouveler f le serment 
d’allégeance que vos ancêtres 

avaient prêté à la dynastie 
aüaouite et qui, depuis, n'a jamais 
été rompu. » 

Devant leur casernement, les 
soldats de Nouakchott, hébétée, 
n'ont ■ que le temps de ' glisser, 
avant que leurs officiers ne les 
fassent taire, qu'ils n’ont encore 
reçu aucun ordre d'évacuation. 
Des jeunes gens de la vüle his¬ 
sent le drapeau chérifien sur le 


bâtiment dont a été, courtoise¬ 
ment évincé jeudi le préfet 
mauritanien, à Tissus des mani¬ 
festations. 

Sans aucun déploiement de 
forces, le Maroc vient, à peu de 
frais, de s'assurer d’une « légiti¬ 
mation populaire» pour devenir 
protecteur et suzerain, de ce 
protecteur et suzerain de ce 
Tlrls -EL-Ghaxbia que le gouver¬ 
nement de Nouakchott n’aura 
pas eu le temps — s’il en avait 
encore l'ambition après les mises 
en garde adressées vendredi à 
Rabat à son premier ministre — 
de remettre au Polisarlo. La Mau¬ 
ritanie, hier alliée hésitante et 
encombrante, est écartée du- jeu. 

. Le Polisarlo poursuit ses raids, 
mais l’inconvénient pour le Ma¬ 
roc n’en sera ni plus ni moins 
grand que par le paesâ Bref, la 
hnii*» est désormais aons le camp 
de l'Algérie, seul Interlocuteur 
souhaité de Rabat, où l’on com¬ 
mence à préférer parler des 
« mercenaires de la Libye * plutôt 
que des « mercenaires df Alger » 
pour désigner les guérilleros. 

Reste à savoir maintenant si 
les formes juridiques et politiques 
données à T « allégeance » laisse¬ 
ront la porte ouverte & une négn- 
dation encore lointain© ou s'il 
s'agita d’une annexion pure et 
simple. La presse marocaine a 


déjà fait son choix en développant 
tous tes arguments pouvant légi¬ 
timer 1e « rattachement à la mère 
patrie ». Toutefois. les officiels se 
sont, à ce jour, gardés de recourir 
à des formulations impliquant 
une intégration du Tirls-El-Ghar- 
bia au territoire du royaume. 
% Pourquoi, nous dit k oe propos 
un ministre qui s’occupe très at¬ 
tentivement de ce dossier, la 
Cour internationale de La Haye 
ne serait-elle pas appelée à for¬ 
muler son avis sur tes suites juri¬ 
diques à donner au retrait mau¬ 
ritanien, puisque c’est sur la base 
du jugement qu’elle avait rendu 
qu'avait été signé l’accord de 
Madrid ? » E ajoute toutefois : 
s On ne peut rien savoir avant 
que Sa Majesté se soit entrete¬ 
nue avec les représentants des 
papulations ». 

BERNARD GUETTA. 


WASHINGTON S'INQUIÈTE 
DE INTENTIONS DE CUBA 
EN AMÉRIQUE CENTRALE 

fSuite de la première page J 

Le gouvernement américain est 
d'ailleurs divisé sur le point de 
savoir si les fournitures d’armes 
à ces deux pays, interrompues II y a 
deux ans, doivent ou non être 
reprises devant les perspectives de 
guérilla qui menacent ces régimes. 

En fait, le rôle de Cuba dans la 
région reste la principale préoccu¬ 
pation ici. Or. au moment où la vic¬ 
toire des Sandfnistes semble offrir 
un nouveau champ aux entreprises 
castristes, plusieurs signes inquié¬ 
tants ont été relevés. L’Union sovié¬ 
tique. d’après les experts, aurait ren¬ 
forcé récemment la défense aérienne 
de Cuba, conformément à son habi¬ 
tude déjà ancienne de prendra en 
charge les principales tâches del 
sécurité dans nie pour soulager] 
l’armée cubaine occupée sur d’autres [ 
terrains. En second lieu. Moscou 
aurait livré à M. Fidel Castro dé nou¬ 
velles armes de caractère offensif,! 
lui permettant de se livrer à des 
opérations plus ambitieuses dans un 
rayon d'action correspondant en gros | 
à l'Amérique centrale. 

Or ces informations ont coïncidé 
avec certains signes venue d’Afrique. 
M. Menguistu a laissé entendre dans 
un discours que les troupes cubaines 
pourraient ne pas s'éterniser en 
Ethiopie. En Angola, M. Nelo a 
confirmé, par de nouvelles propo¬ 
sitions sur la Namibie, une attitude 
plus conciliante & l'égard de l’OuesL 
De là à penser que les Cubains 
auraient à se préparer à un « redé¬ 
ploiement * d’est en ouest, et cher- ] 
citeraient en Amérique centrale un 
nouveau champ d'action. Il n’y a 
qu’un pas que certains responsables 
américains semblent avoir franchi. On ' 
assure que c'est à une (elle hypo¬ 
thèse que songeait M. BrzezinskJ, 
conseiller de M. Carter, lorsqu'il a 
invité le Kremlin, dans un récent dis¬ 
cours, à « tenir compte des préoc¬ 
cupations américaines de la même 
manière que nous ménageons les 
susceptibilités soviétiques •. 

La Maison Blanche doit d’ailleurs 
tenir compte des pressions de 
M. Kissinger, qui reproche souvent 
au gouvernement actuel de n’avoir 
pas su limiter, par des pressions 
exercées directement sur Cuba, l’ex- j 
pension du castrisme en Afrique. 
Sans doute ne voit-on pas encore 
très clairement quelles - sanctions - 
pourraient être décidées contre La 
Havane, voire contra Moscou, mais 
un durcissement n'est pas à exclure. 

MICHEL TATU. 


Pour en finir avec 
Dieu et son testament 
“Dialogue avec Dieu” 
Avery Corman Rcmo* 


A TRAVERS LE MONDE 


Ohxmà 

• QUATRE OFFICIERS DE 
HAUT RANG GHANEENS ont 
été condamnés, vendredi 
10 août, A des peines allant 
de dix ans d’emprisonnement 
. à la réclusion à perpétuité 
pour a crimes contre l’Etat», 
par les tribunaux révolution¬ 
naires siégeant à huis clos. 
Depuis le coup d'Etat dn 4 juin, 
dix-sept responsables de l'an¬ 
cien régime ont été condamnés 
et huit officiers — dont trois 
anciens chefs de l’Etat — exé¬ 
cutés. — (ReuterJ 


Üniort soviétique 

M. YOURI LJTVINOV, œem- ! 
bre du groupe ukrainien de 1 
surveillance de l'application 
des accords d’Helsinki, a été | 
arrêté le 6 août, a-t-on appris, 
le dimanche 12 août à Moscou, 
de source dissidente. Agé de 
quarante-cinq ans, il a déjà 
passé treize ans dans des 
camps ‘k la suite de deux 
condamnations pour « aettei- 
iés antisooiétiques ». D’autre 

g irt, deux ouvriers, MM. Yourl 
rim et Vïatcheslav Repnikov, 
ont été interpellés samedi, à 
Moscou, par la police. 


• LE MONDE — 14 août 1979 — Page 5 


Jean 

VAUTRIN 

Bloody 

Mary 


"Les imbéciles ne lisent pas Vautrin.” 

Michel Audiard, Le Figaro 

‘Bloody Mary? Saignant ! Cinglant ! 
Flippant!” 

Michel Caffier, Est Républicain 

“Jamais l’irrespect, le ricanement, Fesprit 
anar n’ont été à pareille fête.” 

Jean Clémenlin, Le Canard Enchaîné 

“Une balade dans un Sarcelles de fou, au 


printemps. 


Dug, Libération 


Un ton à la Queneau et une rage à la 
Céline Jean Vautrin brasse avec délice et 
mélancolie le paroxysme et le dérisoire.” 

Michel Fur on 9 
La Nouvelle République 

Vautrin, c’est l’auteur de Billy-ze-Kick. 

Une sacrée référence!” 

Charles Loszycer, U Humanité 

Jean Vautrin (...) avec son langage 
inventif, ses personnages fantasques, sa 
banlieue de prédilection et l’univers de notre 
vie quotidienne, entre la violence et la 
tendresse...” 

Gilles Pudlowski, 
■ Les Nouvelles Littéraires 


W 




M 


c:*". 


• ■ >s 

••v>Wg 


i&jïfp 


PH.AUSSAL 


Mazarine 
















Page 6 ■— LE MONDE — 14 août 1979 • • • 





APRÈS LA DESTRUCTION DE 13 000 HECTARES DE VÉGÉTATION 

Les incendies du Var paraissent maîtrisés 


Trois mille sapeurs-pompiers et hom¬ 
mes. de troupe ont été acheminés an 
cours du week-end, de Lyon, Metz, Bor¬ 
deaux et Paris pour relever les quelque 
2 000 sauveteurs épuisés qui luttaient 
depuis jeudi 9 août contre les gigantes¬ 
ques feux de Forât du Var. Ceux-ci ont 
détruit 13 000 hectares de végétation en 
moins de quatre jours, mais ou estimait, 
lundi 13 août en début de matinée, les 
avoir maîtrisés. Toutefois, si on enregis¬ 
trait une accalmie des vents, La séche¬ 
resse exceptionnelle de la végétation 
continuait d’inquiéter les responsables 
des opérations. 


Samedi, le président de la République, 
qui réside au fort de Brégançon, a sur¬ 
volé en hélicoptère pendant plus d’une 
heure les zones de feu avant de se ren¬ 
dre au P.C. de la Garde - Freinet, qui 
subissait le sinistre le plus important, fl 
a rendu hommage à une poignée de sau¬ 
veteurs fourbus. Insistant sur la nécessité 
de développer la prévention, fl a souhaité 
un aménagement du massif forestier. 
« Ce problème doit être étudié par le 
gouvernement à la lumière des ensei¬ 
gnements tirés des sinistres de cet été », 
a-t-il conclu avant de regagner Brëgaa- 


çon. ML Christian Bonnet s’est pour sa 
part rendu dimanche au P.C. de la pro¬ 
tection civile, à LevaUois-Peiret (Hauts- 
de-Seine). 

Les autres départements du Midi, nous 
signale notre correspondant & Marseille, 
ont connu aussi d’importantes dévasta¬ 
tions t l’Hérault (4.000 hectares en trois 
jours), le Gard (1000 hectares en trois 
jours), les Bonches-du-Rhône (600 hec¬ 
tares diman che), le Van cluse (300 hecta¬ 
res dimanche). En revanche, la situation 
en Corse était redevenue à peu près 
normale dès samedi. 


La psychose du pyromane 


La Garde - Freinet. — Vers 
13 heures, la rumeur vague de 
la matinée était devenue certi¬ 
tude : l'incendiaire vaquait tou¬ 
jours, dimanche 12 août, à ses 
occupations funestes dans le 
« périmètre d’intervention ». Il 
aillait librement sur les quelques 
centaines d’hectares les plus sur¬ 
veillée de France, au milieu de 
deux mille pompiers, militaires et 
gendarmes. Invisible, mais bien 
présent dans la tourmente qu'il 
avait provoquée, pour sa joie 
seule, dans le massif des Maures, 
infatigable amateur de flammes. 

La veille, 11 avait dû éprouver 
du plaisir & voir les sauveteurs 
et leurs engins battre en tous 
sens « son » champ de bataille ; 
11 avait dû se sentir honoré de 
la visite du président de la Répu¬ 
blique. Pouvait-tl espérer pareil 
succès ? Et voilà qu’après une 
journée de repos passée comme 
au spectacle, « son » feu brûlant 
«ans son aide, le pyromane repre¬ 
nait ses alhxnettes. 

Trois foyers avalent d’abord été 
«Jiirmès près des Mayons, village 
qui avait été directement menacé 
«wwH ; puis un groupe de pom¬ 
piers avait eu la surprise d’être 
appelé à intervenir une zone 
épargnée, longuement explorée 
une demi-heure plus tôt : « Il a 
dû nous regarder travailler », 
raconte l'un des sauveteurs. Les 
gendarmes cherchaient déjà la 
piste d'une Mezcédès blanche 
imm atriculée à Paris et signalée 
à plusieurs reprises sur les lieux 
des « pointes d’incendie ». Enf i n, 
fl y avait eu oe. coup de téléphone 
anonyme à la mairie de La 
Garde-Freinet et au. F.C. des 
pompiers du Var. à Draguignan : 
une voix, à chaque fois, promet¬ 
tait des flammes en un point du 
Trtftssif et tenait parole. 

Comment faisait-il pour passer 
à travers les wia.mgR d'un filet 


De notre envoyé spécial 


du-Rhône et du Var ont déjà 
appris, parfois très officielle¬ 
ment, qu’une bonne partie des 
principaux Incendies de juillet et 
du début du mois d’août avaient 
eu des causes criminelles. Q en a 
toujours été ainsi dans le passé, 
mais les accusations ne reposaient 
le plus souvent que sur des 
croyances, des rumeurs plus ou 
moins bienveillantes. Les statis¬ 
tiques manquaient, les enquêtes 
n’aboutissaient p-as; certains 
feux étaient simplement déclarés 
suspecte. 

On hMi fo-t t à jeter le discrédit 
sur un corps vénérable quand on 
arrêtait un pompier pyromane. 
On taisait, par respect pour les 
familles, les cas d’enfants incen¬ 
diaires. On faisait le silence sur 
les petits Hérons de campagne 
pour Insister sur les méfaits des 
bergers et des agriculteurs impru¬ 
dents, puis plus récemment des 
touristes inconscients. 

Des armes connues 

Bien sûr la négligence est tou¬ 
jours mise en cause, mais on 
n'hésite plus, depuis ces dernières 
semaines, de Marseille à Nice, à 
mettre en avant « une crimina¬ 
lisation du feu ». L'époque du 
« mutisme sur les incendies », se¬ 
lon l’expression d’un pompier, 
pourrait avoir pris fin. 

c ZI existe un pyromane, un 
fou, c’est certain. Il faut l’inter¬ 
cepter », explique le 10 juillet 
M. Raymond Jaffrezou, préfet de 
police de Marseille^ après la « re¬ 
prise d’incendies » dans une zone 
du massif de la Bdcadère (Bou¬ 
ches-du-Rhône) qu’il venait 
d’inspecter lui-même, le lende¬ 
main, le quotidien marseillais 


Pans le Var 

Les terrains incendiés 
resteront non constructibles 


« Nous avons toujours refusé 
de considérer qu'une forêt 
brûlée n'était plus une forêt. » 
Les services de l’équipement 
du Var sont formels : « Comme 
pour les terres agricoles, nous 
considérons la vocation des 
sols ; nous ne cherchons pas à 
savoir si éOes sont cultivées, 
ou si ta forêt est en bon état ». 

Dans les plans d’occupation 
des sols, préparés conjointe¬ 
ment par les services de l’Etat 
et les commîmes, on ne devrait 
donc pas voir apparaître de 
nouvelles zones constructibles 
à la place des forêts et des 
maquis qui viennent de brûler 
en Provonce. 

Le préfet du Var, pour mar¬ 
quer la fermeté des pouvoirs 
publics vis-à-vis des construc¬ 
teurs trop gourmands, avait 
même envisagé récemment de 
classer systématiquement en 
« forêt de protection » les zones 
sinistrées. Ce régime juridique 
se rapproche du classement et 
fait Intervenir le Conseil 
d’Etat pour toute modification 
du site. Ce projet avait été 
évoqué après l’Incendie de la 
forêt de Chanas, sur le cap 
Slciê. à La Seyra. Cette forêt 
propriété de l’Etat et de la 


commune était déjà placée 
sous le régime forestier et 
cette protection nouvelle n’au¬ 
rait rien apporté de plus. 

Dans la négociation pour 
les plans d’urbanisme, les 
maires ne demandent Jamais, 
assurent les responsables de 
l’équipement, le déclassement 
de ce qui a brûlé: En revan¬ 
che, beaucoup estiment que 
k ça ns brûlerait pas si an 
laissait construire ». Ainsi, à 
Bonnes - les - Mimosas (Var), 
la municipalité souhaitait 
qu’on puisse construire sur 
5 000 mètres carrés de terrain. 
C’est notamment perce qu’un 
conflit persistait entre l’admi¬ 
nistration et la commune sur 
ce point, que le plan d’occu¬ 
pation des osls de oette com¬ 
mune a été publié d’autorité 
(avec des zones boisées in¬ 
constructibles) par le minis¬ 
tre de l’environnement ( 2e 

Monde du 18 Juillet). 

L’administration estime en 
effet que, outre l’atteinte au 
site, les mâiarma disséminées 
dans le mnq uia sont parfois 
à l'origine des sinistres et 
obligent, en plus, les pom¬ 
piers à secourir des personnes 
Isolées. — M. Ch. 


aussi serré ? Pour aller de Gri- 
maud à la plaine du Luc, il 
devait nécessairement longer le 
« P.C. du feu » installé sur un 
parking de La Garde-Freinet, 

emprunter cette route embouteil¬ 
lée mais sur laquelle la pré¬ 
sence des touristes était inter¬ 
dite depuis vingt-quatre heures 
— obtempérer aux consignes des 
gendarmes placés aux carrefour— 

Vers midi, donc, la cause du 
feu était entendue. On se mit 
alors à chercher le on les incen¬ 
diaires des Maures : dimanche, 
vers 18 heures, six personnes 
étalent interpellées en divers 
endroits du massif, six suspects 
qni devaient être entendus durant 
la nuit de dimanche à lundi et 
quatre d’entre eux l’étaient encore 
Je lendemain en fin de matinée. 

Four Inquiétante qu’elle soit, si 
l’on songe aux conséquences de 
cette malveillance, cette histoire 
ne surprendra pas les Proven¬ 
çaux : les habitants des Bouches- 


Le Soir titre sur toute la largeur 
de sa première page : s II y a un 
criminel ». Deux jours plus tard, 
les ma tseuibIh apprennent que 
deux garçons âgés de quinze et 
seize ans avalent allume un feu 
< pour voir les Canadatrs ». Et le 
dimanche suivant, le maire d’Al- 
lauch, village situé au nord, de 
Marseille, dépose sept plaintes 
contre X: sept foyers s'étalent 
déclarés à l’heure du dîner tout 
autour du bourg. 

Dès tors, les langues se délient, 
les pompiers rendent public le 
contenu de leur dossier, les en¬ 
quêteurs s'activent Six personnes 
ont déjà été arrêtées en juillet. 
Un couple âgé de vingt ans a 
reconnu avoir incendié, le 13 Juil¬ 
let, les pinèdes du plan de Cuques 
et ce dimanche 12 août, les res¬ 
ponsables militaires du camp de 
Canjuers (Var) ont annoncé 
avoir appréhendé l'auteur pré¬ 
sumé de deux nouveaux foyers. 


L'incendie de Saint-Julien-lès- 
Martigues (Bouches - du - Rhône) 
aurait été précédé d’un appel té¬ 
léphonique anonyme — méthode 
récente des pyromanes — à la 
mairie de Carry-ie-Rouet Cette 
voix aurait promis qu’c Ü vty au¬ 
rait plus un arbre » entre les deux 
localités. Lors de l'incendie de 
Gréasque, qui a ravagé mille cinq 
cents hectares, le 10 juillet, les 
gendarmes ont pris en chasse une 
voiture 404 Peugeot sans parve¬ 
nir à interpeller son conducteur. 
La présence de ce véhicule avait 
déjà- été signalée à plusieurs 
reprises, toujours aux abords 
d’une forêt enflammé «St c’est 
lui, c'est un homme très habile, 
estime M. Antoine Blanc, direc¬ 
teur départemental de l’agricul¬ 
ture ; sa manière de procéder 
montre qtfü connaît bien le 
comportement du feu : ü sait 
qu’après avoir allumé un premier 
foyer, les suivants seront attirés 
par la source de chaleur 
pale et tendront à ne plus 
qu’un seul front. » 

Les armes des Incendiaires sont 
également connues : les plus 
froids des pyromanes — c'est-à- 
dire ceux qui n’ont pas été in¬ 
quiétés — ont tous recours à des 
procédés de mise à feu à retar¬ 
dement qui leur permettent de 
prendre Je large : une coquille 
d’escargot remplie d’une subs¬ 
tance a base de soufre, une 
mèche de mine, une bougie allu¬ 
mée que l’on place sur un tapis 
d’allumettes_ L’un ou l’autre de 
ces systèmes aurait pu être utilisé 
pour les Incendies de Gemenos 
(Bouches-du-Rhône), le 8 juiHet» 
où le feu a détruit 2 325 hectares, 
et d’Agay (Var), le 9 août 

La thèse des « causes crimi¬ 
nelles» a cependant encore ses 
adversaires. Les gendarmes sem¬ 
blent demeurés paradoxalement 
les plus sceptiques, s Après nos 
enquêtes, la plupart des feux 
portent la mention : cause in¬ 
connue, explique un offided de 
la compagnie de Marseille. Que 
voulez-vous : nous ne trouvons 
rien. Aucun indice, aucune piste. » 
Pour la gendarmerie, davantage 
en contact avec le public, la né¬ 
gligence des touristes reste la 
première cause des. înrtgwrium de 
cette année. eEn mars, raconte 
un autre officier, un pompier est 
mort a Auriol dans VUicendie 
allumé par une institutrice qut 
faisait rôtir t me pintade. Cela 
doit se reproduire souvent » 

Les mégofs on! bon dos 

Les gendarmes répondent, de 
mauvaise grâce aux questions sur 
les iruwiriîairfrg Comme s’ils se 
refusaient encore à croire ce que 
tout le monde pense, à commen¬ 
cer par les pompiers. « C’est très 
énervant, note un sauveteur de 
La Garde-Freinet. Ils semblent 
refuser l'évidence. Pourtant, je 
puis vous assurer qvrü ne peut 
plus y avoir aucun barbecue de 
touristes dans ce secteur ,. » Un 
autre ajoute : « « Les mégots 
ont souvent bon dos. » 

Avec l'évolution technique de 
la lutte contre Je feu, les pom¬ 
piers ont parfois la possibilité 
d’entr’apercevoir les pyromanes. 
L'hélicoptère du CIRCOSC (Cen¬ 
tre interrégtonal de coordination, 
opérationnel de la sécurité civile), 
qui dirige le «lâcher d'eau» des 
Canadairs, a poursuivi plusieurs 
suspecte. Et dimanche, les pom¬ 
piers cherchaient eu 


1* «homme à la Mercedes blan¬ 
che » dans le rnaiKif des Maures 
sans attendre que la conviction 
des gendarmes soit faite. Médiocre 
coordination ? Les officiers des 
compagnies de pompiers se disent 
volontiers «découragés» par le 
scepticisme des gendarmes. «El 
on ne comprend pas, estime le 
colonel Marc Egloff, directeur 
du CIRCOSC, que la détection et 
la répression des pyromanes doi¬ 
vent être considérées comme la 
réforme la plus urgente, nos 
efforts sont inutiles, a 
Les officiers du CIRCOSC sont 
persuadés que deux hommes — 
ou deux groupes d'hom m es — 
ont mis le feu régulièrement aux 
massifs de la Sainte-Baume et 
du Garlavan — dans les Bouches- 
du-Rhône. Le premier préfère « les 
feux en ligne», le second opère 
par l’embrasement en chaîne des 
pentes nord des collines. Deux 
méthodes, deux styles qui ne s’in¬ 
terpénétrent jamais depuis un 
mois, comme si les deux incon¬ 
nus s’étaient répartis les zones 
à incendi er. Ailleurs, un inconnu 
agit chaque vendredi soir, pres¬ 
que à la même heure. «Nous 
pouvons même déterminer son 
trajet à ravance, note le com¬ 
mandant DelbuL fl agit avec une 
grande connaissance du vent. Si 
le premier foyer est décelé assez 
vite, ü doit être possible, par dé¬ 
duction en cherchant à se mettre 
à la place de l’inconnu, de qua¬ 
driller une zone où l’incendiaire 
peut logiquement se trouver. On 
aurait alors peut-être une chance 
d’épargner des hectares de pinè¬ 
des. » 

PHILIPPE BOGGIO. 


DANS LA PRESSE 
PARISIENNE 

• L’HUMANITE : Les mains 
pleines de mots. 

«Quant au président de la Ré¬ 
publique, ü a profité de ses va¬ 
cances dais la région, à Brégan- 
çon, pour aller rendre hommage 
aux soldats du feu et se féliciter 
de la solidarité nationale. Les 
mains pleines de mots .— A quoi 
bon les crédits nécessaires pour 
des équipements suffisants ? — 
le chef de VEtat a fait savoir que 
ses préfets communiqueraient 
leurs observations sur les causes 
de ces incendies. & la fin de la 
saison. Puis ü a laissé les respon¬ 
sables du PC-feu vaquer à leurs 

tâches-. » __._ 

PICHSLiTW») 

• L’AURORE : Plus de dis¬ 
cours, des actes. 

« V.GJS. est sincèrement désolé. 
A peine sur les lieux du sinistre, 
il a donc décrété : « Nous devons 
disposer des moyens suffisants 
pour Za protection de Za forêt pro¬ 
vençale, s On ne saurait mieux 
dire, n faudra qufü finisse par en 
parler au président de la Répu¬ 
blique. Nul doute qu’avec un tel 
appui ü obtiendra du ministère 
de l’intérieur les crédits qut font 
tragiquement défaut à la protec¬ 
tion ctvüe-. Le roi sait. Le peuple 
aussi. Et Ü rf attend plus rien des 
discoure de circonstance. Ce sont 
des actes qu'il espère. Des actes à 
la mesure du drame qui détrait la 
forêt française, partie intégrante 
d’un patrimoine national que ceux 
qui nous gouvernent ont le man¬ 
dat de protéger .» 

(OUT BAKBT.) 


Faits et jugements 


g Incendie dans le dix-neu¬ 
vième arrondissement à Paris : 
trois morts. — Trois personnes 
sont mortes asphyxiées, samedi 
11 août, dans l’incendie d'un 
appartement vétuste situé IL rue 
de Tanger dans le dlx-neuvlème 
arrondissement à Paris. Les vic¬ 
times sont Denise S&vïn, 

âgée de quarante-deux am et ses 
deux enfants, Nicolas, quatre ans , 
et Angélique, deux ans et 
D’après les enquêteurs, l’incendie 
serait d'origine accidentelle. 

• Attentat contre le palais de 
justice de Bayonne, — L'explo¬ 
sion, dans la nuit du samedi 11 
au dimanche 12 août, d’un engin à 
retardement, déposé rfan* une 
armoire du bureau des huissiers 
du palais de justice de Bayonne, 
a provoqué des dégâts matériels 
importants, évalués à un million 
de francs. L’attentat a d’abord été 
revendiqué par up «-comité anti- 
corrida», qui a a.rmnwfié le début 


d’une s campagne contre les paies 
taurines du Midis, et avait déjà 
menacé de mort Manuel Bénites, 
dit «El Cordobès», lors de son 
passage à Bayonne le 5 août 
dernier. L’attentat a également 
été revendiqué par l'organisation 
révolutionnaire basque « Hor- 
dago », qu’on connaît seulement 
pour avoir jadis combattu les 
abus du tourisme dans le Sud- 
Ouest. 

• Une jeune infirmière âgée 
de vingt-huit ans, Mme Denise 
Dubois, mère de deux enfants, est 
morte, le 11 août, dans un hôpital 
de Marseille, à la suite de 
l'extraction d’une dent de sagesse 
pratiquée dans une clinique. 

Des complications, dont on 
Ignore l'origine, ont nécessité son 
transport dans une salle de réa¬ 
nimation de l’hôpital naBwilkin 
où elle devait décéder. La famille 
de ia jeune femme a porté plainte. 


MÉDECINE 


Trois anniversaires pour la Croix-Rouge 


La Croix-Rouge célèbre 
cette année un triple anni¬ 
versaire. 

En 1859. le Suisse Henri 
Duant déclenchait un mou¬ 
vement humanitaire dont 
VampLeur n *allait cesser de 
croître. En 1919, la Ligue des 
sociétés de la Croix-Rouge 
est créée. Enfin, il y a trente 
ans, le 12 août 1949, étaient 
signées les quatre conventions 
de Genève sur la protection 
des victimes militaires et 
civiles des conflits armés. 
Actuellement, cent quarante- 
six Etats y ont souscrit. 

Le Comité international de 
la Croix-Rouge, institution 
privée suisse a la charge de 
veiller à ^application des 
conventions et au respect de 
leurs dispositions par les dif¬ 
férents belligérants, où que 
ce soit dans le monde. 


Au cours de ces dernières 
années, et en dépit de diffi¬ 
cultés certaines, des millions 
d’hommes ont bénéficié et 
continuent de bénéficier de 
ses secours Vietnam. Laos. 
Cambodge, Liban. Proche-. 
Orient, Sahara - Occidental, 
Tchad. Corne de ^Afrique, 
Afrique, australe, Chypre, 
Chili , Nicaragua. Cependant, 
certains pays, arguant du 
fait qu?ü ne s’agit pas dHcne 
guerre entre deux nations, 
mais dhme lutte interne, 
refusent Ventrée de la Crocæ- 
Rnuge sur leur territoire. 

Les protocoles additionnels 
de 1977 aux conventions sont 
destinés à corriger cette 
situation en protégeant -no¬ 
tamment les victimes de 
conflits armés non interna¬ 
tionaux. L’action de ta Croix- 
Rouge devrait s’en trouver 
facilitée. 


ÉDUCATION 


CORRESPONDANCE 

« Profs métros » on « chasseurs de primes » ? 


A ta suite de notre supplément 
c Education >, consacré à l’ensei¬ 
gnement dans les territoires 
d'outre-mer (le Monde du 13 juin), 
plusieurs lecteurs ont protesté 
contre le fait que nous ayons 
qualifié de « chasseurs de pri¬ 
mes » certains enseignants métro¬ 
politains. 

M, Jacob Oliel, notamment, 
estime « injurieux et diffama¬ 
toire» que le Monde reprenne à 
son compte « la légende de oe 
qu'un syndicat local a appelé 
« les chasseurs de primes. ». ZZ 
explique .* ’ 

La prime d’éloignement — qui 
représente l’équivalent de douze 
mois de traitement brut versés 
en trois fractions (à l’arrivée 
aux Antilles ; après deux mis 
effectifs de séjour ; après quatre 
ans de séjour) — c’est beaucoup,, 
comparé à ce' qufe~ perçoit 'Un 
collègue en métropole. C'est juste 
pour qui débarque aux Antilles 
et doit, pour se loger, accepter 
de payer des loyers allant de 
2000 F à 3 000 F par mois, sans 
compter les mois payés d’avance, 
la caution, etc. D’autre partjcte 
moindre appareil ménager coûté; 
aux Antiifa, le double, votre le 
triple de son prix en métro¬ 
pole. (_) 

Tons les fonctionnaires (et pas 
seulement les enseignante) reçoi¬ 
vent une indemnité égale à 40 % 
du traitement brut (Test une 
Indemnité de vie chère (que per¬ 
çoivent les c métros » bien sûr. 
mais aussi les Antillais...) et qui 
doit compenser les écarte de prix 
avec la métropole : entre 50 % 
et— 200 %, ou plus selon les 
articles I Je vous renvoie à une 
étude comparative faite en 1974 
par_ Ze Monde (!) dans une série 
d’articles intitulée « Les An tnies 
sous morphine ». Et, puisque 
nous partons du Monde, prenons 
cet exemple concret, si vous le 
permettez, pour ' faire observer 
ceci : au moment où a paru ce 
« témoi gn age », les lecteurs métro¬ 
politains payaient votre journal 
1,80 F, alors qu’il me coûtait 
3,15 F à Fointe-à-PItre 1_ 

Non, vraiment, les 40 % ne sont 
pas un cadeau et, dan» leur 
grande majorité, les fonction¬ 
naires des AnMiiips: préfé rerai ent 
sûrement leur suppression s'ils 
étaient assurés depouvoir béné¬ 
ficier des tarifs de la métropole 

pour tOUS ICS produits iTTHw-f-Ag 

(ou non. car, figurez-vous qu’il 
nous arrive dé payer des 
locales — comme les tenimpg _ 


plus cher qu’à Paris !). OuL, nous 
renoncerions volontiers aux 40 % 
pour voir du même coup suppri¬ 
mer la seule Injustice qui soft à 
mes yeux : celle qui, fait que — 
la vie étant chère pour tons — 
la masse des populations antil¬ 
laises ne perçoive ni prime ni 
indemnité de 40 %. 

«Une évocation 

doudonixte * 

Un responsable de Za tendance 
Lutte de classe du SNES (Syn¬ 
dicat national des enseignements 
du second degré) . de Za Guade¬ 
loupe, M. Bruno ’Treü, proteste 
pour sa part contre une présen¬ 
tation « tendancieuse » de son 
syndicat et précise que celui-ci 
« a réclamé en Guadeloupe, cette 
année, le blocage'de tous les pos¬ 
tes Vacants dans l’ensemble des 
disciplines a, afin de défendre 
les maltres-auxüiaires antillais 
contre les «profs métros». M. 
disciplines ». afin de défendre les 
mdares-auxüiaires antillais contre 
lès «profs métros». M. Treü 
ajoute : 

Pour oe qui est des propos 
recueillis par vo tre collaborateur, 
Serge Bolloch, auprès de deux 
enseignants français ayant exercé 
en Guadeloupe, Us contiennent 
des contre-vérités (ex. ' : quelle 
est cette Union des travailleurs 
de l'enseignement, inconnue dans 
notre pays ?J ; ils font preuve de 
confusion et se complaisent dana 
une évocation doudouiste et donc 
un tantinet raciste , de la Jeunesse 
guadeloupéen nu Encore convient- 
il de dire — et les scrupules qu’ils 
manifestent en témoignent — 
qu'il s’agit là de personnes hon¬ 
nêtes et sincères, ce qui est loin 
d’être le cas des nombreux chas¬ 
seurs de primes qui débarquent 
toujours en plus grand nombre 
chaque mois de septembre en 
Guadeloupe. 

Quant a nous, nous considérons 
que oes problèmes .ne pourrons 
se résoudre qu'avec la fin de la 
tutelle coloniale française sur 
notre pays. 


• RECTIFICATIF. — Dans la 
note’ de renseignements sur 
'« L’vntverstti du troisième âge à 
Parisv (le Monde du 11 août), 
figurait une erreur : les cours 
qui auront lieu à l’amphi¬ 
théâtre Weiss, 45. rué des Saints- 
Pères (6*) seront dispensés du 
3 au 14 septembre (et non du 
3 au 4 septembre). 


DEFENSE 


LTHSTALLATIM ÉVENTUELLE DE KKSH.ES AMÉRICAINS 
EH EUROPE HHURËTE LES ÇOtMUfHSTES FRANÇAIS 


Dans une question écrite, 
ML Louis Odru. député oammu- 
niste de la ft*î np - Rufnt -T Vm « 
demande au prgrijer ministre s’il 
entend faire connaître la ferme 
opposition de la France au projet 
d’installation de nouveaux missi¬ 
les nucléaires américains en 
Europe de l’Ouest. M; Odru fait 
référence à la récente .interview 
accordée an magnai m» ouest-alle¬ 
mand stem par te conseiller du 
président des Etats-Unis; M Brze- 
rinsfcl, dans laquelle celui-ci 
déclare notamment, note M Odru. 
que aies Américains installeront 
c vraisemblablement » des fusées 
Pershing - II et des missiles de 
croisière , en Europe de VOuest % • 

« Les pays concernés, poursuit 
M. Odru, sont ritalie. ta Belgique , 
ta République fédérais drAllema¬ 
gne et la Grande-Bretagne ; le 
déploiement de ces nouvelles tètes 
nucléaires en Europe (600, sem- 
ble-t-ÜJ modifierait l'instable 
équOS/re des forces à peine 
atteint et relancerait dangereuse¬ 
ment une dynamique qui, au lieu 
d'être celle de la détente, telle que 
ta ratification des accords SaÜ 2 


pourrait le p e r me ttre, serait an 
contraire celle de la montée des 
périls. L’ensemble des rapp ort s 
internationaux serait affecté 
ajoute M. Odru, par Zes projets 
américains qut exposeraient VEn- 
rope occidentale A de nouveaux 
et graves risques ; bien évidem¬ 
ment la sécurité de la France 
elle-même serait directement 
menacée, d’autant que Remploi 
éventuel de ces armes nucléaires 
relèvera, on le sait, de ta seule 
décision amérïcatnej» 


SS Un nouveau sous-marin 
nucléaire d’attaque américain de 
Za classe Los Angeles (6 900 tonnes 
«h plongée, 127 hommes d’équi¬ 
page), le « USB la Jolla ». a été 
lancé le II août par les chantiers 
navals General Dynamics Elec¬ 
tric Beat. Ce sous-marin, qui doit 
être livré à la mariné américains 
en octobre 1980. soit avec prés 
de trais ans de retard sur te 
calendrier initial, «Et le troisième 
bâtiment de ce type lancé, depuis 
le début de l'année, par 
chantiers.' 


I 

À* 



."jfi r cc0 


Les lem 


à clunpi.nac! i 

--^îï'57 jç. 



















MÈÙECm 


întt 


«wnalrcs pour la fa. 

’ Âi‘-VC« * ‘ l|l 


■ *.«► , 

* , n W r tt ;..^|él* ^«c^i _ 


1 ' ^ f#tH '•* <»,!« ff»»; 

■ i*;--M.-Arf ,' » $ — 

’. - t « . j - 
*■ -■* • -' *sjr* 

■ '***■** ir* .-i /. _ fc ... _. 

*V* t<- '.*. ■• ‘ 'i '"-/»* . 

*** iü ?? ***•• :^t r:*. —.. 

-*-» V Y ,;■».- -ï -, r 

^ jï% - ^ i*. •■,**.■ 

♦»» !;>T^ K* ;J,,r,| «- 

A»* a*»« r.- ■ j ;r- . 

. fr^t y*,,-, . ■« 

«•» *>'-- f .'- . r/V ■ ••• 

. iâ «***■--* f« .*«*u*r...a ^ 

id '£tw*w,' Je. •*r t ~ r n ht. - : ,■ 

^ a- —i r - 

frMri** 4 .. «Fî** ^ ■ ■ 

fty*te* 1 *.‘-Vr^ *v i. -Jf-Sj. .. 

Am^*V ' VKE^Sa : : r*A< w * 


'•■- î.": 




jj . fr fra 1 *-» 9-J.»* r* »fc: . 

“1 «i 4»*> * •«*.■ V4# 


: ^'S’ r : 

■- V/ 1 . M' 

■■- :*=] .'5 

... . ' ! .: r"' 

;. ^ 

■ ■ 

_.' V' T:1 -î.^ 
■. “ ».■ J 
* . " *p^. 

•-: V^'-i 



CORRERPO\r>A\rp 

• fM# M<rw* SH .dusirïr* de p™»., 


s ** im< 4 * !•.—>vî*: ^ .« 
■-- t t-.'imi 1 - * ir*ïwp< 4 

; ;-Îîi ^ Jit! f J « i wt 

• ■-*■»»-■ **+• r,* %t\r-. V s» 

». r '-4 mi 1 * ■ V ' ' ■ « ù*i ■ rr* r 

Oc-.* j# ' *#H *V< “-.i J J ' 

1 4* • • *■_#■»*■*?* ti 

US*" j Vu^i 


pnaifisj’ 


.. üTj. 


r j. 



* *- m éîocaüï 

üûi:éacisî63 


jJ-fiati .-rffb v .-«*- * ■■* 

3'Sbï - ■* M 



i* 

* -;• - *-r- 


■»»5 ’ 1 ‘ 

A» -a»»J^v J 

Æi • > ' K 


■ otftHse 


imminn l»t ,Tufl,E f ! > 

4 Mvnitt uï ::«v.s s - 



• • LE MONDE — 14 ooùî 1979 — Page 7 


SPORTS 


ATHLÉTISME 

LES CHAMPIONNATS DE FRANCE D'ORLÉANS 


Aucun record 

Orléans. — En organisant ses champiimnats 
à la mi-août : — comme 1a République fédérale 1 
(PAllemagne, la SJ>~A^ l’Espagne ou encore les 
Pays-Bas — et en qualifiant 1100 athlète», soit 
deux foi» plus tfufetL 1978. la fédération française 
d’athlétisme fFJRJLf a fait un pari, contrarié, 
en parti, par les mauvaises conditions atmosphé¬ 
riques qui ont régné sur Orléans du JO au 12 août. 
La chaleur, la. püde ét le vent iront pas permis, 
en effet, aux coneurrentB de réaliser de grandes 
performances. 

- Si de nombreux espoirs ont confirmé leur 
pâleur en améliorant leurs meüleürs résultats per¬ 
sonnels. en revanche, aucun record national n’a 
été battu, et les grandes confrontations attendues , 
notamment au saut à la perche, ont tourné court 
Tl s’est donc dégagé de ces trois journées une im¬ 
pression de longueur que contredit pourtant l'ana¬ 
lyse des résultats ; dans 17 des 33 épreuves, les 
champions 1379 — S femmes.et 11 hommes — ont 
fait mieux que les champions 1378 au stade Char- 
léty. 

De plus, on a pu assister à quelques tranches 
d’athlétisme que ne pourraient laisser personne in¬ 
différent. Sur 100 et ZOO mitres, on a vu Chantal 
Rega — qui s’était fracturé le fémur de façon 
inexpliquée en prenant le dernier relais du 4 x 100 
mètres des championnats d’Europe à Prague — dé¬ 
montrer que cette blessure, qui lui laisse une 
longue cicatrice à la cuisse gauche, n’a pas entamé 
ses qualités de gagneuse et justifier ainsi sa sélec¬ 
tion dans l’équipe européenne de relais pour la 
Coupe du monde de Montréal les 25 et 26 août 


n'est battu 


prochains. On a constaté que fa protégée de Michel 
Bernard. Véronique Reniies. dix-neuf ans. ne 
craint désormais plus grand monde sur 800 et 1500 
mitres. On a eu la confirmation des qualités de 
sprinter de Philippe Lejoncottr. vingt-trois ans, 
l’étudiant au CREPS de Dinard, qui sc propulse. 
des blocs de départ de façon fulgurante. On a 
apprécié la manière dont le marathonien Domini¬ 
que Coux, Vingt-trois ans. a réglé ses adversaires 
sur 10000 mètres, puis sur S000 mètres."On s’est 
amusé de ces essais de barrage entre Francis 
Agbo, vingt et un ans, et Paul Tanon . vingt ans. 
pour ^attribution du •titre du saut en hauteur, qui 
revient finalement au premier pour une barre à 
2 21 métrés. On a été surpris aussi par la résur¬ 
rection de Jean-François Banheme, qui n’avait 
plus guère sauté depuis son titre de champion 
d'Europe en saHe en 1975, et qui, avec un modeste 
bond de 7,70 mètres, s’est emparé du titre national. 
avec seulement deux mois d’entrainement. Au 
total, ces- championnats, gui sont conformes au 
nieeau actuel de l’athlétisme français, doivent 
permettre A Jean Poccobut, le directeur technique 
national, qui a repris les affaires en main après 
Ta déroute des championnats d’Europe à Prague, 
de trouver les hommes et les femmes en forme en 
fin de saison pour composer les équipes du match 
France-Hongrie et des prochains Jeux méditerra- 
néens de Split, en Yougoslavie. Reste que si les 
performances des hommes traduisent assez bien un 
redressement qui les rapproche du niveau inter¬ 
national. en revanche les femmes sont encore, 
dans l’ensemble, bien en dessous de la barre. 


Les femmes en retard 


Les femmes tiendrait de plus 
en plus souvent la vedette en 
athlétisme : plus éloignées que 
les .hommes des performances 
op timales, leur marge de pro¬ 
gression est donc plus large. Cela 
tient essentiellement au fait que 
les femmes, pour des raisons so¬ 
ciologiques évidentes^ n’ont eu 
accès aux stades que depuis peu 
de temps. Or le contraste est 
grand entre cette situation, qui 
permet, par exemple, à l'Alle¬ 
mande de l’Est, Marlta Koch, de 
réaliser des « chronos » épous¬ 
touflants en donnant l'impres- 


De notre envoyé spécial 

si cm «d’en garder sous le pied», 
comme dirait un entraîneur, et 
la situation de l'athlétisme fémi¬ 
nin ■ fiançais. On ne se faisait, 
d'ailleurs, guère d'illusions après 
l'élimination de la Coupe d’Eu¬ 
rope des athlètes nationales, dont 
une seule, Chantal Réga, a été 
retenue, sur ses mérites, p'our 
participer au relais européen de 
la .Coupe du Monde. Or, même 
s’il faut apprécier à leur juste 
valeur le «doublé» de la nor¬ 
diste Véronique Benties sur 800 


FOOTBALL 

Le champioiuiat a repris 
pour les bente-siz clubs de seconde division 

Avec.deux semaines de r et a r d sur ceux de première division, 
les clubs de deuxième division ont replis le chemin des stades, 
dernière. Nul n’a-en effet oublié le remarquable comportement 
des équipes d'Anxerre, de Gdeugnon, d’Angoulême, d’Avignon, de 
Montpellier-La Palllade, de Brest'et de Lens dans leur cham¬ 
pionnat, mais surtout en coupe de France, où elles se mêlèrent 
jusqu'au bout & l'élite. ■ 

A l’exception.de Brest et de Lens. aujourd'hui en première 
division, les mêmes -équipes devraient encore s’illustrer. A ce 
titre, il conviendra surtout de suivre le groupe B, où, curieuse¬ 
ment, la plupart des meilleurs clubs ont été rassemblés avec 
Montpellier-La Paillade, qui a encore recruté le Stéphanois Sar- 
ramagna, le Nîmois Mezy et le Bordelais Vergnes i Auxerre, où 
le Messin Rémy remplacera Hai]et ; Gueugnon, qui a dû laisser 
partir Trivino & Cannes, Chaussin à Saint-Etienne «t Blin à Guin- 
gamp, et Toulouse, très am bitieux avec la venue dé l'entraîneur 
bastiais Cahozac, des Bordelais Camus et Tota, du Nancéien Pin- 
tenat, du Sochalien Mqier, du Bastiais Weller et des Ro nenna i s 
Guttierez et Sanlaville.' 


A l’évidence, la principale dif¬ 
férence entre les dote de pre¬ 
mière et deuxième division ne se 
situe plus au plan technique, 
mais financier. Les nouvelles gé¬ 
nérations de footballeurs issus 
des récents centres de formation, 
qtd ne peuvent être absorbées 
par les seuls clubs de l’élite, les 
progrès et surtout la meilleure 
connaissance des méthodes d'en¬ 
traînement ont considérablement 
élevé le niveau technique d'en¬ 
semble des clubs de seconde di¬ 
vision. * 

Toutefois, malgré une augmen¬ 
tation très sensible du nombre 
des spectateurs (un million six 
cent soixan te-dix-huit mille cent 
dix-neuf en 1378-1978, soit trois 
cent trente TwiHe cent trente-neuf 
de plus que la saison précédente), 
la moyenne des ftggtgtA-nrf»K pour 
les six cent douze matches de 
seconde division n’a pas dépassé 
dmrg ynffl Ft sept, cent quarante- 
deux personnes contre onze mille 
cent quarante en première divi¬ 
sion. Les recettes aux guichets 
ont été bien sûr en proportion 
avec 29 920 810 P pour les trente- 
six clubs de seconde division et 
106471801 F pour les vingt clubs 
de l’élite. 

Ce décalage financier entre les 
deux divisions pouvait être illustré 
par la rencontre Paris-Football- 
Cinb - Avignon, disputée samedi 
11 août à Saint-Ou en devante 
un militer - de spectateurs. Le 
Paris - Football - Club, dont les 
dettes ont été intégralement 
reprises par le Paris-Saint-Ger¬ 
main à la ftemantte de la Ville 
de Paris [le Monde du 23 Juin), 
a dû, pour pouvoir reprendre le 
championnat en seconde division, 
fournir au groupement du foot¬ 
ball professionnel un bilan prévi¬ 
sionnel raisonnable pour la saison 
1979-1980 et une caution bancaire 
Apain a six mrrfft de salaires et de 
charges sociales des joueurs et du 
personnel administratif et tech¬ 
nique du club. 

Contraint de se montrer finan¬ 
cièrement - raisonnable, le Paris- 
PootbaQ-CMib a dû laisser partir 
oiTtransférer-, treize -de ses meil¬ 
leurs loueurs : Alberto, Amorflni, 
Barrientos, Beitr&mlnl, Bensous- 
san. Bravo, Caron, Cènzatta, 
Huck, Justier, Lecb, Papta èt 
âmerecki, et se contenter de re¬ 


cruter trois Jeunes attaquants : 
Bourloton (liens), Mongelli (Pa- 
' ris 8.-G.) et Kflockaert ' (Mul¬ 
house), Aujourd'hui l’effectif du 
club ne comprend plus que six 
professionnels et des stagiaires. 
Aucun salaire ne dépasse 6000 F 
par mois et le budget prévisionnel 
m'atteint pas 20 % .de celui de la 
«iftiann dernière en première divi¬ 
sion.' 

Avec une équipe très rajeunie et 
peu expérimentée, le Paris- 
Football-Club qui disputera la 
plupart de set matches dans le 
petit stade de la porte de Mon¬ 
treuil, n'aara pas cette année de 
grandes ambitions, mais ses 
dirigeants éviteront ainsi de 
vivre l’expérience malheureuse de 
l’Olympique avlguonnais. 

Comme le Paris-Football-Club 
-l’an dernier, Avignon a Joué une 
saison en première division en 
1975-1976 avant d’être aussitôt 
relégué. Pour tenter de reprendre 
rapidement-place parmi l'èhfce, les 
dirigeants vauciusïens avaient 
voulu conserver en seconde divi¬ 
sion un effectif digne de la pre¬ 
mière. Au mois de mai dernier» la 
.réussite sportive était presque au 
rendez-vous puisque le club était 
qualifié en quart de finale de la 
coupe de France et leader du 
championnat de seconde division. 
Un mois plus tard, éliminé de la 
coupe par AngouJême et devan¬ 
cé par Gueugnon en champion¬ 
nat, l'olympique avignonnais de¬ 
vait revenir à des comptes plus, 
terre à terre... 

' Malgré ” np subvention munici¬ 
pale ds 1500 000 frandb et une 
caution du conseil général pour 
un prêt de 2 000 000 de francs, le 
déficit accumulé pour trouver une 
place en première division attei¬ 
gnait 4 700 000 francs» Après une 
tentative de fusion avec Nîmes 
Olympique, refusée par la muni- 
dpalité gardolee, Avignon a dû 

abandonner sa grande ambition 

et renoncer ’ cette saison au pro¬ 
fessionnalisme - arm d'opter, a 
l’exemple d’Auxerre ou de Gueu- 
gnon. pour le statut promotionnel. 
Une expérience à méditer aussi 
pour La PaiU&de-MontpeUlsc ou 
Toulouse dont les budgets s’ac- 
cornmoderont mal désarmais d'un 
séjour trop prolongé en seconde 
division. 

GÉRARD ALBOUY. 


et 1500 mètres, ou le courage de 
la recordwoman de France du 
pentathlon, Florence Plcaut. dé? 
fendant ses chances au saut en 
langueur et disputant entre- 
temps les séries du 100 mètres 
haies, on doit convenir de la 
médiocrité d'ensemble des perfor¬ 
mances qui sont à dix coudées 
au-dessous du niveau intematlo- 
naL 

L'illustration la plus vive en a 
été donnée, samedi 11 août, lors 
du concours de saut en hauteur. 
Certes, les conditions n’étaient 
pas Idéales : le sautoir baignait 
dans la pluie et un vent aigrelet 
tournoyait sans cesse. Mais quelle 
consternation de voir cinq des six 
dernières concurrentes en lice 
échouer A l m 70, tandis que 
Véronique Duznon s’adjugeait le 
titre national avec on bond de 
1 m 70. Une misère, quand on 
sait qu'il n'est pas question de 
figurer honorablement au niveau 
International au-dessous de 
de 1 m 60. et que Sara Slméoni 
et Rosemarie Ackerman se «cha¬ 
maillent» autour de 2 mètres ! 
La gagnante en était d'ailleurs 
bien consciente, qui, après le 
concours, avait bien du mal & 
concilier la Joie d'avoir triomphé 
de sa rivale Florence Plcaut — 
encore elle — et la déception 
d’avoir échoué trois fois & 1 m 79. 
N’enlevons rien à son mérite. 
(nSeule la victoire est folie*.a dit 
le navigateur Michel Mallnovski.) 
Travailler comme hôtesse d'ac¬ 
cueil dans un hôpital de la région 
bordelaise, être licencié dans un 
modeste club amnlsport de 
Libourne, cité plus connue pour 
son commerce des saint-émilion 
que pour ses vocations sportives, 
.et inscrire son nom an palmarès 
des championnats de France, ce 
n'est déjà pas si mal, surtout dans 
une année où. chez les hommes, 
le vainqueur du saut en longueur 
est un « revenant », Jean-François 
Bonhème. qui ne s’est pas en¬ 
traîné plus de deux mois. 

Toutefois, lorsque dans un res¬ 
taurant d'Orléans le pésldent de 
l'AjS. Libourne a sable le cham¬ 
pagne pour « marquer le coup », 
le hasard a voulu que Marie- 
Christine Déboursé se trouve là. 
Celle qui a porté le record de 
France à 1.88 m et-a réalisé un 
saut officieux de 1,91 m en 1977 
avant d'abandonner la compéti¬ 
tion pour le journalisme, avouait 
que pour la première fois depuis 
deux ans' elle avait eu des four¬ 
mis dans les jambes en regardant 
le concours. « De son temps », 
si l’an ose dire, il ne fallait pas 
nnmptgr participer à une finale 
nationale à moins de 1,70 m. Or. 
les filles se sont battues à cette 
hauteur pour la seconde plaça 
Certains pensent que, avec quel¬ 
ques semaines d’entraînement, 
Marie-Christine Déboursé pour- 
.rait passer sans difficulté 1,83 m, 
hauteur qui constitue la meilleure 
performance féminine nationale 
de l’année. 

Faudra-t-il faire appel à une 
« retraitée » pour améliorer le 
niveau de la spécialité 7 On serait 
d’autant plus porté à le croire 
que Véronique Dlimon ne pense 
pas que le record de France soit 
Jamais à sa portée même en aug¬ 
mentant massivement la dose 
d’entrainement» En outre, Sophie 
Leruste, vingt ans» la seconde à 
Orléans, n’a pas pleinement 
convaincu. 

Comme cette stagnation des 
performances féminines .— sur 
32 000 athlètes classés, on ne 
compte qu'un tiers de femmes, — 
n’est pas seulement remarquée 
dans je saut en hauteur, fl serait 
opportun que la Fédération 
d’athlétisme — peut-être un peu 
trop hypnotisée par les résultats 
de quelques hommes — f&eee un 
effort important ce domaine 
pour ne pas être définitivement 
décrochée au pian international. 
Car II ne faudra pas trop compter 
sur de nouvelles victoires quasi 
miraculeuse comme en obtint 

Colette Besson aux Jeux olym¬ 
piques de Mexico, pour donner 
le change. 

ALAIN GIRAUDO. 


AUTOMOBILISME 

JONES REMPORTE LE GRAND PRIX D’AUTRICHE 

Troisième victoire consécutive des Williams 


Avec la victoire de l'Australien 
Alan Jones, dans le Grand Prix 
d’Autriche, dimanche 12 août à 
Zeltweg. c’est' le troisième suc¬ 
cès consécutif que remporte le 
constructeur britannique Frank 
Williams dans te championnat du 
monde. A peu de chose près. Alan 
Jones a 'gagné à Zeltweg comme 
il l’avait fait il y a quinze jouis 
à Hockeneim dans le prix de la 
République fédérale d’Allemagne, 
c’est-à-dire en dominant toute la 
course et en se jouant de la 
concurrence. Rien ne saurait 
mieux le montrer que l’écart qui 
l’a séparé à l’arrivée du deuxième, 
Gilles Villeneuve (Ferrari > à 
36 secondes et sur le troisième, 
Jacques Laffite (Ligier), à 
46 secondes. 

Même s'il convient d'être pru¬ 
dent en 1979 à propos des qua¬ 
lités d’une voiture et de sa supé¬ 
riorité du moment» il semble bien 
que les Williams sont pour l'heure 
imbattables. S'il vaut mieux être 
circonspect dans le Jugement, 
c’est que, cette saison, trois types 
de voitures ont, chacune en son 
temps, affiche un avantage 
comparable : les Ligier en début 
d’année, les Ferrari ensuite, les 
Williams aujourd'hui. Un qua¬ 
trième constructeur. Renault, a 
aussi fait en sorte de démontrer 
de quoi étalent capables ses voi¬ 
tures depuis deux mois, et seuls 
des incidents techniques sans 
gravité Tout empêché de réussir 
une série de victoires comparables 
à celles des Ligier, des Ferrari ou 
des Williams. 

C'est ee qui est encore arrivé 
à Zeltweg aux deux pilotes de la 
Régie, René Arnoux et Jean- 
Pierre J&boulUe, vite contraints 
à l'abandon pour des ennuis de 
commandes d’embrayage. 
Jabouille avait une voiture com¬ 
pétitive. tout comme René 
Arnoux, meilleur temps des essais, 
forcé de s’arrêter pour se ravitail¬ 
ler en essence, vers la fin de 
course, alors qu’l] était pointé en 
deuxième position. 

Un mafeh à trois 

A l'évidence, les résultats dès 
derniers grands prix traduisent 
mal la vélocité des Renault, dont 
les moteurs turbo-compressés sont 
les plus puissants du lot. Four 
beaucoup, ce qui prime dans la 
réussite de Williams concerne la 
facilité de mise au point et de 
réglage des voitures d’Alan Jones 
et de Clay Regazzoni. Quel que 
soit le type de circuit» il ne faut 
qu'un mmimnm de temps pour 
que les voitures débarquées des 
camions permettent à leurs 
pilotes de ne se soucier que de 
la performance; alors qu’un peu 
partout ailleurs on se bat à qui 
mieux-mieux pour trouver le 
meilleur équilibre et les réglages 
adéquats. Les Williams ne posent 
qu’un Tnhrtmum de problèmes à 
résoudre. Bien entendu, ce n'est 
pas l'unique explication de la 
série de succès de ces voitures. 

Bien dessinées, bien nées, 
extrêmement légères, elles sont 


LES RÉSULTATS 


Automobilisme 


GRAND PRIX D'AUTRICHE 
DE FORMULE 1 

1. Alan Jones (Williams), les 
320.66S km en l h. 27 min. 38 sec. 31 
(moyenne de 219,706 fcm-h.) : 2. Vil¬ 
leneuve (Ferrari), l L 28 min. 
14 sec. M ; 3. Larme (Ligier), 1 h. 
28 min. 25 sec. 6 ; 4. Scheckter (Fer¬ 
rari), 1 h. 38 min. 23 sec. 52; 
S. Regarzonl (Williams), l b. 28 nAn. 
27 sec. 23 ; A Arnoux (Renault 
Turbo), A 1 tour ; 7 . Plronl (Tyxrel), 
A 1 tour. 

CHAMPIONNAT du monde 

Classement provisoire. — 1 , Scheck¬ 
ter (Air. 8.), 38 Pts ; 2. LaKHe (Fr.) 
et Villeneuve (Canj, 32; A Jones 
(Aust.), 25; S. Regwuonl (Suisse), 
24; «. DepaUler (Fr.) et Rautemann 
(Arg-), 20 ; 8. Jfular (Fr.) et Watson 
an.), 13 ; 10. Andréttl -(B.-U.). 12 ; 
il. Arnoux (Fr.), 11 ; 12. Jabouille 
(Fr ). ». 


Footbali 


CHAMPIONNAT DE FRANCE 
DE DEUXIEME DIVISION 
(première Journée) 

GROUPE A 

'Reims et Chaumont . 1-1 

"Dunkerque et Nœux-les-Mlnes 0-0 
"Besançon b. CttAteauroux .... 1-0 

■Gulngamp b. Limoges . 2-1 

Tou» b. Le Havre . 1-0 

"Rouen b. Luc6 . 3-1 

"Angoulfime b. Quimper . 3-0 

•Montmorillon et Rennes. 2-2 

GROUPE B 

•Th Ion ville b. Aléa . 3-1 

'Martigues b. Toulon .' 3-0 

■Paris F. C. b. Avignon.. L-0 

•Thon on b. Ajaccio. 3-1 

"Mulhouse h. Toulouse . 2-0 

*Montiucon b. Gueugnon. 4-1 

•Auxerre b. Cannes . 2-1 

Tavaux/ b. "Montpellier . 2-1 


Tennis 


L'Américain Jlmmy Donnera a 
conservé son titre de champion des 
Etats-Unis sur terne battue en domi¬ 
nant en Anale, le 12 août. A indlana- 
polls. l'Argentin OulUeirao vUas par 
6 - 1 , 2-6. 6-4. En demi-finale. Viles 
avait battu l'Américain John 
MeEnroe (6-4, 7-5), et Connors. l'Es¬ 
pagnol José Hlgueras (6-2, 7-5). 




-#4i 


aussi bien conduites, surtout par 
l'Australien Alan Jones» dont la 
combativité et l’enthousiasme au 
volant sont enfin récompensés. 
Les Williams sont tellement au- 
dessus du lot que quelques-uns 
souhaitent une vérification tech¬ 
nique approfondie pour être bien 
sûrs que les voitures sont en tous 
pointe conformes à la réglemen¬ 
tation d). De telles hypothèses 
de tricherie paraissent cependant 
peu vraisemblables, eu égard aux 
risques et an discrédit encourus. 

Comme à Hockeneim il y a 
quinze Jours, Jacques Laffite s'est 
classé troisième à Zeltweg; précé¬ 
dant le Sud-Africain Jody 
Scheckter de 44'100* de seconde. 
Les deux pilotes, qui conservent 
les meilleures chances de rem- 
irter le championnat du monde, 
aute de disposer de voitures 


capables de suivre le train des 
Williams ou des Renault, font à 
chaque fols une course dans la 
course. A Zeltweg. c'est dans le 
tout dernier tour que Laffite est 
parvenu à dépasser Scheckter, 
lui reprenant ainsi encore un 
point au classement du cham¬ 
pionnat (38 contre 32 points). 
Mais ta deuxième place en 
Autriche du Québécois Gilles Vil¬ 
leneuve. le coéquipier de Scheck¬ 
ter, transforme désormais ce 
match à deux en match à trois» 

F. J. 


S 


(i) La WTUUaros d'Aian Jours a 
été caleke S l'arrivée d. la course r'. 
va être envoyée a LondrfG. ou des 
vérifications seront opérées sur uon 
moteur & la demandé de M. Kurt 
Schlld. eoaa iswitre de course du 
Qraad Prix d'Autriche. 


VOL LIBRE 


CHAMPIONNATS DU MONDE 

Du cerf-volant aux ailes souples 

De notre correspondant 


Grenoble. — C’est sur les 
■ pentes des communes de 
Salnt-Hiiaire-dn-Touvet lalti- 
tude 1000 mètres) et de Lum- 
bin (altitude 240 mètres) et 
le long des premières barres 
rocheuses du massif de la 
Chartreuse qu'ont été dispu¬ 
tés. du 30 luillet au 12 août, 
les deuxièmes championnats 
du monde de vol libre. Ce 
sport est récent puisqu’il Tut 
Introduit en France au début 
des années 1970. la France 
compte aujourd'hui trois 
mille deux cents - libéris- 
tes • i il y es a huit mille an 
Japon, plus de trente mille 
aux Etats-Unis, n y aurait au 
total quatre vingt nulle idio¬ 
tes d’ailes volantes dans le 
monde. 

Les premiers championnats du 
inonde disputés en 1976 à Koës- 
een (Autriche) avaient permis 
d'observer les premières évolu¬ 
tions en compétition des pilotes 
de cerfs-volants. Depuis lois on a 
beaucoup amélioré la forme des 
ailes, les voilures ont été per¬ 
fectionnées pour permettre une 
meilleure déformation des ailes 
«souples-» lors des virages, les 
structures métalliques ont été 
.renforcées et souvent profilées, 
permettant ainsi une pénétration 
satisfaisante dans l’air. Les cons¬ 
tructeurs réalisent désormais des 
ailes plus stables et plus mania¬ 
bles. Enfin, ils ont amélioré nota¬ 
blement leur sécurité. 

Au cours des dix mille vols 
effectués pendant les quatorze 
jouis du championnat du monde, 
un seul « lïberiste » s’est blessé 
au décollage. Les organisateurs 
de l’épreuve rappellent que la 
plupart des secldents d’aile-s 
volantes sont dus à des erreurs 
de pilotage ou à une méconnais¬ 
sance des lois de l’aérulogie et de 
l’aérodynamique, mais exception¬ 
nellement à une défaillance du 
matériel. . 

Les championnats du monde de 
vol libre étaient ouverts en 
« classe 1 » à tous les appareils 
non munis de dispositifs ou de 
commandes aérodynamiques ; le 
pilotage se faisant par le seul 
déplacement du centre de gra¬ 
vité du pilote, et aux ailes dites 
de « classe 2 », qui nécessitent 
l'adjonction de commandes pour 
un pilotage plus facile et une 
sécurité accrue. Généralement 
plus performantes, ces ailes sont 
cependant moins maniables. 

Les championnats du monde 
ont rassemblé deux cent deux 
pilotes de vingt-six nations (cent 
quarante et un en classe I et 


soixante et un en classe II) pour 
des épreuves de précision d’atter¬ 
rissage. de figures, de durée en 
l’air, de distance. Cette dernière 
épreuve qui nécessite un pilotage 
de l'aile extrêmement précis et 
('utilisation des moindres ascen¬ 
dances consiste à franchir le plus 
grand nombre possible de balises 
disposées tous les 2 km 500, 
puis à revenir au centre du 
terrain d'atterrissage. C'est au 
cours de cet exercice que le pilote 
français Gérard Thévenot 
— champion d’Europe de vol 
libre, classe L et cinq fois cham¬ 
pion de France — a définitive¬ 
ment perdu l'espoir de conquérir 
le titre mondial dans cette caté¬ 
gorie. Lois de la douzième man¬ 
che, le libériste dijonnais n'a pas 
regagné le terrain d’atterrissage. 
Après s'être battu dans les ther¬ 
miques. Gérard Thévenot a perdu 
beaucoup d’altitude pendant son 
retour, il se posait à quelques 
kilomètres seulement des limites 
du terrain et ne marquait ninai 
aucun point. 

Progrès collectifs des Français 

L'Allemand Josef Guggenmos 
qui pilotait une aile conçue et 
réalisée par lui a été le plus régu¬ 
lier au cours des dix-sept man¬ 
ches du. championnat du monde 
de vol libre, de vol libre, n se 
classe premier avec 37192 points 
devant l'Anglais Johnny Carr, 
36 688 points, qui disposait d'un 
nouvel appareil qui s'est révélé 
très performant, et le Français 
Gérard Thévenot, 35 304 points. 
L'équipe de France de vol libre 
a remporté le classement par 
équipe en classe L Elle était par¬ 
venue auparavant à placer six de 
ses huit pilotes parmi les vingt 
finalistes, ce qui démontre une 
forte progression des «Jibézlstes» 
français depuis les premiers 
championnats du.monde rempor¬ 
tés par le Néo-Zélandais Terry 
Delore. La France avait terminé 
seizième au classement général 
par nations en classe I et qua¬ 
trième en classe EL Elle avait 
mieux figuré lors des champion¬ 
nats d’Europe de 1978 puisqu'elle 
l'avait emporté en classe -n et 
avait obtenu la troisième ni ace 
en classe L 

La classe EL de plus en plus 
décriée, notamment au sein de 
la Fédération française de vol 
libre — celle-ci réclame l'instau¬ 
ration d’une classe unique — a 
été remportée par l'Américain 
Rex Miller (33 499 points) après 
une lutte serrée avec l'Allemand 
Wolfgang Hartl (32 463 points). 
Dans cette catégorie; c'est la 
Suisse qui obtient la victoire au 
classement par équipe. 

CLAUDE FRANCILLON. 


MUMM Cordon Rouge 
et le yachting international 

Ce sport de haut niveau qui demande une gronde concen¬ 
tration, des gestes adroits et précis, une patience infinie, ainsi 
qu’une excellente forme physique, est en plein essor sur le pion 
international. 

Les équipages des yachts des vingt nations participantes 
s'affrontent dans le cadre de I' « Admirai's Cup », « Le » 
Championnat du monde de voile, qui se déroule du 30 juillet 
au 18 août ou large de la Grande-Bretagne. 

C'est à cette prestigieuse compétition que s'associe le 


Champagne 



MUMM 


















Page 8 — LE MONDE — 14 août 1979 . ... 


StWmêi 


Ile-de-France 


—^— A PROPOS DE... -- 

LES ANIMATIONS D'Élt A EVRY 

Vacances eh ville nouvelle 

Si Paris se vide de ses habitants durant les vacances. 
D n'en est pas de même pour certaines communes de 
lHe-de-France. Les revenus, des familles qui s'installent en 
ville nouvelle, par exemple, après y avoir acheter un loge¬ 
ment sont mobilisés durant deux au moins par les 
frais d’aménagement. 

D’autre part, ces agglomérations comptent bon nom¬ 
bre'de HX.M. Ce sont ainsi plusieurs milliers de nouveaux 
habitants qui ne peuvent quitter l'Ile-de-France dorant les 
mois de loillet et d’août. 


A Evry, dans l'Essonne, I‘« opé¬ 
ration vacances - bat son plein. 
Il y a cinq ans que les respon¬ 
sables de l’association des clubs 
et ateliers 1 da i la ville nouvelle, 
constatant b défection des équi¬ 
pements culturels, durent les 
vacances, alors même que lès 
habitants étalent nombreux è ne 
pas' quitter .Evry, eurent l’idée 
d'organiser des animations pen¬ 
dant les mois de fulllet et 
d’août. Aujourd’hui, vingt-quatre 
associations, quarante anima¬ 
teurs, aident dans la ville nou¬ 
velle les enfants, les familles, 
les adolescents,. les travailleurs 
étrangers, les personnes âgées 
à organiser leurs vacances sur 
place. 

« Nous avons constaté, ex p Ti¬ 
quent MM. Georges Trfoulet. 
animateur d'Evry animation, et 
Patrick 'ftaffugeau, responsable 
de l'opération, que laa habitants 
des d/vers quartiers ne se con¬ 
naissent pas entre eux. D'autre 
part, Il existe toute une papula¬ 
tion qui ■ échappe » aux ma/sons 
de /aunes et de quartier. Noua 
avons donc proposé des acti¬ 
vités 'qui regroupent le a habi¬ 
tants des divers quartiers et qui 
en même■ temps nous permettent 
de toucher les familles g u I 
ne participent pas aux activités 
culturelles en cours d’année. • 
Enfin, les promoteurs de l’opé¬ 
ration tentent durant css mois 
de vacances de • taire découvrir 
la ville aux habitants ». « Nous 
avons, Ici. explique M. Trloulet, 
de pombreux équipements : huit 
maisons de /aunes, uns dizaine 
de gymnases, trois piscines, sans 
compter tous tes espaces verts 
qui sont hablfue/lsment délaissés 
durant les mole de /ul/let et 
d'août.» 

Chaque catégorie .d’habitants 
s’est donc vu proposer une série 
d'activités estivales. Sous la res¬ 
ponsabilité des équipes de quar¬ 
tier, las enfants participent à 
des ateliers artisanaux, vont à la 
piscine, en promenade, font des 
excursions A vélo. II n'est cas 
nécessaire de s'inscrire, st c’est 
librement que Ibb petits .viennent 
s'associer aux activités. Se pré¬ 
senter aux animateurs entre 10 h. 
et 12 h. : 14 h. et 17 h. Une base 
de camping installée dans une 
terme à une centaine dB kilo¬ 
mètres d'Evry permet enfin à 
certains d'entre eux d'aller 


passer une semaine à ta cam¬ 
pagne. 

En dépit des efforts farts par 
l’équipe d’animation, les adoles¬ 
cents ss sentent peu concernés 
par l’opération : la varappe, les 
journées moto et le stage de 
mécanique Mobylette n'ont pas 
mobilisé les énergies. • Nous 
avons ainsi pu constater que les 
Jaunes s'annulem en ville nou¬ 
velle et qu'lia ouhaitent Ji l’oc¬ 
casion d"animations, sortir dB 
ragglomération. C'est pourquoi 
toute s les activités que nous leur 
avons proposées afin de répon¬ 
dre û ne besoin (dîner à Paris, 
voyage de quelques /dura en 
Espagne/ on tremporté leur adhé¬ 
sion », souligne M. Raffugeau. 

Une s érieds sorties sont 
proposées aux familles. Des 
Journées é la mer (25 F par per¬ 
sonne), des visites d'entreprises, 
des promenades en Ile-de-France, 
permettent aux habitants d’Evry 
de quitter la ville Certaines 
familles participent systématique¬ 
ment à toutes les excursions. - 
Quant aux personnes âgées et é 
celles qui prêtèrent rester, des 
tournois de pétanque, des 
concours de pécha et des séan¬ 
ces de cinéma en plein air leur 
sont proposés. Enfin les tra¬ 
vailleurs étrangère n’ont pas été 
oubliés puisque des - semaines > 
leur sont consacrées. 

L'opération, qui coûtera 
200 000 francs en 1878, est 
financée par ■ le syndicat com¬ 
munautaire d'aménagement, les 
municipalités et Iss associations. 

Au-delà de ces ■ animations» 
organisées durant quelques 
semaines, l'opération vacances 
d'Evry marque la volonté des 
habitants de ss prendre en 
charge : les animateurs recrutés 
pour les besoins de le cause 
sont, pou rla plupart, des mères 
de familles de la ville qui, tout 
au long de l’année, pourront 
continuer faction de l'été. 

Il y a plus de sept mille 
enfanta à Evry ; dans certains 
quartiers la moyenne d'âge 
dépassa à peina vingt-quatre 
ans, at beaucoup de nouveaux 
habitants se sentent » déracl-. 
nés ». Autant de raisons qui Jus¬ 
tifient cette opération main 
tendue pour vos vacances. 

MARIE-CHRISTINE ROBERT. 


ÉQUIPEMENT 


Fin de l'enquête sur l'accident du DC-10 


OUVERTURE LE 5 SEPTEMBRE 

Quatre maies fie magasins dais le idls fie liimüre lu ma les lalas 


A quelques semaine de l'inauguration 
du Forum commercial des Halles par 
M. Chirac, le 4 septembre prochain, les 
artisans s'activent pour terminer l'amé¬ 
nagement des boutiques, dont l’onverturo 
est prévue dès le 5 septembre. Les artis¬ 


tes, Raymons Moretti et Attila, réalisent 
de grandes frasques sur les murs des 
cinémas au troisième soas-sol, tandis 
que les peintres Cueco et Fabio Rieti ont 
décoré de céramique certains piliers. 

Les murs de parpaings qui séparent 


le centre commercial des escalators du 
métro express seront prochainement 
abattus. La statue de marbre du sculp¬ 
teur Julio Silva, au centre de la place 
■ Ratage , sera débarrassée des bols 'qui la 
cachent Bientôt on lèvera le voile. 


Issu d’un concours jugé en Jan¬ 
vier 1973. te forum des Haltes est 
avec la station de métro elle- 
même,. un des rares projets qui 
ait tenu contre vents et marées. 
dans cette partie ouest du quar¬ 
tier. 

■ Quand M. Giscard d’Estalng 
décida, en août 1974, la suppres¬ 
sion des immeubles de bureaux 
du Centre de commerce Inter¬ 
national, le forum souterrain, qui 
était déjà largement engagé, ne 
fut pas remis en cause. Seules les 
boutiques prévues en surface 
(6 000 mètres carrés) ont subi un 


retard à cause des hésitations et 
des changements d'architectes et 
de programmes. On sait déjà que 
la Société d'aménagement des 
Halles ne livrera pas au prin¬ 
temps proc hain les surfaces 
nécessaires à SERETE-Aménage¬ 
ment, et des arrangements finan¬ 
ciers ont été conclus. De plus, la 
SEHETE a été autorisée & planter 
des chapiteaux où sont organisés 
des-spectacles et des expositions 
pour créer dés maintenant une 
animation de surface 
Constitu ée pa r le Crédit lyon¬ 
nais et ARRETE - Engineering, - 


la SE RETE-Aménagement a 
construit aussi le centre commer¬ 
cial à Cergy-Pontoise, celui de 
la Défense, et aménage actuelle¬ 
ment l’ancien hôtel Claridge, sur 
les Champs-Elysées. L’Investisse¬ 
ment des Halles représente 
600 millions ■ de francs, dont 200 
ont été remis à la- vnie comme 
charges foncières après la signa¬ 
ture d’un bail à la construction 
de soixante-dix ans. 

La chance du forum commer¬ 
cial des Halles est d’être, bien que 
souterrain, largement ouvert a la 
lumière. Ce choix fait par les 


/ J 


II 


nZ(7/ 


YMM& 








Jllm. 




LA MARÉE NOIRE MEXICAINE 


Quarante - deux personnes ont été entendues h* hile de pétrole d’<Ixtocun > serait colmatée dld un 1’septembre 


par l'administration fédérale américaine 


Les auditions publiques de la 
commission fédérale chargée 
d'enquêter sur l'accident du DC10 
d’American 'Airlines le 25 mai 
dernier à Chicago, viennent de 
s'achever sans qu'S ait été pas¬ 
sible de dégager clairement tes 
responsabilités dans ce qui fut la 
plus grande catastrophe aérienne 
des Etats-Unis. 

Les enquêteurs fédéraux ont 
Indiqué qu'ils auraient besoin en¬ 
core d'au moins trois mois, avant 
de déterminer la « cause pro¬ 
bable » de cette tragédie -qui a 
coûté la vie à deux cent soixante- 
treize personnes. Quarante-deux, 
personnes, représentant le cons¬ 
tructeur McDonnell Douglas, 
American Airlines et l’adminis- > 
tration fédérale de l'Aviation 
CP AA) ont été entendues au cours 
des deux semaines d’audition. 

Parmi les- facteurs possibles de 1 
l’accident, cinq ont été retenus et 
seront prochainement examinés 
plus au fond par la commission 
d’enquête fédérale ; la procédure i 
d'entretien appliquée par Ame-, 
rtcan Airlines aurait pu provo¬ 
quer des fêlures dans les mats de 
fixation des réacteurs aux ailes ; 
les essais des DC 10 n'avalent pas 
prévu la multiplication d’inci¬ 
dents majeurs au même moment ; 
le manuel de vol du DC 10 indi¬ 
quait. à tort, au pilote de décé¬ 
lérer en cas d'arrêt d’un moteur ; 
la présence d’une plaque de mé¬ 
tal recouvrant les mât» de fixa¬ 


tion présentait un problème de 
solidité. 

La procédure d'octroi cer¬ 
tificats de navigabilité par la 
FAA a été aussi évoquée. La 
commission fédérale & ainsi re¬ 
levé que des Ingénieurs des cons¬ 
tructeurs aéronautlques améri¬ 
cains sont aussi employés par la ; 
FAA pour étudier les appareils 
avant la délivrance du certificat 

de navigabilité, ces Ingénieurs 
sont même parfois conduits à 
Juger des avions à la construc¬ 
tion desquels ils ont participé. — I 
(AS JP J I 


• Echouoge à PortsaU. — Le 
cargo panamien Pan-Mercury, 
échoué dam la soirée du samedi 
11 août sur les rocheis de Port- 
sall '(Finistère) a été remorqué 
dans le port de Brest dans la nuit 
du 11 au 12 août. L'échouement 
de ce cargo de 400 tonneaux n’a 
provoqué- aucune pollution, les 
25 tonnes de fusl contenues dans 
les soutes ayant été épargnées. 

Selon la marine nationale, le 
Pan-Mercury s’est «planté» sur 
des rochers, alors qu’il cherchait 
dans la brame un canot de la 
Société nationale de sauvetage en 
mer pour lui confier trois plai¬ 
sanciers. recueillis à son bord 
après le naufrage de leur voilier 
dans le chenal qui sépare la 
côte du Finistère des Oes d’Oues- 
sant et de Molène. 


Le puits de pétrole • Ixtoc un » sera colmaté 
d'ici au I er septembre prochain, a assuré, le 
dimanche 12 août, le responsable des opérations 
de forage de la Compagnie mexicaine des pétro¬ 
les IPEMEX). 

De son côté, M. Bill Cléments, gouverneur 
du Texas, a estimé que « l'on avait fait beau¬ 


coup de bruit pour pas grand-chose », à propos 
de la marée noire qui menace les côtes de son 
Etat. Il a indiqué qu’il n'en visage ait pas de 
poursuites Judiciaires contre le Mexique. De 
telles poursuites, a-t-il dit, «ne seraient pas 
sagas et -ne relèveraient pas d’une politique de 
bon voisinage ». 


Corpus - ChristL — .M. Tom 
SxnyUe. directeur des relations 
publiques du UR. Fish and 
Wlldllfe Service, agence fédérale 
qui réglemente la faune terrestre 
et marine des Etats-Unis, est fort 
inquiet ». 

Le samedi soir 11 août, les 
biologistes du «Farts and wlldllfe 
Service ont ramené de leur 
expédition les premières victimes 
du pétrole •: deux oiseaux de la 
famille des fous aux pattes bleues 
ont été trouvés enduits de pétrole 
sur une plage de Fadre-isUnd à 
environ 30 Kilomètres' au nord de 
la passe de ■ Brazos-Santiago qui 
délimite la frontière mexicaine. 
D imanch e, l'un des deux oiseaux 
«mazoutés» succombait. 

Les-.expériences conduites par 
les chercheurs de l'agence amé¬ 
ricaine pour les océans et ('at¬ 
mosphère avaient révélé, le ven¬ 
dredi 10 août, qui, si les œufs et 
les larves de la faune marine 
semblaient très sensibles aux 
éléments toxiques du pétrole, les 
espèces adultes, elles, manlsfes¬ 
tai eut use bonne tolérance à 
l'égard des hydrocarbures. Des 
tests avalent été réalisés dans des 
milieux aquatiques oû la concen¬ 
tration de pétrole était Infiniment 
supérieure à celle qu'ont détectée 


De notre envoyée spéciale 


la fragilité des conclusions théo¬ 
riques. 

Les vents, qui s’étalent apaisés 
au milieu de la semaine dernière; 
ont repris leurs cours, poussant 
vers le nord la nappe lustrée qui 
se tient encore à une trentaine 
de kilomètres de la côte du Texas, 
à la latitude de la passe Mans- 
fiel d, située à 40 kilomètres au 
nord de la frontière mexicaine. 
Des taches de pétiole et des 
rubans de « chocolats mousse » 
ont été détectés à la latitude de 
Corpus-Christi, à 240 kilomètres 
au nord du. rio Grande. Ces 
dernières vingt-quatre heures; 
l'avant-garde de la rompe aurait 
progrès» vers le nord de 16 kilo¬ 
mètres. Jusqu’à présent, seuls des 
conglomérats de goudron ont 
atteint les plages texanes. 

Selon les biologistes, ces parti¬ 
cules de goudron feraient plus de 
dégâts parmi tes mollusques, tes 
vers màriTMi le plam-tnTi et les 
crevettes géantes, sur lesquelles 
repose largement l'économie de 
la région. Les tortues de mer de, 
la race des kemp’s ridley seraient 


aussi gravement menacées par 
oes particules. Quatre-vingt-sept 
bébés- tortues, nés la semaine 
dernière sur les sables du Texas, 
ont été transportés en laboratoire 
pour éviter La çontamination 
A Corpus-Christi et dans ses 
alentours, on n’en finit pas 
d’espérer que emother nature » 
saura' vider le -golfe du poison 
noir. A la demande du gouverne¬ 
ment mexicain, une équipe de 
six gardes-côtes de la National 
Strike Force aurait gagné te gîte 
du puits .en éruption dans la 
baie de Campée he. Les six 
hommes seraient actuellement en 
train de pomper le pétrole qui 
jaillit du puits dTxtoc à raison 
de 20000 barils par Jour. L'opé¬ 
ration, qui revient à 16000 dollars 
par Jour, serait financée par la 
FEMEX. 

. Lorsque, en quittant Corpus- 
Christi qu'on a surnommé te port 
Industriel te. plus propre des 
Etats-Unis, on lit ce message 
d'adieu sur tes portes de l'aéro¬ 
port : «, Corpus-Christi, la- vtU 9 
étincelante omis r emercia de votre 
visite », an se damandi» si la ville 
pourra longtemps encore se van¬ 
ter ainsi dé sa propreté. 

SYLVIE CROSSMAM. 


a promoteurs et leurs architectes, 

- Claude Vasconr et Georges Fen* 
e creac’h. leur avait valu d’être 

- retenus en 1973. ZI leur donne 
t aujourd’hui la- possibilité d’offrir 

un ensemble qui ne soit pas déjà 
e démodé, et de ne pas subir tes 
0 lnconvénlents'propres aux équipe- 
e mente complètement artificiels. 

n est vraisemblable que la sor- 
u face perdue par le puits de 
lumière et la place centrale;' et 

- le coût- de la verrière (20 millions 
e de francs), sont largement com- 
a pensés par 1e succès auprès des 
s commerçants : 92 % des surfaces 

sont, 'en effet déjà vendues; 
ann oncen t les responsables de la 
SEHETE ; tes grands noms de la 
■ ’ mode, des restaurants et des ciné¬ 
mas, ainsi qu’un très grand maga¬ 
sin ■ de la FNAp, s’installait 
actuellement « Vieux valait per¬ 
dre 5 000 mètres carrés de surface 
souterraine que d'avoir un centre 
‘ de 50000 -mitres carrés à moitié 
vide à Touverture ». assure l’ar¬ 
chitecte Claude VascnuL 
Directement relié à la station 
de métro te centre commercial 
est réparti sur quatre niveaux: 
un quart seulement des surfaces 
commerciales (10 000 mètres 
carrés) est écl&irê-artificiellenient, 
le reste ouvre sur des rues et 
des galeries qui prennent te Jour 
au travers de vastes verrières. 
La place basse; et la ferrasse 
intermédiaire sont ceinturées 
par une- double rangée de fortes 
arcades de métal qui font penser 
à des contreforts gothiques Iri- 
-■ versés.;La courbe de oes arcs 
s’accorde d'auteurs âssea bien 
avec la .forme-des fibftores eo 
zinc parisiennes, dont certaines 
sont visibles au dehors.-Les arcs 
de- métal sont : recouverts de 
, c cachés > en fonte ti’atumfniixm 
. motiléa.et^ laqués. & blanc- qui 
: ^ Mon- 

Ces poissantes nervures - se 
bousculent un 1 peu aux ■ngtes du 
' carré dans un désordre « assez 
gothique » selon l'architecte. 
Prévus en cratère ouvert à la 
lumière dés l'origine, le projet du 
forum>«S notamment lés verrières 
■.« ont sufeï’ plusieurs modifications, 
notamment à cause des ctaange- 
- ments dè programmes en surface. 

- c*est ainsi qui) a fallu intégrer ■ 
\ sur> le côté ouest 1e piller qui 

sortait %a milieu de la verrière 
■■ et qui -est devenu un petit bal- 
. caa -saugrenu pour discours 

- officiels^. 

Des lieux de repos sont amé- 
• nagés à l’abri • des verrières, 

- tandis que les 'restaurants pour¬ 
ront déborder sur les terrasses 
•extérieures. lie sol est recouvert 
partout - de .dalles de porphyre 
rouge, et les gsLrde-corps ùn peu 
massifs (e tout le problème est 
(Titre â réchelle «. assuré Claude 

- V asconi-) -sont réalisés dans un 
béton assorti grâce à des éclats 

-r de porphyre . intégrés dans la 


Un sens-marin évenfré 

En attendant • 1e désordre co¬ 
loré dés boutiques Tensemble est 
voilé au . noir et au blanc : tes 
voûtes - des rues intérieure sont 
couvertes d’un dallage noir, style 
métro, .et les architectes .ont 
Imposé aux commerçants des fa¬ 
çades Uniformes en ' métal laqué 
noir. les boutiques sont parfois 
situées en retrait de la rue prin¬ 
cipale dans une sorte de bas-côté 
limité. par - un rang de 
cylindriques, assurant ainsi, se¬ 
lon Claude Vasconi, une « per¬ 
ception double de la rue a. 

Toutes ces 'contraintes (unité 
de couleur, système de voûtes, 
discrétion dés façades commer¬ 
ciales) ont pour bot d’affirmer 
1 ‘ « -unité de la rue » et aussi son 
caractère publie La voirie sou¬ 
terraine du forum et tes places 
(20000 mètres carrés au total) 
restent en effet dans le w/nwahm 
de la vüle qui y assurera la sé¬ 
curité comme- dans im» vole 
normale. Le nettoyage et la pro¬ 
tection contre l'incendie ont 
toutefois- été affermés au ges¬ 
tionnaire dû forum pour' des rai¬ 
sons de simplicité. 

Outre les voyageurs du métro, 
les automobilistes auront accès 
aq - forum : deux: parkings de 
huit cents places communiquent 
directement avec tes galeries 
commerciales ; des . accès pour les 
taxis, les ' voitures de livraison 
sont également prévus. 

'Les questions de sécurité sont 
évidemment essentielles : e L'en¬ 
semble est conçu comme un saus- 
martn éveptrê par la lumière », 
explique l’architecte « A tous les 
niveaux Fespace est divisé en 
cantons de .5 000 mètres carrés 
isolés Zçg uns des autres ».* cloi¬ 
son» coupes-feu, rideaux et portes 
Coulissantes camouflés en temps 
normal, volets 'et- fermeture au- 
dessus des escaliers mécaniques 
doivent permettre de « bouder » 
tes différentes zones- en cas de 
sinistre. - 

MICHELE CHAMPENOIS. 


( 















S BEPTEMSPF 


ntt fc Mftrt do ii 

Z** »* *" m*L V- 

P* Ntere*A- î*## 1 » , 

g» * FvM»'jbùi mh V , 

N»-»»" ' 

i.41 j-, r . 

jMl 'ÿ f ÿft «#*£ « . „ t -, 

-.#•»;* 1 -r'..•*■ ■« ^ 

■■** ■■OÿiWf « *-**-.»*, t. j - 
H***, V-T: .-."v.:,.; - .“ 

. ** C" <» W ^T**^ . .^ 

.*10*4 . tld) «4 * T *- i » i v .- - 

Wè ■ (ÉLU .r*l, Il lu A* •' t *-k^ .. 

•»4 ******** » + v::> c. v V* - 
* , 2 - . 

, ' l ^te fck'v 4 ■* SW*lr-_.. 

:V'****#*•'4Ϋ * 

iNftfr** 4Vi r.-r'idtt f >.<*?•_■ Ljr - 
'■*'*‘ 4P4 Wfc,*» *»' 4 #!'*• fa«L- . . 

«■ ’ l ff É M a Mfc «Ttf*:*** >■;-—» *' . 

■ >4S&au. ®W »Hv< i*.t fM( Ï1L 


1 rf, "■ 

"c -'. "'■ -’. 

...r *:■ 

> •/; fc 

‘M. 









r u 
* '* 


tààmlrnj"** 


•> ~' Mau «tmimT •■**** r * r- 
«NJ*#*»** P* «***• ** *”■ 

*T * 

IMIII - â» MM*-** - 

w: .'.#** ■•* 

ggèn f cJ^ r* 11 


feMMP*** !**■ a * J ' ''* 
pp ’ jü ***■ ■ «* J **"’** : ' : ~ ' 
fm+KMi •♦* ’’ : 

M • «i*' ■•*■•*» 

f vm --*»»' ’ ' ‘ ' 

7>-ir r --— «* *---'* 

MÙÙ *•** ' ' f * r 

|L n ** * '»* ’ 

h*+ «**’!/ * 

« te* ******* *■ * . 


tfK 9 **'**? 
a * . - 



jg I jg-j-f « »ê ■’* u ' 4 - •*'■’ '*■ 

- teqn*-;** /** 


Mit* 

g VS -* r ~“ 
smjaüJ’ .. v r 



LES ALÉAS DE LA LOI D'ORIENTATION DES HANDICAPÉS 


Quatre ans après fe vote, 
le 30 juin 1975, de la loi 
d'orientation en faveur des 
handicapés, le sort d'un 
grand nombre d'entre eux 1 
n'esj: toujours pas amélio¬ 
ré. De nombreuses lacunes 
subsistent dans le nouveau 
dispositif, qui reste sélectif. 

L ongtemps, les handicapés 
Otaient restés les laissés- 
pour-compte de notre so¬ 
ciété. Rejetés des cirants de 
consommation, ■ m^ js en infime 
tempe de plus en plus nombreux 
dans une civflisatfon qui multi¬ 
plie les risques d'accidents. Ils 
posaient un problème grandis¬ 
sant. En 1066. Georges Pompidou 
avait confié & m. Français 
Blocb-Lainé le soin de réaliser 
une étude sur s le protofème 
général de l'inadaptation des 
personnes . handicapées physi¬ 
ques ». 

Elle s’inspirait en partie du 
rapport antérieur de KL Pierre 
Laroque, conseiller d’Etat, sur les 
problèmes de lar vieillesse. Ce 
n’est pourtant qu'en i£78 — dix 
ans plus tard I — que parurent 
les premiers décrets de la fa¬ 
meuse s loi d’orientation », lar¬ 
gement impulsée par les handi¬ 
capés rassemblés dons des 
associations poissantes. 

Plus de quatre ans après le 
vote de cette loi-cadre, l’appli¬ 
cation des textes n’est pas tou¬ 
jours & la mesure de l’ambition 
1 du législateur, qui avait voulu 
proclamer les droits fondamen¬ 
taux des handicapés à l’éduca¬ 
tion, - au travail, & l’autonomie 
financière: Car la mise en œuvre 
du nouveau -régime reste lente 
et suscite parfois des mala¬ 
dresses administratives, voire dés 
injustices.. ’ 

Un- exemple ? Le 5 Juillet 1978, 
Mme L_., soixante-quatorze m», 
déposait une demande en. bonne 
et due forme pour -obtenir l’allo¬ 
cation - aux adultes handicapés. 
Elle était porteuse d'une valve 
artificielle en raison d’une grave 
affection du. cœur et s’étalt vu 
attribuer une carte d'invalidité 
& 100 %, délivrée un an plus 
tôt & titre définitif. .Le 28 février ' 
dernier, plus de six moia après 
sa requête, Mme L_ était convo¬ 
quée devant la Cotorep :. un 
sigle t barbare que les handicapés 
connaissent bien, et, qui. recou- 
1 vre les commissions teclinloues 
d’orientation et de reclassement 
professionnel, instituées par la 
loi d'orientation. 

C’est devant l’ona de ces 

wnmmleelnnn que Mme L_ 

apprend — comble de’ l’ironie 
pour une personne cardiaque 


Des objectifs à la réalité... 


' âgée de soixante-quatorze ans — 
qu'elle est reconnue « opte A un 
travail compatible’ avec son 
état ». Qui plus est, la Cotorep 
lui retire sa carte d’invalidité 
« définitive », estimant que le 
taux (Tinvalidité n’atteint plus 
80 %. Ce cas est cité par la 
Fédération des mutilés du tra¬ 
vail, qui a dénoncé récemment 
■la c vision optimiste » des pou¬ 
voirs-publics quant à ltippllea- 
■ tlon des nouveaux textes fie 
.Mutilé du travail, mal-Juin 1979"), 

Autre exemple- A R u e i 1 
- (Hauts-de-Seine), une femme 
seule. Mme Edith Hubert, han¬ 
dicapée a BQ % ainsi que l’un "de 
ses deux enfants, se plaint de 
sa situation nettement plus pré- 
. calre depuis le vote de la loi 
d’orientation. Elle reçoit actuel¬ 
lement 3219 francs tous les trois 
mois, y compris l’allocation du 
Fonds national de solidarité. Son 
fils handicapé, âgé de dix-hûit 
ans, se trouve sans emploi et 
sans ressources. Comment faire 
pour boucler les fins de mois, 
pour manger, pour survivre ? 
e Avant la loi d’orientation, ex¬ 
plique Aime Hubert, je percevais 
300 francs ou titre de l’aide à 
1’enfance. Maintenant, plus rien. 
Chaque fois que mon fils, in¬ 
terne dans un établissement spé¬ 
cialisé — avec frais de séjour 
remboursés par la Sécurité $o~. 
. çiaJe, — rentrait en vacances à 
Pâques ou à la Noël, je touchais 
ISO francs par semaine, ainsi 
qu’au moment des grandes va¬ 
cances. Après la nouvelle loi, fe 
n’ai plus eu droit à ce modeste 
secours supplémentaire, car il 
n’est plus accordé que pour un 
congé mt/ttmum de trente jours. 
Au début de cette année, mon 
fils a terminé sa formation pro¬ 
fessionnelle, avec un certificat 
d’études techniques de soudeur- 
cdbleur et monteur en électro¬ 
nique et ü est revenu chez moi. 
Depuis lors ü est entièrement à 
ma charge, car R n’a pas trouoé 
Id’ emploi, frayant 'jamais tra¬ 
vaillé, ü n’a pas droit aux in- 
derAnités de chômage. D’autre 
part, nous ne recevons plus l’al¬ 
location d’orphelin. En. janvier 
dernier, fai demandé une allo¬ 
cation compensatrice : je ne la 
toucherai qu’en septembre. Com¬ 
ment oHoTU-rnous faire d’ici là?» 

De nombreuses familles, comp¬ 
tant* une ou plusieurs personnes 
handicapées, vivent ainsi dans 
l’angoisse. Avant la loi d’orieh- 
tation, l’insertion professionnelle 
des Intéressée était favorisée par 
une allocation de l’aide sociale 
dite allocation de compensation 
aux grands infirmes travailleurs. 
Celle-ci a été supprimée, au bé¬ 
néfice d'une allocation dite diffé-, 

1 renfcielle, qui n’est accordée, 
semble-t-Ü, que dans des cas 
exceptionnels. C’est ainsi que 
certains ménages travaillant en 
atelier protégé ont vu leurs res¬ 
sources diminuer de 1 009 francs 
par mois (1). 


Un régime complexe 


' C’est le médiateur lui-même, 
M. Aimé Paquet, qui, dans son 
rapport annuel remis récemment 
au gouvernement fie Monde du. 
9 mai), révélait les difficultés 
nées de la nouvelle 'loi, les 
conflits qu’elle entraîne entre 
l'administration et les usagers. 
« On déplore, déclarait-il, l'ab¬ 
sence d'un régime de base uni¬ 
que et surtout une mauvaise 
application du droit à l’aide 
d’une tierce personne. » M. Pa¬ 
quet souhaitait que les auto¬ 
rités fassent preuve de quelque 
Imagination pour tenir compte 
de la diversité des situations. 

De fait, le régime des presta¬ 
tions reste extrêmement com¬ 
plexe. surtout pour les enfants, 
malgré, l’effort de simplification, 
amorcé par le nouveau système. 

Pour les enfants mineurs han¬ 
dicapés. ce régime comptait au-> 
trefois deux prestations fami¬ 
liales : l’allocation d’éducation 
spécialisée et l’allocation aux 
handicapés mineurs, ainsi qu’une 
prestation d’aide sociale : l’al¬ 
location spéciale aux parents des 
grands Infirmes mineurs, attri¬ 
buée en fonction des ressources 
de la famille et des soins dispen¬ 
sés. Par ailleurs, le -mineur âgé 
de quinze ans à vingt ans pou¬ 
vait également bénéficier des 
allocations réservées aux adultes. 


(11 a l’invana du Centre d’aide 
par 1» travail (Ç-A-T.) — réservé aux 
adultes gravement Handicapée, aux 
capacités réduites, — l’atelier pro¬ 
tégé est considéré comme, une entre- 
□rtee insérée dans le circuit écono¬ 
mique avec le soutien de l'Stat, et 
permet aux travailleurs handicapes 
de bénéficier des dispositions légis¬ 
latives et réglementaires applicable 
aux salariés. Le C.A-T. relève ta.la 
politique d’action sociale, avec un 
support médlco -aoclo-psychologique. 
L'atelier protégé relève de la poli¬ 
tique de remploi. 

(2) L’allocation d’éducation spé¬ 
ciale est réservée aux enfante (Jus- 

au't vingt ans) dont rjncapadcé 
permanente est au moins égale a 
80% et qui n’ont psa été admis 
dana un établissement d’éducation ‘ 
spéciale ou pria en charge au titre . 


notamment la. majoration d’aide 
sociale pour l’aide constante 
d’une tierce personne. Cette com¬ 
plexité, génératrice de retards* 
administratifs, était telle qu’elle 
écartait certains bénéficiaires 
des différents cumuls auxquels 
1 Ils auraient pu prétendre : par 
exemple entre l’allocation d’aide 
sociale et les prestations familia¬ 
les. Lé champ d’application res¬ 
tait, en outre, limité : l’alloca¬ 
tion d’éducation spécialisée (50 % 
de la base mensuelle de l’alloca¬ 
tion familiale) était servie à 
4 000 bénéficiaires, l’allocation 
aux handicapés mineurs (15 % 
‘de la base mensuelle) à 30000 
bénéficiaires. Coût total de ces 
deux allocations en 1975 : 49 mil¬ 
lions de francs. En 1974. l’alloca¬ 
tion spéciale de l’aide sociale 
(22 % à 44 % de la base men¬ 
suelle) concernait 24 000 bénéfi¬ 
ciaires, qui pouvaient cumuler 
cette dernière* allocation avec 
l’une des deux précédentes. Coût 
total 50 millions de francs. 

Dans le nouveau régime, le sys¬ 
tème d’allocations est réduit â 
une prestation : l’allocation 
d’éducation spéciale (2), et & deux 
s compléments » attribués dés 
lors que l’enfant requiert ras¬ 
sis tance quotidienne d’une tierce, 
personne. Avantages pour les fa¬ 


de. l'éducation spéciale : on A eènx 
dont l'Incapacité permanente est au 
moins égale A 50% et qnl sont 
arimi» dans un ■ établissement, ou 
encore pris en charge par un service 
d'éducation spéciale ou de soins A 
domicile — sauf eu cas de place¬ 
ment en Internat, pris en charge 
intégralement par l'Etat. 

(3) Ce complément esc accordé A 
.Veulent obligé d'avoir recours A 

Talde constante d'une tierce per¬ 
sonne pour les actes ordinaires de 
la vie courante, ou ' A celui dont 
le handicap exige des, dépenses 
d’un ordre ta grandeur comparable. 

(4) Complément accordé A l'en¬ 
fant oblige d'avoir recours à l'aide 

- quotidienne. mais discontinue, 
d'une tierce personne, ou A celui 
dont le handicap exige des dépensas 
équivalentes. 


milles : la suppression totale de 
l’obligation alimentaire et des 
plafonds de ressources ; l'amé¬ 
lioration des prestations en na¬ 
ture par la prise en charge à 
ZOO % dans tous les cas par l'as¬ 
surance maladie des frais d édu¬ 
cation spécialisée en établisse¬ 
ment. Au 1” juillet 1977, 
60 000 familles bénéficiaient de 
l'allocation d'éducation spéciale 
(272 francs) et 22 rt d'entre elles 
avalent un complément : 
7 200 familles un complément de 
première catégorie, soit 
680 francs (3>. et' 6 000 ramilles 
un complément de deuxième ca¬ 
tégorie, soit 176 francs (4). Coût 
total en 1977 : 380 mil lions de 
francs. 

Le système comporte donc une 
double amélioration, d'abord 
quantitative :'on estime & plus 
de 20 000 le nombre des nou¬ 
veaux bénéficiaires ; ensuite qua¬ 
litative : selon les évaluations de 
l'Association des paralysés de 
France, les gains vont de 144*50 F 
& 552.50 F par mois. Ils concer¬ 
nent principalement : les en¬ 
fants ayant un taux d’incapacité 
compris entre 50 et 79 % quL 
auparavant, ne donnait lieu à 
aucune prestation spécifique ; 
les enfants dont l'état n'ouvrait 
droit qu'à l’allocation aux han¬ 
dicapés mineurs, du fait du 
niveau de ressources des parents. 
Les gains résultent également du 
rehaussement de l’allocation de 
de base, passant de 15 à 32 % 
de la base mensuelle des alloca¬ 


tions familiales pour ces caté¬ 
gories. 

XJ existe toutefois des « per¬ 
dants », notamment, les enfants 
handicapés de plus de quinze 
ans. Dans l’ancien système, ces 
derniers pouvaient,- al les res¬ 
sources de la famille étalent 
modestes, percevoir les alloca¬ 
tions d’aide sociale aux handi¬ 
capés adultes (pension de base, 
FJV.S. et majoration pour tierce 
personne). Le nouveau régime 
réserve en effet l’allocation com¬ 
pensatrice (tierce personne) aux 
mineurs & partir de seize ans 
n'ouvrant plus droit aux alloca¬ 
tions familiales. 

Selon les services de M. Hoeffel, 
secrétaire d’Etat à l'action so¬ 
ciale, le passage de l’allocation 
d'éducation spécialisée (4000 bé¬ 
néficiaires) à l'allocation d'édu¬ 
cation spéciale s'accompagne de 
la suppression de tout tlcKet 
modérateur pour la prise en 
charge par l'assurance-maladie 
des frais d'éducation spécialisée, 
des soins et de l'hébergement 
(qui représentaient 3 078 millions 
de francs en 1975 et 5 450 millions 
de francs en 1978). On ne peut 
donc, estizne-t-on. comparer 
directement le seul montant des 
prestations sans tenir compte 
des frais laissés ou non à ia 
charge des familles, que les allo¬ 
cations sont destinées à com¬ 
penser. 

JEAN BENOIT. 

fLire la suite page 10J ■ 


LES EXPULSÉS DE L'ÉTÉ 


S ELON une tradition désormais bien établie, les pouvoirs publics 
profitent de la trêve des congés payés pour prendre des déci¬ 
sions impopulaires, ou (aire appliquer celles qui ont déjà été 
prises. Tandis que les Français bronzent sur les plages, les 
hausses se succèdent, de prix ou de cotisations sociales. Ces 
dernières semaines, un nouvel aspect a complété ces opérations 
d'été : l'expulsion de travailleurs immigrés des loyers, où les rési¬ 
dents font, parfois depuis plus de trois âns, la grève des loyers. 

On connaît les motifs de celle action revendicative, qui ports 
principalement sur le montant des redevances,< jugé trop élevé, 
et sur les conditions d'hébergement : locaux exigus, règlements 
Intérieurs trop stricte, attitude Jugée raciste de certains gérants. 
Celte longue grève des loyers n'entre que pour faiblQ part dans le 
déficit d'exploitation des associations gestionnaires, en butte, elles 
aussi, à la hausse des prix. La Sonacotra prévoit pour 1979, indé¬ 
pendamment de ta grève, un >lrou» de 110 minions, pour un 
chiffre d'affaires évalué à 300 millions de francs (soit 37 Vo de 
celui-ci). 

Ce n’est pas la première lois, assurément, que ie pouvoir s'on 
prend aux travailleurs étrangers, ot d'abord aux militants des 
loyers en lutte. On se souvient des expulsions du territoire ordon¬ 
nées naguère, un week-end de Pâques, par M. Poniatowski. Mais 
tes immigrés, qu'a inquiétés ia tentative du gouvernement de faire 
voter avant les vacances les projets de loi Bonnet-Stoléru res¬ 
treignant l'immigration, ont hèsiiè celte tols en plue grand nombre 
à partir en congé, de peur de ne plus pouvoir, au retour, franchir 
les bariâres administra:ives. Simultanément, les descentes de 
police se sont multipliées dans le métro, comme dans les foyers. 

Dans presque toutes ces opérations, qu'accompagnent parfois 
des brutalités inutiles, le scénario est identique : les farces de 
l'ordre pénétrent eux premières heures du jour dans les foyers, 
s’emparent des affaires personnelles des résidents et les expédient 
dans un garde - meuble. Puis on ferme la chambre voire tout 
l'établissement — comme A Carges-lès-Gonesse où, depuis plus 
de cinquante jours, une partie des resldents campent dans un ter¬ 
rain vagua il est aisé de constater que cette stratégie, appliquée 
progressivement dans divers départements, résulte souvent de déci¬ 
sions de lustice vieilles de plusieurs mois. 

L'opposition, et de nombreuses associations, ont réagi. M. Fran¬ 
çois Mitterrand déclarait le 10 mai que les travailleurs étrangers 
ne sont pas seuls dans leur combat ; le 30 juin. Il leur rendait 
visite & Garges-lès-Gonesse, comme i'ont fait également M. Michel 
Rccard et diverses personnalités syndicales. Mais que faire contra 
la loi ? 

A ThionviHe, le maire communiste a réquisitionné les chambres 
vides d'un foyer: ses deux adjo.nts ont été molestes par la police. 
A Gargeé-iès-Gonesse, la municipalité de gauche, sollicitée dans le 
même sens, s'est déclarée incompétente devant la chose jugée, 
signifiée, exécutée. Les Immigres, eux, n'onl manitesté jusqu’ici leurs 
sentiments qu'avec timidité. Sauf à Dijon, où iis ont défilé pieds nus. 
une valise sur l'épaule, arborant une étoile verte â cinq branches. 
Un symbole qui devrait faire réfléchir. 


Le marché de Rungis est-il un facteur d'inflation? 


L A question a été maintes 
fols posée depuis, que, voici 
dix ans, les Haltes de Paris 
ont été transférées à Rungis. 

. L’opération, qui apparut alors 
dans le. monde du commerce 
comme une révolution, se solde¬ 
rait-elle, avec le recul du temps, 
par un 'échec économique ? Les 
observations qui suivent tentent, 
bois de toute polémique, d’ap¬ 
porter quelques éléments d’ap¬ 
préciation, 

La consultation, des indices 
apporte une première série d’in¬ 
dications. Ceux das prix de gros 
ont varié à Rungis entre 1970 
et 1978 de 100 à 204 pour les 


par ÉMILE ARRIGHl 
DE CASANOVA (*) 


fruits et légumes, 200 pour les 
produits laitiers, 170 pour les 
œufs, 226 pour les produits de 
la pèche et 191 pour les produite 
camés, tandis que, pendant la 
même période, l’Indice du coût 
de la vie variait de 100 à 208. 

Les deux mouvements*ont donc 
été d'ampleur comparable avec 
une tendance marquée à la 
décélération des hausses à Run¬ 
gis au cours de l’année dernière. 

Ces résultats seront contro¬ 
versés par ceux qui ne retiennent 
que les chiffres Isolés découlant 
de vues Instantanées. Ils n’en 
sont pas moins représentatifs de 
tendances qui ne peuvent être 
sérieusement contestées. Ils révè¬ 
lent-que le marché .n’ast pas 
neutre à l'égard de l'inflation. 
S’il ne l'élimine pas, ü la modère. 


Cette modération est. tout 
d'abord le fruit de la concur¬ 
rence. Chaque secteur comprend 
des centaines d’entreprises, deux 
1 mille au totaL Aucune n'est 
assurée de sa clientèle qui com¬ 
pare avant d'acheter. La concen¬ 
tration physique des grossistes 
dans des pavillons permet la 
comparaison. La cohabitation de 
plusieurs types de circuits ouvre 
les choix plus largement encore 
Le marché, bien que de gros, ne 
donne aucun monopole aux gros¬ 
sistes traditionnels qui côtoient 
des grossistes en entrepôt, des 
producteurs venant vendre eux- 
mêmes leur récolte, des Impor¬ 
tateurs, des courtiers, des dégrou- 
peuxsL 

L'ampleur de l'approvisionne¬ 
ment contribue d'ailleurs à 
aviver la concurrence. Une 
concentration urbaine aussi 
gigantesque, puisqu'elle groupe 
dix millions d'habitants, offre 
aux producteurs en quête de 
débouchés la garantie d'un écou¬ 
lement quasi assuré. Le marché 
a acquis, de ce fait, la réputa¬ 
tion de disposer d'une capacité 
d’absorption presque Illimitée 
d'où, loraque la production est 
abondante, le risque d'être 
saturé. 

Seulés des perturbations clima¬ 
tiques graves, prolongées et géné¬ 
rales, comme ce fut le cas au 
début de l'année, sont suscep¬ 
tibles de tarir les arrivages de 
certaines denrées. - Encore 
convient-11 de ne pas négliger 
le rôle régulateur de l'importa¬ 
tion et une autre forme de régu¬ 
lation, celle dss achats de subs¬ 
titution offerts par le large- 
éventail journalier des produits 
commercialisés : une centaine 
pour le seul secteur des fruits 
et légumes. 


bail de longue durée de bureaux 
surdimensiannés dont elle n'a pas 
l'usage et qu'elle n'a pu Jusqu'ici 
que très partiellement sous- 
louer. Elle assure, dès lors, au 
propriétaire, une garantie de res¬ 
source indexée. Elle est, 'enfin, 
tenue, à l'expiration d'une 
concession trentenaire de durée 
bien modeste eu égard à la na¬ 
ture des immobilisations, de re¬ 
mettre à l'Etat, qui eir devient 
propriétaire, des Installa Lions* en¬ 
tièrement rénovées. 

Four couvrir ces charges, elle 
n'a que le recours à la majora¬ 
tion des redevances acquittées 
par les usagers du marché. Elle 
ne peut pourtant les relever que 
dans des proportions limitées 
sous peine de surcharger les en¬ 
treprises et de peser sur les prix. 


Ce faisant, elle reste en deçà di 
niveau des dépenses et entretien: 
un déficit chronique qui peut. ( 
la longue, par le recours â l'em¬ 
prunt. aggraver d’une autre ma¬ 
nière les charges. 

La réalisation de l'éqnillbn 
menée de pair avec la dlsparitloz 
rétroactive du déficit ne sont pai 
tâches faciles. La marge de ma¬ 
nœuvre est étroite. Elle ne pourn 
s'élargir que si sont mieux dis¬ 
tinguées tes charges liées à l’ob¬ 
jet du marché de celles assumée; 
par transfert de responsabilités 
Un -protocole signé l’an demie: 
avec le Trésor traduit ce souci 
Son exécution permettra de tes¬ 
ter s'il est adapté â son objet 
C'est à cette condition que 1e di¬ 
lemme déficit ou inflation sera 
surmonté. 


Trente entreprises en moins 
depuis dix mois 


Clients allemands, suisses et niçois... 


Par voie de conséquence, l'aire 
d'influence du marché s'élargit. 
E attire, suivant les saisons et 
les produits, des acheteurs aussi 
éloignés que les poissonniers de 
la Côte d'Azur ou de l’Allemagne 
fédérale, les détaillants en fruits 
et légumes du VaJ-de-Loire, les 
resta ara Leurs de Genève. L'une 
des sociétés de- magasins à suc¬ 
cursales les mieux implantées 
dans le centre et le sud-est de 
la France trouve son compte à 
s’y approvisionner plutôt que sur 
les lieux de production proches 
de ses points de vente. U sert, 
en outre, de plate-forme de 
redistribution pour des produits 
d'importation, notamment 1 e s 
produite de contfe-saison en pro¬ 
venance d'Afrique ou d'autres 
latitudes tropicales. Il est ainsi 
le point ds rencontre de flux 
commerciaux divers par leur ori¬ 
gine et leur composition qui s'y 
ajustent du double point de vue 
du volume et des'cours. 

Ces constatations permettent- 
elles de fonder l'opinion que 
Rungis se borne i. subir l'infla¬ 
tion et qu’il suffirait d'en extir¬ 
per ailleurs les germes pour 
qu'il soit véritablement modé¬ 
rateur ? Semblable déduction 
pécherait par excès d'optimisme. 
En dépit de son rôle norma¬ 
lement réducteur de tensions 


(*) P.-D. G. du marché de Rungis. 


Inflationnistes, le marché n’est 
ni & l’abri des tensions qu’il 
subit, ni tout â fait capable d'éli¬ 
miner celles qu’il sécrète. Trois 
domaines nous révèlent que ces 
deux risques mêlés ne peuvent 
disparaître d'eux-mèmes. 

. Le premier est celui, de l’or¬ 
ganisation du marché. Au temps 
des Halles, les pavillons étalent 
amortis de longue date, l’enca¬ 
drement administratif était as¬ 
suré par les préfectures de police 
et de la Seine, la charge de l'en¬ 
tretien. du nettoyage et de la voi¬ 
rie était supportée par la Ville 
de Paris. 

A Rungis, la société gestion¬ 
naire assume l’annuité d'un peu 
plus de 800 millions d'emprunts 
contractés pour financer les 
équipements. La propreté du 
marché, l'évacuation des déchets, 
l'entretien des dizaines de 1 kilo¬ 
mètres de voies routières et fer¬ 
rées lui Incombent. Elle est même 
contrainte d'accepter, parce 

Î tj'elle est démunie des moyens 
e l'empêcher, l'apport sur ses 
décharges de toutes sortes de 
produite de rebut venant de Pa¬ 
rts et d’ailleurs et dont le trai¬ 
tement lui coûte plus de 3 mil¬ 
lions de francs par an. Elle tient, 
à ces divers points de vue, le 
rôle d'une collectivité publique 
sans en avoir ni le statut Juridi¬ 
que. ni les ressources fiscales, ni 
les compensations financières. 
Elle est, de surcroît titulaire d'un 


Mais l'inflation est à l’œuvre 
sur un autre plan, celui de la 
gestion des entreprises. Celles-ci 
sont dans leur grande majorité, 
de di m ensions moyennes et peti¬ 
tes. Le transfert a été, voici dix 
ans, l'occasion d’un certain écré¬ 
mage. Beaucoup de grossistes 
d’apparence ou d’occasion ont 
préféré l'Indemnisation aii démé¬ 
nagement Faute d'un effort fi¬ 
nancier suffisant la priorité a été 
finalement donnée au déména¬ 
gement sur la restructuration. 
Accrochées â des tonnages modes¬ 
tes, périodiquement'revigorées par 
des facilités bancaires, des entre¬ 
prises se sont ainsi crues dispen¬ 
sées de regarder la vérité des 
comptes et des bilans. Or. la 
vérité économique est entêtée. 
Elle finit toujours par s'imposer. 
Aujourd’hui, les professionnels 
sont saisis par Têvidence que 
l'exploitation commerciale peut 
fart bien maîtriser la fonction de 
gros, mais que celle-ci ne peut 
être durablement exercée lors¬ 
qu'elle s'écarte de sa finalité. 
Aussi l'heure est-elle à la re¬ 
structuration. A la demande du 
premier ministre, et dans la 
concèrtation entre la société ges¬ 
tionnaire èt les organisations 
professionnelles, des mécanismes 
d’incitation volontaire au départ 
des uns et à l’extension corréla¬ 
tive des autres sont désormais en 
place. L’opération a commencé 
par le secteur des fruits et légu¬ 
mes où trois cent soixante gros¬ 
sistes se partagent encore la 
clientèle d’un peu plus de quatre 
mille acheteurs réguliers. Mise en 
œuvre voici dix mois, elle com¬ 
mence â Taire sentir ses effets. 
Trente entreprises ont quitté le 
marché. 3 000 ■ mètres carrés de 
surface ont changé de main. La 
contagion de l'exemple affecte 
d'autres secteurs qui sont prêts 
â s'engager dans une voie analo¬ 
gue. Si les gains de productivité 
escomptés se réalisent, l'inflation 
reculera â la mesure du recul 
des zones d’incapacité concur¬ 
rentielle. 

Un troisième domaine infla¬ 
tionniste ne saurait être sous- 
estimé : celui des relations des 
consommateurs avec • le 
Ces relations ne s'opèrent que par 
détaillants Interposés. Le marché, 
en effet, ne met en présence que 
des professionnels. R ne peut 
s’ouvrir aux particuliers, sous 
peine de créer des circuits paral- 


lèles générateurs de concurrent 
déloyale et désordonnée. 

U en résulte que 1e conson 
mateur ignore le rôle êeonom 
que du grossiste. Parce qu'il z 
le rencontre jamais, il Passfmi 
a un parasite mangeur de man 
sans contrepartie d'utilité, u ii 
impute souvent les conséquenci 
de ses propres erreurs de con 
portement. N'est-ce pas le et 
lorsque la hausse d'un prodm 
loin de le dissuader d’achete 
i incite a accroître la demand 
ou encore lorsque, dédaignant 
rythme des saisons, ü réclan 
des produits de contre-saison qi 
seuls peuvent produire tes paj 
de latitude tropicale ? 

Il ne faut pas s’étonner, dai 
ces conditions, que 1e mord: 
reponde en s’attachant plus 
suivre qu'à corriger, sensible 
une demande ou exagérézner 
routinière ou brusquement ta 
prévisible. 

La situation est heureusemer 
en tram d'évoluer. Un ensemb, 
d'initiatives convergent poi 
mettre à la déposition de l'op 
ni on des informations régulière 
recueillies, classées, exploitées 
partir du marché. Depuis mr a 
maintenant, les. tonnages et J< 
cours sont affichés chaque Jov 
sur place. Le service des nouve 
les du marché les enregistre < 
tes diffuse dans les heures qi 
suivent. Des lettres de cou jonc 
ture donnent par quinzaine dt 
prévisions et des explication: 
Plusieurs Journaux ouvrent letu 
colonnes aux spécialistes de 1 
consommation. Il en va de mène 
pour les temps d'antenne à I 
radio. Seule la télévision ne su! 
pas encore avec régularité I 
mouvement. U ne faut pas déses 
pérer, cependant, de la con vain 
cre. notamment sa chaîne régie 
naie, qu'en Informant des million 
de-téléspectateurs sur le 
tendances du marché de gros d 
Jour qui préfigurent la physionc 
mie des marchés de détail â 
lendemain, elle aidera, par 1 
puissance des commentaires e 
images, les consommateurs & t 
déterminer en toute connaissons 
de cause. Elle le fait bien pou 
la Bourse do valeurs, qui nlnté 
resse que quelques centaines d 
milliers de personnes. 

fLire la suite page 10J 




/ 












Page 10 — LE MONDE — 14 août 1979 


Le monde de l'économie 


LES NOTES DE LECTURE d'Alfred Sauvy 


NOUVELLE DIRECTION DE 
L'ENTREPRISE PERSON¬ 
NALISTE ET COMPÉTI¬ 
TIVE. 

Octave GELINIER. 


LE MIMÉTISME TECH¬ 
NOLOGIQUE DU TIERS- 
MONDE. 

Denis-Clair LAMBERT. 


ÉCOLQGIE, ÉCONOMIE ET 
PLURIGESTION. 


Jacques FONTANEL 


EFFICACITÉ DE L'INVES¬ 
TISSEMENT. CROISSANCE 
ET FLUCTUATION. 


conclusion dont nous axerions aimé 
faire une base de départ. Ricardo 
s'est alors éloigné sur la pointe des 
pieds— 


Sous ce titre austère, le célèbre 
novateur, délégué général de 1a 
Cegos. attaché depuis longtemps aux 
drames (au sens grec) de l’entreprise, 
auteur, notamment, de l’Entreprise 
créatrice et du Secret des structu¬ 
res compétitives, évolue lui-même au 
gré du temps et des recherches, .d'où 
cette somme, fruit massif de l'expé¬ 
rience tourmentée. 


Trois phases ont marqué l'histoire 
récente de l'entreprise : la mar¬ 
chande, la classique industrielle et 
la nouvelle, propre & l’ère de la com¬ 
munication et de'l’organisation seg¬ 
mentée. 

Une brève sentence pourrait résu¬ 
mer ce volumineux ouvrage : ■ Traiter 
les gens comme des personnes. > 
L’attitude nouvelle; qui s'exerce tant 
vis-à-vis du salarié que du consom¬ 
mateur et s’inspire partout du « droit 
à la différence », résulte du triple 
progrès du revenu discrétionnaire 
(d'où apparition du consommateur 
actif), du niveau culturel et du souci 
de protection sociale. En outre, le 
double redéploiement nécessaire est 
facilité par le râle de l'informatique- 
et du management, dans la métrolo¬ 
gie de la gestion. 

A propos du salarié, ne sont pro¬ 
nonces les noms ni d’auto ni de 
cogestion, car l'auteur a le souci 
d'éviter les mots-ornières. CL de 
même, le terme marketing . qu'il faut 
bien employer puisqu'il existe, doit 
concerner l'ensemble des rapports 
avec l'environnement que l'on fournit 
en produits ou en services. Il faut, 
Ici comme ailleurs, se garder de vou¬ 
loir tout court-drculter et survolter ; 
l’homme sur le terrain n'est pas un 
automate. 


• lie sous - titre est plus explicite 
encore : « Plaidoyer pour le recours 
à des techniques intermédiaires et 
différenciées. » Une longue obser¬ 
vation, particulièrement en' Afrique 
du Nord, au Mexique et en Colombie, 
a conduit le professeur lyonnais à 
dénoncer l'unicité des techniques, 
sous l'effet de puissants courants. 
Alors que tant de pays affirment que 
leur socialisme est « bien de cnes 
eux », Je matériel et Je reste à sa 
suite s'uniformisent, en dépit de la 
diversité des besoins, des climats, 
des richesses, de l'environnement, de 
la densité, des cultures. 


Dangereuse de divers points de vue 
(l'auteur a eu la discrétion de ne pas 


citer le chah d'Iran), cette négation 
de l'Identité nationale répond à un 
si puissant amour-propre que. tels 
les enfants convoitent les objets des 
grandes personnes, les peuples jeunes 
refusent tes matériaux et les mé¬ 
thodes plus conformes à leurs besoins, 
même de transformation. Et c’est 
ainsi que le soufcl affirmé d’auto¬ 
nomie scientifique les conduit naïve¬ 
ment même la Chine et l'Algérie, à 
une dépendance de plus en plus 
accentuée et que le nationalisme 
s’avère curieusement destructeur de 
richesses nationales. .Poussés par leurs 
intérêts propres ou' happés dans le 
même engrenage, les pays riches ne 
font rien, d’ailleurs, pour suggérer 
une autre vole. 


Nous suivons ensuite les propos sur 
la stratégie : innovation, techniques, 
coûts, productivité, etc. Le plan glis¬ 
sant de cinq suis est vu avec faveur, 
mais de façon nuancée. L’attention 
est souvent attirée sur des cas 
concrets. 


La troisième partie traite de l’orga¬ 
nisation générale de l'entreprise, as¬ 
sise sur les principes exposés : mul¬ 
tiples recommandations sur ce qu’il 
faut faire, ou ne pas. faire, sans rigi¬ 
dité cependant (directoire ou non 
directoire, etc.). Apr^s le cantriUe fi¬ 
nancier et les services d’audit, nous 
croyons ingénument tout savoir ou 
tout au moins avoir tout vu. n'ou¬ 
bliant pour-la bonne bouche que l'In¬ 
formatique, dont le coût de revient 
diminue d'année en année ce qui 
n’exclut pas, est-il montré, le risque 
de sérieuses erreurs. 


La devise de l'entreprise : « Four¬ 
nir ce qui plaît aux h omm es, » 


★ Editions Hommes et techniques.' 
Parla, 1879, 24 cm, 396 pages. 


Dans les trois parties et particu¬ 
lièrement dans’ la partie « écolo¬ 
gique», comme il se doit, revient, à 
chaque pas, cette opposition entre la 
personnalité et la chaîne autoforgée. 
Et quand les paysans eux-mêmes 
échappent à la routine traditionnelle, 
c’est pour passer de Jour de fête à 
Play Time, dans un carrousel sans 
pitié. 

Mieux traitée dans les faits, comme 
Il est normal, que dans l’Interpré¬ 
tation, la démographie apporte des 
exemples de plus, car autant la Jeu¬ 
nesse et la croissance sont générales, 
autant la' densité varie d’un pays à 
l’autre; et ce sont les populations 
les plus clairsemées qui gaspillent ou 
détruisent la terre. U faut partout 
chercher à augmenter le rendement 
de la terre plus que celui de 
l'homme. 

Et la ritournelle se poursuit, sous 
nos yeux quelque peu contrits, -mais 
jamais lassés, avec la mythologie 
des techniques de pointe, les kystes 
technologiques, la fascination du 
sophistique, le drame de l'irréversi¬ 
bilité. 

Annexe statistique (la France 
achète loin et vend prés) et biblio¬ 
graphie où po'Urraient être ajoutés 
les noms de R. Dumont, E. Naraghi, 
Samlr Amin, car il y a des précé¬ 
dents, très variés ceux-là. 


* Economie®, Parla, 1979. 24 cm, 173 p. 


Née dans les tourments et les tour¬ 
mentes. de la croissance contrariée, 
l’écologie a grandi au gré des Initia¬ 
tives. des sentiments et des révoltes, 
sans doctrine positive, jusqu'ici ; mais 
une attitude de refus ne suffisant 
pas. c’est tout l’ordre social qui est 
remis en question. 

Excellente présentation initiale des 
diverses écoles écologiques, à peine 
un peu affaiblie par la complaisance, 
non certes à l’égard mais à l’occasion 
. de l’écologie réactionnaire : le retour 
à la terre fut l’idée de Méllne et non 
de Hitler. II faut aussi une certaine 
Ingénuité pour trouver « curieux » 
que les apolitiques penchent vers la 
majorité parlementaire actuelle. 

La naturel est-elle vraiment mieux 
respectée dans les propriétés pu¬ 
bliques que dans les privées ? -Un 
bilan serait à dresser, mais d'autres 
questions, {Mus amples, plus riches 
d’espoir ou d’angoisses, nous atten¬ 
dent 

Et 1 nous attendons, nous-mêmes, 
dans la crainte et l’espoir, égale¬ 
ment : ces solutions que tant de 
doctrinaires nous refusent nous les 
voyons Ici bien déployées, le courage 
l’emportant cette fols sur le verbe; 
Sans abandonner complètement 
Illich, ni Rousseau, ni. bien sûr, René 
Dumont le maître de Grenoble s’en¬ 
gage résolument dans les barbelés 
des Institutions, sans chercher à 
escamoter les contradictions entre les 
objectifs et les Idéaux. Que le système 
soit pleinement socialiste, décentra¬ 
lisateur, p lurigestionnalre, nous le 
pensons bien. Seulement, en avan¬ 
çant plus encore, nous retrouvons de 
vieilles idées de Rodbertus ou des 
anarchisants sérieux, -lesquelles doi¬ 
vent finalement S’accommoder, de 
planification et de suppression des 
stimulants matériels. La peur de 
faiblir devant l'obstacle l'a emporté; 

Une ébauche de comptes nationaux, 
quelques données concrètes et chif¬ 
frées seraient maintenant les bien¬ 
venues. La santé publique, par 
exemple, semble ici aller de sol. elle 
absorbe aujourd’hui 10 % du revenu, 
tout en exigeant un large soubasse¬ 
ment économique. 

A travers ces audaces, délasse¬ 
ments et lancements, deux lacunes 
importantes : la voiture Individuelle 
est singulièrement épargnée ou n'est 
touchée que très discrètement s Le 
refus d'importation des produits pol¬ 
luants » comprendrait^il le pétrole ? 

Plus inquiétante encore est la non- 
connaissance des rudiments de la 
démographie. C'est ainsi qu'est dé¬ 
noncée naïvement la duplicité des 
pays riches qui préconisent chez eux. 
le e populationnisme » et chez les 
autres, le malthusianisme. Ne pas 
distinguer la Jatte contre la vieillesse 
et la lutte, contre la famine est un 
état, disons, perfectible et provi¬ 
soire. 

Dans l'ensemble. lecture remuante, 
troublante, de grand Intérêt 

Ar Editions Entente, Paris, 1979, 2o g™., 
2P7 pages. , 


Jean-Luc GAFFARD. 


* Editions Cujas. Pari®, U78, 21 col, 
234 pages. 


Depuis trente-cinq ans, les voraces 
théories de la croissance ont quelque 
peu englouti un certain nombre de 
problèmes dont le but était d'isoler 
tel ou tel facteur de production. C'est 
surtout l’efficacité de l’investisse¬ 
ment c'est-à-dire l’escompte du 
futur, que met ici en question le 
maître de Strasbourg- Etant irréver¬ 
sible, la décision d’investissement 
comporterait une discontinuité, si 
elle n'était permanente. L’investis¬ 
sement peut être classiquement Ins¬ 
piré par une perspective de profit 
ou de demande effective, le second 
mobile étant plus affirmé, en situa¬ 
tion de monopole. 

Dans une première partie, l’effi¬ 
cacité de l'Investissement est vue à 
travers la croissance sans obstacles. 
Après une attention particulière aux 
modèles à génération de capital 
(W. Salter, N. Kaldor et J. Mlrlees), 
puis à l’effet de structure, viennent 
les inévitables Harrod et Doxnar, 
dans la ' ligne keynésienne et leur 
concept de déséquilibre permanent, 
résultant de la différence entre le 
taux de croissance effectif et le taux 
de croissance « nécessaire », qui assu¬ 
rerait la réalisation des plans de 
toutes les entreprises. H y a, en fait, 
alternance constante entre situations 
de tension et d’apparente surpro¬ 
duction. 

La seconde partie pose la question 
de l’efficacité de l’investissement, 
dans une économie de répartition 
fluctuante. Nous retrouvons N. Kal¬ 
dor, selon lequel l’analyse keyné¬ 
sienne permet d'étudier soit la répar¬ 
tition, soit l’emploi, mais ram les 
deux; mais sa propre analyse est 
jugée Ici trop globale. 

Nous commencions presque à nous 
Inquiéter, quand nous voyons 
apparaître les deux « frères impla¬ 
cables ». anciens rivaux, l'inflation 
et le chômage, n faut, non seule¬ 
ment, rejeter l’hypothèse classique 
de perfection de l’information '(qui 
y croit?), mais reconnaître la rigi¬ 
dité des prix flâna le .sens de la 
haïsse. Dans ces conditions, toute 
aggravation d’un déséquilibre struc¬ 
turel entraîne une augmentation dn - 
chômage et-dp l’inflation, tous les 
deux compères désormais. Des exem¬ 
ples auraient ici été les bienvenus. 

Plus, originale est la théorie de 
S.C. Kolm sur l'Inflation de produc¬ 
tivité, mais, cette fols encore; la 
rigidité est, si l’on peut dire, solide 
,au poste. L’Inflation joue alors le 
rôle d’une' correction, presque au ■ 
sens de punition, qui permettrait 
de redonner sa chance a-, l’investis^ 
sement à base de profit. 

Nous en venons enfin aux effets, 
de la croissance sur le dévelop¬ 
pement Que la stabilité des orga¬ 
nisations rende permanents les 
déséquilibres de structure est une 


UN NOUVEAU CONCEPT 
DE POLITIQUE ECONOMI¬ 
QUE. L'INCITATION. 

Suzanne QU1ERS-VALETTE. 


« Ce que Von conçoit bien s'énonce 
clairement. » Voire ! Nous voudrions 
bien le voir, ce pauvre BoQeao, sur 
le concept de ITncilatlcm. Le terme 
ne se trouve pas dans les diction¬ 
naires économiques et sa présence en 
sociologie n’azrange guère les choses. 
Gomme bien souvent, le sens, quelque 

r u tiraillé au. début, appp&ralt bien 
l'usage, au champ des exemples, 
bien sûr. Dès le débat d'ailleurs, nous 
apprenons que les actions méritant 
ce nom ont éclos surtout pendant 
les aimées 60, les < glorieuses » de 
Jean Fourastlê. 

L’ouvrage a été écrit après une 
série d’entrevues avec dix universi¬ 
taires et dix hauts foncti onnair es, 
pafmi lesquels-Raymond Barre, Jean 
Delors. J. Ripert, alors directeur de 
l’INSEE, et J- Salnt-Geours. Les ré¬ 
ponses ne sont données qu’anonyme- 
ment, sous forme statistique. Les lec¬ 
teurs Intéressés peuvent, à leur tour, 
s’exercer, en hors-d’œuvre, au ques¬ 
tionnaire. donné lui aussi en tête de 
volume, composé de questions farmAwn 
et de questions ouvertes. 

Trois parties qui, comme il arrive 
souvent, ont un peu de mal à sa 
séparer franchement. Dans la pre¬ 
mière, consacrée surtout à la théorie, 
nous faisons connaissance, au-delà 
du tandem carotte-bàton, avec quel¬ 
ques types d’incitations, mesures 
générales, obligations, aides.'dissua¬ 
sions. facilités. 

Vient ensuite; en deuxième partie, 
Panalyse approfondie de deux Inci¬ 
tations, qui ont dû, en leur temps, 
faire passer des nuits blanches aux 
' inspecteurs des finances ; l’indem¬ 
nité viagère de départ des agricul¬ 
teurs (les intéressés âgés ont été 
entendus) et la déductibilité (du re¬ 
venu) des primes d’assurances sur ,1a 
vie. 

Ce sont ensuite- des développements 
typologiques et des propositions pour 
une méthode en politique écono¬ 
mique. 

En conclusion; est débattu l'avenir 
de la politique incitatrice et des 
«stratégies» nouvelles, politique qui 
semble a priori ne convenir qu'à un . 
certain type de croissance, gnis qui 
peut S'adapter à une croissance dite 
ralentie, en attendant est-il annoncé. 


En «nnCTP, liste c 
incitations. . .< ' 


Une lecture riche;.sans artifice. 


* Hachette, Pari®. 1978. Collection 
dirigée par Jean Ibanâa, 22 cm-, 240 p. 


LES ALÉAS DE LA LOI D'ORIENTATION DES HANDICAPÉS 


(Suite de la page SJ 


Enfin, la modification de la 
situation des familles perce¬ 
vant à la fols l’allocation spé¬ 
ciale de l’aide sociale et l'allo¬ 
cation aux handicapés mineurs 
(au total 15 % + 44 % = 59 % 
• de la base mensuelle des alloca¬ 
tions familiales) s'explique par 
une « meilleure modulation de 
Vaide en fonction de la gravité 
du. handicap » : 32 à 80 % de 
la base mensuelle selon l'Im¬ 
portance du besoin d’assistance 
quotidienne. 

Les critiques émises par 
les associations de handicapes 
concernent notamment les condi¬ 
tions d'attribution de' l'&Hoca- 
tlon différentielle. Selon la Fédé¬ 
ration des mutilés du travail, la 
référence faite à l'évolution de 
la base mensuelle de calcul des 
allocations familiales pour réé¬ 
valuer cette allocation différen¬ 
tielle entraîne « une certaine 


régression, car les allocations 
les plus importantes servies sous 
l’ancienne législation étaient 
revalorisées en fonction du taux 
de revalorisation des rentes d’ac¬ 
cidents du travail, solution net¬ 
tement phi* favorable parce que 
fondée sur l’augmentation géné¬ 
rale des salaires ». Les associa¬ 
tions craignent surtout que l'allo¬ 
cation différentielle, au bout de 
plusieurs, années, ne diminue 
progressivement. 

Deuxième critique : l’alloca¬ 
tion, qui est soumise à on pla¬ 
fond de ressources, sera défini¬ 
tivement supprimée en cas de 
dépassement de ce plafond. Au¬ 
trement dit. la personne handi¬ 
capée qui, occasionnellement, 
aura acquis par sou travail des 
ressources supérieures au pla¬ 
fond, verra son allocation dif¬ 
férentielle irrémédiablement sup¬ 
primée même si, per la suite. 
ses ressources sont fortement 
diminuées. 


Pour les adultes: une simplification 


Pour les adultes handicapés, 
le nouveau régime apporte une 
simplification du système d’allo¬ 
cations, qui se réduit à deux 
prestations : l'allocation aux 
adultes handicapés, servie comme, 
une prestation familiale, et l'aUo- 
catlon compensatrice de l’aide 
sociale, pour Le remboursement 
partiel des charges de tierce 
personne et des frais profession¬ 
nels supplémentaires liés aux 
handicaps. Le nouveau régime 
comporte aussi la suppression de 
l'obligation alimentaire pour tes 
prestations en nature, ou en 
espèces, de l’aide sociale et 
institue une garantie de res¬ 
sources pour, les travailleurs han¬ 
dicapés. portant la rémunération 
de 70 à 130% du SJd.I.C. selon 
le tudieu de travail. Au 31 dé- 


Edlté par la SARL, le Vende. 
Oèrants : 

Jxqnts Fwwrt, directeur de la publication. 
Jacques sauvagnt. 


eembre 1977, l'allocation a ne. 
adultes handicapés représentait 
1762 millions de francs pour 
176 000 bénéficiaires; l’alloca¬ 
tion compensatrice représentait 
1213 millions de francs pour 
environ 120 000 bénéficiaires. La 
garantie de ressources concer¬ 
nait en 1978, quelque 35 000 
bénéficiaires, pour un coût glo¬ 
bal de 485 millions de francs. 

La. comparaison des ressources 
brutes reste assez théorique, 
compte tenu des modalités de 
prise en charge de l'hébergement 
en foyer et en foyer-logement, 
qui font éventuellement interve¬ 
nir les prestations en nature de 
l’aide sociale et garantissent un 
minimum de ressources disponi¬ 
bles après paiement des frais 
d'hébergement et d’entretien. 
Ainsi corrigées, les situations des 
principales catégories de handi¬ 
capés adultes apparaissent mal¬ 
gré tout très diverses : 


à l’action sociale, qui affirme que 
le gain peut aller jusqu’à 1000 F 
par mois et porter la rémunéra¬ 
tion à 2 000 F par mois, ce qui 
n'est tout de meme pas un pac¬ 
tole i En revanche, les travail¬ 
leurs handicapés qui pouvaient 
prétendre à un salaire de base 
supérieur à 25,70 % du SMIC et 
bénéficiaient de l'allocation de 
compensation de l’aide sociale 
<5 à 10% des travailleurs en 
C.A.T.) peuvent voir leurs res¬ 
sources brutes diminuer. Cepen¬ 
dant, la réduction constatée 
porte sur des ' ressources totales 
supérieures à 105 % du SMIC 
(alors que le salaire de base est 
toujours inférieur à 30% de oe 
dernier) et le jeu du minimum 
de ressources laissées à la dispo¬ 
sition des handicapés en héber¬ 
gement complet ou en foyer-loge¬ 
ment se traduit, dans tous ces 
cas, par une amélioration, des 
ressources disponibles (de 200 F 
à 300 F mensuels) correspondant, 
dans certains cas. à un double¬ 
ment. D'autre part, U existe une 
allocation compensatrice -pour, 
frais professionnels, allouée aux' 
handicapés présentant un taux 
d’incapacité supérieur à 30%, 
dont le montant, au 1“ jan¬ 
vier 1979, varie, selon les trais 
engagés, de 11281 F à 22 576 F 
par an. 


ressources disponibles d’environ 
200 à 400 francs par mois (pour 
un plafond de 1500 francs par 
mois). Mois l’aide-de l'Etat, par 
le jeu de la garantie de ressour¬ 
ces, n'est plus accordée au-delà 
d'un salaire de base de 130 % 
du SMIC. 

Les associations de handicapés 
soulignent, bien sûr,. l'insuffi¬ 
sance des prestations, notam¬ 
ment des. allocations aux adultes. 
handicapés, désormais servies par 
les caisses d’allocations fami¬ 
liales. Un travailleur handicapé, 
même s’il a’ reçu une excellente 


formation professionnelle spécia¬ 
lisée, doit se satisfaire souvent 
d’un salaire Inférieur à celui des 
ouvriers les plus mal payés,' Les 
mêmes associations critiquent le 
fonctionnement des commissions 
techniques . d’orientation et de 
reclassement professionnel, qui 
risquent de n'offrir qu’« une 
parodie de concertation » où 
l'on donnera plus d’importance à 
des argumenta c techniques », 
voire « technocratiques », qu’à 
la discussion avec les premiers! 
intéressés, qui sont les h&ndl-l 


cher. Dans là situation présente, 
où le marché ' de l'emploi se 
rétrécit, les personnes handica¬ 
pées aptes au travail, qui ne 
représentent que 2 ou 3 % du 
flux des demandeurs d’emploi, 
restent sur le carreau à raison, 
des deux tiers. Four ceux-là, la 
loi d’orientation n’a rien prévu» 


JEAN BENOIT. 


Quelle Insertion? 


Imprimant .xSFSK 
du . Mande • mj 

5, r. dn 
PARIS-IX' 

1977 


■Reproduction Interdite de tout arti¬ 
cles, iou/ accord avec l'administration. 


% DANS LES CJL.T. — Four 
les travailleurs gravement han¬ 
dicapés placés dans les centres 
d’aide par le travail (CA.T.). le 
nouveau régime de garantie de 
ressources et d’allocation aux 
adultes handicapés se traduit, 
par rapport au régime antérieur 
(salaire plus allocations de 
compensation éventuelles) par 
une progression des ressources 
«pour plus de 90% des intéres¬ 
sés». selon le secrétariat d’Etat 


• DANS LES ATELIERS 
PROTEGES. — Pour Jes travail¬ 
leurs handicapés en ateliers pro¬ 
tégés, le nouveau régime amé¬ 
liore, Jusqu'à les doubler, les res¬ 
sources de ceux qui ne pouvaient 
prétendre à l'allocation de com¬ 
pensation et garantit à peu près 
le niveau de rémunération anté¬ 
rieur pour les bénéficiaires de 
l’ancienne allocation de compen¬ 
sation au taux le plus faible. 
Mais ceux qui la percevaient au 
taux maximal volent leurs res¬ 
sources du travail légèrement 
diminuées, toujours à un niveau 
compris entre 118 % et 120 % du 
SMIC (2 220 F à 2350 F par 
mois). En 1977, on estimait que 
80 % de travailleurs en ateliers 
protégés percevaient une rému¬ 
nération inférieure à 80 % du* 
SMIC ; 7 % seulement bénéfi¬ 
ciaient d’une rémunération dé¬ 
passant le SMIC. • 


Les organisations de défense 
des handicapés mettent en cause, 
surtout, la finalité du travail 
protégé et les conditions de 
l’insertion professionnelle des 
personnes capables d’exercer nu 
métier. Il y a en France plus 
d’un million de personnes han¬ 
dicapées en âge de travailler : 
300 000 seulement sont réputées 
Inaptes au travail ; 50 000 tra¬ 
vaillent en milieu protégé (ate¬ 
liers protégés, centres d’aide par 
le travail et secteur protégé agri¬ 
cole) : plus de 500 000 ont un 
emploi en milieu ordinaire, Tnaie 
beaucoup sont loin d'avoir réussi 
cette insertion : environ 300000. 
aptes au travail, ou l'ayant été. 
n'ont pas trouvé.d'emploi et se 
sont résignées à devenir dos 
assistée sociaux. 


Quant aux ateliers protégés, 
ils sont considérés désormais 


• EN MILIEU ORDINAIRE. 
— Pour les travailleurs handi¬ 
capés en milieu ordinaire de 
production, ' des constatations 
analogues peuvent être faites 
dans ce cas. Cependant, l’héber¬ 
gement 'en foyer-logement occa¬ 
sionne une amélioration des 


comme des entreprises Indus¬ 
trielles ordinaires, soumises aux 
lois du marché. Souvent, remar¬ 
quent les handicapés, des Impé¬ 
ratifs financiers conduisent les 
gestionnaires de ces établisse¬ 
ments & trouver des palliatifs 
pour équilibrer leur gestion. Par 
exemple, par la création de sec¬ 
tions de C.A.T. pour faire payer 
par l’aide sociale ce que le mi¬ 
nistère dn travail refuse, et par 
des demandes tous azimut» de 
subventions de fonctionnement 
auprès des municipalités, des 
conseils généraux et des collec¬ 
tivités locales. 

La loi d’orientation prévoit 
un développement du travail 
protégé « dans le but d'aider 
ceux qui ne peuvent pas, du fait 
de leur haitfUcap. travailler, 
temporairement ou durablement, 
dans le uif lieu normal ». Mais 
elle permet aussi la création 
d'ateliers de ce type dan» l’en¬ 
treprise même. La première 


demande de ce genre émanait 
de la société SacDor, qui-vou¬ 
lait ainsi reconvertir un centre 
■ de travail adapté dont la mis¬ 
sion était de rectafièer dans 
l’usine sidérurgique, après quel¬ 
ques mois de passage dans ce 
centre, tes travailleurs- handica¬ 
pés, et d’abord les victimes d'ac¬ 
cidents du travail. Aujourd'hui, 
ces mêmes travailleurs n’ont 
d’autre perspective que d’atten¬ 
dre leur retraite et figurent géné¬ 
ralement eur les listes des futurs 
licenciés» Aux yeux de la Fédé- 
• ration des mutilés dn travail, 
la création d'ateliers protégés 
en entreprise risque d'être 
e une nouvelle tentative «pour 
pallier partiellement les suppres¬ 
sions d’emplois». 

Quant à l'insertion profession¬ 
nelle en milieu normal de tra¬ 
vail, elle est surtout connue des 
employeurs par l’obligation qui 
leur est ralte d'utiliser 10 % de 
mutilés de guerre -et de travail¬ 
leurs handicapés, obligation 
contrôlée par l’envol d’une décla¬ 
ration annuelle. La procédure de 
réservation d'emplois aux béné¬ 
ficiaires a été modifiée oette 
année. C'est désormais l’entre¬ 
prise qui choisit les emplois, ce 
choix devant être approuvé par 
l’administration. 

Certes, l'octroi d'aides finan¬ 
cières accrues en faveur des 
employeurs qui aménagent dés 
postes de travail pour les handi¬ 
capés et la possibilité de réser¬ 
ver eux-mêmes les emplois pour 
lesquels Us peuvent embaucher 
des handicapés constituent des 
mesures intéressantes. Mais le 
problèmés est plus vaste. 

Même au temps de-1'expansion 
et du plein emploi, chaque année 
36 % seulement des «qoarante- 
miQe handicapés demandeurs 
d’emploi trouvaient à s’ecdbau- 


If MARCHÉ DE RÜNGIS 
EST-IL UN FACTEUR 
D’INFLATION ï 


(Sotte de la page 9J 


Cette information recoupera 
celle quH appartient aux asso¬ 
ciations de «n n«)mmfttgnnj de 
diffuser A leurs membres ét à 
l'opinion. Le marché a engagé 1 le 
dialogue avec elles. Four répon¬ 
dre au vœu du premier ministre 
et du ministre du commerce, 
un comité de liaison a été créé, 
au sein-duquel toutes les asso¬ 
ciations agréées sont conviées et 
peuvent périodiquement juger sur 
place et‘sur pièces. 


Ainsi -s'organise progressive¬ 
ment un «pouvoir consomma¬ 
teur » conçu non comme I’exnres- 
sion* d'une hargne impuissante, 
mais comme le partenaire du 
« pouvoir commerçant ». L'équili¬ 
bre, sans lequel la concurrence 
perd son rôle régulateur, ne peut 
qu’y trouver son compte; Cette 
évolution devrait normalement 
aboutir à la liberté des prix pro¬ 
mise mais incomplètement réa¬ 
lisée. La hardiesse, de cette déci¬ 
sion, ne serait qu’apparente car, 
là'où sont réunies là conditions 
du refus d'acheter, mieux vaut 
faire confiance à l’ajustement 
modérateur dû marché qu’à la 
pesée Arbitraire et le plus souvent 
illusoire de la regiementation. 


En. définitive; le marché est par 
fonction, anti-inflationniste. Si 
les résultats enregistrés ne le 
prouvent qu’hnp&rfaitement, Ils 
sont loin d'être . décourageants. 
Les moyens de les améliorer sont, 
pour la plupart réunis. La réus¬ 
site n'est pas hors de portée. EOe 
est affaire de volonté autant que 
de-technique. 


Emile arrighi de Casanova. 







,i<Af 

r »/$$S 

’•* i 1 W ■ 





V.- 




14 
5=ÊS 


«rem» 


ern * 


■ m-m 


Sfc- - 

l 

l. 


— - *\ 



i ym 

a* 






LE. 



I-:- 


ftrfcfe CSEkoH C 
êmoin d’alu 


5¥ 

-54 


a» e-*" 

■» AnM 


» — » 

• * 


- * « 



.-J**-.-. 1 


7«f*W» 


te ; - 

■ V'*- v. 


fe h gr 

um~ 


» SS 

** * 


1 * ^ _ 

















ftcf Soiivy 


ià**w M- v vhv« 

MMMf. 

ucmiKH 

fc*■:&•#* AKÇ 

**»«■'*-Mi «MM. -OK 

:4* »'w^ é w »- ■qpr tKVu^ 
**'.'.**v$#Sg- .;wuta^ » *, 
« ^ .** (Rx-v .3 » s '« 

*»?**4» ****-- -. - t 

S^GW-'^St ' 

* '.*. 


É W*» \ 

Ztl V 




■*•* -T-! :. n ** 

- ■ ■«» *£,"*■*. •>- 
* Cs 


tu:- j- aeu^-.. 

CV 'A#-* .* . 

■. swi«iPWi»iw*i 
r à*»* .«^nMâtin» n • ■..«, 

) 1 çr*Jf 

?cè a «f-. ji <i 

B4 ■ 



4» « t * 3 *+' j*A 

fepR " "Sto . - *r ■■» . N*- 
fjfcé<siwax(# ÉF ' . ji_ 

. <|M» k i 4 

• WH3 F : „ 

pp|t. # | % .w ak w ÿ ***> .* -*;<•* - 
t >00 A *+-* *- r ~. —C 

if ■ e» *w-w* *►** .m» *»«. 


«*«*. 4 *#*» *• 

llM éwA* ■-* Site#» .1 


• •<« 
•uÿw 
MK*. 


■p* -44 ■;■-'■! 11 —S * , -‘*w» e-. 

;.THtr- nfa i M » , i wiy > t >^fc> .*■ f-*i- 

M Mm -«M J 


im m mn&fan* *- a - 

&y<» isy&m* *&& lin ’î.i 

«à. 4» 


**»> . =t. ^ .r*-"WV 

gfc-- ' . $*;*» ■ 4-^» -«e^- -f-r 

3$ ..:'jj* - » | l ;c-'l.^- 


B 3t: -iy - '«*■ > * -■*—* 



M* OTüuVr mm; 


NS HANDICAPES 


i èMÉA 

9 '.4Fv* ' 5-* »v •• 

g- ■-. *1 W ■ 

v ■ Iitgii ijn qirr^yr -T*-*- '■' 

I ■vft.'iviBrt'ss.-';-*»'- ** - 

i èüsS***;*^ <■:*-“»«-■*-»- _ 

;. ja ^“ je***!.'■■* 

|j.' ' ■&■ J ■ 

j?’. ~~ É|T TT 48 .=Sw« ; •-" 

^ f V ' -4* à :- J V l J^ ,- .‘ 

ÿ n 


'.te. •< JM MM* 

r.;.... -. 4-1» 


;jst»i.*fc. ùW» 

,Jb- '.* * '“-r 

|gp *-■»'••>" *'•■•■ 

^ 

HT ** =* 

^ ■■'*** '**’■ 4 

faÈS u t firt -m ' - 7 * 

•***:[** 
4 * 1 ^ 

- ^|f ^ 1 -^ 




*- • • LE A40NDE —- 14: août 1979 — Page 11 





Fe/tivcAr 


« PARSIPAL > A ORANGE 

Lu nuit lo plus longue des Chorêgies 


Cinéma 

La vocation historique des < Cahiers de la cinémathèque 


On a bourré au maximum l'Im- 
msnaa amphithéâtre, pallié la des¬ 
traction des âges par des gradins 
or boîa, vendu. les marches d’esca¬ 
lier, rempli ta parterre derrière l’or- 
ehesire et refusé on ne sait combien 
île places ;. jamais, peut-être, le 
Théâtre antique d’Orange n’avatt sus- 
citfi un tet engouement pour sa 
nuit la p 1 us longue: commencé à 
22 h. 15. Parsitef s'est achevé 'i 
3 h. 15 et la plupart des spectateurs 
venus de toute la région à la ronde 
n'auront pu repegner leur lit avant 
5 heures du matin. 

Le fait brut est IA et U est d’lmpor : 
tance : dix mille spectateurs environ 
auront vu Parslfat, et souvent pour la 
première fois, il y avait, bien sûr. 
des habitués de Beyrouth et de 
l'Opéra de Paris, mais aussi uns forte 
proportion dè gens qui ne votent 
d'opéras qu'une fols par an, A 
Orange. Ce phénomène de masse 
justifia que Jacques Bourgeois ait 
Jean Oamel tentent de réunir les 
plus belles distributions aujourd’hui 
possibles, comme, ce fut la cas 
samedi. 

Dans ta pénombre. 1 a foute sur Isa 
gradins circulaires semble elle-même 
une prodigieuse misa en ecèhB de 
communion, autour de l'orchestre, 
quand s'élève le thème du Gréai et 
la ferveur .-plus musicale que reli¬ 
gieuse, le silence Impressionnant, ne 
se démentiront pas au cqura de cétte 
veillée où le mistral lui-même retint 
son souffle. Le dispositif scénique 
est sobre : une grande croix de. 
gazon dont la branbhe principale 
s'enfonce dans la porte centrale 
(dominée par la statue d’Auguste] 
d’où sortiront Tes processions des 
chevaliers. De beaux éclairages chi¬ 
nés, verts ott rouges, font un décor 


de lumiére'et la projection, de lignes 
d'architecture romane sur le iqur 
suffit à suggérer MonlsalvaL 
Mats quel plus beau « décor » 
rêver pour cette musique contempla¬ 
tive que le jeu et la voix de Martti 
Tehrelo, Gumemanz géant qui par¬ 
court ta longue scène comme une 
demeure mystique et maudit autant 
qu'il raconte l'aventure intérieure et 
les drames de sa confrérie, avec ces 
geste» nobles et familiers, cette voix 
humaine et profonde oû roua les sen¬ 
timents se peignent à la surface de 
ce timbre chaleureux, d’une égalité 
parfaite. Kundry est là aussi, pré¬ 
sente dans ses cris de bâte blessée. 
. ce jeu. de la femme- sauvage qu'im¬ 
pose Léo nie Rysanek avec sa grande 
dimension dramatique. Et Parada), le 
chaste fol, ne comprenant rien de 
ce qui arrive, dont René kolla accuse 
un peu trop le côté ingrat et butéJ 
Les scènes du . GraaJ ne sont 
peut-être pas tout à tait 6 la mesure 
de le majestueuse musique : d'abord 
parce que les lauriers et' les épées 
d'argent, les robes et les chasubles 
bleu ciel des chevaliers, aux mono¬ 
grammes tarabiscotés, relèvent d’un 
goût détestable ; ensuite parce que 
les mouvements de foule, bien ordon¬ 
nés par Je metteur en .scène August 
Everdlng, n'atteignent que rarement 
è cette évidente beauté qui jaillissait 
comme spontanément des groupes 
façonnés par Wieiand Wagner et 
restent un peu mornes et passifs. 

. Peut-être est-ce aussi que Sïeg- 
mgnd Nimsgem, malgré sa voix 
ferme mels sans rayonnement, né 
pendent pas è Imposer, le person¬ 
nage tragique d'Amfortas. lé prêtre 
blessé, image de la faiblesse et de 
la détresse humaines. En revanche, 
l'apparition de Titurel (Victor von 


LETTRES 


lier mort de Gilbert Césbron 

Témoin d'abord 


(Suite de la première pagej 

Ces questions pratiques, que ls vie 
s'entête & nous poser dans les. par¬ 
loirs d'hépltaux ou de prison, et 
que les prêtres ont abandonnées aux 
radios périphériques, les lecteurs fai¬ 
saient confiance à Cesbron pour les 
aider à> les résoudre, parce qu’ils te 
sentaient è l'écoute des seules 
considérations du cœur, libre de 
toute doctrine, solitaire, inclassable, 
hérétique 6 sa façon ; et renseigné 
sur le terrain. 


11 va manquer, sur notre siècle en 
mal d’absolu, ce regard penché de 
franciscain authentique et brûlant 

BERTRAND POIROT-DELPECH. 


(Hé è Puits . en ISIS. Ollben 
Cesbron s fait ses études au lycée 
Condorcet et A l’Ecole des . sciences 
poUUqaes. En 1935, U renonce è 
présenter le concours du Conseil 
d'Etat, qu’U préparait avec Michel 
Debré, et 11 entre an Poste parisien, 
oû U appelle notamment le fantai¬ 
siste Pierre Dac. Après la guerre, et 
jusqu'en 1972, U dirige les pro¬ 
grammés de Radio - Luxembourg. 
Visiteur bénévole des b&pliaux et 

La ioumaliste de radio et le res- des prisons, fl devient, en 1972. eacré- 
Le journaliste ae raaio ei ra res- tAlrç géûArJJ du seoouf, catholique. 

Lauréat du Prix de Monaco 


pensable du-Secours'catholique s'im¬ 
posait discrètement d'approcher, de 
soulager, la souffrance des éprou¬ 
vés. On croit savoir qu'il a vécu sa 
longue maladie avec un acquiesce¬ 
ment admirable à ce qu'il pensait 
être la volonté de Dieu. 

Quelque cinquante romans, des 
essais et des centaines d'articles, 
dont beaucoup dans nos colonnes, 
témoignent de sa curiosité devant les 
aspects les. plus variés du monde 
contemporain, et de sa passion d’y 
concilier justice et charité. 


en 

1962. et de la Ville de Paria en 1978. 
U n'a remporté aucun des prix litté¬ 
raires d'automne et a échoué è 
l’Académie française en 1963. 

Ses quelgne cinquante ro m a n s 
évoquent autant de problèmes 
d’époque : Les saints sont.en enfer 
(1952 J. Chiens perdus «ns collier 
. (1954), C’est Mozart Qifon assassine 
(1966], Bt moi aussi jo nous aimais 
(19TTL Citons encore ': la Souveraine 
(ISSU), vous verrez le ciel ouvert 
(1956). Il est plus tard que tu ne 
penses (1958). Dana Ce qu'm appelle 
vivre (1978), 11 s'est expliqué sur le 
sens d’une existence dont le moin¬ 
dre geste ou mot traduisait l’engage- 
méat religieux.] 


< Un chrétien qui écrit» 


Souvent présente, rivée condes¬ 
cendance, comme un écrivain 
« è thèse », Gilbert Cesbron 
avait cependant le grand mérite 
de ne pas séparer son œuvre 
de sa trie, ni sa fol chrétienne 
de: ses écrits. S’il récusait te 
label d* « écrivain catholique ». 
c’est parce qu'il es méfiait du 
prosélytisme et se considérait 
plutôt comme • un chrétien qui 
écrit dae livres pour aider les 
autres è vivre ». 

Se qualifiant lui-même d’« être 
de souffrance ef de désespoir, 
que seule la toi a sauvé du 
suicide », Gilbert Cesbron ne 
s'est pss contenté d’exorciser 
sea angoisses par la plume. 
Discrètement, il s’est efforcé de 
mettre en pratique tes ■ huit 
paroles pour l'éternité » (les 
Béatitudes, thème de son damier 
livre) qui résument le fol chré¬ 
tienne. 

Enfant choyé de parants 
richea. 1 ) méprisait l'argent et 
consacrait une partis des béné¬ 
fices Importants que rapportaient 
ses romane è aider autrui Très 
«ensible à la souffrance humaine, 
il se dévoue eux plus déshé¬ 
rités : H se rendait régulièrement 
à l’hôpftal de ta Salpétrière 
pour s’entretenir avec les 
malades Incurables — H les 


appelait les « sans-espoir », — 
et II fut aussi un visiteur régu¬ 
lier des prisons. 

Le charité n'était pas pour 
lu! unB notion abstraite, et lors¬ 
qu'il est devenu, en 1972, secré¬ 
taire générai du Secours catho¬ 
lique. Gilbert Cesbron déclara, 
au Monde : - Chez nous, chaque 
franc est secré, chaque minute 
aussi. Chaque franc, perce que 
souvent des donateurs pauvres 
envolent leurs modiques écono¬ 
mies pour soulager plus oeuvras 
qu'eux Chaque minute, parce 
que, dans toutes les catas¬ 
trophes, ta rapidité de la réac¬ 
tion Importe autant que ta nature 
du secours dispensé. - 

Il quitta le Secours catho¬ 
lique un an plus tard, pour rai¬ 
sons de santé. Dans la maladie 
qui devait remporter — un des 
cancers tes plus douloureux. — 
il e montré la même force d'Ame 
en acceptant la lucidité lusqu'à 
la fin. Tous lei jours, depuis des 
annéés. Gilbert Cesbron écrivait 
quelques lignes d'un livre sur la 
mort : cela caractérise parfai¬ 
tement cet homme entier, où 
l’écrivain, te chrétien et l'homme 
tout court se sont exprimés sans 
partage sur le condition humaine. 

ALAIN WOODROW. 




Hélem). sa voix et eon visage terreux, 
produisent un effet bsbbiz saisissant. 

Au. deuxième acte, les costumes 
des filles-fleum. à peine moins 
• cocottes • qu'à l'Opéra de Paris, 
détendent ('atmosphère et leurs 
chants enjôleurs confirment la qualité 
dee chœurs de l'Opéra de Munich, 
dirigé par Wolfgang Baungart, jus¬ 
qu'à ce que s'élève l'appel de Kun¬ 
dry- L'œuvre atteint alors à ae plus 
grande dimension. SI la voix* de 
Léonle Rysanek n'a plus le bouillon¬ 
nement de vie de sa Slegllnde dee 
années 50. c'est avec une prodi¬ 
gieuse noblesse qu'elle exprima le 
double attrait sensuel et sacré qui 
l'attache Intensément è parai fai. au 
risque de les faire tous deux rouler 
dans l’abîma Et la musique flamboie 
avec éclat sur les lèvres de cette 
grande tragédienne, malgré un cer¬ 
tain manque de consistance de René 
Kollo, d'ailleurs superbe vocatement, 
mais parvenant mal è Incarner lé 
métamorphose de son personnage. 
On. signalera pour mémoire le Kilng- 
sor de Wolfgang Probst habillé de 
couleurs criardes, dont la vobe vieil¬ 
lie et tremblotante ne correspond 
guère é celle du chevalier d'enfer.- 

Au troisième acte. Talvela. Rysa¬ 
nek et un Kollo au jeu plus Inspiré 
malgré son bouclier étriqué, son 
casque de boxeur à l'entraînement 
et sa plaque brillante devant' 1 e bas- 
ventre, interprètent, avec autant de 
simplicité que qe mysticisme 
contemplatif, la scène merveilleuse 
du retour et de l'investiture de 
Parelfal. 

Mais, plus encore, la musique parie 
d'elie-môme, .et * l'Interprétation de 
('Orchestre de- l'Opéra de Munich, 
dirigé par Wolfgang Sawalll&ch atteint 
è son sommet Tout au long de te 
soirée, sans rechercher les profon¬ 
deurs fabuleuses de Knappertsbusch. 
Sawalfîsch nous a captivés par cette 
continuité, cette Intensité du flux 
musical, cette Iranspare.nce du 
lyrisme, qui,' parfois, s'apparentaient 
A la musique de chambre. Peu 
connu des mélomanes français, trop 
pris par te surabondante activité de 
l'Opéra de Munich pour multiplier 
les enregistrements, il nous a rap¬ 
pelé. samedi, qu'il était l'un des 
grands chets* de ce temps. Et l'Opéra 
de Munich, venu A Oérange en corps 
constitué, mérite les mêmes éloges, 
quoique son Intendant August Ever¬ 
dlng ai( prouvé une nouvelle fols que 
sea mises en scène solides ne 
peuvent prétendre au génie. Mais 
cela Importe finalement fort peu au 
regard de cette splendide interpré¬ 
tation, qui restera un des sommets 
des ChoréglBB.d'OrangsL 

JACQUES. LONCHAMPT. 

P.S. — Signalons que l'Initiative de 
donner une semaine continue de 
manifestations, -grâce è Radio- 
France, entre les deux grands week¬ 
ends du Théâtre antique, s été un 
plein succès : salle comble pour 
des concerts superbes, tels que le 
programme Purceîl, le récital Zylis- 
Gara ou les cantates de Bach jouées 
par l'Orchestre philharmonique de 
Radio-France, sous ia direction de 
Rail WelkerL 


■ ERRATUM. — Dans notre Infor¬ 
mation snr l'acquisition par l’Etat 
d’on ensemble de sonrenlrs et d’ob¬ 
jets d'art destinés A être réunis 
dans on musée napoléonien (« le 
Monde » du 10 août), c'est par 
erreur qne sons avons éexlt qne le 
prince Napoléon, fils du prince Vic¬ 
tor, qnl avait épousé Clémentine de 
Belgique, la fille de Léopold n, était 
le petft-rila do rot Jérôme, frère de 
l’empereur Napoléon. H est son 
arrlére-petlt-flls. 


Service des Abonnements 
S, nu des Italiens 
. 75427 PARIS - CEDEZ •» 
C.CJP. 4207-23 

abonnements 
3 mou 6 mois 9 mois 12 mois 


FRANCE - D.OJL -T.OJC. 

155 F Z3B F 385 F SNF 

TOUS PATS ETRANGERS 
PAS VOIE NORMALE 
288 F ,48» F 700 F 920 F 

ETRANGER 
(par messageries) 

X. — BELGIQUE-LUXEMBOURG 
PATS-BAS 

163 P 325 F 468 K 610 F 

n. — SUISSE-TUNISIE 
230 F 420 F 612 F 800 F 

Par vole aérienne 
Tarif sot demande 

Lee abonnée qui paient par 
chèque postal (trois voleta) vou¬ 
dront bien joindre ce chèque A 
leur deman da. 

‘Changements . d'adresse défi¬ 
nitifs on provisoires (deux 
oq plut)*; nos abonnés 
sont invités A formuler leur 
demande une semaine an moins • 
avant leur départ. 

Joindre la dernière bande 

d'envol à toute correspondaQCa. 

Veuilles avoir l’obUxeanoe de 
rédiger tons les noms propres en 
capitula d’imprimerie. 


Le cinéma italien des années 
10 - 20 . avec ses reconstitutions 
historiques, ses. films sentiman- 
taux où des sdfve» frénétiques 
se roulaient sur des peaux de 
tigres, est. à travers les travaux 
de divers historiens, resté marqué 
d'un sceau mythologique. Pris en 
charge par le fascisme, le cinéma, 
en Italie, devait se mettre, en¬ 
suite, au service de l'idéologie 
d’Etat, avant la grande transfor¬ 
mation apportée, à la fin de la 
deuxième guerre mondiale, par 
le mouvement néo-réaliste. 

Les Catien de la cinémathè¬ 
que. revue trimestrielle éditée A 
Perpignan, réalisée avec la colla¬ 
boration de la cinémathèque de 
Toulouse, ont consacré au cinéma 
muet italien un numéro double 
qui, divisé en trois parties : his¬ 
toire. esthétique, documents, re¬ 
présente actuellement l'étude la 
plus exhaustive qu’on puisse trou¬ 
ver. A un- époque où l'on aurait 
plutôt tendance A n'obéir qu’aux 
phénomènes de mode (la « comé¬ 
die italienne», par exemple, ac¬ 
climatée en France depuis quel¬ 
ques années, mais sans qu’on ait 
jamais tenté un examen d'ensem¬ 
ble ; A présent, c’est-le reflux, on 
la dédaigne), la revue que dirige 
Marcel Oms dans le Midi prend 
le risque de publier un ensemble 
de textes qui ne devraient Intéres¬ 
ser qu’un public restreint. Mais 
ne faut-il pas. Justement, reve¬ 
nir à l’histoire, en se détachant 
d’une actualité'capricieuse et sou¬ 
vent brouillonne, pour faire revi¬ 
vre un passé économique, artisti¬ 
que, culturel, qui doit être néces¬ 
sairement relié au présent ? Les 
Jeunes cinéphiles de nos an¬ 
nées 70 sont, dirons-nous, déâ ci¬ 
néphiles Immédiats, connaissant 
surtout ce qu'ils ont découvert & 

S ortir de leur adolescence, et pas 
rajours aussi curieux qu’il le 
faudrait. 

Dans les Cahiers de la cinéma¬ 
thèque. selon un projet global 
assuré par Jean A. Gili. qui a fait 
appel a de nombreuses collabo¬ 
rations de critiques et historiens 
transalpins, le cinéma muet Ita¬ 
lien apparaît comme une période 


fondamentale de l'hisolre du ci¬ 
néma en Europe. EL comme il n’y 
a jamais coupure franche entré 
les a époques », un article de 
Gian-Piero Bnmetta vient, A 
point, montrer comment le pro¬ 
cessus de fascisation, a commencé, 
dans l'Industrie cinématographi¬ 
que et Ira films muets des années 
20, qu'aprés la* grande flambée 
des années 10 on avait toujours 
eu tendance & méconnaître. 

En fait, ce numéro de revue, 
; parfaitement construit, mis en 
pages, illustré, est un véritable 
ouvrage historique, preuve que 
tout ne vient pas forcément de 
l’édltkm parisienne, aujourd’hui 
plus portée (à quelques excep¬ 
tions près) vers les biographies et 
mémoires de vedettes pour les¬ 
quelles il existe un marché, sem- 
ble-t-U. sans risques. 

Le mélo: un genre 
qui savait attirer les foules 

'Le numéro suivant des Cahiers 
de la cinémathèque, qui vient 
juste de paraître, s’intitule Pour 
une histoire du mélodrame au 
cinéma et s’inscrit, lui, dans un 
courant qu] pourrait relever de la 
mode, puisque le mélo, cinéma 
narratif par excellence, réveille, 
oes temps-ci, la nostalgie d’un 
genre qui savait attirer les foules 
dans les salles aujourd’hui dé¬ 
sertées. sans que la télévision, 
bouc émissaire si facilement repé¬ 
rable, en soit entièrement respon¬ 
sable. Ce numéro s'appuie sur les 
films présentés aux deux CICI 
(Congrès indépendant du cinéma 
international) qui ont eu lieu en 
1971 et 1978 à.Toulouse (le Monde 
du il septembre 1978) où la ciné¬ 
mathèque. dont Raymond Borde 
est le conservateur, est riche en 
œuvres mélodramatiques. 

Sans doute. Ici, les critiques, 
historiens, cinéphiles tels que 
Maurice Roelens, Claude Beylie. 
Raymond Chlrat, Pierre Cadacs, 
Michel Lebrun. Olivier Eyquem, 
Roger Icart et quelques autres 
s’en donnent & cœur joie, dans la 


passion et l’érudition, pour parler 
de ce cinéma romanesque bien 
Installé sur ses positions. Mais 11 
n’y a aucune attitude intellec¬ 
tuelle, a distanciée », à l’égard des 
mélos cinématographiques euro- 

S éens et hollywoodiens examinés 
ans leurs articles. Le numéro 
s’articule d'ailleurs sur une 
grande étude historique de Jac¬ 
ques Goimard. retraçant les ori¬ 
gines théâtrales du mélodrame, 
son insertion dans la société, sa 
dramaturgie, ses conventions et 
son passage a l'expression ciné¬ 
matographique. 

Le sujet n’est, certes, pas 
épuisé. (Porijij, dans son numéro 
de Juillet-août, publie, d’ailleurs, 
un bel hommbge — assorti d’une 
filmographie — A John M. StahL 
cinéaste américain des années 
30-40 aujourd'hui dédaigné mais 
dont certains mélos furent, plus 
tard, refaits par Douglas Slrk; 
et celui-là, on le connaît, on l’ad¬ 
mire). Et s'il se trouve dans l'air 
du temps, c'est bien, tout compte 
fait, parce que le mélodrame 
cinématographique avec ses co¬ 
des. son Idéologie sentimentale et 
morale sur lesquels on peut lon¬ 
guement discuter,, englobe fina¬ 
lement tout un cinéma de récit 
qui n’a Jamais,été remplacé avec 
succès. 

Il est significatif que, dans le 
numéro d’une autre revue pari¬ 
sienne, mensuelle, Cinématogra¬ 
phe. consacré aux Nouveaux ci¬ 
némas français. la plupart des 
trente - trois jeunes cinéastes 
français qui ont répondu à neuf 
questions posées par la rédaction 
se disent attachés à cette notion 
de récit qui, depuis 1963. était un 
peu partout farouchement re¬ 
poussée. 

JACQUES SICLIER. 

★ Les Cahiers de la cinéma¬ 
thèque, n°* 36-37 : < Le cinéma Ita¬ 
lien muet ». 216 p. UL, 40 F : n® 23 : 
« Four une histoire du mélodrame 
au cinéma ». 240 p. UL, 50 F. 

★ Positif (Coppoia, Fonnann. Dol- 
lon. Cannes. R.V. Lee, Stabl). 320- 
231. 128 p. LU- 24 P. 

~k Ctnémaioffraphe, n» 49, 80 p. 
HL, 15 F. 


La « Mostra » de Venise revit 


Le - Mostra » de Venise, {estival 
de cinéma prestigieux alors que 
Cannes n'étalt qu’à ses débute, va 
revivre, cet été, après deux ans d’ar¬ 
rêt total et une longue crise qu'on 
croyait insurmontable. Du 25 août au 
4 septembre, on pourra y voir une 
trentaine de films nouveaux et une 
série d'expériences audiovisuelles 
(répartis en deux sections i «'Venise, 
cinéma 79 » et - laboratoire véni¬ 
tien ainsi qu’une rétrospective 
Marcel Pagnol. Enfin, au coure des 
trois damiers jours, uns rencontre 
Internationale fera le point sur la 
situation du cinéma dans les pays 
occidentaux et ses perspectives au 
seuil des années 80. Aticun prix ne 
sera décerné. 

Le responsable de la section 
cinéma de la' Biennale de Venise, le 
cinéaste Carlo Llzzanl, a fait le pari 
de ressusciter le Festival et de 
retrouver non pas les fastes, mais 
la qualité et l'intérêt des « Mostra ■ 
d'autrefois. 

« Après 68 , Cannes a réussi A 
se transformer et à survivre è fa 
contestation, explique Carlo Llzzanl. 
A Venise, la situation était plus dif¬ 
ficile, ce n’était pas uniquement un 
festival de cinéma mais une véritable 
institution culturelle qui comportait 
cinq branches dont la cinéma. Les 
artistes y avalant donc posé des pro¬ 
blèmes plus complexes. De plus, ia 
situation politique italienne était par¬ 
ticulièrement compliquée. 

» Depuis une dizaine cf années, fa 
« Mostra - avait perdu son rythme. 
sa périodicité. Il y avait des sémi¬ 
naires et d'aurres activités culturelles, 
mais plus de véritable festival. La 
nouveau statut de la Biennale, adopté 
il y a quetquaa mois, a réinstauré 
cette périodicité tout en conservant. 
disséminées sur toute /'année, des 
activités Interdisciplinaires fcinéma, 
audiovisuel, muslquef. Au cours des 
deux dernières années, fa section 
cinéma de la Biennale était tombée 
dans une crise complète, toute acti¬ 
vité avah cessé. Ce n’est qu'au début 
du mois d'avril, après des mole et 
•des mois de discussions - sur la 
« plan quadriennal • de la Blennale. 
qu’on a pu commencer A travailler 
concrètement, è penser è la sélec¬ 
tion des films. - 

Pour cette sélection, Carlo Llzzanl. 
accompagné d’autres membres de 
la commission cinéma de la bien¬ 
nale, dont Cécriyaln Alberto Moravia, 
est allé en .Aliemegne, en Union 
soviétique, en Pologne, en Hongrie, 
en Afrique du Nord, aux Etats-Unis, 
en France. 

La « Mostra » s'ouvrira le 25 août 
avec le Pré des frères TavianL 
Trente-cinq films seront projetés 
pendant onze jours, deux -l'après- 
midi et un le soir, sans compter, le 
matin, ia rétrospective (vieille tradi¬ 
tion vénitienne) consacrée A Marcel 
Pagnol (quinze - films seront proje¬ 
tés). 

« La section • Venise cinéma 
1979 - sera le festival proprement dit, 
affirme Carlo Lizzanï, ef Faure sec¬ 
tion, « le Laboratoire véniüan », un 


véritable atelier où For pouça sui¬ 
vre diverses expériences, remploi 
de moyens techniques nouveaux 
comme r écran vidéo géant pour 
Je Tour du mdnde de deux enfants 
de Jean-Luc Godard, où ron pourra 
îuger le « working propres® » de 
certains films qui ne sont pas encore 
terminés, comme Jack Lamota dé 
Martin Scorsesa qui viendra montrer 
certaines séquences et ainsi de 
suite.- On verra également dans ce 
laboratoire la version définitive et 
encore Inédite de Que vlva Mexico 
cfEisensfein, et des fjlma under¬ 
ground ' américains. • 

Parmi les films sélectionnés, 
lea Funérailles O Bongo, de Jean 
Roucti, et te premier film de Jean- 
François Stévenln, le Passe-Mon¬ 
tagne, représenteront la France. 
Pour les Etats-Unis, on prévoit 
notamment Saint Jack, de Peter 
Bogdanovich, et Escape trom Alca- 
traz, de Don Slegel. Pour l’Italie, 
outre le Pré, on pourra voir la Lune, 
de Bemardo Bartolucci, l’Ogre, de 
Gilles Pontecorvo, et plusieurs tiftns 
de jeunes auteurs. 

Un congrès sur le thème « les 
années 00 du cinéma » se tiendra 
du 1 er eu 3 septembre et devrait 
être le premier d'une série de ren¬ 
contres annuelles qui analyseront les 
transformations du système des com¬ 
munications da masse et, en parti¬ 
culier, du cinéma. Cette année, on 
examinera la situation du cinéma 
dans les pays occidentaux (l'année 
prochaine ce devrait être la tour des 
pays socialistes et, l’année suivante, 
celui des paya en vote de dévelop¬ 
pement). La première journée sera 
consacrée au langage cinématogra¬ 
phique (notion d’auteur, état de la 
recherche théorique, rapport entre 
langages audiovisuels différents). La 
deuxième Journée traitera dee pro¬ 
blèmes de l'Industrie. Enfin, la troi¬ 
sième journée sera consacrée au 
public (consommation de la culture. 
Influence du cinéma dans- la vis 
sociale). 

VANJA LUKSIC, 


Une lettre 

de M. Léopold Sedar Senghor 
« CEDO » 

AVEC UN SEUL « D » 

M. Léopold Sédar Senghor, 
président de la République du 
Sénégal, nous a fait parve¬ 
nir la lettre suivante : 

Dans l’article publié dans le 
Monde da 10 juillet 1979, sur te 
film Ceddo de M. Ousmane 
Bembène, l'auteur de l'article 
avance : a Le film est toujours 
interdit au Sénégal. » 

C’est dommage que le journa¬ 
liste n'ait pas dit les raisons de 
cette interdiction. Si le gou¬ 
vernement sénégalais a interdit 
la projection de Ceddo sur le ter¬ 
ritoire national, c’est, tout sim¬ 
ple ment, parce que M. Ousmane 
Bembène ne veut pas se plier à 
la loi sénégalaise. 

En effet, nous sommes, avec 
l’aide d'une commission compé¬ 
tente pour chacune des six lan¬ 
gues nationales, en train de codi¬ 
fier la transcription phonétique 
de nos six langues nationales. lie 
décret sur le ouolof a paru depuis 
plusieurs années et. selon ce 
décret, l'orthographe correcte du 
root est Cedo, avec un seul ad», 
et non pas Ceddo, avec deux 
«de. 

C'est parce que nous sommes 
un pays en' construction et qu’il 
y rogne une justice Indépendante 
que notre législation et notre 
réglementation sont sévères. 11 est 
naturel que, dans un paye démo¬ 
cratique comme te Sénégal, 
ML Ousmane Bembène — qui 
écrit son nom Bembène Ous¬ 
mane, en mettant le nom devant 
le prénom, — puisse se déclarer 
publiquement marxiste-léniniste ; 
ü n'est pas naturel qu’il refuse 
d'obéir A la loi ou au règlement. 
Voilà tout le problème. 


Petite/nouvelle/ 

■ L’acteur américain DicE FOran 
vient de mourir. U était Agé da 
soixante-neuf ans. Spécialiste des 
rôles de eow-boy, U avait Joué 
quelque deux cents films. 

■ Le cinéaste Alfred Hitchcock 
tète ce lundi 13 août son quatre- 
vingtième anniversaire. Auteur de 
cinquante-trois films, U prépare 
actuellement, .a The Short Night a. 
qui s'inspire de la carrière de l’espion 
britannique George Blafce. 

■ Le Léopard d’or, grand prix du 
trente-deuxième Festival Internatio¬ 
nal du «Tra de Locamo, a été décerné 
A a Su ru » (le Troupeau) du metteur 
eu seine turc ZekJ Okteu. Le 
deuxième prix a été attribué à 
■ Immacolata e eoncetta a. de l’ita¬ 
lien Salvatore Prtsciceltt, et le troi¬ 


sième, au film « le Haras », du Hon- 
> gzois Andxas Kovacs. 

M Le neuvième Festival fntereel- 
tique dea cornemuses a pris fin la 
12 août, & Lorient (Morbihan), après 
une semaine d’animation par la 
poésie, la peinture, la musique et 
les arts plastiques. L’an prochain, 
le Festival interceltique sera orga¬ 
nisé A Berlin-Ouest, an juillet, et 
la province de Galice (Espagne), 
en août 

■ Le Festival pyrotechnique de 
Monte-Carlo s'est achevé le samedi 
11 août avec la victoire d'une société 
américaine, le > New-York Pyro¬ 
technies s devant les concurrents 
espagnols et italiens. Les différentes 
prestations étaient jugées notam¬ 
ment sur l'Intérêt chorégraphique, 
la précision et l’aboenee de famée. 





i 


i 





Page 12 — LE MONDE — 14 août 1979 • • . 

SPECTACLES 


théâtres 


Les théâtres de Paris 

Aire libre (322-70-78). 18 h. 30 : Que 
n'eau. qae n'eau ; 30 h. 30 : Délire 
à de os ; 22 b. : la Voix humaine. 
Comédie Caamartin (742-43-41). 

21 h. 10 : Boeing-Boeing. 

Dannou 1261-60-14). 21 h. : Bemarle- 
mol. 

Hachette (326-38-99), 20 b. 30 : la 
Cantatrice chauve ; la Leçon. 
Lncernalre (544-57-34). L 18 h. 30 : 
Une h e a r e avec Baudelaire ; 

20 h. 30 : Supplément au voyage 
de Cook ; 22 h. 13 : Bornéo et 
Oeorgette. — II, 18 h. 30 : TOI, 

■ l'artiste, dis-moi quelque chose ; 
30 h. 30 : Un cœur simple ; 
23 h. 15 : Parle à mes oreilles, mes 
pieds sont en vacances. 

Madeleine. 30 h. 30 : le Préféré.’ ' 
Nouveautés (770-52-76). Si h. : C'est 
à ct'taBure-cl que tu rentres. 
Salle Monod D. C.J.G. (254-68-09), 

21 h. : le Tartuffe. 1 

Théâtre d'Edgar (322-11-02), 20 h. 45 : 
les Belges. 

Les cnfrs-fhéâlres 


Café d'Edgar (322-11-02), I, 20 h. 30 : 
Signé Francia Blanche : 22 h. : 
Deux Suisses. — II, 22 h. 30 : 
Popeck ; 23 b. 15 : B. Garcia. 
Coupe-Chou (372-01-73), 20 h. 30 : 
le Petit Prince; 22 h. r le Tour 
du monde en quatre-vingts Jours ; 
23 h. : Raoul, Je t'aime. 

Conr des Miracles (548-85-60), 
20 h. 30 : B. wmçrinTiP ; »1 h. 30 : 
Commissaire Bouton;. 22 h. 30 ; 
Elle volt des nains partout. 

Le Fanal, 21 h. : le Président. 


Petit Casino (278-38-50) ,■ 20 h. 45 : 
Phèdre & repasser ; 22 h. 15 : 
l'Espion suisse. 

Les Petits-Pavés (807-30-15), 21 h. 30 : 

Poèmes du Jour et O. Vsrohère. 

Les Quatre-Cents-Coups (329-39-60). 
- 20 h. 30 : les Veux plus gros que 
le ventre ; 21 h. 30 : B. Mirmont, 
m Dalba. On voua écrira; 22 h. 30 ; 
Cause a mon c—, ma télé est 
malade. 

Jasa. j)oâ’. Tock . folk 

Rlverbop 1335-93-71). 32 h. 30 ï 
Trio J. Vidal et F. Sylvestre. 
Caveau de la Hachette (328-65-05), 
21 h. 30 : J 1mmy Gourley. 

Patio (768-12-30), 32 h. : Maxim 
Saury Jasa Fanfare. 

Lncemalre (544-57-34). 22 h. 30 : 
Tan Ladovlit, Philippe Lemer. 

Les chansonniers 

Caveau de la Répnbllqne (278-44-45), 
21 h. ; lee Europophagea. 

Festival estival 

Conciergerie, 18 h. 30 : A. Haas, 
clavecin ; L. Dreyfus, M. McGau- 
ghey, violes de gambe (Marin- 
Marais, Byrd. Sainte-Colombe). 
Eglise Salnt-Sêvertn, 20 h. 30 : 
Ensemble Instrumental La PollLa 
(Scarlatti. BoccherlnL). 


Pour tous renseignements concernant 
l’ensemble des programmes ou des salles 

■ LE MONDE INFORMATIONS SPECTACLES . 
704.70.20 (lignes groupées) et 727.42.34 

(de 11 heures à 21 heures, 
sauf les dimanches et jours fériés) 


Les concerts 

Eglise Saint-Merri» 21 ta. 
chard, orgue. 


F. Bro- 


nnemas 


Les films marqués (*) sont interdits 
aux moins de treize ans 

(•*) aax mohid de dix - boit ans 

La cinémathèque 


Chaülot (704-24-24), relâche. 
Beanboarç (278-35-57), Hommage à 
' Hitchcock. 15 h.; le Bing: 17 ta. : 
The Pleasure Ganlen ; 19 ta. ; 

3'Ombra d'un doute : 21 ta. : 

L'homme qui en savait trop. 

Les exclusivités 

A NOUS DEUX (Fr.) : Bertltz, 2» 
(742-80-33) ; Marlgnan, 8* (358- 

92-82). 

A U "" BOUT DU BOUT DD BANC (Pr.): 

U.G.C. Marbeuf. 8* (225-18-45). 
AVALANCHE EXPRESS (A* VA) : 
Normandie. B* (359-41-18). VJ. ; 
Roi. 2- (230-83-93) ; Rotonde. 0* 

I633-08-22). 

BOULEVARD NI G BTS (A-. VA) : 
Biarritz. 8* (723-69-23) ; CamAo. 9* 
(246-68-44). 

BU CK ROGERS AD XXV* SIECLE 
(A. VA) : O-G C. Danton. 8* (329- 
42-62) ; Blyaées-Clnéma, 8» (225- 
37-30). V f. : Rez. 2* (238-83-93); 
Caméo. 9* (246-66-44) ; U.G.C. Go¬ 
be! 1ns. 13* (331-06-19) : Mistral, 14* 
(539.52-43) ; Magic Convention. 15* 
1828-20-641 ; Cllchy-Pathé. 18* (522- 
37-41); Mlromar, 14* (320-89-52); 
Les T6urelies. 20* (636-51-98). 

LE CANDIDAT COCO LA FLEUR 
(Ane., va.) ; Palais des Arts. 3* 
(272-62-98). 

CEDDO (Sém. v.o.) : 14-Juillet-Bas¬ 
tille. il* (357-90-81) ; Racine. 8* 
(633-43-71). 

COCKTAIL EXPLOSIF (A* vX) : 
Caprl. 2* (322-37-41) ; CUctay-Fatbé. 
1E* (522-37-41). 

CORPS A CŒUR (Pr.) : Paramonnt 
Montparnasse, 14* (329-90-10). 
DANS LES PROFONDEURS D O 
TRIANGLE DES BERMUDES (A- 
vf.) ■ Napoléon 17* (380-41-48). 

LES DEMOISELLES DE WILSO (Poi-, 
v.o.) : Hautefeulllc. B* (833-79-38) ; 
Elrsées-Lincoln. 8* (359-36-14) ; 

Parnassien. 14* (329-83-11). V.f. : 
14-Julllet-BeaugreaeUe, 15* (573- 

79-70). 


Pour 1rs salles rotr lignes programmes 



LA DROLBSSE (Fr.) ; Epée de Bols. 
5* (337-57-47) ; Bautefeuilla, 6* 

(633-79-38) : Madeleine. 8* (073- 

56-03). 

L'ECHIQUIER DS LA PASSION (AIL. 

va) ; Marais, 4* (278-47-86). 
L’EMPIRE DES SENS (Jap, V va) : 

J .-Renoir, 9* (874-40-75). 

BT LA TENDRESSE 7. BORDEL ! 
(Fr.) : Styx. 5* (833-08-40) ; Fran¬ 
çais. 9* (770-33-881 ; Caprl. 2* (508- 
11-69) : U.G.C. Mahbeuf. 8* (225- 

IB—45), v 

FELICITE (Fr.) : Saint-André-des- 
Arts. 8* (226-48-18). 

FLIC OD VOYOU (Fr.) ; Richelieu, 
2* (233-58-70); Marlgnan, 8* (399- 
92-82) ; Montparnasse-Ffi LU A Z4* 
(322-19-23). 

GAMIN (CoL, va.) r Bonaparte, 6* 
(328-12-12). 

HAÏR (A., va) : Haute feuille, 6* 
(633-73-38) ; Gaumont EUve Gau¬ 
che. 6* (548-26-38) ; Gaumont 

Champs-Elysées. 8* (359-04-87) ; 

F.L.M. Saint-Jacques, 14* (589- 

68-42). VJ. : Impérial. 2* (742- 

72- 52) ; Gaumont-Gambetta, 20* 
(797-02-74). 

HAMBURGER FILM SANDWICH 
(A-, v.o.) : Panthéon. 6* (033-15-04); 
HISTOIRES ABOMINABLES (FrJ : 

Le Sema, 5* (325-96-99). - 
L’BYPOTHESB DU TABLEAU VOLE 
(Pr.) : Le Seine. 5* (325-45-99). 
L'IN CROYABLE HTJLK (A, VX) ï 
Caprl. 2* (508-11-69). 

INTERIEURS (A_ va) : Studio 
Alpha. 5* (033-39-47). 

LIN A BRAAEE FAIT SAUTER LA 
BANQUE (Ail, v.o.) : Studio 

RaspaU, 14* (320-38-98). — VJ. S 
U G.C.-Opéra. 2* (261-50-33). 
HELODY LN LOVE (A_ v.o.) (**) r 
Cluny-Falaca. 5* (033-07-76). — 

V f. : M asémie. 9* (770-72-88) ; 
U .G.C.-Opéra 2* (261-50-32). 
Meurtre par decret (&. v.o.) : 
Publlcls-Cbampa-Elysées. 8* (720- 
76-23). — V.L : Paramount-Opéra. 
9* 1073-34-87). 

MEURTRES SOUS CONTROLE (A, 
va) (**) : Publlcis-Uailgnon, 8* 
(359-31-97). — V.f. : Paramount- 
Uarlvauz, 2* (742-83-90) ; Para- 

mou nt t Montparnasse, 14* (329- 

90-10). - . 

MIDNICHT EXPRESS (A^ vj.) (**) : 
Caprl, 2* (508-11-69) ; Paramount- 
Oalaxle. 13* (580-18-03). 

LES MOISSONS DU CIEL (A^ v.o.) : 
Luxembourg, 6* (633-07-77) ; 

Concorde. 8* (359-92-84). — VJ. : 
S a tnt-Lazare-Pasq u 1er. 8* (387- 

35-43); Athéna, l* r (343-07-48). 
MOU ERE (Fr.) : Bilboquet, 6* (222- 
87-23). 

MORT SUR LE NTL (A. vJ.) : 

Paramoun t-Opéra, 9* (073-34-37). 
NORMA RAS (A, va) : Quin¬ 
tette, 5* (033-35-40) ; Pagode. 7* 
(705-13-15) : Balzac. 8* (561-10-60) ; 
vJ. : 1 (-Juillet-Bastille, 11* (357- 
90-81) : Montparnasse - Pathé. 14* 
(322-19-23). 

NOW VOYAGER (A* va) : Olym¬ 
pia 14* (542-87-42). 

PH A NT ASM (A-, e o.) : (•*) : Ciuny- 
Ecoles, 5* (354-20-12) ; Biarritz. 8* 
(723-69-23) ; vJ. : Bretagne. 9* 
(222-57-97) : Mazéville. B* (770- 

73- 86) : U.G.C.-Opéra. 8* (281- 

60-32). 

PROVA D’ORCHESTRA (it. va) : 
Balnt-Germaln-Vlllage, 5* (633- 

87-59) ; Pagode, 7* (705-12-15) ; 


Palais - des - Arts. 3* (272-62-98) : 
Colisée, 8* (359-29-46). 

QUATRE BASSETS POUR UN DA¬ 
NOIS (A-, vJ.) : La Royale. 8* 
(265-82-86) ; Diderot, 13* (343- 

19-29). 

QUINTET (A* v.o.) : Noctam¬ 

bules. 5* (033-42-34). 

ROBERTE (Pr.) : Le Seine. • 5* 
(325-95-99). 

LA SECTE DE MARRA K SC B (A, 
v.o.) (•) : U-G.C.-Danton. 8* (329- 
42.62) ; Normandie. 8* (359-41-18) : 
v.f : Rex. 2* (238-83-93) ; Bre¬ 
tagne. 6* (222-67-97) ; Helder. 9* 
(770-11-24) ; U G.C.-Gare de Lyon, 
13* (343-01-59) ; U.G.C. -Gobe- 

llna. 13- (331-06-18) ; Mistral, 14* 
(539-52-43) ; Magic-Convention. 15* 
(838-20-64) ; Parumount-Montmar¬ 
tre. 18 - (606-34-35) ; Secrétait. 19* 
1206-71-33) 

SERIE NOIRE (Fr.) ; Balzac. 8* 
(581-10-60) ; Ternes. 17* (380-10-41). 

LE5 SŒURS BRONTB (Fr.) : Epée 
de-Bote, 6* (337-57-47). 

LES SORCIERS DE L’ILE AUX 
SINGES (lï-, vJ.) : Paramonnt- 
Galaxie. 13* (580-18-03). 

THE RIDS ARE A LE IG HT (A., va) : 
Paramount-Clty, 8* (225-45-76) : 

■ vJ. : Paramount - Opéra. 9* (073- 
34-37). 

TOTO MISERE ET NOBLESSE (IL, 

' va) : Studio Glb-le-Cœur. «• 
(326-80-25). 

LES 39 MARCHES (A-, va) : Elysées- 
Point-Sbow, »> (225-87-29). 

LE TRESOR DE LA MONTAGNE 
■SACREE (A_ vj.) : Paramoun t- 
Opéra. 9* (073-34-37). 

3* GENERATION (AIL, V. O.) : 
14-Juillet-Parnaase, 8* (326-58-00), 

VOYAGE AU BOUT DE L'ENFER 
(A_ v. 0 .) : U-O .C.-Marbèuf, 6* 

(235-18-45) ; 'vJ. ; U.Q Æ.-Opéra. 2* 
(261-50-32). 

YETL LE GEANT D'UN AUTRE 
MONDE (A„ v.o.) (•) : Rrxnl- 

■ tage. 8* (359-15-71) ; vX : CamAo, 
9* (246-86-44). 

ZOO ZERO (Fr.) : Palais-des - 
Arta, 3* (272-62-98). 

Les séances spéciales 

LA CLEPSYDRE (PoL. va) : Le 
Seine, 5* (325*95-99). 20 h. 30. 

DEHORS DEDANS (Fr.) : Le Seine, 
5» (325-95-99). 12 ta. 30. 

L'EMPIRE DES SENS (Jap., v.o^ «*) : 
Saint-André-des-Arts. s* (328- 

48-18), 24 ta 

LA FILLE DE PRAGUE AVEC UN 
SAC TRES LOURD (Fr:) : Le 

Seine. 5* (325-95-99). 18 b. 15. 

FRITZ TBE CAT (A„ VA) ; Saint- 
André-des-Arts. 6" (326-48-18), 

24 ta 

HAROLD BT MAUDB (A. va) : 
Luxembourg, 6* (633-97-77). 12 ta, 
24 li. 

IF fAngl„ va.) : Luxembourg, 6* 
(633-97-77), 12 ta, 24 ta 

JR DEMANDE LA .PAROLE (8ov, 
va). ; Le Seine. 5* (325-95-99), 
18 ta 

LES LARMES AMERES DE FETRA 
VON RANT (Ail., v.o.) : Olymplc, 
14e (542-87-42), 18 h. 

LA MONTAGNE SACREE (Uex^ 
v.o.) : Le Seine. 5* (325-95-09), 
22 ta 30. 

FHANTOM OP THE PARADISE (A., 
v.o.». Luxembourg. 6* (633-97-77), 
12 ta, 24 h. 

PIERROT LE-FOU (Pr.) : Olymplc, 
14* (542-67-42), 18 ta 

’WOMEN (A, va.) : Olymplc, 14* 
(542-67-42), 18 ta 

Les grandes refrises 

AMARCORD (IL, va) : Saint-Ger¬ 
main Studio. 5* (033-42-72) ; Par¬ 
nassiens, 14* (329-83-11) ; Monte- 
- Carlo. 8* (225-09-83). 

AND R CI ROUBLEV (Sov_ va) : Cos¬ 
mos. 6* (548-62-25). 

L’AMOUR VIOLE (Fr- ”) : 14-JulUet- 
Beaugrenelle. 15* (337-80-811. 

ANNIE HALL (A., va.) : Clnocbe 
Saint-Germain. 6* (633-10-82). 

L'ARNAQUE (A., va.) : Lucernalre. 
6” (544-57-34). 

ARSENIC ET VIEILLES DENTELLES 
(A. v.o.) ; Studio Logos. 5* (033- 
26-42). 

LE BAL DES VAMPIRES (A. • va.) : 
Cl un y Palace, 5* (033-07-76). 

LE BAL DES MAUDITS (A— v.o.) : 
Paramount City. 9* (225-45-78). 

VX : Paramount Opéra. 9* (033- 
34-37) ; Paramount Montparnasse, 
14* (329-90-10). 

bambi (A., vjj : Napoléon. 17* 
(380-41-46). 


BEN RUR (A. va) : Ambassade. 8* 
(359-19-08) ; Saint-Michel, 5* (326- 
79-17). VJ. : Français. 9* (770- 

33-881 : Gaumont Sud. 14* (331- 
51-16) ; Montparnasse Pathé, 14* 
(322-19-23): Wepier, 18* (387-50-70); 
Gaumont Gambetta, 20* (797- 

02-74) ; Fauvette. 13* (331-56-86), 
BERNARD ET BIANCA (S_ vJJ : ' 
Gaumont Sud, 14* (331-51-18). 

LA BETE (Fr.) : U.G.C. Odéon. 8* 
(335-71-08); Biarritz. B* (723-69-23); 
Clnéeaonde Opéra, 9* (770-01-90 1 ; 
U.G.C. Gare de Lyon. 12* (343- 
01-59) ; Bienvenue Montparnasse, 
15* (544-25-02) ; Murat, 16* (651- 
99-75). 

HOBBY DEERFIELD (A, V A) ; 

Grand Pavois, 15* (554-48-85). 

LE BON, LA BRUTE BT LE TRUAND 
Ht- vj.) : Haussmann. 9* (770- 
47-551. 


SORTIE MARDI 14 AOUT 



Les films nouveaux 


L’HUMANOÏDE, film Italien de 
G.-B. Levis. — Va. : U.G.C. 
Odéon, 6* (325-71-08) ; Ermi¬ 
tage. B* (359-15-71). — V.f. ; 
Ré*. 2* (236-63 93) ; U.G.C. Go- 
belias. 13* (331-06-19): Mlm- 
mar. 14* (320-89-52) ; Mistral, 
14* (539-52-43) ; Mngié-Conven- 
tlon. 15* (838-20-84) ; Murat. 
16*. (651-99-75). 

LA PERCEE D’AVRANCHES, Hlm 
américain d'Andrew V. Mc 
Laglen. — Va : Mercury. 8* 
(225-75-90). -■ VJ. : Max- 

Llnder. 9* (770-40-04) ; Para- 
mou nt-Opéra, 9* (073-34-37); 
Panunount-Baatllle, 11* (357- 
79-17); Paramount - GobelIns, 
13* (707-12-28) : Pammount- 
Orléans. 14* (540-45-91) ; Para- 
mou at-Montparnasse. 14* 329- 
90 - 10 ) ; Convention Saint- 
Charles. 15* (579-33-00) ; Passy, 
16* (288-62-34) ; Paramount- 

Maillot. 17* (758-24-34) ; Para- 
mount-Montmartre, 18* (606- 

34- 25); Secrétan. 19* (206-71-33). 
LE MONDE EST PLEIN D’HOM¬ 
MES MARIES, film américain 
ds Robert Young. — Va 
U.Q:C. Odéon, 6* (325-71-08); 
Biarritz, 8* (723-69-23). - VJ. ; 
Comte. 9* (246-66-44) ; U G.C. 
Gare de Lyon,. 12* (343-01-59); 

U. G.C. Gobe! 1ns, 13* (331- 

06-(9) ; Mistral. 14* (530- 

'93-43) ; Msgle-Conventlon. 15* 
(828-20-64) ; Bienvenue-Mont¬ 
parnasse. 15* 1544 - 25 - 02) ; 
Paramount - Montmartre. 18* 
(606-34-25). 

BARRACUDA, film américain de 
Harry Kerwtn C). — Va : 
Marlgnan. 8* (359-92-82). — 

V. r. : Richelieu. 2* (233-56-70); 

Montparnasse 83. 6* (544-14-27); 
Gaumond-Sud. 14* (331-51-16) ; 
Cambronne, 15* (734-42-96) ; 

Cllchy-Pathé. 18* (522-37-41) ; 
Gaumont-Gambetta, 20* (797- 
02-74). • 

SEPT FILLES EN OR. film 
américain de G. Clark. — 
Paramount-Man vaux. 2* (742- 
83-90) ; Paramouni-Galaxie, 13* 
(580-10-03): Paramont- 

Orlé&ns, 14* (540-45-91) ; Paca- 
mou nt-Mont parnasse, 14*7329- 
. 90-10) ; Convention St-Cbarlea 
. (580 - 18 - 03) ; Paramount- 

Malliai. 17* (758-24-24); Moulin 
Rouge. 18 (606-34-25). 
PRINTEMPS PERDU, film amé¬ 
ricain de James Goldstone. — 
Va ; U.G.C. Danton, 6* (329- 
42-62); Biarritz. 8* (723-69-23); 

. V.f. : Impérial. 2* (742-72-53!; 
Saint-Lazare-Pasquler, 8* (387- 

35- 43) : Montparnasse 83. 6* 
(544-14-37) ; Nations, 12* (343- 
04-67). 

A partir de mardi : 

NOUS MAIGRIRONS ENSEM¬ 
BLE, film français de Michel 
Vocoret. — ABC. 2* <236-58-54); 
Berlitz. 2* (743-60-33) ; Mont¬ 
parnasse 83. 6* (544-14-27) ; 
Causée. 8* (359-29-46) ; Mont- 
para asm-Pathé, 14* (322-19-23); 
Gaumont-Sud. 14* (331-51-16) ; 
Cambronne, 15* (734-42-96) ; 

Mayfalr, 16* (525-27-06) ; Cll¬ 
chy- Pathé, 18* (522-37-41). 
AVEC LES COMPLIMENTS DE 
CHARLIE. film américain de 
Stuart Rosenberg. — Va ; 
Quartier Latin, 5* (326-84-65) ; 
Marlgnan, B* (359-92-82). — 
VX : Berlitz, 2* (742-60-33); 
Richelieu. 2* (233-58-70) ; 
Montparnasse ■ 83» 6* (544- 

14-27) ; Gaumont-Convention, 
15* (838-42-27) ; Victor-Hugo, 
16* (727-49-75) : Wepier. 18* 
(387-50-70) ; Gaumont-Gam¬ 

betta, 20* (797-02-74). 


BULLITT (A^ va) : Broadway. 18» 
(527-41-16). 

CAKR1E (À, ** v.o.) : France Ely- 

. sées, 8* (723-71-11). 

LE CHARME DISCRET DE LA 
BOURGEOISIE (Fr.) : Berlitz, 2* 
(742-60-33) ; Quintette. 5* (033- 

35-40) ; Colisée. 8* (359-3-46) ; 
Gaumont Convention. 15*- ( 828 - 
42-27} ; Cllchy Pathé.' 18* (522- 
37-41). 

LA COCCINELLE A MONTE-CARLO 
<A„ » J.) : Cambronne. 15* (734- 

42-B8). 

LE CRI (TL, v.o.) : Parnassiens, 14* 
f329-83-J1) ; HsutefailUe, 6* (633- 
79-38). 

LA DAME A0 PETIT CHIEN (Sov„ 
LO.) ; Parnassiens, 14* (329-83-11) 

LE DRCAMERON (Ita, va) : Ctaam- 
DOlUozi. 5* ' (033-51-80). 

LA DENTELLIERE (Fr J : Grand 
Pavois, 15* (554-48-85). 

LA DERNIERE FOLIE DE MEL 
BRÛÛKS (A, va) : Marlgnan, 8* 
<339-92-82) ; 14 - Juillet - Beaugre- 
nelle. 15* (575-79-79). 

O ERS O U OUZALA (Sot. VA) ; Pu- 
bllcis Saint-Germain. 8* (222-72- 
80); Paramount Elysâea, B* (359- 

49-34). VX : Paramount Maillot. 

. 17* (758-24-24). 

2801, ODYSSEE DE L'ESPACE (A, 
vJ.) : Haussmann, 8* (770-47-55). 

EMIT AI (S6n^ va) ! li-Jullist-Bas- 
tlils, U* (357-90-81). 

L’EXORCISTE (A-, — v.o.) ï Balzac. 
8* (561-10-60), v.t. : RlcheUan, 2* 
(238-56-70) j Gaumont Snd, 14* 
(331-51-16). jiùqu'A.lundi. 


LE FANTOME DE BARBE-NOIRE 

(A. Vj.) : EUetaeUçu. 3* (03- 

58-70). 

LA FIANCEE OU PIRATE (Fr.) : 
U.G.C. Marbeuf. 8* (225-18-45) ; 
Gaumoot Convention. 15* (828- 

42-27) ; Berlitz, 2* (742-60-330- 
FTDEUO (Frj t Vend Orne, 2* (742- 
97-52). 

LA FLUTE ENCHANTEE (Suéta, 
va) : Marais. 4* (278-47-86). 
FRANÇAIS. SI FOUS SAVIEZ (PrJ : 

Grand Pavois. 15* (554-46-89). 
FRANK EN S TE IN JUNIOR (A„ vX) .! 

M a) Uot-Palace. 17* (574-10-40). 

G ATS B Y LE MAGNIFIQUE (A. VA): 

Grand Pavois. 15- (554-46-85). 
GENTLEMAN JIM (A, va) : Action- 
Ecoles. 5* (325-72-07). 

LE GRAND 'MEAULNBS (Pr.) : Den- 
fert. 14* (033-00-11). 

LA GRANDE BOUFFE (Pr- *•) : 
Studio Médtels. 8* (833-25-97) ; 

Paramonnt - Marivaux. 2* (742- 

83-90) ; Paramonnt Montparnasse. 
14* (329-90-10). 

LE GRAND SOMMEIL .(A-, va) : 
Action Christine. 6* (325-85-18). 
Jours lmp. 

LES HEROÏNES DU MAL (PoL. ** 
VA) : La Clef, 5* (337-90-90). 

LES HOMMES DO PRESIDENT IA, 

. va) : Grand Pavois. 15* (554-46-85). 
HISTOIRE D’O (Fr_ **); Paramount- 
Mart vaux, 2* (742-83-901 : Para- 

rnoont Odéon. V <325-59-83) : Para¬ 
mount Blyaéea, 8* (359-49-34) ; 

Paramount Galaxie. 13* (580-18-03); 
Paramount Montparnasse. 14* (329- 
90-10) ; Paramount Maillot, 17* 
(758-24-24) ; Paramonnt Montmar¬ 
tre. 18* (608-34-25) 

LES HOMMES PREFERE N T LES 
BLONDES (A-, v.o.) : Xlnopano- 
rama, 15* (306-50-50). 

LA HONTE DE LA JUNGLE (Pr- 
Belg.) ; U GG. Danton. 6* (329- 
42-62) ; Ermitage. 8* (359-15-71). 
J'IRAI CRACHER SUR VOS TOM¬ 
BES (Fr ) : Palais des Arts. 3* 
(272-62-98). 

L’INCOMPRIS (IL, v.o.)': Marais, 4* 
(278-47-86). 

L’INCORRIGIBLE (Fr.) : U.G.C. 
Opéra. 2* (281-50-32) ; Ermitage. 8* 
(358-15-71); Mlramar, 14* (320- 

89-52) ; Murat, 19*' (651-99-75). 

LE LAUREAT (A_ va) : La Clef, 5* 
037-90-90). 

LITTLE BIG MAN (A. va) : U.G.C. 

Marbeuf, 8* (225-18-45). 

LOLITA fta, V.o.) : Olymplc, 14* 

(542-67-42). 

MACADAM COW-BOY (A, VA) : 

Luxembourg. 8* (833-97-77). 

LA MAISON DU DR EDWARD ES (ta, 
va) : Quintette, 5* (033-35-40) ; 
Elyeéea-Llneoln. . B* (359-38- U) ; 
Parnassien, 14* (329-83-11). 

MARY POPPINS (A* vJ ) : Mont¬ 
parnasse-Pathé, 14* (322-19-23). 
MES CHBRS AMIS (IL. vjo ) : Saint- 
Germain Studio. 5* (033-42-72) ; 
Elysées-Lincoln, . 8* (359-36-24) ; 

Parnsaslen, 14* (329-83-11) ; r J. ; 
Nations. 12* (343-04-67) ; Saint- 

Lazare Pasquler, 8* (387-35-43). . 

MON- NOM. EST PERSONNE (A« 
v.o.) ; Grand-Pavois. 15* (554- 

46-85). 

MONTY PYTHON (ta. va) t.Clony- 
Ecolee. 5* (354-20-12). 

MORE (ta, va) : Boni'Mlcta 5* 
(033-48-29) ; Publlds-Champs-Ely- 
. sées. 8* (720-76-23). 

NOS HEROS REUSSIRONT-ILS ? 
(Il- v.o.) : Lucemalre, 6* (544- 
57-84). . . 

NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES 
fit» va) : Champolllon. P (033- 
51-80). 

LES NOUVEAUX ' MONSTRES (IL, 
v.o.) : A.-Baz)ta 13* (337-74-39). 
ORANGE MECANIQUE (A, vX) 

, t ") : Haueamann. 9* (770-47-55). 
PARFUM DE FEMME (IL, V.O.) : 
Elysées Point Show. 8* (325-67-29) ; 
vX ; Impérial, 2* (742-72-52): 

LE PARRAIN (A_ »s.) ; Quintette, 
5* (033-85-401 ; Colisée. 8* (359- 
29-46) ; 14-Juillet - Beau grenelle. 
15* (775-79-79) ; vX : Monipar- 
naa«-pathé. 14*. (322-19-23) ; 

Wepier. 18* (387-50-79). . 

LE PARRAIN N* 2 (A, ' v.o.) : 

. Elysée* point Show. 8* (225-67-20) ; 
Quartier La U ta 5* (328-84-85) Jus¬ 
qu'à lundi ; Parnassien, 14* (329- 
83-11). 

PLAYTTMS (Frj : studio. J.-Coc¬ 
teau. 5* (033-47-82). 

LE PORT DE L'ANGOISSE (ta. 
v.o.) : Action Christine. ’ 6* (325- 
85-78) ; J. pain. 

LES PRODUCTEURS (A„ va) ; 
Grands-Au guzUns. 6* (633-22-13) ; 
v.r. : ABC. 2* (238-55-54), jus¬ 
qu’à lun. : Montparnasse 83;. B" 
(544-14-27). Jnsqn’à lunj Cam¬ 
bronne, is* (734-42-96). Jusqu’à 


lun. ; Ganmont-Opén, 9*- (073- 
95-48) ; Nations, 12* (343-04-87) ; 
Fauvette. 13* (331-58-88) ; Cllctay- 
Pathé. 18* (522-37-41). 

LES PROFESSIONNELS (ta, v.fj : 
Fauvette, 13* (331-56-86). 

SENSO (II, v.o.) : oiymple, 14* 
(542-87-42). 

SOLARIS ISot, vn.) : Coa m as. 5* 
(548-62-25) 

SOLEIL VERT (A_ v.f.) : .Malllot- 
Palace. 17* (514-10-40). \ 

TOMBE LES FILLES ET TAIS4TOI 
(ta, va) : Luxembourg, 6* 9333- 
97-77). t 

UN GRAND SEIGNEUR (Fr.) ; Made- 

- leln», 9* (073-58-03). 1 ’ 

LES VALSEUSES (Fr.) 1*^ : Baiakc. 

8* (581-10-80) ; Mistral, 14* (U9- 
52-43), ; UG.C. Opéra, 2- (2R- 

50-32) ; UG.CL Odéon.. P (325- 
71-08). \ 

VINGT MILLE LIEUES SOUS LfS 
MERS (A, vJJ : ACarignan. 9 
(359-92-82). 

Les festivals \ 

HOMMAGE A JEAN RENOIR. Action\ 
République. Il* (805-51-33) : la : 
Nuit du carrefour. 

DAUMESNIL, u* (343-52-87) (VA), 
en alternance : Goldorak. — (vj.) : 
wtsards, Sweet Movle, le Messages, 
Qui a peux de Virginia Woolf, les 
trois Jours du Condor, Perfor¬ 
mance, Pat City. 

LA (JR EN BACALL (TA). Action 
Christine, 6* (325-85-78) : le Grand 
Sommeil. 

LA BOITE A FILMS, 17* (754-51-50) 
(VA) L 13 ta 15 : Lan Weitz. 
15 ta 30 : the Sang Remalas tbe 
Berne, 17 h. 45 : le Dernier Tango 
à Paris. 20 ta : Mort à Venise, 
22 ta 15 : Fhsstom of tbe Para¬ 
dis e. — n, 13 ta. : Chiens de 
paille, 15 b. ; Easy . Rider, 
18 ta 30 ; Rolllng atone London 
sûmes, 18 ta i Un après-midi de 
chien. 20 ta 10 : Taxi Driver, 
22 ta : Chiens de paille. 

STUDIO G A LANDE. 9* (033-72-71) 
(va). 13 ta 30 : las Damnés, 18 h. : 
A l'art d’Bden. 18 ta : Retour, 
20 ta 10 : Sa'o, 22 b. 10 : Tbe 

‘ Rocky Horror Plcture Show. 

CHATELET VICTORIA (va), 1» 

(508-94-14). L 14 ta : A la recher¬ 
che de Ur. Qoodbar. 18 ta 20 : 
le DemleT Tanga à Parla. 18 b. 30 : 
J'ai même rencontré des Tsigane» 
heureux, 29 ta. : Cabaret, 22 ta 10 : 
Orange mécanique. — IL 13 h. : 
Finfc N arc Issus, 14 ta 30 : le Loca¬ 
taire. 16 ta 40 : Sonate d'automne, 
18. ta 25 ; Psychose. 20 ta 30 : 
Easy Rider, .22 ta 15 * Pierrot le 
Pou. ■ 

QUINZE CHEFS - D’ŒUVRE DU 
JEUNE CINEMA ALLEMAND (VA). 
Olymplc, 14* (542-87-42) : Nosfe- 
ratu fantôme de la nuit. 

LES GEANTS D’HOLLYWOOD (TA). 
Olymplc. 14* (542-87-42) (Oraon 

Welles. Fritz Lang) : Désira 
humains. 

OZU (va). Salnt-André-dee-Arts. 6* 
(328-48-18) : le Goût du saké. 

HOMMAGE A ALBERT LAMORISSB, 
Palace Ctolz-NIvert, 15* (374-95-04). 

- En alternance : Crin blanc, le 
Ballon rouge. 

MIZOGUCHI (va), 14-Julllet-Par- 
nasse. 6* (326-58-00} : le Héros 
sacrilègfi, 

WIM .WBNDOtS (V.O,). 14-Julliet- 
ParnasMv 8* (326-58-00) : An £11 
du tempe. 

CINE POLAR (va). La Clef. 5* (337- 
90-90) : le Fauve ; les Poulets. 

CINE-ROCK : VIdéostone. 6* (325- 
60-341 (VA). 

STUDIO ETOILE, 17* (380-19-93) : 
14 tu Edward Munch (va) : 
17 h. 15, Casanova, de Fellini (*) 
(»Al ; 2o h, Iqp Clowns ; 22 (u 
les Trente-Neuf Marches. 

COMEDIE AMERICAINE (VA) : 
Acacias. 17* (754-97-83) : 15 h.. 
Bail Game ;. 16 ta 30, Word! and 
Muais ; 18 b. 30. Dancing Lady ; 
20 -b, 30, Banana Spllt ; 22 ta 30, 
One. Two, Three. 

HUMFHREY BOGART (V.o.) : 

Action-Christine, 6* (325-85-78) : 
les Passagers de la nuit. 

HOMMAGE A LA R.K.O. (va) : 
Aeflon-Lafayette, 9* (878-80-50) : 
Ciel muge. • ■ 

CO MED IBS MUSICALES AMERI¬ 
CAINES (va). Mac-Mahon. 17* 
(380-24-81) : Un jour à New-Yorta 

LES MARX BROTHERS' (va). Nickel 
Ecoles, 5* (325-72-67) : Chercheurs 
d'or. 

ïtfCHOLAS RAY (v.o.), Olymplc, 14V 
(543-67-42) lés Amants de la ' 
nuit.; la Maison dans l'ombre. 



■dMüsàtè&MA I 




MARDI 14 AOUT 


OStSOKQSCDKÎ] 



. c:t.c rrîi CHAP-.:t 

















LE MONDE — 14 août 1979 — Page 13 


Ç5»T, "■ ;X.- 

r-t-rt—' N-ii' il"ü - 


OFFRES D'EMPLOI 
DEMANDES REMPLOI 
IMMOBILIER 
AUTOMOBILES 
AGENDA 

PROF. COMML CAPITAUX 


jjfca ÜHhTJL 
91,00 5958 

12#) ‘ H1I 

85^0 4WB 
8550 41JB 

3550 41,16 

95^0 ' 111,72 


annonces coasses 



***** «44» 



emploi/ régionaux emploi/ régionaux emploi/ régionaux 


offres d’emploi 


»*““• N4, 4_ 


^ Importante Société ^ 

/ recherche pour sa \ 

' BrancheArmement 
UN INGENEUR 

••débutant ou de préférence ayant quelques années d'expérience ; 

' soro dans un bon rang d'une école nationale 5upérieured*âlectF0alquB : . 
” “ l asse en calcul analogique et numérique. 

UN AGENT TECHNIQUE 

- quel c^ies armées d'expérience nécassSres;- 

•* B.TÀ électronique automatisme ; -• - - . . 

- origine «Marine ou Airs appréciée ; 

• à l'aise en calcul analogique et numérique. 

1 Bureau d'études situé en région Sud Orléans. , 

V EnvoyarC.V., photo «'prétendons à No 21317, Contasse PubfidfS / 
20, Avenue de l'Opéra 76040.PARIS Cedex 01, 

. qui transmettra. 


Filiale d'un important groupe américain 
en pleine expansion dans le domaine des 
produits de grande consommation 
(C.A. 250 millions) 

reebercbe 

poox son Siège Social 

VN CHEF COMPTABLE 

SA FORMATION : 

• Niveau DÆ.CÆ, complété par use Expérience professionnelle de 
trois il cinq ans mlnlnnm ; 

• Connaissance de l'anglais nécessaire. 

SON BOLS : 

• 21 Toi sera confié la responsabilité d'organiser, d'animer et de 
diriger le service comptabilité générale ; 

• 21 devra être le garant de la ponctualité et de l'exactitude daT|B 
l'exécution de l'ensemble des travaux comptables ; 

• H dépendra biérarcblquamant du Directeur des Comptabilités. 

LXSU DE TRAVAIL : 

MARSEILLE 

Adresser curriculum vtfcaa et photo sous n° 014.910 X & REGIE-PRESSE, 
85 bis, rue Béaumnr, 75002 PARIS, qui transmettra- 


Chef de 

service comptable 


SOCIETE raHimiKi«,i.T.p (80 millions de francs 
de CA), mécanique lourde, recherche son Chef 
de Service Comptable.. En liaison étroite avec la 
Direction Générale, 11 devra réorganiser et animer 
un service regroupant les différents aspects de 
la comptabilité : 

— Comptabilité générale jusqu'au bilan ; 

— Suivi de trésorerie et relations avec banques ; 

— Mise eu place de comptabilité analytique, 
préparation des documents de contrôle de 
gestion : 

— Liaisons avec Informatique. 

Ce poste intéresse un candidat de trente-cinq ans 
minimum. DUCS, ou équivalent, ayant pratiqué 
l'animation d’un service dans une société Indus¬ 
trielle pratiquant des méthodes modernes de gestion. 

Lien de travail ; PARIS fl6*0 

Ecrire sous référ. T 014.931 M à REGIE-PRESSE, 
85 bis. rue Réaomur, 75002 Paris, qui transm. 




ASSOCIATION DE PREVENTION - SPECIALISEE 
cherche 

pour action expérimentale (atelier coopératif) 
menée à 
STRASBOURG 

UN ÉDUCATEUR-ANIMATEUR 


RESPONSABLE 


<diplômé on non) 
on 

yo inr'r GESTION et 
IOAdIÜi FORMATION 


.*»>• m *—» ‘ 


CAPABLE de gérer une petite entreprise artisanale 
(métiers du bAtlment principalement) ses 

aspects techniques, commerciaux, financiers et 
administratifs. 

CAPABLE de diriger une équipe d'ouvriers. 

Le candidat sera 

• Agé d'au motos 28 ans :. 

• Libéré des obligations militaires 7 

• Titulaire du permis VX. ; 

• Doté d'une solide expérience du travail 
manuel en entreprise et d'une expérience 
éducative A titre professionnelle ; 

9 Doté des connaissances théoriques néces¬ 
saires A l'analyse de sa pratique. 

Envoyer crurriculmn vltae détaillé et. prétentions A 
ELBOIS FRH&SE 

N* T 014918 U, 85 bis, nu Ré&nffiuz. 75002 Paris. 


R UPStlHI 


■ mm* * v « 


Nt1r«4 
. * P' 


UK VILLE DE QUIMPER 
(Finistère) recrute par concours 
sur titres pour son Ecole 
Municipale de Musique. 

1) PROFESSEUR K FLUTE 

TRiVERSIÈRE 

A tempo complet 
06 h. d*enselfln. par senabie) 

2) PROFESSEUR VIOLON 

chargé des cours de violon et de 
solfège (14 il 30 d'ans. par sem.) 
Les candidats devront être-titu¬ 
laires du certificat d'aptitude I 
et les candidatures devront < 
être adressées è M. le Secrétaire 
d'Elat, Maire de Qulmper, 
[Service du Personnel) avant le 
7-9-1979. Téi. 95-01-69, ,p. 233. 


Centre Vacances, classe nature, 
Haute-Savoie, td lits, rech. 

DIRECTRICE ADJOINTE 

Nombreux avantages 
Conditions : célibataire, mini¬ 
mum 30 ans. si possible possé¬ 
der, dFpKkne directrice colonie. 
Env. .candidature et photo, è 
REGIE-PRESSE, R* T 014930 M. 
SS MS, r. Rèaumur, 75002 Parts 


Pour service export PAA.I V 
contréle et automatisation, 
.recherche 

' JEUNE CADRE 
TECHNICO-COMMERCIAL 
Libre Immédiatement. Adr. C.V. 
manuscrit et photo h CM.R, 
12, Traverse Magnan, 

13003 MARSEILLE. 


AGENCE POUR 
US ÉCONOMIES D'ÉNERGIE 

Repr és entation régionale 
A Orléans recherche 

UN INGENIEUR 
GRANDE ECOLE 

Chargé de développer les actions 
d'économies d'énergie et éner¬ 
gies nouvelles en région Centre. 
Disponible rapidement. 
Adresser C.V. au 
SERVICE DE L'INDUSTRIE 
ET DES MINES 

43, av. de Paris, 45000 ORLEANS 


Entreprise 

BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS 

100 fcm AD NORD DE PARIS 
recherche 

INGÉNIEUR 

CHEF DE SECTEUR 

(études et travaux) . 
pour son département BAtlment 
Expérience tous cotps d'état souhaitée. 

Ecrire sous référence 2.735 A 
ORGANISATION ET PUBLICITE 
2 , rne Uareugo, 75001 PARIS, qui transmettra. 





emploi/ internationaux 



Sfr- ■**■*»- 

**e * « 


-jftfr.r *■ • - ■ . . i . 

4p ;.#*#*' —. * «.• 

^ * r«- *■ 

te s*:- - * * 

*•■***•* _ 

f. . - 

*■»' ' ' 

■ -Nppte'âW: 

. fco ■ l'eUA- .V 




MA*D' 


1 1 O 


LE CONSEIL des COMMUNAUTES 
EUROPEENNES à BRUXELLES 

organisa unconco tg gpouras s fetart(a>s adjcMfeJ&DcaQ&tese 

gestion du personnel et droits 
pécuniaires on budget et finances. 

□ Études du niveau secondaire sancti onn ée s par un dfoûma (ou expérience 
professionnelle dlxi niveau équivalent}. □Avofr une connaissance approfondo 
d’une tangwdea Communautés européennes et une connaissaiics satisfaisante 
d'une autre dB ces tangues (allemand, anglais, danois, français, italien, 
néerlandais). □ Expérience professionnelle d'au moins 3 ans dans un des 
damâmes ci-dessus. P Etre néupite le 31.12.1943et être ressortissant dïlil 
des âatsmembras des Conummautés européennes. 

Traitement mensuel net 33000 FB (le cas échéant, indemnité de dépaysement et 
aflocationsJamfiatea). 

Autres concilions cf . texte de ravis de concours. 

Pour obtenir ce texte et le formulaire (Tacts de candidature obJigatoîra écrire 
cart e pos ta le avant le7 septembre1878 au Senrioe du Recrutement-Secrétariat 
Général du Conseü-rue de la Loi 170-B-1048 Bruxoftçs (Belgique). 

Ane sera pas donné stéte aux demandes postées après cette da ta 
Date limite tfenvoi de facto de cancfldatro.officie!: 21 septembre 1973. 


CONTROLEUR DE GESTION 

ABIDJAN 

Grande école commerciale doublée d’une format ton 
complémentaire- Ub premier contact 
avec la vie profâssloxuaeUâ et l'Informatique 
constituerait un atout supplémentaire. 

Placé sous l’autorité du Directeur Général (Tune 
Importante société du senteur forestier, le candidat 
pourra bénéficier du statut de stagiaire dans une 
société d’expertise comptante du groupe. 

Rémunérât. motivante et avantagea expetriement. 

Adresser C.V. avec photo sous référence T 14-520 U 
A RSG IR-PRESSE, 85 bis, rue Réaumur, 75002 Paria, 
qui transmet t ra. 


OUTRE-MER MUTATIONS 
voir rubrique EMPLOIS 
INFORMATIONS DIVERS. 


i v - v 




EMPLOIS 




Cette classifica¬ 
tion permet aux 
sociétés nationales 
ou internationales 
de faire publier 
pour leur ou 
leurs établisse¬ 
ments situés hors 
4e France leurs 
appels iP offres 
Remplois» 


OP&AIHIM 

MBiainraB 

(OMofine) pour ushie 
traitement gaz naturel. 
Chargés de formation de 
personnel A ABU-DHAB1 
Minimum X ans 
Anglais courant 


KfttfUK 


BTS ou IUT mécanique 
ou mlcro-mécanlque 
Pétrochimie et sidérurgie 
Contrats courts 

Envoyer CV. • 

4d bouL de Dunkei 


Pour Eu! confier la responsa¬ 
bilité de supervision de la 
construction d'un pont en 
Afrique • Noire francophone, 
une Sté française travaillent 
à l'exportation recherche un 

M6ÉMEUK 
OUVRAGES D'ART 

Les fonctions qiTTT assumera 
nécessitent : une formation 
supérieure (dlpiflme d'une 
grande école d'ingénieurs, 
complété de préférence par le 
CHEC) ; une expérience d'une 
'dizaine d'années dans la do¬ 
maine Ouvrages d’art (béton 
armé, métalliques] ; l'expé¬ 
rience du travail dans un pays 
en développement. La chantier, 
sur lequel l'Ingénieur sera 
logé, démarrera prochalnem. 
Ns vs remercions de prendre 
contact en écrivant ( Ioindre 
C.V, mentionner dernier nlv 
-de rémunérât) en spécifiant 
sur renvel. [a réf. 11.402, à 
MEDIA P.A, 9, bd Italiens, 
75002 PARIS, qui transmettra. 


Le chef du Département rou¬ 
tier d'une Société française 
d'ingénierie travaillant A 
P exportation recherche des 


ROUTIERS 

Ces Ingénieurs, diplômés, ont 
une large expérience (acquise 
notamment dans les pays en 
développement) des problèmes 
d'infrastructures routières : 
études, travaux, contrôle de 
construction, organisation de 
l'entretien, gestion adminis¬ 
trative et financière— 

Ces responsables ont entre 5 
et 10 ans d'expérience pro¬ 
fessionnelle et désirent vivre 5 
nouveau une étape de leur 
carrière dans un pays étranger 
(notamment anglophone). 
Merci de nous écrire (Joindre 
C.V. et mentionner niveau de 
votre rémunération actuelle) 
en précisant sur l'enveloppe la 
réf. 5.439 è MEDIA PJA., 
9, bd des Italiens, 75002 Paris, 
qol transmettra. 


<§?S> 


L'Etat offre des emplois stables 
bien rémunérés A toutes et tous 
avec ou sans diplômes ; con¬ 
sultez la revue 
FRANCE-CARRIERES 
(D. 181, B.P. 402-09 Paris (dOCO- 
ment a tlon gratuite s/de mande). 

Laboratxrire^phannâceutique 

recherche 

PHARMACIEN 

ayant expérience fabrications 
pour diriger ateliers. Envoyer 
C.V„ disponibilité et prétentions 
à rAgence Yaung et Ruhlcam 
Claude Knranian 7, 15. rue du 
Déme, 92100 BOULOGNE, q. tr. 


Vous possédez un début d’ex 
périence en pudicité et en 
promotion des ventes. 

Vous aimez vendre. Vous êtes 
ambitieux, 

NOUS VOUS OFFRONS 
U RÉUSSITE 

en vous associant au lancement 
d'un nouveau support promotion¬ 
nel que vous devez vendre è des 
chefs de produits et è des 
publicitaires. 

Ecr. C.V. + photo, prétentions 
é FRANCE-COUPONS, 2 bis, rue 
Nfcoias-HouH, 75005 PARIS. 


COMITE D'EXPANSION 
DEPARTEMENTAL 
(Val-de-Loire) 


INGÉNIEUR ÉCONOMISTE 

ayant une expérience de plusieurs aimées de 
l'aména gem ent du territoire et des rapports avec 
. lea collectivités Locales dans leurs actions 
économiques. 

FONCTIONS « 

— Chargé du dévéloppement Industriel et tertiaire : 
Implantation, décentralisation, extension, sau¬ 
vetage d'entreprises ; 

— Animation de groupes de travail composés (Télus 
et de BOClo-proiessloiLneSs ; 

— Etudes ds documentation. 

Envoyer curriculum vttse manuscrit + photo + 
prétentions sans n" T 014.SU U A RKGEE-PRESSR, 
85 bis, rua Rêaumnr. 75002 parte, qui transmettra. 


Un des Servie de la Direction 
du Personnel d’une Société 
d'Ingénieurs-Conseils, PARIS, 
recherche unie) 

ASSISTANT 

FONCTION PERSOMEL 

Ce Jeune collaborateur a (né¬ 
cessairement) une première 
expè r I e n c e professionnelle 
Imtnifn. i an) qui lu) a permis 
de s'imprégner de la vie (Tune 
Entreprise, de concourir à son 
fonctionnement administratif, 
d'en saisir les courants de 

r ttan» 

est conscient des charges 
de la Fonction Personnel et 
désire collaborer (pragmati¬ 
quement) avec les cadres res¬ 
ponsables, au travail desquels 
Il peut être progressivement 
associé. 

Pour présenter sa candidature 
Il faut allier le réalisme du 
quotidien professionnel (et 
l’assumer) avec une Intelli¬ 
gence des problèmes m des 
hommes (une format haï uni¬ 
versitaire peut favoriser cette 


SI vous vous vous recaiinatssaz 
dans ce profil, écrivez-nous 
(Joindre C.V. détaillé, mention¬ 
ner dernière rémunération, 
communiquer photo) en spéci¬ 
fiant la réf. 8.446 A MEDIA 
PA., 9, boute des Italiens, 
75002 PARIS, qui transmettra. 


Entreprise 

BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS 

100 EM AU NORD DE PARIS 
recherche 


IMllii 


CHEF DE BUREAU D’ÉTUDES 
ET MÉTHODES 

pour son département BAtlment 
fis Ingénieurs et dessinateurs). 
Expérience tons corps d’état souhaitée. 

Ecrire sons référence 2745 A r 
ORGANISATION ET PUBLICITE 
2, me Marengo, 75001 PARIS, qui transmettra. 


LE CONSEIL des COMMUNAUTES 
EUROPEENNES à BRUXELLES 

organise un concoure pour un assistant adjoint 

infirmier(ière) 

□ Études du niveau secondaire sanctionnées par on diplôme eu awSr 
une expérience professionnel te équivalente el Sbe ffiulaire du (SpiAnie: 
inflnrtler{fèn>) (TEtaL 

□ Deux ans tf expérience p ro fessfeortelte en quaBé (finfifiniatière). □ Etre né 
après le31.12.1943 et être ressortissant cfun des Étais membres des Commu¬ 
nautés européennes. □ Avoir une connaissance approfondie cTune langue olli- 
dêüe des Communautés européennes (allemand, anglais, danois, français, 
italien et néerlandais) et des connaissances satisfaisantes de deux autres de 
ces langues 

Traitement mensuel net 39.000 FB (Je cas échéant, indemnité de dépaysement 
et allocations lamélaies). 

Aubes conditions ef. texte de fevJs de concours. 

Pour obtenir ce texte et le formulaire d'acte de canfidsture obégaboira, écrire 
carte postale avant le 7 septembre 1979 au Service du Recrutement - Secrétariat 
Général du Consefl -me de la Loi 170 - B-1048 Bruxelles (Belgique). 

U ne sera pas donné suite aux demandes postées après eede data Date fenits 
tfenvoi de Haete de candidature officiel: ZI septembre 1979. 


IMPORTANTE SOCIETE 
DE TRAVAIL TEMPORAIRE 
REGION DU SUD-OUEST 


DIRECTEURS D'AGENCES 


Pour ses agences situées dans toute ta Franco 

Les candidats retenus devront : 

• Faite preuve de dynamisme; 

• Avoir des qualités d'organisation; 

• Avoir une facilité de contacta humains ; 

• Avoir de l'expérience dans la vente ; 

• Avoir de l'expérience dans ta conduite 
des hommes. 

Ils seront aussi des hommes de terrain capables 
d'analyser le travail demandé par Je client et 
(ta recruter le personnel en. fonction. 

Le salaire annuel da départ sera fonction de 
l'expérience et des compétences des candidats 
retenus. 

Les candidats retenus devront suivre une forma¬ 
tion de deux A trois mois A TOULOUSE pour être 
ensuite dirigés sur une agence en FRANCE. 

Envoyer curriculum vîtes + photo + prétentions 
sous n» T 014.917 M A REGIE-PRESSE, 85 bte, rue 
Réaumur, 75002 Parle, qui aansmettra. 


PLUSIEURS 

INGÉNIEURS 

ÉLECTRONICIENS 

— DEBUTANTS 

— CONFIRMES 

IN6ÉNIEURS 

INFORMATICIENS 

— SOIT DEBUTANTS 

— SOIT EXPERJM. en tempe 
réel et en banc de test étecL 

Env. CV.. photo et prétentions 
A T 14J963 M Régie-presse, 
65 bis, r. Réaumur, 75002 Paris. 


Etablissement public de recher 
che, doté d'un IRIS 80 bipro¬ 
cesseur avec une télé-informa¬ 
tique Importante, 

RECRUTE 

pour ses différentes équipes 
informatiques (application 
recherche et système) 

r UN INGÉNIEUR 

Grandes Ecoles et Universitaire 
(DEBUTANT ou CONFIRME) 

C3 A statut C.N.RA), 

pour se* appUcattons bases de 
données et systèmes 
conversationnels. 

UL^AZEMA^ rtf^wü^^F 0 CotT| i»a n,e d'Assurmices rech. 
BTP. a MA ARCUEIL „ BACHELIER, * préférence 

. ' AKfcUfciL U»ex- littéraire, pour poste d'inspec¬ 

tion région parisienne. Position 
cadre. Formation assur. Ecr. à 
A JW. P. sous référ. 7.234/AT, 
40, rue Otivler-de-Serres, 
Parts (15*), qui transmettra. 


secrétaires II ^faço^ 


ETABLISSEMENT 
SECONDAIRE 
région parisienne, 
recherche 

HOMMES JEUNES 

pouvant participer è 
laie responsabilité 
d'éducation et d'animation 
en milieu scolaire 
(Internat ou Externat). 

Ecrire è 46.336 HAVAS 
CONTACT, 156, b. Hauemarm, 
75008 PARIS. 


SOCIETE REASSURANCES 
recrute 
HOMMES 
dégagés OJA. od 
FEMMES pour postes 

REDACTEURS 

RÉASSURANCES 

Anglais parié couramment 
-T formation scientifique du 
niveau 2* aimée de licence 
math ou préparation aux 
Ecoles sefentiflques. 

— Situation Intéressante- 

— Avantages sociaux. 

Ecr. è n" 5.134 PUBLICITES 
REUNIES. 112, bd Voltaire IP. 
Joindre C.V. et photo. 


STE CONSEIL 

en PUBLICITE EXTERIEURE 
recherche 

SECRÉTAIRE 

DYNAMIQUE 
pour travail minutieux 
Salaire 4.000 F brut 
Env. CV. et photo, n« 7.949, b 
(TA 31. bd Bonne-Nouvelle, 
Ll.r. 7SQ82 paris Cedex 02 


Demande 


DES5IN INDUSTRIEL 
Dessinateur Indépendant fait è 
domicile tous dessins ; mécani¬ 
que, électricité, bâtiment 
GRYNBERG, 

S, rue Alexandre-ParoËl, 
75010 Paris. 


nformatior» 

divers || capitaux ou 
proposit. com. 


Nom prions instamment nos annon¬ 
ceurs d'avoir l'obligeance de répondre 
à tontes les lettres qu'ils reçoivent et 
de restituer aux intéressés les docu¬ 
ments qui leur ont été confiés» 


OUTRE-MER MUTATIONS 
47, rue Rlcher, PARIS-9». 
Offres d'emplois étranger par 
répertoires hebdomadaires 


TROUVER 




Le CENTRE D'INFORMATION 
SUR L'EMPLOI vous propose 
GUIDE COMPLET (230 pages) 
Extraits da sommaire ; 

• Les 3 types de C.V. : rédacL, 
exemples, erreurs A éviter. 

• La graphologie et ses piégés. 

• 12 méthodes pour trôner 
l'emploi désiré : avec plans. 

• Réussir entretiens. Interviews. 

• Las fanes réponses aux tests. 

• Emplois içs plus demandés. 
Pour Informations, 6cr. Cl DEM, 
A sq- Monslgny, 78-Le Ckesnay. 


propositions 

diverses 


Producteur rech. part, flnanc. 
pr nouv. carrière vedette da la 
chanson 1" plan. Plac. axcepL- 
â tr. gros rapp., couv. par gar. 
ImmoblL t«“ contact 345W-09, 
de 10 heures A 12 heures. 


RECHERCHE ASSOCIE 
technicien - celai nu industriel 
pour misa en fabricaL et vente 
broyeuse homogéniisatour Indus¬ 
triel. utilisateurs multiples (tous 
produits liquides ou pâteux). 
Febr. sans concurr. en France. 
-l*r contact: 346-094», 10 A 12h. 


I occasions 


A SABIR 

pour acnaiandage rentrée 
pianos droits et â queue 
neufs et - occasions, très 
récents avec tous crédits, 
garantie service a pr ès -venta 
et livraison. 

DANIEL MAGNE PIANOS 
50, rue de Rome, paris 8* 
T«L 522-27-74 


A vdre lots impts oe chaussures 

hommes. Px Paris 66 F la paire I Part rd LAROUSSE ENCVCLO- 
Premier contact : M. LUCAS, PE DI QUE, 20 volumes. Edtt 7L 
346-09de 10 h 4 12 h. I 2LQ00 F - TéL B73-94-91. 



















































































» f 



Page U — LE MONDE — U août 1979 • • • 


CARNET 


Naissances 

— Didier TOC ANNE et Catherine, 
née Lebegue. ainsi que Juliette ont 
la Joie d'annoncer 1a naissance de 
Marguerite. 

Parla, la 4 août 1879. 

84, rue du Moulin-des-Préa, 

75013 Parts. 

Mariages 

— Alger, Ulle. 

M. Henri FEN AUX et Mme, ont la 
Joie d’annoncer le mariage de Leur 
fila 

François. 

avec 

Annick BERTRAND, 

célébré dans l'Intimité. le 4 août 1979. 

Consulat général de France, à 
Alger. 

Courent des Cannes, à Lille. 

85. avenue Guynemer. 

59700 Marcq-en-BansuL 

41-43, rue de Béthune, 59800 Lille. 


Décès 

— Mme EŒppolyte Allard, 
son épouse, 

M. la docteur Christian Allard 
et Mme, 

M. et Mme Roland Allard. 

M. et Mme Jacques Allard, 

M. Michel Allard, 
ses enfants. 

Peggy, Anne - Fleurlne, Slgolène, 
Aurélie. Alexandre, 
ses petits-enfants. 

Son frère le docteur Ernest Allard 
et Mme, 

ont le grand chagrin de faire part 
du décès de 

H. Hippolyte ALLARD, 
docteur en pharmacie, 
médaille d'argent 
de l'Académie de médecine, 
ancien maire 

de Saint-Pal -de- Ch alencon 
(Haute-Loire). 

La cérémonie religieuse aura lieu 
le 13 août, à 15 heures, en l'église 
de Satat-Pal-de-Chalencon. 

Cet avis tient lieu de faire-part. 


- (Publicité) - 

MOQUETTE 100 % 

PURE LAHtE T3-T4 

à MOITIE PRIX, divers coloris au 
prix exEeptimnel de 98 F le a2 

Pose par spécialistes et devis gratuit 
334, rue de Vaugirard, Paris- 15* 
Métro Convention 
TéL 842-42-62 on 250-41-B5 
OUVERT EN AOUT 


RADIO-TÉLÉVISION 


— Mme André Buffet, son épouure. 
M. Alain Buffet, 

Mlles Michèle et Nicole Buffet, 
ses enfants. 

Et tonte la famille, 
ont le regret de faire part du décès 

do _ 

M. André BUFFET, 
officier de la Légion d'honneur, 
survenu le 10 août 1979, dans sa 
soixante et unième année, A Larmes 
(Nièvre). 

Les obsèques ont lieu le lundi 

13 août, è 14 h. 30. eu l'église de 
Lormes. suivies de l'Inhumation dans 
le caveau de ramllle à Saint-Martln- 
du-Puy (Nièvre). 

3, rue Saint-Jacques, 

58140 Lormes. 

— On nous prie d'annoncer le 
décès du 

docteur Jacq ues-A ntoine 
CARLO TT1. 
professeur agrégé 
& la faculté de médecine 
de Parts, 

chevalier de la Légion d'honneur, 
officier de l'ordre national 
du Mérite. 

médaille de la Résistance, 

survenu subitement le 2 août, en son 
domicile. 

La cérémonie religieuse a eu lieu 
dans l'Intimité familiale en l'église 
de Neauphle-le-Cb&teau (Yveline»> 
et l'Inhumation dans le caveau de 
famille. 

De la part de : 

M. is docteur et Mme Jean-Pierre 
Cariottl-Moure et leurs enfants, 

M. et Mme François Carlottl- 
Gerbaud, 

Mmes Marie-Thérèse. Anne-Marie, 
Moula ue et Lucie Carlottl, 

MLet Mme Michel Carlottl-Blet et 
leurs enfants. 

Tous leurs parents et alliés. 

Le présent avis tient lieu de faire- 
part. 

134, rue d’Assas. 75008 Paris. 

— Nous apprenon s la mort do 
professeur Pierre HXLLEHAND, 
dont le décès est survenu le 10 août, 
è Parla, des suites d'une Intervention 
chirurgicale. ZI avait quatre-vingt- 
quatre ans. 

L«s obsèques seront célébrées le 

14 août, à Parla, dans la plus stricte 
Intimité. 

[Né è Paris le 7 avril 1895, Pierre 
HlUemand fait ses études aux lycées Mon¬ 
taigne et SaIirt-Louis, puis A la faculté 
de médecine et A la faculté des sciences 
de Paris, Licencié és sciences et docteur 
en médecine, il est, en 1933, médecin des 
hôpitaux. Président de la Société natio¬ 
nale française de gasire-entérologie, en 
1951, il est professeur au Collège de mé¬ 
decine des hôpitaux en 1959, et président 
de la Société médicale des hôpitaux de 
Parts. Depuis 1970, Il est membre de 
l'Académie nationale de médecine. 

'Il a publié de nombreux ouvrages 
traitant essentiellement de la gastro- 


L'immobilier 


propriétés pavillons 


GR1MAUD (fieux vÜlaqe) 

4 km mer • 10 km Saint-Tropes 


entérofogie. Il est aussi Pauteur de 
■ pathologie de Napoléon : ses maladies, 
leurs conséquences «.] 

— Mme Axulrè Partante, 

Mme Maurice Pari en te. 

M. et Mm» Louis Partante et leurs 
enfants, 

Mme Georges Partante et ses en¬ 
fants, 

M. et Mme Jean-François Fartante 
et leurs enfants. 

Le docteur et Mme Marcel Partante. 
Mlle Suzanne Partante. 

Mme Roger Mechall, 

Le médecin-général Pierre BLden, 
Mme le docteur Jean Dayao, 

La docteur et Mme Jacques 
Partante, 

M. et Mme Paul Solal. 

Le docteur et Mme Jacques Nabon, 
M. et Mme Roger Carcassonne- 
Leduc, 

M. et Mme Maurice Solat, 

M. et Mme Georges Sucaoua, 

Tous ses amis. 

ont le chagrin de faire part du 

décès de _ 

M. André PARIENTE, 
survenu le 10 août 1979, en sou 
domicile. 2, allée du Cèdre, 
92290 Cb&teney-Malahry. 

I,es obsèques ont eu Heu dans Hu- 
tlmlté. le 13 août 1979, au cimetière 
de Chfitenay-Malabry- 
La famille ne reçoit pas. 

— On nous prie d'annoncer le 
décès survenu le 12 août 1979, au 
Centre médical Foch. è Suresnes, de 
Mme tir a 

JUNOSZA-ZDROJEWSKA, 
née Kagan, 

dernière survivante de la famille 
assassinée par les nazis en 1941 avec 
une partie de la population de la 
ville de Plnsk en Pologne, 
e Pardonnez, mais n 'oublies pas. » 
Femme remarquable, compagne de 
toute une vie. a affronté le cancer 
avec lucidité, dignité et courage que 
salue avec respect 

son mari. 

Les obsèques auront Itau au cime¬ 
tière du Montparnasse, & Paris. 

24, avenue de Suffreu, 

75015 Paris. 

Remerciements 

■ — Mathilde Wantz, 

René, Colette Kastner et leurs 
filles, 

profondément touchés par les nom¬ 
breuses marques de sympathie qui 
leur ont été témoignées lors du 
décés de 

Marcel WANTZ, 
remerciant tons ceux qal se sont 
associés & leur peine. 


SCHWEPPES_ un pas de deux— ! 
Deux SCHWEPFES 
«Indien Tonie» 
et SCHWEPFES Lemos, 


REPRODUCTION INTERDITE 


bureaux 


4 km mer • M km Satet-Tropes 
Beau mas 200 m2 divisible en 
2 maisons Indép., 1 ifving-roocn, 
1 atelier d'artiste, 5 ctu, 2 s. de 
bains, 1 kitchenette, 1 culs, el 
dépendances. Jardin 1.250 m2. 
vue sur les collines, calme. 

TM. 16 [94) 43-2045 


SAINT-CLOUD 

VAL-D'OR - VUE UNIQUE 

BELLE PROPRIETE B PC ES 
3 bains, cuisine aménagea. 
TERRASSE. JARDIN. Garage. 
1X00.000 F. A DEBATTRE. 
PROPRIETAIRE : 504-01-50 


CHAUVRY MONTMORENCY 
Superbe pnté 19* s., exceli. état 
350 m2 habit. + mais, gardien. 
MATHEUN - TéL 989-31-74 


villégiatures I 


VACANCES SPORTIVES AU 
SOLEIL, TENNIS, VILLAGE. 
Mas meublé conl a rt 2 à 4 per¬ 
sonnes • LES HAUTS-DE- 
NIMES. 30000 NIME5. 
SOPREX (64) 3642-34, 


COM B LOU X-MEGE VE 
CtialeL conft, dispon. à partir 
18 aoOt, Téléph. (97) 53-45-15. 


VACANCES à la SEMAINE 

QUELQUES DISPONIBILITES 

AOUT, HmffUE 

I I T (67) 56-52-92 
L.1.1. (t7> 56-67-11 

34280 U GRANDE-MOTTE 


_ . . ■. __ ,, _ Domlcll. Artis. et Commère. 

Part recta É acheter 250.000 F siège S.A.R.L. Rédaction d'ac- 
max. et dans Baril, sud, un les. Statuts, Informations )uri- 
** P***' lies. viabili tés digues. Secrtt., TftJ., Télex, Bur. 
tJ a TÎÎP.SP2. rtnwver a partir de 100 É par mois. 

TéL 528-20-52, après 20 heures. Paris IIP, 11*, 1F, 1F. 

355-7040 - 229-18-04. 


fermettes 


RÉ6I0H DE 
S0LLY-SUR-10IRE 

Sur les bords de Loire «ndcmw 
fermette sur J .000 mî de terrain 
avec puits, 6 pièces avec che¬ 
minées et four A pain, poutres 
apparentes, splendide grange 
attenante avec très folle char¬ 
pente am. avec loggias, ga¬ 
rage, écurie. Habitable de suile. 
PRIX 160.000 F. APPORT 10 %. 
solde crédit longue durée 
(18 ans) 


Boutiques I 


Très beau Magasin a vdre dans 
le quartier Chaussêe-d'Antln- 
Trlnité au 55, r. de CMteaudun, 
Parls-9*. Rez-cta : 60 m- emdr. 
1*' étg. : commercial ou appL 
65 sH envir. Sous-sol : 60 ra* 
envlr. Tt conft + 2 chambres 
service. Bail tout neuf 3-6-9 a. 
Pour ts commerces, sauf Café- 
Restaurant. Urgent. T. 874-14-18. 


M* CRIMEE. Rue c o mmerçante 
murs boutique vide + sous-sol. 
Surface 125 a*. Prix 290.000 F. 
Propriétaire, 224-02-86, le matin. 


appartem. 

vente 


Ç 1 er amfc J 

FONTAI NE-DES-INNOCENTS 
Beau dupiez. Ilvlng + chbre, 
terrasse, charme, asc, très bon 
Standing. 630.000 F. - 325-6606, 



SJ.T.E. 


Tous renselg. Bureau de PARIS 
59, rue La Boétie, 

75008 PARIS 
TéL 563-55-66 


Maison normande restaurée, 
130 m 1 sur 1JXX) « environ 
terrain, 250.000 F. 

Télé phone (32) 41-81-88 

ou (32 41-80-41. 


échanges 


irt URGENT, échange 2 pesa. 

ensoL. cuta, s. bs, entrée, 
w.-c. fil., chauff. Endlv. loyer 
ancien, 3* étage ss asc., contre 
similaire ou i p. en plus avec 
reprise (sauf 18*1 - 578-09-29. 


lc tut nu LAC 
Maison ancienne caractère, 
séjour triple, 4 chambres. 
Jardin. URGENT. B4OJM0 F. 
RHODES, Le Vêsinet - 071-3344 


Prés pUC III O] SAINT. 

Lycée owniai G RA TIEN 
Villa récente, quart. résIdenL et 
calme, élevée s/vaste ss-soi av, 
gar. 3 voit- cave, chaufferie, 
buanderie. REZ-DE-GH. : hall, 
s. de séjour, bur., chbre, s. de 
b s, wc i«r ET. ? 3 cta, s. d'eau. 
w.-c., greniers. Jardin 350 mi 
MATHEUN - TéL 98*01-74 


maisons de 
campagne 



demandes d'emploi 


Marié, deux enfants, 33 ans, licencié psycho, 
cherche place urgent 

RESONSABLE DES VENTES 
ou CHEF DE PUBLICITÉ 

dans agence on Journaux, huit ans d'expérience, 
connaissances près» gratuite,. Etudie toutes 
propositions commerciales sur toute la France. 

TéL avant 15 h. au (18-T9) 36-11-40 en P.C.V. 
tous les Jours ou écrire sous □“ T 014.904 M A 
REGIE-PRESSE, 85. rue Réaumur, 7500a Parta- 


HAUTE-LOIRE 

FERME ISOLÉE 

sur 16.000 m2. très bon état 
toiture neuve. 4 pièces + dépen¬ 
dances dans cadre exceptionnel, 
vue extraordinaire sur vallée 
dé la Loire. Prix 200.000 F. 


8* LUXUEUX pied-a-terre, 
llvg, 2 chbres, 6* étg., soleiL 
325-32-77 - 272-53-40. 


Part, vd, 12, me de Lancry, 
métro République, imm. P. de 
T„ côté cour, calme, 1* r étg. 
2 pces, culs, salle d'eau, entrée, 
petit débarras, cave et cham¬ 
bre tte eu 6* étg. Remis a neuf. 
Pour réns., léi. 6 M. Germinal 
au 7B1-16-1B. 


Quartier BUTTE5-CHAUMONT 
Métro Crimée, 28 , rue Ourcq. 
Plusieurs appartem. libres de 
2 pces, entrée, culta, bs, wc, 
35 è 48 sF. A partir 100.000 F. 
Posslb. dupiex avec combles. 
224-18-42 le matin ou s/place de 
13 ta â 15 heures tous les tours. 


GAMBETTA. 6, cité Ecoles, pro¬ 
priétaire vend Z appts 2 pièces, 
entrée, eu K., wc + combles, 
duplex possible. Surface 120 m*. 
Prix 250.000 F. S/pl. 16-18 ta, 
samedi, dimanche, lundL 


FERME 


J.F. cta place stable sur Paris 
et Hauts-de-Seine pr travaux de 
secrétariat (formai, sténodactylo 
+ CA P. aida • comptable). 
Ecr. à 90.439 M Régie-Presse, 
BS bis, r. Réaumur, 75002 Paris. 




sortie hameau, 15 km du Puy- 
én-VelBy. très bon ètaL ferme 
en Pierres typiques. 5 p. habi¬ 
tables. eau éleet., 4-gdes dé¬ 
pendances -I- bétlment Inoépend. 
sur 1.000 mi Prix 165.00 F. 
CAT R Y, téL pr renseignements 
et rendez-vous au (66) 46-llHM 
H.R., demander M BLANC 


BIARRITZ JOBEt 

Elégant 100 m2. a confort, état 
neuf, lard, 100 m2, accès direct 
a la plage, vue exceptionnelle. 
TéL 16/59-2643-55 


locations 
non meublées 
Demande 


REGION 

DE BR!!tON-SUR-BEUVRON 

Sur 1.400 m2 de verger ch» 
maison bourgeoise dans petit 
hameau pittoresque des VAUX- 
D'YONNE comprenant : 

Rez-dc-ch. : entrée, culs. 10 m2. 
salle 18 rn2, chbre 16 m2 et wc. 

1" étage ; 2 chbres de 16 et. 

70 m2 Plus petite pièce famé- . . rl -, 

nageable en salle de balnsl,l Pour 5°°™* européennesen. 





CADRE COMMBICIAL 50 ANS D r kmm 

bue pr*L très n fait des relat. , K 3 RiFIHC noire 
publ., domaine Indust, lrt>. de ste ,nU . r - muge rtssu, 14.000 km, 
iccopt. ttes propos, pour orga- radio cassette (24)00 F). Prix 
nlsatlon, sectorisation, coordbiaL 334)00 F. M. LAN DE TE. 
Tr. lntrod. sur Paris, rtg. paris., heures bureau : 609-6049 
ESI do la France, disponible pr °u tfom. après 19 I) : 980-60-73. 
tous déplae.. y compris étranger 
(foires, salons, expositions), 
allemand courant, bne not ital. 

Ecr. è T 014.905 M Régie-Press», 

85 bis, r. Réaumur, 75002 Paris. 


DOÇTHJRj» ÉCONOMIE 104-305-504-505 

29 a- étuL ttas propos, tps part. EX TT. peu roulé. Garanties, 
Ec „<> J 014.922 M Régie- AUTO PARIS XV - 5336945 
Praw, 85 bis, r, Réaumur (9*) 63, rue Desnouettes. Paris ts* 


nageable en salle de bains), Ç*"" S»**** 
grenier, cave. A SAISIR s pavillons pour CADRES 

Prix 180.000 F. 80 96 crèd. poss. Durée 2 à 6 ans - 283-57-02, 



Pour taie rensdgru, s'adresser 

S.I.T.E. . 

S9, rue La Boétie, 

75008 PARIS 
TM. 16 (U 563-5546 


i terrains 


locations 

meublées 

Demande 



IDA - - ÇflA - çnç I MORBIHAN océan. Envi rom. tr. 

IU4 JUj - JV * 3ÜJ I excepta terrain constructible. 


OFFICE INTERNATIONAL 
recherche pour sa direction 
beaux appts de standing 4 P. 
ét plus - 285-11-08. 


Produit de luxe 


Conso Ions-no us, on n’est pas 
les seuls û donner dans l'émis¬ 
sion d'époque, dans le rétro, les 
guêtres, les crinolines, les fia¬ 
cres et les soubrettes en tablier 
amidonné. Sur le chapitre du 
drame costumé, de l'adaptation 
de romans â l'ancienne, les 
Anglais sont en train de nous 
damer le pion, paraît-il (1). Le 
succès d'Elizabeth R. et de 
Henry VIII leur est monté à la 
téta. Ils ne savent plus où 
donner de la Victoria et de 
l'Edouard VII. Us pillent le 
musée de la mère Tussaut et 
livrent à la commande, outre* 
Atlantique, de ces feuilletons 
gentiment èdouardiens, dont 
voici sur FR 3 tous les samedis 
un échantillon assez moyen, . 
Eustache et Hllda. 


Déballage habituel de gen¬ 
tilhommières, de parcs ombragés, 
de grandes universités, de fêles, 
de bals, de verte campagne. 
Avec, en prime, une-petite éhidB 
psychologique, oh 1 rien de bien 
extravagant, du connu, du réper¬ 
torié : ouvrez la case à la lettre 
C et vous trouverez au mot 
caractère l'habituelle cavalcade 
de clichés. Du caractère, Eus¬ 
tache n’en a pas. C'est un faible, 
un Indécis. Sa sœur, en revan¬ 
che. en a è revendre. c'BSt une 
possessive,, une enquiquineuse. 
Elle semble nourrir un tendre 
sen liment pour le châtelain chez 
qui nous étions Invitée l'autre 
soir. Eus lâche serai NI Jaloux T 
Ça en a tout Cair. Suite et fin 
samedi prochain. 


LUNDI 13 AOUT 


A voir, le lendemain dimanche, 
au Journal de 20 heures, sur 
TF 1, ia perplexité de l'homme 
de la rue A qui Ton demandaji 
ce que c'était qu'un napoléon : 
un bar ? Un restaurant ? Le 
bonhomme de l'histoire ? Une 
-monnaie ? En argent ? on ee 
demandait quel indice d’écoute 
et de satisfaction avaient eu 
la veille les élégances désuètes 
du téléfilm de Desmond Davis, 
produit de luxe, en réalité pas 
populaire pour deux sous et 
destiné A atteindra une cible très 
précise, la clientèle snob et aisée 
du service public américain. 

CLAUDE SARRAUTE. 


(1) New StatemflWj, 27 luHtat 

1979. 


CHAINE I : TF 1 


four ; 19 tû 15. Jeunes pratique : 19 h. 45. Caméra 
au pofner; 20 ta. Journal. 

20 h. 35. FILM : LA LOI CTEST LA LOI. de 
Christian-Jaque (1958), avec FemandeL Toto. 
N. Hoquevert, N. BesozzL R. Génio. N. Nerval. 
(NJ. 

Dans un vfUoffe d es. Alpes, A cheval sur la 
frontière entre la France et FItaUe, un 
douanier français, A causa des tracasseries 
d'un amtnbmüfr italien, perd sa natio¬ 
nalité. son uniforme, est considéré comme 
bigame et déserteur. 

Une comédie bien enlevée, dont l’intérêt 
réside dans l’affrontement de Femandel et 
de Tôto (qu’on redécouvre aujourd’hui)- 

22 h- 5, Série : Les Français du bout da 
monde : la Thaïlande. 

Jacques Bes vit depuis dix-iiutt ans prés 
de la frontière birmane, cm U accuefüe, dans 
des cases de bambous nattant sur l’eau* 
quelques touristes « motivés ». désireux de 
Vacoompaçner A dos d’éléphant pour visiter 
son pays d’adoption, dont, A la nuit tombée, 
O conte les légendes. 

23 h. s, Journal 

CHAINE U : A 2 

18 tu. Récré A 2 ; 18 ta. 30; C’est la vie s 

18 ta. 55, Jeu Des chiffres et des lettres : 

19 h. 45, Les trois caméras; 20 11. Journal. 

20 h. 35. Variétés -. Et si noos n'allions pas 
au cinéma i la vie d’artiste, oar Marie-France 
Brière. 

Avec Cl. Dubois, M. 'Le Forestier. 1. Maye- 
rtm. L. Chédid. M. ■ Rivant, tt. Fugà in, 
7. Dûtes, M.-P. Belle. &. Ferri, etc. 

21 h. 40. Magazine : Question de temps. 

Les vacances en famille , ou < le miroir 
de la France >. 

^ 22 h. 40. « Pour l'amour d’Elvis >. 

23 h. 10. Journal 


CHAINE H! : FR 3 

19 h. 10 . Journal ; 19 h. 20. Emissions régio¬ 
nales ; 19 h. 40. Pour les jeunes ; 20 h. Feuille¬ 
ton : Les chevaliers du cieL 

20 h. 30, FILM (cinéma public) ; LES IMPLA¬ 
CABLES, de R. Walsh (1955). avec C. Gable. 
J. Russell. EL Ryan. C MitcheLL J. Garcia. 
H. Shannon. 

En 4887, deux frères, anciens combattante 
sudistes, convoient, du Montana au Texas, 
le grand troupeau d’un marchand de bes¬ 
tiaux qu’ils coulaient d'abord dépouiller. 

. Western majestueux par ses grands espaces 
et l’Odyssée des bêtes A cornes. La force du 
style de Walsh et de ses acteurs. 

22 h. 30. Journal. 

FRANCE-CULTURE 

18 h. 30, Mot à.mot : amour ; 19 ta 30, Lee ctaemlns 
de la connaissance ; les champs du rêve; 

30 ta. Conte immoral, d'après ta prince de Ligne, 
Adaptation G. Bray. Réalisation C. R o land -Manuel ; 
21 ta. L’autre scène ou las vivants et tas dieux : 
l'amande mystique ou l’espace de conversion ; 22 ta 30, 
Histoire des trois premiers siècles de l’Eglise : en' 
compagnie d'Busèbe de C&uée ; 82 ta 50, Opéra, opé¬ 
rettes : quand les chanteurs d’opéra rendent hommage 
A l’opérette. 

FRANCE-MUSIQUE 

18 ta 3, Kiosque : 19 h. 5, Jazz ; 

20 ta. Informations festivals; 20 ta 30, Festival de 
Bals bourg en 'direct du Feesenreltschuié» : « les 
Créatures de Prométbée. ouverture » (Beethoven) ; 

< Concerto pour piano n® -4 en sol majeur » (Beetho¬ 
ven) ; « Un sur vivant de Varsovie * (Schoenberg) ; 

< l’OIsaau .de 1 Seu > (Stravinski), par L'Orchestra des 
Jeunes de la Commua an té européenne et Jeunesae- 
Char. de Vienne. Direction C- Abbnrin. Avec M- FollfnL- 
plano, et M. ScheU, récitant. 

22 ta 30, Ouvert la nuit : David Calma; 0 ta 5, 
Germaine TaUlafexre ; 1 ta. Le guida musical des lieux 
ds Paris. 


AAARDI 14 AOUT 


saii 


CHAINE I : TF 1 

12 h. 30, Feuilleton: Doris Comédie ; 13 II, 
Journal ; 13 h. 30, Série : Daniel Boone ; 14 ta. 40. 
Vie le Viking.: 15 h. 10, Adlion et sa bande. - 

18 tL. Les Prcr nciales : la vigne et la vin 
(La lumière de septembre) ; 19 lu Feuilleton : 
Anne iour après tour ; 19 ta. 15. Jeunes Dratiaue ; 
19 h. 35. Caméra au poing ; 20 lu Journal. 

20 h. 30. Soirées d'ailleurs— ( la Honxrie). 
Les sports d’hiver, de K. LitvanyL 

Une jeune fille désargentée tombe malade 
et doit partir pour la montagne où elle 
découvre le grand air et Vamour, Mais le 
paradis coûte cher. 

21 h. 50, Musique : Dhrertimento à la hon¬ 
groise. de L. Ba.nki. réaL A. Apro. 

22 ta. 40. JournaL 

CHAINE II : A 2 

12 h. 30, Quoi de neuf ? : 12 ta. 45, Journal -, 
13 h. 15. Dessin animé : 13 h. 35, Feuilleton-: 
Les arpents verts * 14 tu Aujourd'hui madame 
(Amour et sexualité au Moyen Age) : 15 ïu 
Série : Sur la piste des Cheyennes : 16 h. 
Sports : Sports basques: 18 h.. Récré A 2-, 
18 h. 30, C’est la vie ; 18 h. 55, Jeu : Des chiffres 
et des lettres : 19 h. 45, Les trois caméras ; 20 lu 
Journal. 

20 h. 35. Les dossiers de l’écran, téléfilm *. 
Piège mortel, de EL Salkus. R Travers. J- HflL 

Les muiiipié» vièçes des vlantes e amtao res, 
invisibles à l’œil nu et patiemment épiées 
pour ce docuTMAtidrc. 

Vers 22 lu Débat : La nature est-elle cruelle ? 

Anse MK. J. Dont, directeur du Muséum 
d’histoire naturelle, J.-P. Leroy, professeur au 
Muséum d'histoire naturelle, di re cteur ds 
fhsrbter national, M Lecoufle, horticulteur, 
L. Sony, conservateur des Serres de Puni- 
verstté de CaUfomie, J, Oencrmont, génétt- 
dm. J. Wattbu, prêMeia de la Société 
Internationale des plantas carnivores. 

22 h. 45. JournaL 

CHAINE MI : FR 3 

19 h. 10. Journal ; 19- h, 20. Emissions régio¬ 
nales: 19 b. 40, Pour les jeunes; 20 lu Feume- 
tou: Les chevaliers du cieL 

_ 20 ta. 30, FILM (cinéma pour tons) : FOR¬ 
TUNE CARREE, de B. Bonderle (1955). d'après 
le roman de J. Kessel, avec s P. Armendarlz, 


F. Lulli, P. Meurisse, F. Ledouz. L Frances, 
A.-M. SandrL* L. GaJlas. (Rediffusion,} 

[grichefî, instructeur mOUalre d'une tribu 
arabe , se voit obligé de passer à la tribu 
adverse par grandeur d’âme et doit affronter 
la colère de ses andsiu alliés et un trafi¬ 
quant d’armes français. 

• Décors prestigieux pour le premier film 
français en cinémascope. Une vraie aventure, 
pour les amateurs de rythme et d’action. 
22 h. 35. JournaL 

FRANCE-CULTURE 

7 ta 2, Matinales ; '8 ta. Mémoires vivantes ; 9 ta 7. 
Universités de lhmlvaresl ; 10 ta. De l'autre côté de la 
frontière : Genève ; - U -ta % Musiques' de chair et de 
sang : Beethoven, Honegget, chaynea (et, a 18 h. 40. 
Ohana) ; U h. S, Œuvres et chefs-d'oeuvre en France : 
Chambord ; 12 ta 45, Panorama ; 

13 ta 30, Feuilleton s «les Broute r, histoire d’une 
famille d'écrivains ; 14 ta 10, Entretiens avec-. Henri 
Saugnet ; 15 ta, l^Bgyptta- En remontant le cours du 
Nil : Atehenatou ; 10 ta. Le Pacifique en long et en 
large : l’arrivée é Tahiti ;17 ta 20, Mission Chine : 
l'histoire (ZI An : la forêt des stèles) ; 

18 ta 30, Mot è mot :-Homme ; 18 ta 30, Les che¬ 
mins de la connaissance : Les champs du rêve ; 

20 ta. Dialogues franco-italiens : Le monde catho¬ 
lique en Franee'et en Italie, avec F. Tranielüa et P. Le- 
-vUlaln; 21 ta 15, -The îcitehen Centor.- - for video 
musle and dance ; 22 ta 30. Histoire du trois premiers 
siècles de l'BglIse : en compagnie d’Busèbe de Césarés ; 
22 ta 50. Opéra, opérettes r Quand, lu chanteurs d’opéra 
rendent hommage à l'opérette. 

FRANCE-MUSIQUE 

7 ta, QuatKUéti vacances ; 9 ta 2, Estivales : autour 
de la Marseillaise ; 10 h. 25, Concert, par l'orchestre de 
Lyon : Bach. Mbnrt, Schoenberg : 12 ta. Lu vacances 
' du musicien ; José Carreras (Mendelseohn, Brahms) ; 
12 ta 35, Jass : summer séquences ; 13 ta 6, Devoir da 
vacances : Glulanl ; 

14 ta, Estival es : la Stqkowshy (Mahler, 

Strauss, Schoenberg, Sm&hlne, Debussy) 17 ta 1T, Les 
chance de la terre: 

18 ta 2. KioèQue: 19 ta 8, Jazx. 

20 ta. Information» festivals; 20 ta 30, Festival 
estival -de Parts-. - en direct de. la Sainte-Chapelle ; 
œuvres de Lechnar. Ockenghem, GabrlelU, per 

le Vokalenaemble de Marburg, dlr. ; EL ; 21 h. 30 
Echanges internation aux.„ festival de Dànaueschlngen : 
« Vorstadt Musifc » (Michel), c Sortie vers la lumière 


znalne TalHeferre; l ta. Le guide musical du lieux 
de Paris. 


PRESSE 


• Le Figaro a changé de format 
à f occasion du passage au tirage 
en offset, dimanche U août Les 
éditions de Puis -et de la région 
parisienne, et une partie de celles 
de province, tirées à la nouvelle 
imprimerie de La Plalse-Saint- 
Denis, ont désormais' pour for¬ 
mat 39 x 54 cm (au Ueu de 
42 x 60 cm). Les autres éditions, 
tirées par les centres d'impression 
régionaux, passent è 41 x 58 cm 
(au lieu de 42 x 60 cm). Le 
nombre de colonnes n’est pas 
modifié. Quant à 2'aphorisme de 
Beaumarchais ( a Sans la liberté 
de blâmer, fl n’est pas tC&oge 
flatteuse ») (le Monde du 4 août), 
il n’est plus placé sous - le titre 
du JournaL mate en page 2. 


• Les délégués du Livre C.G.T. 
des Imprimeries Richelieu, gui 
impriment l'Aurara et Paris-Turf, 
demandent & la direction des 
Editions France-Libre (fAurcra 
et Paris-Turf) d’annuler la déci¬ 
sion d'entamer une' procédure de 
licenciement contre ML Claude 
Prunier, représentant le Syndi¬ 
cat national des joumaUgces 
(SJTJ-) an comité' d'entreprise. 
Selon le texte de icette motion' 
C.G.T, communiqué par le SJU, 
les délégués du Livre C.Q.T. sont 
« prêts, si nécessaire, à un «m-' 
tien plus actif » (le Monde du 
11 aoOt). 


• Laurence Stem, rédacteur en 
cher adjoint dü Washington Post, 
est mort le 12 août dans me de 
Marttaa-vineyard, où n passait 
r ses ‘ vacances. Agé de cinquante 
ans, M. Stern aurait été victime 
d’un arrêt du coeur consécutif ù 
une séandb de Jogging: 

[Entré-au « Washington Post » on 
1952. La u rence Stem avait été asso¬ 
cié Os près à l'expansion du quoti¬ 
dien ds la capitale am é ri c aine. Ses 
reportages des différents théâtres de 
guerre de Lindenne Indochine, 

' comme.«se enquêta européennes (11 
- écrivit un 1 livre sur la 1 drame -de 
Chypre) l’avaient placé an premier 
rang du journalisme américain.. XI. 
avait reçu ds nombreuses distinc¬ 
tions profeasioiuitUas et laisse le 
souvenir d’un confrère 1 aussi featen- 
teux qu'amlcsLJ 




•Xi- 





- 


,^'O.CPt- 


..if#’* 


y/'-f -\v 

- -iji 

'“ÊM 

y- 




li{ J unités* 








•rs.’ï 





— - 1 — — f 

vw " â, îf 




«ara* il 


MOTS 




* * w « m' 


àv.-fc 

: \ m "tt 

i Oi 5 

tr u 

■ V»" 


l^-t» Hh».. = 

- m i 

■ M* • Mgyi 

r '• Wi 


m mi 


-*3 


^ “ » ‘ *>**« 

-■rta 



































































. • - LE MONDE — 14 août 1979 — Page 15 


****”<*• luxe 


• VK.H4 4* 

^r'i* b w» 


•*•****'- 


1 *» ••»*?• ti 

* ^b**» * <m ■•'w b 
èfr iMMA- ■ * »nn m n fj fa M ^. - 

à*»-* t . 

^ > WMk 3fe r ^ 

*** ■ m „ 

* #«•»** ** **-. t 

Wfc ftk f f » tr 4 na 


.** **■* **** «m* ?.. „ 


«f- « «M- **. «u» 


LUNDI !3 AOUT 



t'HAiM Vft 


%:<* Lm 


i» a 


«.«AU» 

; **—*-. 



IM », f«AMCt CWLTLf f 



4 V 
#* -b 

J* ' 


.*!Wta ** . : ftAüfl «US’ï. i 



Les experts de TO.C.D.E. confirment 
célératioa de l'activité do Japon et annoncent 
en déficit de b balance des paiements 


Le Japon, contrairement & ce 
qui avait été iniOatemeiit prévu 
pour le premier semestre 1980, ne 
connaîtra probablement pas ans 
réacc&êramHi du taux de crois¬ 
sance du F.N.B. en volume. C’est 
ce que confirment les experts de 
l’O.CJDX. (Organisation de coo¬ 
pération et de développement 
économiques) dans le rapport 
qulls Tiennent de publiez: Par 
ailleurs, la balance des paiements, 
excédentaire ces deux dernières 
années (16,5 milliards de dollars 
en 197% ftS milliard en 1978- 
1979) pourrait accuser un déficit 
de 3 A 4 milliards de douars pour 
les douze prochains mois, compte 
tenu de l'acquis négatif enregistré 

prfrfd*wimw>t . . 

Le Japon, an mêm» titre que 
les grands pays industrialisés 
devra tenir compte de la nouvelle 
situation pétrolière. Le dyna¬ 
misme de l’activité économique 
n'est pourtant jns f»n dn.mApf 3 »V - 
ment remis en question m pi g il 
sera également marqué par un 
fléchissement de la politique 
expansionniste pratiquée au cours 
des première mob de 1979. 

Sous l’impulsion de l’accroisse¬ 
ment des dépenses publiques et 
des mesures prises pour promou¬ 
voir les dépenses privées, on 
notait à cette période' une forte 
poussée de la demande intérieure 
qui passait de 4,1 % & 6,9 %. La 
situation du marché du travail 
devait sensiblement S’améliorer 
et la hausse des prix se stabiliser 
par suite de r amélioration des 
termes de l’échance liée à l'effet 
positif de la vive bnitinnt* du yen 
et la faiblesse relative des prix 
du pétiole et des matières pre¬ 
mières. 

Aujourd'hui le g ou vernement 
japonais a décidé de revenir sur 
cette politique expansionniste. 
Compte tenu des hypothèses rete¬ 
nues par les experts de l’O.C.D.E. : 
maintien du taux de change, 
limitation des dépenses publiques 
an montant Initialement prévu 
dans le budget de l’exercice 1979, 
orientation prudente de la poli¬ 
tique monétaire, ralentissement 
des exportations, nouvelles don¬ 
nées de la politique énergétique, 
le taux de croissance pourrait 
être réduit d*un demi-point, ce 
qui le ramènerait 15% environ. 


Le volume de ffnvestbsement fixe 
son résidentiel du secteur privé 
augmenterait de prés de 8 % en 
1979, cette reprise devrait se 
confirmer jusqu'au premier 
semestre I960. 

Les experts de l’O.CJDJE. ajou¬ 
tent que « les prévisions actuelles 
concernant la demande de pro¬ 
duction impliquent une certaine 
amelioration de la situation du 
marché du tnwaü qui traduit un 
ralentissement du fléchissement 
de remploi dans les industries 
manufacturières et une progres¬ 
sion régulière dans le secteur 
tertiaire ». Les prix de gros 
devraient connaître une b*»—* 
régulière en 1979, compte tenu de 
la dépréciation du yen, de la 
hausse du prix du pétrole et cer¬ 
tains matériaux de construction. 
De ce fait, l’augmentation de» 
prix à la consommation attein¬ 
drait un taux annuel de 6,5 %■ 
Le volume des importations risque 
de subir l’effet de ralentissement 
jusqu’au premier semestre 1980, 
ta ndis que le volume des exporta¬ 
tions devrait retrouver une ten¬ 
dance à la hausse, due essentielle¬ 
ment au rétablissement de la 
compétitivité des prix, liée à la 
chute du yen à partir du second 
trimestre de 1979. 

Le rapport aboutit à la conclu¬ 
sion que «les principaux objec¬ 
tifs à court terme qui avaient été 
définis Van dernier se trouvaient 
en grande partie réalisés dans les 
premiers mois de 1379 ». Ces 
résultats sont dus essentiellement 
& une utilisation efficace du 
budget de l’Etat. «Dans la situa¬ 
tion qui régnait alors, c'était 
probablement là la seule façon 
qui pouvait permettre de contrer 
les tendances récessümnistes — 
engendrées par une propension 
à l'épargne plus forte que la pro¬ 
pension à l'investissement — et 
de susciter une reprise soutenue 
de Vactivité. » Les experts de 
mcDJE. terminent en ajoutant 
qu'c fl conviendrait que ta poli¬ 
tique de régulation de la demande 
reste flexible et soft ajustée en 
cas de besoin, de façon que le 
Japon puisse continuer à jouer 
le rôle qui lui renient pour éviter 
un ralentissement sensible de la 
croissance, de la demande inté¬ 
rieure dons la sont de ro.C-DE. ». 


Aux Hsts-Unis 

UH COMITÉ DU CONGRÈS 
S'MÛUIÈIi DE U BAISE 
DE LA PRODUCIMIÉ 

L’accroissement de la produc¬ 
tivité aux Etats-Unis constitue, 
avec la rédaction de 2a dépen¬ 
dance énergétique du pays vis-à- 
vis de l’étranger, la clé du redres¬ 
sement et du développement 
éOQMnuque^au oours^ dg la pro¬ 
semestriel du Comité économique 
conjoint de la Chambre des 
représentants et du Sénat. On 
sait que le taux de croissance de 
la productivité est tombé, aux 
Etats-Unis, de 1,8 % (moyenne 
annuelle 1964-1973) à 0,1 % 
(moyenne annuelle 1974 -1978) 
(le Monde du 18 mal). L’Indice 
de la productivité du secteur privé 
a même baissé de 8,8 % au 
deuxième trimestre de 1979. 

■ Aussi le document du Congrès, 
publié le 11 août , 1 soullgne-t-il la 
gravité de cette baisse de la pro¬ 
ductivité et affirme-t -11 que, sans 
un redressement important, le 
pays ne parviendra pas à sur¬ 
monter ses problèmes, cependant 
que le niveau de rie de l’Amé¬ 
ricain moyen diminuera. « consi¬ 
dérablement » (drasticaUÿ). Il 
faut, ajoute le rapport, produire 
davantage & meilleure coûts ; ce 
n’est que de cette manière que 
la lutte contre l’inflation pourra 
être gagnée, et un chômage Im¬ 
portant évité, ajoute-t-Q. 

Four favoriser une telle évo¬ 
lution, le rapport souligne essen¬ 
tiellement la nécessité d’aména¬ 
gements de la réglementation et 
de la fiscalité, pour mobiliser 
l'épargne et permettre aux Indus¬ 
tries de procéder aux Investisse¬ 
ments nécessaires pour améliorer 
leur productivité. — IAJPJP.) 


# Hausse de 12% de la pro¬ 
duction pétrolière du Venezuela. 

— Le Venezuela a produit en 
moyenne, du 1 " janvier au 
8 août 1979, 2 343 766 barils de 
pétrole par Jour, soit 12,14 % de 
plus qu'au cours de la même 
période en 1978, a-t-on appris & 
Caracas le 12 août. 

La moyenne de la production 
journalière était l’an passé, pour 
cette période, de 2 090 087 barils 
par jour, précise-t-on officiel¬ 
lement, et de 2 165 530 barils par 
jour, de février A décembre 1978. 

— ( A JF J 


ETRANGER 

i 

En Israël 


HAUSSE DE 50% DES RK 
DE CERTAINES DENRÉES 
ALIMENTAIRES 

Jérusalem (/LF?.). —■ Un nou¬ 
veau train de hausses de 50 % 
sur des produits alimentaires de 
base a été appliqué eu Israël, le 
samedi il août à minuit. Ces 
hausses qui touchent essentielle¬ 
ment le pain, le lait, l'huile, la 
margarine et le poulet congelé, 
sont conformes à la politique du 
gouvernement qui tend k réduire 
progressivement les subsides (le 
Monde du 20 juillet). De même, 
les transports publics connaîtront, 
dans deux semaines, une nouvelle 
hausse de 25 %. 

Cependant, notent les experts, 
ces produits et services de base 
restent encore subventionnés à 
plus de 100 % et d'ici la fin de 
l'année, 11 faudra s'attendre k 
une ou deux nouvelles augmen¬ 
tations. 

Les spécialistes estiment que les 
« prévisions optimistes » d’une 
hausse de 80 à 100 % de l'indîce 
pour 1979 sont en deçà de la réa¬ 
lité. 

Le gouvernement a annoncé eu 
même temps un relèvement des 
allocations aux quelque soixante- 
quinze mille familles nombreuses 
des couches défavorisées. Cette 
indemnité de rie chère ne sera, 
cependant, allouée qu'aux familles 
« dont le pire a servi dans l'ar¬ 
mée » ce qui exclut, relève-t-on à 
Jérusalem les vingt-quatre famil¬ 
les de citoyens d’origine arabe, en 
règle générale, dispensés du ser¬ 
vice militaire. 

Les nouvelles mesures d'austé¬ 
rité ont susciter de rives réac¬ 
tions dans la presse. 


• Limitation de 50 % de l'éclai¬ 
rage publie. — Un décret des 
autorités espagnoles prévoit une 
diminution de 50 % de P éclairage 
public dans tous les centres ur¬ 
bains. Les mesures d'économie 
d'énergie touchent l'illumination 
des monuments et édlfloes pu¬ 
blics les jours ouvrables, et l’éclai- 
rag edes magasins, qui devront 
éteindre leur enseigne dès leur 
fermeture. Amendes et ferme tu res 
administratives sont prévues 
pour faire respecter ces me¬ 
sures. — (A-FJ’J 


AFFAIRES 

De nouveaux licenciements seraient annoncés 
au groupe Néogravure 


Les premiers licenciements «mxé~ 
en tirs & ut mise va règlement judi¬ 
ciaire de la Société de développement 
financier (S. D. r.), holding du 
groupe Néo gravure, et de ses six 
filiales, le 26 Juillet dernier (a le 
Monde s des 21, 25 et 28 Juillet), 
devaient être an n onc é s par la direc¬ 
tion ce lundi 13 août, annonce-t-on 


• Le président <FI.T JT.-Europe 
démissionne. — M. Gerhard And- 
Itnger, président dTT.T. - Europe, 
rient de démissionner. H est rem¬ 
placé par M. John Guilfoyle, qui 
avait rang de rioe - président 
d’LT.T. et était chargé des opé¬ 
rations en Afrique et au Proche- 
Orient. 

Le départ de M. Andlinger est 
la conséquence directe de la 
démission du F.-D. G. d’LT.T, 
M. Hamilton (le Monde du ' 
13 Juillet). M. Andlinger avait été i 
appelé à la tête d’LT.T.-Europe 
par M. Hamilton fl y a dix-huit | 
mois. Dans les milieux financiers | 
new-yorkais, on s’attend k d'au¬ 
tres démissions au sein de l'état- 
major dTT.T. 


su Comité Intersyndical du livre 
parisien C. G. T. (C.LL P.- & G. Z.). 

A la suite d'une réunion du comité 
d'entreprise du groupe Néogravure. 
Jeudi S août, le licenciement de qua¬ 
rante employés du siège, à Paris, 
Jeudi 9 août, la licenciement d’une 
quarantaine d'employés du siège, à 
Paris, semble certain, une soixan¬ 
taine selon les syndicats. 

Quant aux quatre-ringt-hult sala¬ 
riés - de Photogravure - Convention, 
filiale située rue BJonxet, i Paris, 
leur licenciement, annoncé par le 
C.LLP.-C.G. T-, pourrait être 
confirmé ce lundi 13 août. 

Après avoir demandé l'ouverture 
d’une k discussion globale prenant 
en compte l’ensemble des unités et 
des salariés du groupe N éo gravure s. 
Te C. f. L. P. - C. G. T. volt A travers 
ces mesures de licenciement envisa¬ 
gées ses craintes confirmées. U 
redoute en effet qn'« Barbette n'en¬ 
visage de reprendre, après dépôt de 
bilan, que les unités de Corbefl et 
d’BTTy, les plus rentables, tout en 
leur appliquant an passage un plan 
de licenciement a e«an, le CXLP.- 
C.G.T. annonce avoir établi nn 
a projet de coopération ouvrière 
poux Héllo-Néo s. 


LE MARCHÉ INTERBANCAIRE DES DEVISES 


O» MOIS PEU» MP» SU MOTS 

RSU. + M S10 — Rep. é «Ht- Sep. + W DÉo — 

— 30 — 10 — 59 — 30 — 80 — 40 

— 310 — 2M — 588 — 5» —1360 — 12S0 

+ 70 + 92 .+ 165 + 140 + 475 + 435 

+ 75 + 100 + 145 + 165 + 440 + 475 

+ 25 + 40 + 50 + 65 + 140 + 165 

— 155 — 35 — 350 — 265 — 525 — 190 

+ 205 + 230 + 395 + 415 +1090 +1140 

—100 — 45 —300 — 250 —1089 — 950 

— 360 — 280 — 630 — 540 —2400 —1250 


TAUX DE5 EUROMONNAIES 



COURS 

DU MNM 


+ Bas 

-t- samt 

8 s^o. .. 

4,2315 

4,9-1 Sÿ 

g CUL ... 

2,81.31 

3,6150 

Ven (IM) 

1,9570 

L9610 

VN . 

2^185 

24320 

Florin ... 

£4175 

2.1210 

VA. (160). 

144250 

144435 

TA. (100) 

24795 

?,mk 

u nom 

54S9B 

3497 e 

e . 

9,5280 

94395 


DM . 

I 9 K--O. .. 

florin ... 82/8 84/8 81/8 83/8 9 1/8 95/8 9 7/16 93/4 

; F.B. (166). U 12 121/8 125/8 121/8 12 5/8 U1/8 117/8 

M. . 7/16 13/16 11/16 7/16 13/16 9/16 21/8 2 5/B 

L. (1060) 9 7/8 111/8 12 131/B 131/8 141/8 13 5/8 151/8 

B . 14 3/8 14 5/8 14 14 5/8 14 3/16 1411/16 13 7/8 14 3/8 

Pr. franc.. 10 1/2 10 5/16 10 U/1B 10 3/18 10 U/16 101/2 10 15/16 

Noua donnons d-dessus ira cours pratiques sur la marche interbancaire 
des devises tels qu’lia étalant indlauéa an On de mâtinés par uns grands 
banaua da la plaça. 


61/8 

6 4/8 

6 2/8 

6 5/8 

61/8 

6 5/8 

10 3/8 

U 

U 

115/16 

11 1/18 

U 7/16 

8 2/8 

S 4/8 

81/8 

8 3/8 

9 1/8 

9 5/8 

U 

12 

121/8 

12 5/8 

121/8 

22 5/8 

7/16 

13/1 S 

11/16 

7/16 

13/16 

9/28 

9 7/8 

U1/8 

12 

131/8 

131/8 

24 2/8 

14 3/8 

14 5/8 

M 

14 5/8 

34 3/16 

14 22/26 

\ 161/Z 

10 5/16 

1011/16 

10 3/18 

1013/16 


AUJOURD'HUI 


14 AOUT 


A W . 


MOTS CROISÉS 


MÉTÉOROLOGIE 



p mmm mm 

g g g g £*■ 

m* t mm 





Y 3 


MjMK* 



. * 
V—' ' 

' r~ 
w * * 

3^ . ■+ 

S* fFWW- 


’jjwr * *v-" 
iq > H 9 Tir» * *'■' 

it. a t" 



m ■ - 

^ JK 


m * * 

■PT» 1 ** 


PROBLEME N* 2461 
HORIZONTALEMENT 

L Son bouquet s’accompagne de quelques feuilles de chou ; Reste 
demoiselle toute sa vie. — IL Touche beaucoup d'intérêts ; Emporte 
tous nos regrets. — HL Préfixe ; Se montra doublement édifiante ; 
Contestée.—IV. Pos¬ 
sessif: S’étendait sur _ _ . _ * _ . a ^ „ ... „ *. „ 

le whaiwp ; ’ Campa- • T 2 3 4 5 € 7 9 9 1s’ 31 12 B 14 JS 

V°Abrévlatl o n ; ji ^-- 

VL Souvent troussée in j*r~ BT TjBf” ~~ 

par une personne —n-— f W 

habituée & faire des lv -^—L —--W— 

farces ; D*un aux)- V ■ ■ | ■ I | | 

liaire ; Avec elle, on yr-TM TT ■■ ■■ | 

est trempé ! ; Grec-_— —. — m -W- ■ 

que. — VIL Vivent VU IM t ■ 

sur un grand pied : vrrr '‘■M i T" 1 Ü « 

COToession italienne; V11 — —-® *—LJ—^ - 

Abréviation. — IX___ 1 1 I I II _ 

VUL Culotte prus- x tt H WÊ ■ 

sienne; Exige; Dans —^- ^W^— | 

une défense. — _ WÊ I ) ) 1 , 

IX. Nécessité légale; m [ r” wM ■[ j 

Morceaux qui ne doî- ^-ara — — Maar*- m —m— 

vent pas être h ac h és. 2111 pB__ H_- —LJ— 

— XL N'évoque plus XTVI | | j ] 

que des souvenirs; «rH-m--W-■■ 

Préfixe ; Saint — t ! » I I I 1 1 M M M 1 

xx Consacrées; Soit 

XXL rhuLle. — ml Srap- jamais autant occupé que lorsque 
plique k l'endroit ; A maJheurea- s^na pom gi Yteare dei te 
semait eu 1e dessus. — XTV. Est retraite ; Symbole . Sur un ehe- , 
ra pid e ; Une des formes que peut min de Dam a s . —- IL Hurlé û des 

prendre la guerre des gai — geire iSfflmfww 

XV. Est à la merci d’un coup de Moins fluides, Finalement bien 

feu ; Permet d'apprécier, en pria- reçu — Il Vieux caractères ; En 
cipe, tout ce qui est frais et ftger. £^; Recherche^ t«rep»r 


VERTICALEMENT 

L 'Rg*- c o n ^ amn * à travailler 
jusqu’è son dernier soupir ; Sym¬ 
bole. — 2. Désigne un métal 
blanc ; Se dit d’un tissu légère¬ 
ment chiné, proscrit par la mode 
féminine ; Reste sans écho quand 
des interlocuteurs n’arrivent pas 
à s’entendre. — 3. Poème; H 
serait bien excusable d'avoir la 
folle des grandeurs ; Dissipait. — 

4 . En faisant le pont, son auteur 
jugea également bon de faire le 
zouave ; Une bouche de plus k 
nourrir ; Permet d’écarter. 

5. Une simple lettre qui vaut, A 
elle seule, tout un long rapport ; 
Animal; Eel&t parmi dincultes 
broussailles. — 6 . Rivière; Pro¬ 
nom ; On y vide son sac devant 
une assemblée attentive: Crack. 
— 7. Barbote avant de volef ; Fat 
vaincue dès la première épreuve ; 
De. — 8 . Tète 0 u figura; En Bel¬ 
gique; Grecque ; Franchi d'un 
bond. — 8 . Abréviation ; indien ; 
Fait le joli cœur. — 10 l Ne fut 


jamais autant occupé que lorsque 1 
sonna pour lui l’heure de la 
retraite ; Symbole ; Sur un che- , 
min de P*"iaK — IL Hurlé & des 1 
gens qu'on va laisser tomber ; 
Moins fluides ; Finalement bien : 
Teçu — 12 . Vieux caractères ; En 1 
Crète ; Recherche les trous pour 
être sûr de n’y point rencontrer, 
nn — ta. Sans changement 1 
de lieu ; Extraction. — 14. Emis 
en Espagne ; Totale quand elle ! 
est consommée ; Terme musical . 1 
— 15. Ce qu'était Antigone pour 
son frère ; Privées de leur char-, 
pente naturelle. 1 

Solution du problème n* 2460 

Horizontalement 

X Témoin ; ML. — IL An; 
Urée. — HL Rancœurs. — 
IV. Anières. — V. Tés ; Sain. — 
VL Er ; Us. — VIL Leste ; Elu, — 
VUL Buriner. — IX. Nuisant. — 
X. Me. — XL Détestée. 

■ Verticalement 

L Tira; Flanc. — 2. Antre. — 
3 . Mante ; Sbire. — 4. Onces ; 
Tus. — 5. Or; Cérame. — 
6 . Nuées ; Inès. — 7. Rusaient. — 
A Mer ; Ule ; De. — 9. Lésineurs. 

GUY BROUTY. 



PRÉVISIONS POUR UE 13 AOUT A 6 HEURES (GM.T.) 


SITUATION LE A O h G.M.T. 





Evolution probable da temps en 
' France entre le lundi 13 août à 

8 heure et le mardi M aofife à 

24 heures : 

Mardi, le temps restera bien enso¬ 
leillé et assez aur les réglons 

méditerranéennes et Je sud des 
Alpes. Lee vents seront faibles, mais 
des brises de mec se lèveront l’aprèe- 
nüdL 

D'autre part, de Ta Bretagne et 
de la Vendée aux Flandres et au 
nord des Vosges, le temps sera sou¬ 
vent très nuageux. On notera quel¬ 
ques faibles pluies le matin gréa 
des côtes et des frontières ; les pré¬ 
cipitations as renforceront le soir 
en prenant tu caractère orageux sur 
l'Ouest et le Nord-Ouest. Les vents, 
de sud-ouest, se renforceront pour 
devenir assra forte A forts sur les 
cdtes. surtout celles de la Manche 
occidentale. 

Sur le reste de la France, on notera 
des formations brumeuses matinales. 
Après leur dissipation, le temps sera 
nuageux avec des éclaircies. Due ten¬ 
dance orageuse pourra se développer 
le soir sur l'ouest du Bassin aqui¬ 
tain. 


Les températures varieront peu. 

Le lundi 13 août. A 8 heures, la 
pression atmosphérique réduite au 
niveau de la mer était, A paria, de 
1018,8 millibars, soit 760 milli¬ 
mètres de mercure. 

Températures (Te premier chiffre 
Indique le maximum enregistré au 
cours de la Journée du 12 août ; le 
second, le minimum de la nuit du 
12 au 13} : Ajaccio. 28 et 15 degrés : 
Biarritz, 24 et 15 : Bordeaux, 25 
et 14: Brest. 20 et 16; Caen. 22 
et 14; Cherbourg. 10 et 15; Clermont- 
Ferrand, 23 et 10 ; Dijon, 23 et 13 ; 


Journal officiel _ 

Sont publiés au Journal officUH 
du 12 août 1979 : 

Des décrets 

• Modifiant plusieurs articles 
du code de la construction et de 
l’habitation relatif au centre 


1 Jl 


Nous donnerons dans nos éditions datées du 
mercredi 15 août la solution du problème n® 14 , 
« Familles d'allumettes ». 


Grenoble. 26 et 12; Lille. 22 et 17 ; 
Lyon, 24 et 12 ; Marseille. 29 et 17 ; 
Nancy, 22 et U ; Nantes, 24 et 16 ; 
Nice. 26 et 20 ; Paris - Le Bourget, 25 
et 18.; Pau. 23 et 13 ; Perpignan, 30 
et 18 ; Bennes. 23 et 17 : Strasbourg, 
23 et 10; Tours. 24 et 16: Toulouse, 
26 et 13 ; Pointe-à-Pltare, 32 et 26. 

Températures relevées à l'étranger 
Agadir, 22 et 18 ; Alger, 31 et 17 : 
Amsterdam. 18 et 15: Athènes. 30 
et 23 ; Barcelone, 28 et 21 ; Berlin, 21 
et 11 ; Bonn. 17 et 12 ; Brindlsl. 25 1 
et 22 ; Bruxelles. 23 et 17 ; Pes 
Canaries, 26 et 20 ; Casablanca, 25 | 


scientifique et technique du 
bâtiment. 

• Modifiant le décret du 30 oc¬ 
tobre 1972 portant statut particu¬ 
lier des personnels de documen¬ 
tation du ministère de l'éducation 
nationale. 

D'autre part, le Bulletin officiel 
des décorations, médailles et ré¬ 
compenses du U août a publié des 
décrets conférant la médaille pé¬ 
nitentiaire, portant promotion et 
nomination dans l'ordre des pal¬ 
mes académiques ; des arrêtés 
portant retrait et attribution de 
la médaille des services militaires 
volontaires, portant nomination 
dans l'ordre des arts et lettres,! 
partant attribution de la médaille i 
d'honneur des postes et télécom¬ 
munications ; dès citations à l’or -1 
dre de l’armée. 


et 21 ; Copenhague, 17 et 1 ; DJerba, 
31 et 25 ; Genève. 23 et 10 : Jéru¬ 
salem, 29 (mu.) : Lisbonne, 35 

et 17; Londres, 25 et 17; Madrid. 36 
et 19; Milan. 27 et 17 ; Moscou, 24 
et 15; Nairobi. 22 et 13 : Naples. 27 
et 10 ; New-TEortc, 17 et 13 ; Païenne, 
27 et 24 ; Palma -C e -Ma J orque. 30 
et 19 ; Borne, 31 et 17 ; Rhodee. 27 
et 24 : Stockholm. 31 et 10 ; Tirana, 
25 et 12 ; Tunis. 31 et 20 ; Valence, 
31 et 22 : Zagreb, 21 et 9. 


Visites, conférences 

MARDI 14 AOUT 

VISITES GUIDEES ET FBOtyB- 
NADE3. — 15 h. place du Pulw-de- 
TErmlte, Mute Gernler-Ahlberg : 
c La Mosquée 

15 lu, façade ouest, église Salnt- 
Eustecbe. Mme Saint-Girons : c Le 
quartier des Halles ». 

15 h., 47. rue des Ecoles, Mme Ver- 
meerach : c Quartier Latin ». 

15 lu. 17. quai d’Anjou. Mme Znjo- 
vlc : « Bétel de lAuzun » (Caisse 
nationale du monuments histori¬ 
ques). 

15 h. 15, s, rue des Hoepltailéres- 
Saint-Oervaia : « lie Marais » 

(Mme Barbier). 

15 h., métro Pont-Marie : c LTe 

Saint-Louis pas à pas » (Cooxtela- 
sance d'ici et d’ailleurs). 

15 iu, portail central, M. Ch. 
Guasco : « Notre-Dame » (Lutéce- 
Vlsltes). 

15 h., métro Etienne-Marcel : 

c Abbaye Saint-Martin-dea-Champs » 
(M. TôUrnier). 














—20810-30 

16 Rue de rAllas - PARIS XIX* 


Les avatars du cabinet d'études Dumoulin 




SjÇ-jtx 

$ 6 ,. 

rrnrr . 




AVIS FINANCIERS DES SOCIETES! 


France Garantie 


SOCIETE FRANÇAISE 
I D'INVESTISSEMENT -| 
en France et à l'étranger 


Lyon. — Pour attirer l'attention sur les diflcultés que connaît 
leur entreprise depuis plusieurs semaines, des salariés d'un 
bureau d'études de génie civil de Lyon — le cabinet Dumou¬ 
lin — ont rendu publics des plans du stuTégéaërateur Super- 
Phénix en construction à Creys-Malville (le Monde du 9 août). 
A cette occasion, ils ont fait savoir qn’au cas où' ils n’obtien¬ 
draient pas très rapidement le paiement de leurs salaires de juin 
et de juillet, ils iraient plus loin dans leur démarche : en remet¬ 
tant, par exemple, à Mesrine, les plans de succursales de la 


Banque de France, comportant des renseignements sur les systè¬ 
mes de sécurité-. Provocation ? - Boutade », selon les salariés, 
destinée avant tout à « faire parler du conflit » ? 


En fait, les plans de la centrale nucléaire affichés les 8 et 
9 août sur les murs de l'annexe, Z, rue du Musée-Guimet, étaient 
ceux que cinq mille ouvriers ont pu avoir entre les mahtv Les 
documents réellement « top secret » sont restés enfermés dans 
le coffre d'on véficule de l’un des ingénieurs du bureau d'études. 


Situation au 30 juin 1979 


Actif nat F. 1418421 680 

Répartition de l'actif 

- obligations classiques 97,38 % 

- obligations indexées 0,17 56 , 

- liquidités et autres , 

éléments da l’actif 2,45 % \ 


Situation ■! 30 JaJn 1979 


Nombre d'actions 
en circulation 


5 939 820 
F. 238,80 


Valeur liquidative F. 238,80 
Dividende 1978 

(net + avoir) F 16,35 + F 1JB5 


mis en p ai em en t le 26 mars 1979 


Actif Mt 

F. 126 942 054 

Réparillkm da l'actif net 

■ actions Irancalaas 

16.48% 

-acTkms ÿrrangdres 

41^3% 

- abilgailonc f rançutas 

34.76% 

. dasslgim 

21,11 K 

.Indexées 

1108% 

. converti btas 

256 % 

• obligations étrangères 

3,11* 

. classiques 

1,13% 

.convertibles 

1J9S* 

-Udufdiléa 

4J33% 

Nainbra d'actions 


«a cirmiatkm 

629 028 

Valeur liquidative 
Dividende 1978 

F. 201.80 

(nat -4- avoir) 

F. 7/40-t-F. 1.16 

^ mit en palanent le 2 mal 1979 


L'affaire Dumoulin est plus 
complexe qu’il n’y parait au premier 
abord. Les péripéties juridiques, les 
manœuvres financières que l'on 
entrevoit à peine, les allusions poli¬ 
tiques, posent de nombreuses ques¬ 
tions. A commencer par celle-ci : 


De notre correspondant régional 


cise-t-ll. Son dynamisme, une équipe 
de collaborateurs très compétents et 
des relations politiques lui ont per¬ 
mis, en dix-sept années, de -placer 


14 V «a* ri pal WWIIW-M a ' . 

n'a-t-on pas voulu démanteler le ®° n b uraau études en téta des 


bureau d'études Dumoulin — le plus 
important avec cent trente-sept sala¬ 
riés de la région Rhône-Alpes, sinon 
de France — et si oui, qui avait 
Intérêt i le faire 7 
Ingénieur né en Savoie, M. Louis 
Dumoulin a créé ce bureau, en 1961, 
avec trais employés. « Tout seul et 
sans appui d'aucuns sorte », pré- 




ŒSSIC4K DES CAISSES DEMRGNE 

gérées par la caisse des dépôts etconsignations 




entreprises de cette catégorie. 

En 1978, le cabinet. Dumoulin 
compte cent cinquante personnes, 
dont cent vingt dessinateurs-pro¬ 
jeteurs. II occupe plus de 2000 mè¬ 
tres carrés de bureaux dans deux 
immeubles du sixième arrondis¬ 
sement de Lyon, à deux pas du parc 
de la Tête-d'Or. Une plaquette pres¬ 
tigieuse, imprimée en 1977, dresse 
le bilan des réalisations auxquelles 
le bureau d'études a participé : des 


contrôle extérieur: son propriétaire, 
exerçant une profession libérale, n'a 
pas éprouvé le besoin de se consti¬ 
tuer en société. Son paternalisme 
bien accepté par ses collaborateurs 
a évité par ailleurs toute espèce de 
contre-pouvoir interne : pas de comité 
d'entreprise jusqu'à mare 1979, pas 
de délégués du personnel - et bien 


fâché : le 13 juillet, n a mis en 
réglement judiciaire M. Dumoulin, en 
considérant ses activités comme des 
actes de commerce' (1). 

Le 10 août. Il a fait de même avec 
la société CEMCO. Quarante-huit 
heures plus tôt, les magistrats 
avalant mis an demeure les dirigeants 
de cette société d'obtenir une 
garantie bancaire & hauteur de 
16 minions de francs (correspondant 


entendu pas de syndicat Pour des morrtanî d ® te vente du cabinet 
cadres, plutôt bien payée, bénôfi- Dumoulin) et de disposer *9<jtej™nt 


cisnt d’un treizième et d'un qua¬ 
torzième mois, la première alerte 
s'est présentée sous la forme d’un 
retend dans le paiement de leurs 
salaires de juillet 1978. « Des diffi¬ 
cultés de trésorerie à la suite d’un 


stations du métro de Lyon, des hôpi- retard de versement d'honoraires 


LE LIVRET POKTEFaNLLE 
UieJHCAV idhieraKëe* 


SJi. FRANCE OBLIGATIONS 
UneSKAV ■MâgrtMS” 


BOURSE «VE S nB SB ABflS 
UvSKAVWNORY" 


FRANÇ AISES 

^.KMnOHS BUwrine; 
«HW» ÉTRANGÈRES 


FRANÇAISES 


0ajG *WWS FRANÇ AKqaj 


ACTIONS FRéNÇ/USeS 

FMI 

«Ll* 

O9LK3ATI0N3 FRANÇAISES 

19/4* 


S ET AUTRES 
ÎP-ACTF 


_06UIATKyCFTRANQgRpr 


S ET AUTRES 
S D'ACTIF 


Actifnat _ 

Hantai ificiioni 


F:M21SS7S06 Actif net 


F:UKUSM51 


F : 234.27 VMewtiqiMntiw 


- JJ*»* I 

F:39M3ZB94 -5 '• i».; 

aAsajw |ç£î 

F:1BZM 


PMdende net 1978 
+Aiuii 


DMdende net 197S 
+ Mr 


□Mdanda nat 1Q7B 
-l-Aratr 


F:US + 0*1 y 

-l'V.'-.VC'i 


taux, de nombreux établissements 
scolaires, des centres commerciaux, 
des ponts, des voiries urbaines, etc. 

A l'étranger, le cabinet a décroché 
des contrats qui peuvent faire réver 
ses concurrents : par exemple, des 
programmes Immobiliers A Alger : 
Bord] el-Koffan (cinq mille quatre 
cents logements) ; Bab-Ezzouar (deux 
mille six cents logements) et les 
Anasser (quatre cents logements). 
Des contrats qui, selon certaines 
informations, représentaient à eux 
seuls 35 millions de francs. Le chiffre 
d'affaires pour l'année 1978 a 
dépassé les 3tf millions da francs, 
dont prés de 60 D /« réalisés à l'étran¬ 
ger (en dehors de l'Algérie, la Syrie 
et l'Iran principalement). 


de 2,5 millions de francs Immédiate¬ 
ment mobilisables pour le réglement 
des salaires. 

Malgré des lettres de crédit cor¬ 
respondant aux sommes exigées, 
émanant d'une société suisse 
(Fldusco SA), malgré Tengége- 


assure, sans plus de détails, M. Du- ment de cinq futurs actionnaires de 


DissîmRlé derrière la porte 


Fin 1978 : nouvelles difficultés. 
Cette fois, des salariés saisissent le 
tribunal de commerce de Lyon pour 
- non-paiement des salaire s ». 
M. Dumoulin obtient, ie 21 février, 
des délais pour régulariser la situa¬ 
tion. Les décalages dans les men¬ 
sualités sont progressivement réduite. 
Reste cependant à régler la moitié 
du quatorzième mois lorsque, en juin, 
M. Dumoulin connaît une nouvelle 
défaillance. La Banque régionale 


garantir personnellement le verse¬ 
ment des 16 millions de francs, te 
tribunal a préféré mettra la société 
CEMCO en réglement judiciaire. 

Le holding genevois l’ASDEV 
(assistance et développement), formé 
d'une société fiduciaire (DECAFIN), 
de la Société générale pour l’Indus¬ 
trie (S.G.i.) et de M. Luc Dubois, 
administrateur du holding, a main¬ 
tenu néanmoins ses propositions. 

Le cabinet Dumoulin peut-il être 
encore sauvé? Curieusement plu¬ 
sieurs bureaux d'études ont fleuri 
en ce mois de juillet dans l'agglo¬ 
mération lyonnaise, dont trois oonsti- 






Ce chiffre d'affaires est celui que à Mr * [échéance lorsque. 


d’escompte et de dépôts (BRED) est tués par d'ex-salariés du cabinet 


veut bien communiquer M. Dumoulin. 
Le cabinet fonctionne en effet sans 


Avis financiers 


La situation exige un regain de confiance, 
sur le plan intérieur comme à 
l’étranger, en l’avenir de lAfrique du Sud 


le 11 Juin, sur des pressions que 
M. Dumoulin attribue à la Société 
générale, l'établissement bancaire 
renonce brusquement Nouvelle lettre 
au tribunal de commerce émanant 
cette fois du tout jeune comité (En¬ 
treprise qui réclame Iss salaires de 
mal, ceux de juin et le solde du 
quatorzième mois. 

C*est alors que M. Dumoulin se 
fâche et révèle, le 29 juin au comité 
d’entreprise abasourdi, qu’il n’est plus 


Dumoulin. Ainsi MM. Bernard Bour- 
ron et Michel Simard, les deux plus 
proches collaborateurs de M. Dumou¬ 
lin, ont-ils formé avec l'appui majo¬ 
ritaire d’un cabinet parisien — la 
société Sechaud et Bossuyt et Ci» 
— une SAR.L où ont été déjà 
réambauchés trente et un salariés 
de Dumoulin. M. Dumoulin affirme 
qu'il a d’ailleurs été trahi par ses 
lieutenants qui préparaient cette opé¬ 
ration depuis plusieurs mois. La dili¬ 
gence avec laquelle ceux-ci ont 


propriétaire du bureau d’études de- op * r *\ facilité apparenta avec 


Extraits de l'allocution du Président, 

M. H.F. Oppenheimer 

La solidité financière de l'Afrique du Sud possède une 
contrepartie sérieuse, à savoir capacité de production 
excédentaire et chômage massif, il est donc d'importance vitale 
que notre balance des paiements favorable soit gérée de 
manière propre à engendrer ia reprise des investissements et de 
la production. Le dernier budget et ia mise en vigueur progressive 
des recommandations du rapport De Kocksont tant de pas dans 
la bonne direction. Toutefois, en l'absence d'apports de capitaux 
à long terme de l'étranger, les autorités gardent ia prudence. 

La situation exige un regain de confiance, sur le plan 
intérieur, comme à T étranger, en l'avenir de l'Afrique du Sud. Il 
serait futile de tenter de résoudre le problème du sous-emploi 
en F absence de vastes rentrées d'investissements et sans une 
augmentation considérable de la force de travail qualifiée. Ce 
dernier objectif passera nécessairement par la formation d'un 
grand nombre de travailleurs noirs et leur absorption sur une 
base stable dans l'industrie. 

Des arguments économiques pourraient sans doute être 
avancés en faveur d'un ralentissement de la tendance vers une 
industrie à prédominance capitalistique, moyennant le maintien 
de salaires comparativement bas, mais il serait impensable de 
préconiser; soit une sérieuse réduction du niveau de vie dés 
travailleurs blancs, soit la continuation indéfinie d'un système 
dépassé de discrimination raciale et rénorme clivage entre 
.salaires, selon qu’il s'agit de blancs ou de noirs, qui l'accompagne. 

Potentiel de croissance 

Nous ne pouvons espérer résoudre les problèmes 
fondamentaux du pays, du point de vue social ou du point de 
.-vue économique, si les moyens de réaliser son indubitable 
potentiel de croissance rapide continuent à nous faire défaut. 

U est donc tout â fait approprié que le gouvernement, ainsi qu'en 
témoignent son budget et sa réaction au rapport De Kodk, 
mette aujourd'hui l'accent sur la croissance dans le secteur 
avancé de l'économie en préconisant une dépendance accrue 
des mécanismes du marché et la remise à l'honneur de 
l'initiative privée. 

Le gouvernement a donné une acceptation de principe aux 
rapports Wiehahn et Riekert mais ne se montre guère disposé, à 
ce stade, à légiférer sur certaines recommandations-clés, ni 
même à s'engager à un calendrier de mise en application future 
de l'ensemble des propositions. Ainsi les lois qui ont été 
décrétées sont Inadéquates et nous ont, pour la plupart, déçus. Q 
faut cependant reconnaître que les rapports proposent des 
changements qui tout ordinaires qu'ils puissent paraître 
ailleurs, sont radicaux dans ie contexte de l'Afrique du Sud, et 
que le gouvernement lui-même semble considérer les mesures 
prises à cet égard comme incomplètes. 

Les rapports De Kock, Wiehahn et Riekert, ainsi que les 
initiatives du gouvemementdans le domaine politique, 
pourraient marquer le début de nouvelles lignes de conduite 
plus réalistes sur lesquelles un avenir de paix et de stabilité 
pourra, oh Y espère, être bâti. Bien entendu, leur mise en oeuvre 
prendra du temps, élément qui dépendra dans une forte mesure 
de facteurs indépendants de-nôtre volonté et notamment, de la 
politique des démocraties occidentales.. 

A cet égard, il me semble qu'il y a peut-être une leçon à tirer 
de la nouvelle crise pétrolière comme des désordres et de la 
violence qui sévissent en de nombreux endroits du continent 


africain—dont on sait l'importance en tant que fournisseur de 
matières premières essentielles des puissances occidentales—â 
savoir que la nécessité de stabilité civile et économique, allant 
de pair avec une politique de gradualisme, même lorsqu'il s'agit 
de remédier à des injustices de très longue date, ne peut toujours, 
impunément être négligée au profit d'un soucis excessif des 
ambitions et émotions politiques, d'ail leurs compréhensibles, de 
beaucoup des états ayant récemment accédé â l'indépendance. 

Les politiques actuelles de l'Afrique de Sud à f égard de 
Zimbabwe Rhodésie et du Sud-Ouest AFricaïn/Namibie, ainsi 
que sur le plan intérieur, méritent certainement soigneuse 
considération de la part de nos amis de l'étranger: Ce serait une 
tragédie, non seulement pour l'Afrique du Sud, mais pour le 
monde entier, si l'on ne pouvait leur accorder le temps et la 
bonne volonté indispensables à leur développement 

L’emploi 

La Corporation a reconnu la nécessité d'instaurer des 
programmes spéciaux à l'intention des travailleurs noirs 
possédant les attributs nécessaires à la promotion, ce pour 
pallier les divers obstacles auxquels ils sont soumis. 

Ainsi, un projet ambitieux et probablement difficile â 
exécuter sera mis en oeuvre dans le cadre de ces progammes; il 
s'agira du recrutement de l'éducation et de la formation 
d’étudiants préparatoires noirs de haut standing, en vue de 
f accession à des postes de cadres dans les services financiers et 
techniques qui sont au coeur de notre entreprise. Ce plan sera 
financé conjointement par la Corporation et De Beers et coûtera 
probablement plus de R3 millions au cours des cinq prochaines 
années. Nous considérons cela comme un investissement au 
sens large du terme caç une fols qu’il aura fait ses preuves, 1er 
programme sera mis à la disposition d'autres employeurs et 
instituts d'enseignement du pays. 

Nous envisageons avec plaisir le moment où des noirs seront 
engagés dans tes secteurs-clés de notre entreprise. Nous sommes 
fermement résolus à donner un sens au concept dé non- 
discrimination et, ce faisant, à jouer un rôle, si modeste sôit-îU 
dans l'élaboration d'une société équitable en Afrique du Sud. 


puis le 22 Janvier 1979 I II s’est défait 
de son cabinet par un acte de vente 
sous seing privé pour la somme de 
18 millions de francs payables en 
trois années. Le nouveau propriétaire, 
dissimulé derrière ia porte, est alors 
introduit: M. Joôl Dumoutier repré¬ 
sentant te société CEMCO. 

Qu'est-ce que cette société? 
Aujourd'hui encore, les salariés du 
cabinet Dumoulin ne ie savent pas 
avec précision : le siège est à 
Bagnolet, 40, avenue Jean-Jaurès. 
Constituée en 1974 avec un capital 
de 20 000 F, porté, paraît-il, à 
180 000 F depuis, cette firme n’aurait 
pas eu d'activité Jusqu'au début de 
1979, année où elle rachète donc lé 
bureau d'études de Lyon, actif et 
passif confondus. En réalité, ia 
CEMCO est une société-relais — 
personne ne conteste phrs aujour¬ 
d'hui sa véritable vocation, —et 
elle avait'reçu mission de trouver 
des partenaires pour constituer une 
nouvelle société d'exploitation et 
surtout pour réunir au plus vite des 


laquelle Ils ont obtenu un report, à 
leur profit des contrats de plusieurs 
grandes entreprises de travaux pu¬ 
blics ou sociétés d’aménagement 
paraissent donner raison, au moins 
sur ce point.â M. Dumoulin. 


Reste néanmoins que les protêts 
se sont accumulés au tribunal de 
commerce — 11 y en avait pour plus 
de 4 . millions de francs au 13 juil¬ 
let — et que ia Société générale 
s'est inscrite pour une créance 
totale de 20 millions do francs ; ce 
sont lé les symptômes d'une perte 
de confiance subite de ia part des 
clients habituels du cabinet Dumou¬ 
lin. Saura-t-on pour quelle raison 
ceux-ci, qui sont certainement en 
Afrique ou au Moyen-Orient puisque 
c'est là que se traitaient 60 */« du 
chiffre d'affaires, ont soudain « laissé 
tomber» le conseüfer du commerce 
extérieur Dumoulin ? 


BERNARD ÉLU. 


a 1 p Ius 1 vtt t£ es triSLS“. £ü I S n îôÆsrîï«£ 

fonds destinés â soulager 1a tréso- claire le B-AJft-L. Du^^lS eoclHé 


rerie du cabinet Dumoulin. A l'évi¬ 
dence sa mission a échoué. Et le 
tribunal de commerce de Lyon s'est 


couvrant les activités d’un bureau 
d'études netteté par 11 Dumoulin, 
et dorit celui-ci était le gérant ; 
M. Dumoulin a fait appel. 


CORRESPONDANCE 


■ Une lettre de la CJFJ).T. 

a propos de la formation professionnelle des adultes 


■Après nos articles consacrés à douze représentants des syndi- 


VAssociation nationale pour la cats) ; mais si cela est séduisant 


formation professionnelle des 
adultes fie Monde des 24 mai 
et 30 juin), M, Pierre Confa- 


dans la. description, U faut voir 
combien cela est méprisé les 
faits, tes remarques ou désao- 


vreuz, secrétaire général adjoint .cords des administrateurs syndi- 


du syndicat général C JP J) JT. de 
la formation professionnelle des 


eaux n’étant jamais pris en 
compte, seule > politique goa- 


aduUes, nous fait part de ses vemementale étant « entendue *- 
remorgues sur le placement des __ _ ____ 


stagiaires, le tripartisme de ras¬ 
semblée générale de VAFPA et 


— Les modernisations pédago¬ 
giques .* selon le rythme retenu 


UUHéVK» HDfKjfUéO UÇ m Jll a i* C-fr . » ._ 

les modendsations pédagogiques ü 53 rait f * aüa JJ®*® 


Anglo American Corporation 
of South Africa Limited 


entreprises par cet organisme. H 
nous écrit notamment : 


(Bmgtaiâs sn ftipubtiqwd’AMqua du SutQ 


J"Pour recevoir le texte intégral du rapport annuel et de 

I l'allocution du président, veuillez retourner ce coupon à 
l'adresse indiquée: 


— Le placement des stagiaires : 
en ce qui concerne les quatre 
stagiaires sur cinq qui trouve¬ 
raient un emploi dans la semaine 
qui suit le stage ou même les 
70% à 80% qui le trouveraient 
dans les deux ou trois mois, ia 


I l'adresse indiquée: 

I Charter France SA, Bureau 68,9, tue de Vienne, 
ï 75008 PARIS. 

| Veuillez cocher la case appropriée: 

I Allocution du président en français 
I Rapport annuel en anglais □ 


ans pour c moderniser » toutes 
les spécialités, c’est-à-dire sim¬ 
plement les adapter à l'environ¬ 
nement Le léger effort de cette 
année (trois cent quarante-quatre 
sections) ne touchera qu'une sec¬ 
tion sur quatre-vingt-dix envi¬ 
ron I Et comment oublier que, 
malgré toutes nos interventions, 
la durée moyenne de perfection- 


rforçrc ‘k.tofls F™® 06 nous sma- nement d'un enseignant est à 
ble très aléatoire, aucune statïs- peine supérieure à yraitina 


tique — autres que quelques son¬ 
dages locaux spécifiques et très 
« officieux » — n'existant, si l'on 
excepte une étude — non encore 


parue — portant sur les stanial- . ----. 

res 1974 et faisant ressortirde ÎESSSft® J*? 1 9 e 


par an, et cela dans un orga¬ 
nisme de formation ! 

En conclusion, nous tenons à 
dénoncer la politique gouverne- 


Société 

Adresse 


grandes disparités entre les sec¬ 
tions et les légions. 

— Le tripartisme : en effet» 
l'originalité de l'AFPA pourrait 
résider dans la composition tri- 
P&rÜte de son assemblée générale 
(douze représentants des minis¬ 
tères Intéressés, douze représen¬ 
tants des organisations profes¬ 
sionnelles des employeurs et 


l'AFPA de répondre véritable¬ 
ment à sa mission de service 
public de la formation profession¬ 
nelle des adultes, en plaçant 
l'association dnm ose situation 
de pénurie financière tout en pri¬ 
vilégiant tes nombreuses exonéra¬ 
tions patronales et tes stages 
« parking a mhe en place dans te 
cadre du troisième pacte natio¬ 
nal pour l'emploi 


* ’* 

.. A »• 


v.wHitt 


, - 1 ~ 


ÜK K PARIS ■ 10 



/- * . ... 


* 



M H ; # 

- i 


i $' m 

•• £ '■ “ 


? 


**’ Ht '-f 


" • » . 


->:ii 







V. ■ . . 




T *** * t VMttN 


îjsî R 




S- :« 

k rx*î 


W S* ,■ 

«i ; ; «- *- 


j - vi 

l " » 

I te i» 



*11 æv! 


S . 
ÿ e * 

% ■ 1 


* m em 

r i —-- 


? j i 

V «, 

•> * * 


. ï 

. ç* ; * 


i i, i 

fci: ^ . 

‘-a 

ï* ^ 

1 1 . 


I HFjnji 

’ H Æ Ia 

* ja . 

j* Ifi 






A- L 4 
Vv-., • 

T?- - ., t * r 

>V . a 
■< ■ 


! iSSif 


A 

1 * .» 


-, I “*• 

I *'• 

i i M 
e 


r, r. > 

t n 


2 S5JW 


m 


-5^* * * 
* « « 


X Lt sari 























--N 



- LE MONDE — 14 août 1979 — Page 17 


tot d'études D 


t* 


#* mm m **. 


<*»*** *v, 

*#**; w* 4 




u mo U | 


i) 


*• . .?»*»• *• »«— 4. ,. ... 

1 # **— ** »*** <• •• «A.t** , 


* 

a m 


'■■•'‘««fclAt . ( 

*«■ 4a .. 


**? 


V,;. 


*“’■ f ■>■■»* « 

***• &• - ••V 44 l --r- n*. I t , 

** -vm ümMt •* -J**»--.’ m u . 4 _ 

WP " t—- 7» 7 . .. » 


**-"■’*' < * « «- * 
■> ~U I»» I 1 #' «b.. , 

m .v-m rà» #«t* • ^ 


< f* »t U 


k“«»< « ; 


«*. v%nP"*. <4 


- 7 «.,« ** 






LES MARCHÉS FINANCIERS 


PARIS 

10 AOUT 

L r or foujoun en vedette 
Les pétroles au pinacle 

Too9 les regards ont taie nou¬ 
velle fois convergé vers le marché 
de Mtr, en cette veaie de week¬ 
end à la Bonne de Parts, Pour 
des raleons essentiellement inté¬ 
rieures le napoléon test inscrit 
A un nouveau record historique a 
1 400 F, contre 396JS0 P. Quant an 
lingot àfor. en nouveau, progrès 
de 1080 F A 43900 F.üse rap¬ 
proche de son menteur niveau 
(44400 P"le 26 fuSUet) pour des 
motifs essentiellement techniques, 
semble-t-U. « Traditionnellement, 
A rapproché du 15 août, les opéra¬ 
teurs internationaux t suis ses 
notamment), dans la crainte de 
remaniements monétaires, se 
a chargent » de métal faune », 
dirait-on dans les travées. 

Sur le marché des actions, tris 
irrégulier, le fait marquant a été 
la nouvelle et tris forte hausse 
des pétroles, qui, cette fois, ont 
tou* monté Parmi les quinze 
meilleures performances de la 
séance on trouve, en effet Esso 
(un record avec + 18%. au 
phu haut de Vannée) dont la 
cotation dut même être retardée 
devant Paffluence de la démande 
Aquitaine. Blf-Qabon, Pétroles 
BJ>. et même la Française des 
pétroles qui n’est pourtant pas 
partie prenante dans les récentes 
découvertes du Béarn. 

« Nul doute que ce sont les 
performances de ces titres qui 
sont à F origine de la tenue des 
indices », remarquait us pro¬ 
fessionnel (Ttndicateur instan¬ 
tané n’a pratiquement pas varié). 
Bans les autres compartiments, 
en effet, hausses et baisses se 
sont à peu pris équilibrées, les 
pertes les plus sévères ayant été 
enregistrées par BJB.V „ £7XS. et 
A.OJ. (— 4 à S %). 

Aux valeurs étrangères, les 
américaines ont subi le contre¬ 
coup de la baisse de WaU Street , 
tandis que les mines d’or ont 
progressé sur un très large front 


Or (ouverture) (dallais) 304 iü astre su 75 

. VALEURS | 

CLOTURE 

COURS 

15/» 

13/3 

Beecbam .. 

133 ... 

140 ... 

Arfttob Patraîna (i)-. 

Il 99 

If 69/64 

Cwrtuhts . 

n .. 

15 . 

De Ben ... 

733 

7 37 

Impérial Ch caftai .. 

137 ... 

SU ... 

Rie Tinta ztoe Cor. .. 

288 ... 

283 ... 

Sbaq . 

358 ... 

925 ... 

VI durs . 

194 ... 

165 ... 

war un a 1/2 %_ 

34 ... 

34 ... 

•Weat Drlafentela .... 

47 1/2 

47 ... 

•Western Baldlats .. 

34 |,8 

M 1/4 

n En dollars us, «t da prtaa ur ta 
demr Eavastiosanrart, 

(1) El D*res. 


LONDRES 

Le Stock ExcbBDge demeura 
«t Irrternlier lundi matin a Londres, 
La» fonde d'Etat ta il es Industrielles 
varient pan. Seules les pétroles et 
les mines d’or s'effritent. 


NOUVELLES DES SOCIÉTÉS 

ahglo ahksrican QOLD Dt- 
VESTMENT. — Le semestre du le 
31 août 1879 sa solde» par un 
bénéfice avant impôts de 5Ï34 mil¬ 
lions de rends contre 29,64 millions 
pour -Isa nuit mois précédant la 
31 août 1878. Le dividende Intéri¬ 
maire a été fixé é 173 cents, contre 
100 cents. 

nraonMi cmm. — u luiaie 
canadienne du groupe Patronna a 
réalisé, pour le premier semestre de 
1878, un bénéfice net de 31,4 mil¬ 
lions de dollars canadiens contre 
&3 millions un an plus tût. L'amé¬ 
lioration des marges bénéficiaires et 
l'augmentation d« la production de 
pétrole brut, expliquant cette pro¬ 
gression. Le dividende Intérimaire. 

r fable le 38 septembre, a été fixé 
70 cente contre 60 cents. 
PROCTER AND GAMBLE. — 
L'exercice dos le 30 juin 1078 s'est 
soldé par un bénéfice net de 
577,3 miHkma de dollars contre 
511.7 millions un an auparavant* 

Chiffres d'affaires 
du premier semestre 
J. BOBJEL INTERNATIONAL. — 
(Groupe) -1009 "«m™ de francs 
contre 898 millions un an plus tût, 
ROGER BELLON. — 254,69 mil¬ 
lions contre 225,99 millions. 

CRECSOT - LOIRE. — 3 059 mil¬ 
lions de francs contre 3 009 mil¬ 
lions. 

B-S-N.-GJ). — (Consolidé) 8137 
millions contre 7 254. militons. 

PERNOD-RICARD. — (Consolidé) 
2304 militons contre 2042 millions. 

tXF-A-O. — (Consolidé) 3 309 mil¬ 
lions contre 3135 militons 


6. A. L. O. 


Le « Bulletin d'annonces légales 
obligatoires » daté 13 août publie 
notamment les insertions suivantes : 

Caoutchouc de PaOang. — Répar¬ 
tition & partir du 3 septembre des 
50 307 actions de 50 P, Jouissance 
l*r janvier 1978. créées en représen¬ 
tation de l’augmentation du capital 
de 10 081400 P à 13 576 750 F (I pour 
4). 

Compagnie parisienne de rées¬ 
compte. — Répartition des 200000 
actions de 100 P, créées en repré¬ 
sentation de l'élévation du fonds 
social de 160 A 170 «wnuwna par 
Incorporation ûe réserves (2 pour 
«). 

Intertechnique. — Attribution & 
partir du 20 août de 60189 actions 
de 100 F, créées en représentation 
de l’augmentation du capital de 
24 079 900 F A 30 099800 F pu incor¬ 
poration de réserves (1 pour 4). 

• 

Compagnie Générale Française de 
Transports et d'entreprises. — Ré¬ 
paration à partir du 3 septembre 
des 28308 Mttons de 100 F, créées 
en représentation de l’élévation du 
ronds social de 13151500 F A 
15 781800 F pu incorporations de 
(1 pour 5). 


La Grande Compagnie des Télé¬ 
graphes du Nord. — Attribution A 
partir du 23 août des 168 000 actions 
de 180 KrD créées en représenta¬ 
tion de l'augmentation du capital 
de 100J5 A 13L04 millions de Kr D. 
Cotation des 3 530 000 Kr D d’actions 
offertes en souscription au per- 


Totnt du marché monétaire 

Effet» privés .16 1,2 % 


COURS DU DOUAR A TOKYO 
[ 18/1 I 13/8 
1 isflsr (ta yess).... j 216 sa J 218 IB 


INDICES QUOTIDIENS 

(INSEE, base 180 : 39 déc. 1978) 

9 août 10 août 


Valeurs françaises 
Valeurs étrangères 


113£ 

123.9 


313.1 

124.1 


Cn DES AGENTS DE CHANGE 
(Base 1 W : 28 Ota. 1961) 

Indice génère! . 994 99,5 



ffltR KSl'üNM.M 

idt'* ** J 

^0 I em »h»lM4 P 


BOURSE DE PARIS - 10 AOUT 


COMPTANT 


VALEURS 


% 

[du nom. 


% du* 
coupon 


3 % . 

5 % . 

t 8 % 1828-18591 
J3 % Smart. 45-84 

« 1/4 ¥ 

Emp. N. Eq. H *5 

Emp. K. Eq. 0%66 
Emp. N. EqJ>%67 
Eh*. 7 % 1173. 
Enp. 8,80 % TJ 
Emp. 9JS» % 78 
EJLF.61/2%.. 
EJ) JE. 5 % 1958. 


35 18 

SI II 

151 .. 
71 SB 
tS . 

118 U 

109 
99 18 
Eftii- 
112 U 
1125 


2 681 
2 Slf 
2 818. 
9 IC 
4 888 
4 B2I 
E 112 
i lié 

i 523 

i sa 

1 474 

2 411 


VALEURS |£2.|r: r 


Ch. Fiance 3 % 

A.BJF. (5t* Csat)] 
AU. Br. Farls*Vls| 
Canarda .... 


t«M » M Francs, 
fiasse. VJctsire. 
France IJULD_ 

SAN (SU) Centr. 


208 .. 


388 
227 88 

718 


207 


318 . 
360 
221 58 

m 


VALEURS 


Cours 

précéd. 


JLP.E.G. .... 
BJU*. . 

•s 

Msëdea. «amies 1 

Banwe «met. 

B tas Hjput. Est. 
Bon ML Paris 
(U) b. Seat» DmüJ 
Banque Wsnas 

ÂÂIÂ. 

C. Crédit Dalv.. 


GARE. 


Créd. Géa. M. 
Crédit Lyeeufs 

EtsetradaiMm.. 
Eanbatl . 
Fis» c»Ti SofaLl 
F1.CT.it B.(CiaH 
Franc s Pi n 

BV*re-Enrg)e.. 
ImnMall 8. LP. 
imubmqM. 
inaaflee ... 
HdtehaO ... 

— (ML cnv.) 

Laffitte**!). 


246 .. 

6*6 

s» 
i* n\ 

27B 

285 
184 
199 

54 

385 

« 

148 

347 SOI 

393 501 

îîi M| 

170 

374 S>| 
81 
311 

28 U 

259 

3Ü 

286 


198 881 291 


Dernier 

cours 

VALEURS 

Cours 

précéd.] 

Dernier 

cours 

249 .. 

LocsbsU . 

220 - 

223 II 

665 . 

Lscakml inuue. 

389 2B 

334 


Laa-Expanslwi.. 

.ISS 

IM 

3» 

UHtanitMn.. 

201 

ni 

193 a 

(Il) Lyon Dép. Ct 

125 68 

125 60 

275 

MmcsdHa Créd.. 

233 

233 

2B5 . 

Pnris-Réssconqite 

3S& 

368 

104 

aanq. 

2>a 

232 21 

199 . 

Si estai . 

16*20 

152 

66 . 

SUMHICQ. 

380 

384 10 

357 .. 

SléCenLBanq... 

74ft 

71 a 


Sté Générale .. 

213 ■ 

217 29 

99 .. 

SOFIGDM1. 

380 54 

513 

ia 

SorabaU. 

378 . 

371 

255* 

0CIP-BM1. 

139 

189 

303 50 

— (ObLcouvJ 




(hfttil. 

338 

ni 

m - 

Ile. lad. Crédit... 

290 M 

a» 

168 

Cle Foacière.... 

156 .. 

166 

373 .. 

CJE.V. 


2S2 60 

91 . 

Frac. Cbu-dTae.. 


770 

315 

[MJSJLFJF.... 

<4 50 

84 60 


roac. Lromudu. 

IMS 

1106 

20 79 

hmL Manama 

1490 

1492 

261 

Louvre. 

328 

328 10 

375 

SINV1M.. 

I4& Il 

ISO 

306 

Cegffi. 

216 

217 - 

251 . 

Fendra. 

174 

171 

rage 

ZBB • ■ 

Gr.Fin. Ceestr... 

2D8 

20S 

281 .. 

imminflo. 

213 

21S . 


VALEURS 


Imninest... 

Cls Lyei. isu 

U FIMES. 

OA.I.M.D.... 
liait» Habit... 
lin. inm. F ras ce. 
Acier Investiss.. 
Saftagf.. 


Ab si De (de lad.). 
Appfic. Hjdrul.. 

Mais.. 

Csntta. Bluqr.. 
(NY) Csslrast.... 
(NV) Cbxnpez. 
Char. RAkl. (p.). J 

Coedaditt. 

(U) Dé*. A Nard. 

EJectnMnnaBc,.. 
(N) EL Fartidp.. 
Fbu Sretagns... 
Ha. lad. Gai Eaaa| 
fin. et M or. Part. 
France (La)..... 

U Rare. 

Lebon et de.... 

(NY) Larda. 

Cto Marocains...| 


Cours 

précéd. 


Dernier 

cours 


168 
I» U 
L32 
217 
288 
241 
112 68, 
253 


324 

292 

238 

399 

126 

13551 

698 

161 

344 

SI 
696 
83 
769 
66 58j 
241 


166 
iei an 

137 H 
328 
218 II 
245 
114 68 
252 


325 

SOS 

249 


122 

129 68 


689 
151 .. 

344 . 

96 

Si 60 
695 
63 . 
739 
66 68 
249 . 
117 
32 . 


VALEURS 


! Cours 

précéd.. 


Dernier 

cours 


Nard. 

OPBPar&u,. 


’totormlla (Le).. 
Ptoeae. inter... 
Pntadenee SA.. 
Htsario QFln.)... 

Stfta-fi.. 

Salle. 

Softon........ 


Ctoeae.. 

lado-HévéM,... 
Mariai. Agr. lac.. 
(M) Mtatt...... 

Padasg... 

saDxs dsWdl... 

Alliacat ExsesHel 

Ailnbroga. 

Asm sia_.... 

FromagorioBOl.. 

Céds. 

(SL) d u si a n ira . 

Cenrâtoi. 

Economats Cnir. 


E ure mar iné. 


Biaéraf AHmsnL. 
Bsavraln....... 

GaaisMüiplD... 

Lestenr Cto flnj. 
Br. MsflL CarUSll 
Br. Moal Parta.. 

Nicolas. 

Piper-HaiMscfc.. 

Patin.. 

Rocfwfartatu.. 
BsrpwfarL.... 

TaHUscer. 

U nipol. 

BtaUfsttoe.... 


DlsL ladeebiae.. 
Rlcqlèfr&ui..... 

smat-Rspiaèi... 

Sagepsl.. 


Sscr. Baeta».. 


Cbaussn RJS)... 
Equlp. VéKcaba. 
Matabécane. 


Bade. 


C.E.C-. 

CsrabaU. 

Cfmevts VT art... 

Cacbary. 

Drag. Trav. Pub.. 
FeucanUo. 


6. Trav. la l'Est. 

H arecs.. 


LaroyfEts £J... 

Drigav-Dasvniiia 


Rougi ET. 


SJLC^JL. 
Satanpt et Brice 


Savtfiienst.... 
SMACAdbraU.. 
Sp|e BtUgaaltos. 


Dmdep... 
HstcbliuaiHMtaa 
SafleAtoas. 


Comipbtt. 

Gassmit.n.... 

PatM4»o*Ba... 


Taur-QffeJ.... 

AiNndhstrfe.. 
Apple. Htoan. 
Mal. 


BeraartHtatnfs. 


CJMLP. 

De Bietrtcb. 


EJ-M^Lablasc.. 
Ervastt-Soesia.. 


Frank» I. 

Huant-S.ILF.. 


Urebaira. 

MtanrUn. 


VALEURS 


Coure 


précéd. I coure 


Damier 



25 10 

Nedeiie.. 

29 59 

140 20 

139 

Nodat-Gengls.... 

226 . 

» 96 

96 39 

Peugeot (as. ont) 
Radar-For Gif.. 

164 

239 » 

2a 


114 30 

114 19 

Rauofts Ind. 

160 . 

322 

322 . 



223 » 

220 .. 


76 30 

82 

62 .. 

Satan. 

181 91 

132 - 

Stefl. 

M ID 

325 

329 

Soudure Autac.— 

154 



SJPXJLCJL.LM.. 

260 

13 

M 



433 . 

430 

Trader. 

320 

197 

181 - 

Virex.. 

12 

30 

29 



. . 

19 - 

AL U. Loire_ 

17 61 

260 

2il 


141 66 

3GS ■ 

354 

EnL Gares FUR.. 



Indus. Maritime.. 

343 

214 60 

234 95 

Mat. fé&. Paris.. 

235 

299 

3Sj 

75 SB 

361 

2M 

Carda da Honano 

142 

145 

Eaux ta Victor... 

727 

576 

861 

Sifflai. 


499 

4B8 

vice* (Fermière). 

. 


860 

Vittel. 

306 

iis 

615 



tas 

690 

Ansndxt-Rey.,,, 

a 

IiSIB 

S30 

DntataarSJL. 

a . 

440 

435 

DUaMÎittin. 



lmp. 6. Luit.... 

s n 

IM 60 

189 

papeL Gascogne. 

83 

.19» 10 

2M 

U RsIb. 


Roctaatte-Ceuju.. 

32 95 

464 

4M 


or .. 

ICO 

160 

JL Thlirj-StErauiI. 

300 

295 

Bt» Marché. 

m . 

471 

474 

laaurt-Servlp... 

665 

240 -• 

2U 

Mars Madagaoc.. 

61 H 

720 

739 ■ 

èlaaref atPram.. 


213 - 
323 

213 - 
323 - 


ta 

Palais N carotté, 

SOI 

71 

sa 

III 20 

3» 
lit • 


1380 

>394 

Enrtm Accnnmt.,. 
lad. P. (Cl PEU... 

280 . 
162 

420 

425 

Lampes.. 

134 M 

448 .. 

4a - 



108 1» 
154'98 

110 e 
158 

Merlin-Serin_ 

270 .. 


More... 

38 

60 16 

*62 58 


2M 

Plias Muta-.... 

136 

2SD 

136 - 
250 

Radiologie. 

115 

SAFT Asie, fixes.. 

811 

63 60 
60 

54 .. 

63 a 

66 

51 80 

S. ULULA_ 

7a 

Ifnldai. 

178 66 

Caraaad SJI- 

.96 

344 . 

336 

Darem.. 


216 

217 . 

• ■ ■ 

68 

78 

Escant-Mease.... 

201 

78 ES 

81 60 

Sneagara (F. ta). 
Profilés Tnbu Es- 

61 

22C 

2» 


66 ■ 

a 50 

SenaHo-Mub..., 

78 

357 - 

350 

Tiramétal. 

a 20 

167 - 

l&t 79 

ViWFtaipt.. 

•• 



Hawan......... 


8tÜfe 
■ S 

44 10 
166 
>3 70 

nota. 

337 

■■M*_ _ 

339 BD 



.4 30 M 
119 18 

30 16 
MB SB 

AntrepO.. 

Eif-Aatargaz. 

Rydnic.-St-DOfliB. 

989 

4.9 

la 

254 

IM 

Lille-Boimièrüs-C. 

284 60 

107 30 

119 

Cartrane-Lanalne. 

87 .. 

135 

(35 

DatoUade SJL... 

IIS 

43 

a si 

Finalens. 

70 21 

244 

2(1 

np?. 

3Ü . 

97 » 

95 

(Ly) Garland. 

GAvnlot.. 

. d 36 69 

90 .. 

Brame-Paroisse. 

ia . 

14 19 

87 .. 


12» 

20 9» 
. a 80 
. IM 30 

2g 90 

RIpoll B-fiaarget- 

a .. 

61 68 
199 

HeasselotSJL... 
Soefre Réunies.. 

670 

217 



Synttaelabe. 

130 

126 51 

122 . 

Tbann et HohBl. 

33 


III 

Uflaer S-MJL.... 

137 . 

78 

80 

Agacée Wlllat... 

sa 

69 51 

69 60 

Fllés-FOurmies... 

16 86 

179 

176 . 

à 

fi 

II 

62 


54 

Satnt-FTéres. 

98 60 

. 29 51 

26 50 

M. ChaubH.... 

157 99 

155 60 

Gén. Maritime... 

47 60 


H 

Betmas-YlsQwx.. 

275 

m ■ 

174 . 

Nat Navigation.. 

78 78 

267 60 
619 
402 U 

266 

689 

402 60 

Navale Wonas... 
S.CJLC... 

110 

Staad. 

298 . 

435 

435 

D.C.I.TJLAJL.. 

d 47 SI 

43 50 

Haas, et ledutt. 

124 50 

90 80 

92 II 

OD Baign si-Far)-. 

23 26 

90 . 
656 

97 .. 
275 . 

Blanzr-Duast.... 
La Brasse. 

681 a 

tfi_. 


D agi «b ont. 


276 .. 



229 

236 

Dnraesws-Pvlna 

4112 . 



Ferrai Uns CJF.F... 

255 

sa . 

338 

Hans. 

3a 

815 

115 . 

Lscatsl. 


286 . 

231 ilym-Mtsand... 

IBS u 


90 


143 

344 
238 

75 58 
882 
a 

<95 . 
388 

44 

45 

345 

0 8 98 
85 
» 

32 


o U 
(78 
682 
Si 
70 
145 
388 
la 78 


29 

228 

IK 

ru 


U 


88 


17 66 


28 


60 


271 

38 

221 

117 

«B 

746 

181 

96 


81 

200 

SB 

24 

75 

« .. 

182 

327 

303 


976 

0418 

140 


il? » 

71 .. 

314 
131 .. 
143 
12B0 


d 49 
670 


6a 


&i 

316 


0 47 56 


274 

78 

lit 

144 

296 

142 

125 

23 

245 

139 

186 


323 
in .. 


1 VALEURS 

Coure 

précéd. 

Dernier 

coure 

G. Magnant. 


62 31 

M.IX.. 

179 .. 

173 

Djj^oraFJtato 

383 . 

331 «0 

Pnbfids,,. 

414 

412 

sainar-tablaac.. 

371 

379 

WatamtaSJL... 

2 a 

2 a 

on», ta Mme.. 

A» 

6275 . 

Bress. owst-Afr.. 

ES 50 

87 ■ 

AJEJG........... 

• »• • • 

.. . 

Ma. 

.. .. 

99 

Alcan AUm. 

. . 

ia es 

Alternent Bank.. 

760 

7a 

Am. Petrafim.... 


145 

Art nri. 

... 

390 

Astorimua M1 bm 


77 79 

B co Pop. Eapaad 

67 .. 

68 

Barlaw-Rand.,.., 

. • 

SI - 

Bail Eroda. 

78 10 

79 U 

il lytoor......... 

27 

. ■ 

B. H. Mexique.. 

47 90 

47 91 

Bomtar. 


14 65 

Bmartac CJ. 

9 9b 

9 9D 

EL RégLtater.... 

38506 

3U960 

Britlsb Prtratoœn 

117 90 

115 

Bi. Lambart (SSL) 

-■ 

... 

CanidJan-Padf... 

120 .. 

<■ 

CedurilMtagréa. 

• .. 

- 

Cumin co. 


145 

Canracfxbanb... 

4M 

492 

CaartanUs. 


• 

Dut ladnstrJo... 

2M . 

169 

De Boen (port).. 

33 70 


Dm Chemical... 

fil 50 

120 50 

Dnttbftr Bank. _. 

fin 

562 . 

EJLL. 



Eit-AatatiJpe-... 

- 

61 

Femmes iTAdJ.... 

NI 51 

IBS . 

Flaantmer. 

144 . 

I« • 

Finsidor........ 



Fuira. 

. 

15 a 

Gén. Saisira*-.- 

281 .. 

e» . 

Guam Mining. • 



EmcrL. 


K 

Uuo . 

a .. 

a . 

Caodyvar. 

B8 

99 . 

Gracaand Ci.... 

127 50 

127 26 

naïf m carada.. 


203 

Rartebeest. 

122 

132 

Hnaywell lac.... 

303 

3» 

Roogovans...... 



ULC.. 

43 .. 

a n 

JdnanataBTg.... 


... 

Ktaata.... 



Latoaia. 

» 

» . 

Mmrncsmaïu.... 

390 

397 . 

Marks-Spencar.. 

ii a 

10 50 

Matnshlta. 

12 36 

12 36 

HIand-seaimrc.. 

13 


Nat Nederiandan 

2 a . 

247 

H Brada. 

(71 1 

174 .. 

Olivetti. 

B 60 

■ 19 

Pakhoed BoWng.. 



Petrofln Canada 

121 

UI2S 

Pfizar Inc.. 

136 

137 11 

Phmnlx Aaaranc. 



Plrolll. 



President Steyn.. 

67 

99 as 

Tracter Gantale.. 

321 IB 

32S 

Rdbece. 

sa 90 

347 H 

Roiloco. 

292 

292 . 

StwU tr. (port).. 



SJLF. Aktietaelag. 

64 

53 

Spany Baad . 

206 

IM 

Steel Cy of Cm.. . 

IM El 


Stn/antalK . 

31 II 

31 . 

Soed. AUmnettas. 


75 

Tenuce . 

161 .. 

152 

Tbarn QectricaL. 



Tbyssé.1 OQD... 

197 

199 . 

Vaal Reets . 

144 

162 .. 

Vieille Montagne. 

— 

212 .. 

Wagons-Ut*..... 

(30 

122 

West Rend . 


136 .. 

CLE.GJL 51/2 % 

€9r _ „ 


Emprunt Yoeng. . 



HORS 

COTE 


lBtartMtalqie.. 

171 .. 

175 .. 

Sieonuusta . 

281 .. 

. 

Banq. Fin. Sur... 

’ " “ 


ceUnluB Pin.... 

. 

v“ w 

Ceparax. 

1449 

4 a . 

Ecco. 

280 

I26B 

lésa iDtadrie... 

... 


MétalL Mtatare.. 

d 36 

d 93 

Océanie. 



Pmnptta. 

275 


sab. liar. Ccrv... 

121 

121 

latal CJ.IL. 

... 

• • 

VoyerSJL. 


* ■» 

Oee. v. Griot».. 







_ 

- 


VALEURS 


Coure 

précéd. 


Dernier 

coure 


SICAV 

.mutât) 1523) 28 116882 33 
1 " catégorie 41 MTS 45 ] 9827 88 


8/8 


B a bil* 


Frase» Ep ar gn e-. 
Ftnce-fiarasüe.. 
Frascs-lavasL... 


LMJLI, 

ltwfe-5&sz VRfeun 

lutsreroUsanee.., 
(ntsrefieeLFV... 
infssL st-Honvé 

Livret pertef. 

Lafnttê-Fmca.. 

Laffitte-Rsni.... 

Lsffîtts-Takya.-- 
initfmdBmast.. 
Natto-Vatonre .. 

ObDc. ttes catég. 
ParBiac GastlH. 
Pierre Investi: 
BottuefeT 
Sécar. 




Sétoe. Croissance 
Sélect. Mendtole 
SétocUoMlendL. 
SélcctlM val. fr.. 

SJ 1 J. FR. st ET*. 
51entras a...... 

SJ.G. 


S.NLI. 

Sogep ar g s e.. 

Sngirvar... 

SsIefl-ImMiss.. 


Bnf mon... 
BJUP.-lnvesthc.. 
Ilnifweier... 
Dntfranes.... 
BnHtoebe (tara.) 


Dnfjapn.... 
GaJ-ObL (Verras). 
Unlpnm. (Venus) 

Dstreita. 

Bntoic (lernes).. 
Won» levestlss. 

13 8 


Credluter.... 
CndsseneM —. . 

EnrerCrolssasci. 
Fbmdéra Privés 
France-Estrapr.. 
FnrcUfmce.... 
FractUar. 

Gestion Mobilière 
Mendiai lavasL. .| 
OiliseB..... 
Opûreavaéar.. 
Plaainter.... 

Sicav 5 M». 

S. I. Est.. 


Si mfran ca.. 

5 Qram...... 

SBvarutn. 

SDvintar. 

Soÿacu....... 

Sodeter. 

binn. 


(62 25 
176 63 
235 34 
158 86 
296 48 

3(6 » 
(70 S 
134 » 
i74 K 

'3* « 
160 « 
259 » 
147 69 

295 11 

277 BS) 

284 77 
144 Kl 
128 H 
372 73 
219 42 

433 61 

216 II 
2» 34 

iss a 

342 751 

ISI 36, 
338 
238 44| 
228 77 
274 83, 

f4 ! ï2 l 

IBS 28 

zn 33 
266 |7 
142 07 

126 «6! 
319 66 
127 70 
324 24 

1261 33| 
228 IB 

278 07i 
30 751 
333 22| 

179 
136 a 
14» 77! 
168 701 

217 U 
2E6 SI 
332 8S| 

671 27) 
303 ni 
428 86| 
2a U 

258 « 

m 68) 

438 68 

iss a 

286 46 

381 93 
1354 70 
1808 241 
1173 63 
241 34 

296 60 


166 16 
228 a 

198 77 
4» 63 
266 82 
298 n 

182 a 

241 ISI 
218 45; 
137 86| 
218 21 
322 , 
132 97 
681 BS 


232 83 
la 63 
168 07, 
151 84 
139 TV 
448 27 
189 13 


146 35 
168 U 
228 ta 
151 75 
20 04 

172 38 
381 « 
IB 74 

i» n 
IW « 
374 96 
131 78 
144 » 
247 «7 
140 90 
I9S 83 
812 64 
296 

271 98 

137 a 
3i4 a 
355 83 
209 47 

411 83 
206 31 
238 f>7 
179 89 

326 78 

164 94 
8' ” 
226 87 

218 a 
2U 37 

1*9 * 
174 « 
258 07 
244 27 
136 a 

123 11 
288 49 

121 

31» M 

1221 0 
216 78 

257 82 

327 21 
318 « 

176 « 

ISO 30 

ta « 

143 97 

288 04 
3a 68 
317 42 


289 U 

ai oi 
231 60 

2« 73 
164 a 
418 62 
148 38 
273 41 

294 92 
1783 37 
1738 69 
IIS 14 
22B 44 
283 16 


159 31 
211 07 

183 12 
423 a 
253 77 
234 66 
166 12 

238 22 
2D0 91 
130 84 
299 41 
387 64 
126 M 
479 98 

222 88 
138 93 
i8i a 
164 95 
130 ta 
437 «9 
190 77 


* Cure: précédaxt. 


coopta tan da M brièveté du délai qui tans est_ 

onpléta d»s m dernières tdtthjes, des armre 
dan las caen. Elles sut cantgées dès le lendemain 


_ para psbfler le cote 
peuvut parfois figurer 
la première édition. 


MARCHE A TERME 


Coapefl-i 
tien 


1280 

4169 

28S 

479 

19 

365 

62 

162 

145 

3>& 

911 

123 

230 

24S 

425 

(21 

(H 

scs 

595 

ca 

636 

9068 

|64 

3W* 

|28 

63 

268 

I» 

n 

147 

160 

134 

‘S" 

IC 

485 

2*6 

280 

162 

110 

438 

365 

39» 

127 

396 

ISS 

225 

475 

IBS 

210 

lit 

137 

378 

65 

71 

245 

as 

415 

7a 

776 

63 

718 . 
418 ., 


O % 1973. 
CJLE-3%.. 
AfrfqtU Da. 
Air Liquida.. 
aïs. Pan lu 
Ats.5upenn. 
AtstbomAtL 
Appflq. gaz- 
Arjini. Pries J 
Aux. Eatrepr, 
AV. Dsss.-Br. 
Babc. Flvts. 

BrlHmst» 
«t l . 

B. lotscbfld. 
Bazar 


BIS. 

US. 

Baonnes. 

[RSJULD... 

-ML). 


— (otaL). 


CEM. 

Cetelem.... 
Cbarg. Béas. 
CWsraJaksL. 
CUm-BraL. 

— (uuj.. 

— (taL). 
CIsuFresç.. 
CJJ. Alcatel 
Ctta Méditer 
CJII. isdnstr. 

— (uUJ.. 
cadetu..... 

CBftoMg.... 
ClsSaecstra 
C . er- . 

— (obU., 
C. Entrssr... 
Coup. MmL.^ 

Créd. Cem. F 

— (obügJl 

CrtAFeac.. 
ÛP. tson... 
cr. tnd. AL-L 
Créd. imtsrt. 
Cr.tafl.0i 
Créd. Nat 
Créd. Mord.. 
Creuset-Leire 
Créant.... 
UJm. 

— (taSU 
Dsrp. ..... 

DeaËtFnna 

pentasaiec 

Snmsz. 

Cle Bti 


(précéd. 

jclAtare 

Premiar 
I coure 

Dentier 

cours 

Compt 

premier 

cours 

1242 

1258 

1273 

1269 .. 

41)6 

«114 

411» .. 

4130 

309 

296 

296 

soi n 

479 

476 31 

4/1 60 

478 31 

93 65 

94 2a 

■4 26 

93 .. 

400 

410 

41» 

<18 

63 50 

62 90 

62 90 

63 95 

172 10 

173 .. 

173 

173 

146 

ia . 

ta 

142 II 

414 

433 

433 .. 

433 . 

621 

810 . 

810 

Il> ■ 

126 98 

127 

127 . 

I2S 50 

226 

22 » a 

Ttt 46 

228 

242 

2 a 

242 

142 . 

427 . 

42» . 

42» 

424 . 

125 29 

•125 . 

125 . 

124 

IM . 

177 

177 60 

178 

115 

IM 

113 

m ■ 

t!» U 

il» 50 

12 » sa 

1» - 

sa 

632 

631 

«25 

430 

425 

436 

438 U 

473 . 

472 SO 

472 50 

477 

726 

720 

72» 

726 

926 .. 

930 .. 

930 

930 . 

1665 . 

IS&I 

1670 

1661 

306 .. 

286 60 

29J 10 

29* 86 

1270 

1271 

1275 

1270 

54 79 

53 . 

53 10 

62 .. 

271 .. 

268 . 

218 .. 

272 - 

216 

219 

219 

215 

15 26 

14 60 

14 05 

14 80 

16» .. 

158 

159 . 

155 10 

156 

166 

166 

164 26 

1ER 

iü n 

151 

156 

142 29 

142 a 

142 50 

142 66 

1195 

1198 

1193 

(ISO 

411 .. 

416 96 

499 - 

4H 

270 .. 

279 

270 10 

270 - 

291 

290 10 

290 10 

290 . 

169 

161 

l6> 60 

161 69 

113 t» 

163 50 

183 

183 n 

445 

4» 

436 a 

<39 ■ 

184 ■ 

M 90 

350 . 

360 

393 

392 90 

392 66 

392 9* 

121 . 

120 20 

129 » 

(27 30 

ai 

ai .. 

09 U 

430 

164 

ISS .. 

163 . 

192 10 

229 

236 

236 . 

235 r. 

*75 1» 

473 . 

473 . 

475 61 

IBS 

IÜ .. 

199 

in 

211 M 

211 . 

211 

211 69 

III 68 

III .. 

119 • 

119 

145 

145 

145 

Un . 

379 

282 II 

382 10 

382 J 

E7 

67 GO 

67 66 

66 35 

74 19 

75 

75 . 

74 50 

254 10 

251 ta 

266 

260 

429 M 

433 » 

433 a 

433 » 

492 sa 

S02 . 

602 

Eta 

464 50 

490 

606 

584 . 

Ml % 

711 

798 

799 

e 2 » 

64 M 

64 sa 

63 50 

755 

765 

76 » 

756 .. 

430 

434 » 

433 .. 

432 


Cmnpen-L 

satloa 


{VALEURS 1 


838 
IBS . 
32S . 
■90 
177 
345 
1180 
456 . 

sa 
<a 
67 . 
216 
255 
I» 
60 . 
119 . 

43 .' 

m 

163 . 
18 . 
136 
279 
425 
336 
215 
E5 
579 
IBS 
155 
101 
n 

271 

240 

3H 

396 

1496 

2130 

191 

4K 

6E& 

3881 

40» 

58 

635 

109 

37 

31 

4a 

<51 

978 

5230 

St 

921 

m 

m 

4>8 

616 

no 

83 

415 

2 a 

133 

39 

27 


EH-AqsitajM 
— teertifiej 
EJ. Lefebvre. 

Essilor. 

EssaSJLF.. 
Enrafmce.. 
Enrapen*1. 


faroda. 

— taL an 
Fia Dév. Est 
Fin Paris PB 


Ftaedei_ 


fr. Pétroles. 

— ObL COB*. 

— (certifier). 
Galeries LAf. 
61e iTEatr... 
Gle Fnderta 
Eté Ind. Par. 
Séaérala Des 
ET. TT. Mars. 
snyaoneGav 
Haetatte... 

I métal. 

Inst. HbrtetD 1 
L Boni Int.. 

leunuit ind. 
Kall SM Tb.. 
Kléber CeL.. 
Lta- BaDn.. 
Lafargs. 

— (ebügO 

LaHétal.... 
Legraad_ 

— (otaUgO 
Lneafrance. . 
Lsdfldns... J 
L’Oréal.... 

!— ubL mt 
Lyon s. Essx. 
Macb. Bail.. 
Mais. Pbéstx 
(Lï) Major... 
Mar. WamlaO 
Mtr. CA. Bsa 
MarteO. 

— fatal-}-. 
M9L Télépb.J 


UèLNav. H» 

iBcheHaB.. 

- (BbU)-- 
Midi as.... 
Uott-Heoaes 

- (obi.). ■ 
Mot Leroy 5. 
Mesfissx. 


Nsucéisa. Dr. 
Navto. Mixte. 
RabaMazel. 
Nanl-Est.... 


Précéd. 


I Dernier 

Compt 

premier 

coure 


J 

Précéd.t 




cMtnre 

] coure 

] coure 

saüofl 

] VALEURS 

clôture 

901 .. 

924 .. 

925 . 

923 .. 

92 

Nouvel EaL. 

97 90 

176 ,. 

181 .. 

isi sa 

181 .. 

167 

OBta-Caby.. 

IM 68 

36* 

368 . 

35» . 

365 . 

116 

Dpfi-PariMs. 

11/ 

<80 .- 

864 .. 

164 . 

SM . 

146 

Psarifrfnace. 

15/ 61 

ISO 60 

220 

221 ig 

227 .. 

114 

Pécha Ibr» tu. 

114 II 

352 - 

366 56 

356 U 

îil - 

U 

P JJ JL.. 

91 96 

1125 . 

1115 

1085 . 

H» - 

126 

- (BbLJ.. 

127 60 

467 50 

465 .. 

466 . 

460 .. 

92 

Penarriqni... 

50 

330 

3*7 . 

387 . 

384 . 

275 

Pea&aet.... 

279 90 

447 .. 

447 . 

447 

445 .. 

271 

PammHtic.. 

273 

72 sa 

72 m 

72 68 

72 .. 

386 

Panier. 

325 20 

218 

21 s a 

217 50 

219 

76 

Pétroles «P. 

77 . 

269 M 

260 


263 90 

319 

Pangeet-Ot. 

396 66 

195 .. 

192 

192 

192 . 

375 

— (ML). 

382 

61 .. 

81 . 

01 . 

»l .. 

93 

Piene-Atai- 

M&D 

184 .. 

187 . 

189 . 

IB» .. 

68 

PJ.H.. 

75 95 

222 .. 

223 .. 

223 .. 

221 M 

219 

Pocue..... 

224 90 

44 .. 
115 8» 

44 .. 
115 M 

45 .. 
1(6 

45 . 
114 .. 

195 

Paüet. 

211 60 

184 60 

187 .. 

187 M 

190 79 

II 

Pomper. 

78 66 

213 . 

218 .. 

219 . 

209 . 

226 

P JH» LablnaL 

228 

142 

143 

142 66 

143 . 

29 

Prénatal.... 

31 

2B 

276 

275 

27» - 

380 

Prereas-CIté. 

319 ta 

4M 

a7 

438 

485 

sa 

Prttabalt M. 

63g . 

3 a 

353 

396 

356 90 

210 

Pilcai...... 

236 

229 . 

2» . 

2» 

221 « 

236 

Ptliugaz... 

2 a 

65 M 

69 20 

66 26 

68 M 

197 

Priatamps... 

110 

671 

579 

57» 

570 . 

<85 

Radar SX... 

<87 . 

107 30 

IBS 68 

108 60 

I96 4D 

518 . 

— (MU. 

BBS . 

154 80 

154 

154 

151 - 

330 

Sadiotacb... 

338 . 

94 10 

94 10 

94 10 

94 

161 

Rafftai (Fse).. 

la 60 

61 

il . 

88 

67 II 

103 

Ratt. st-uufs 

126 

26» 

264 

266 

266 66 

«a 

Ratante.... 

4lS 

258 

268 M 

267 

264 . 

670 

Revfilra Frè. 

E62 

313 

316 

315 

315 . 

1*5 

Rtatae-Pnol.. 

isi la 

396 

392 

392 

389 

290 

RcassaHJdaj 

2*0 20 

1544 

1640 

1S&» 

IBS» 

37B 

BwL Cotas.. 

<25 

21 a 

2110 

2186 

2140 

sa 

Ruchc-FIc... 

610 

200 

2D6 

297 . 

266 

829 . 

Rue lmp..-- 

775 

474 

474 50 

472 

47< 50 

20 

Sacflor. 

28 98 

68» 

865 

671 

665 

165 

tarie....... 

173 50 

3546 

3640 

ssa 

3540 

830 

Sagem. 

8U 

418 

417 66 

417 E6 

418 

118 

S*lot-fiob*in. 

122 éfl 

60 a 

60 80 

U U 

66 05 

416 

SAT. 

«Si 

572 

668 

570 

665 

41 

Sralaec. 

a st 

888 

831 

381 

875 

218 

SamtoHlav. 

22D 10 

42 50 

41 . 

41 

41 18 

2*0 

Saaplraet... 

IBB . 

41 20 

4| 60 

42 a 

a 70 

I7S 

SctaaaUar... 

162 

609 

60Ô 

BU 

500 . 

47 

S.C.OJL. 

49 

489 

485 

4M 

499 

98 

- (taL).. 

19 

1126 

1112 

1095 

HIB 

215 

Sab. 

202 58 

7020 

71 f « 

BM0 

7060 

111 

Saflmag.... 

1(6 

61 85 

61 90 

61 90 

81 10 

311 

5.1 AA.. 

334 

988 

968 

960 

960 

466 

JflgLE. El... 

504 

586 

sa il 

sa il 

616 10 

296 

5.I.LUL.,.. 

273 

666 

E&S 

as 

655 . 

249 

stetco. 

253 50 

589 

612 

512 

512 . 

Ml 

5.LMJL0J.. 

137 60 

69» 

603 

602 

602 

12» 

5k. Raufgnol 

1445 

7a 

7# 

749 . 

735 . 

197 

Sagerap.... 

2m 

SS 20 

87 96 

88 

** - 

390 

gmiimrjn. 

371 . 

450 

«a .. 

4M 50 

4a 60 

270 

Suai.. 

276 

2S5 

253-, 

253 

253 

220 

Tal-Litt.. 

232 

192 30 

ISI .. 

)SI SG 

186 U 

655 

T.R.T..:_ 

707 

41 20 

41 M 

a sa 

a 56 

635 

TéLEtoetr... 

702 

33 K 

33 59 

33 50, 

33 10 

132 . 

— (ML). 

129 


ta Cbambre syndicale a décidé, i titre expérimental, rie pretaeger, après la c M tn ra , la 
catatioe des valeurs ayast été l’objet de transe et! otis entre 14 ta. 15 et 14 b. 30. Pur 
cetta raison, mas n pouvons plus gararUr resactitado des derniers emn de PapriaaldL 


Damier 

cours 


Corapt. 

^ramier 

coure 


96 90| 
187 
118 
198 
III 
91 (81 
127 66 
52 18, 
277 DD 
279 ai 
325 
78 »\ 
391 
379 
96 
75 II 
217 18 
2IE 60 

78 El 

226 
SB |0| 
317 60 
537 
237 
244 68! 
IBS 
485 
606 
339 
144 

124 
420 
552 
131 60 
283 
432 
886 
792 

26 50! 
174 5a! 
889 

125 
4M 

44 661 
325 
IBS 
162 
49 
99 491 
283 M| 
114 
324 
904 
273 
264 50 
139 


371 
276 56 
238 50 
785 
711 
129 


95 M| 
167 
118 
I» 

117 68 
90 10 
127 60 
61 II 
277 90| 
270 
3Z7 
71 S0| 
304 
379 
95 

76 I0| 
220 
215 66j 

78 S0 | 
233 
36 10 
317 601 
537 
237 60 
244 601 
109 
485 
666 
336 6S| 
142 El| 
124 
420 
652 
131 
286 
432 
686 
792 
28 B0| 
174 58 
ni 

124 «| 
468 

44 f0| 
224 
196 
IS2 
49 

99 40 
204 
184 
324 
504 
273 
254 59 
138 
(430 
286 
378 

279 ni 

230 50| 
703 
711 

125 


95 99 
Itfi . 
MB 

157 59 
IIS 
M ta 
128 10 
52 50 
273 50 
2a 60 

324 
78 90 

391 

372 .. 
« 

74 M 
213 
211 . 

71 20 
230 
30 20 
317 50 
631 
23/ . 
247 .. 
107 

4tt .. 

602 ta 
337 50 
141 38 

123 
429 
652 .. 
131 .. 
202 
a* 19 
510 
100 
20 28 
175 
879 

124 19 
486 

Æ 26 
225 
196 
162 
a a 

M 

201 10 
164 
322 
504 . 
272 10 
264 56 
137 
I«1 
199 69 
376 

275 .. 
235 
7K 
7S2 . 

125 .. 


Compta 

saUoa 

jvALEURS 

Précéd. 

clôture 

coure 

Dernier 

cour» 

Compt, 

premier 

coure 

C ^T|vAUURS 

Précéd. 

clôture 

Premier 

coure 

Dernier 

coure 

Compt 

premier 

coure 

310 . 

Tél. Ericsson 

360 .. 

366 

370 ■ 

361 . 

235 

Gen. Motors. 

251 ■ 

2 a .. 

2 a 

2ta 50 

a . 

Ttaomsoo-Br.. 

211 .. 

212 n 

212 H 

212 90 

22 

GoUflelds... 

20 » 

20 95 

21 .. 

20 70 

236 

— (MU- 

261 .. 

268 . 

268 .. 

264 .. 

36 

Kareumy.... 

34 60 

35 

34 69 

36 

405 . 

D.LSL. 

461 

4a .. 

4a 

432 .. 

4 99 

81 total. 

5 

5 15 

5 05 

5 10 

2 a . 

ÏULB. 

238 m 

238 60 

238 50 

238 

3» 

Hmtast Akti. 

2 » 

302 .. 

302 .. 

301 . 

215 . 

Un. F. Bqws. 

220 II 

225 ■ 

225 .. 

220 69 

32 

lmp. Chem... 

32 II 

32 II 

32 U 

31 55 

175 . 

U.T JL. 

170 71 

170 » 

171 .. 

172 . 

86 

inca Limited. 

82 . 

73 ta 

70 II 

80 

10 50 

Qsiaar..- 

lé sa 

14 65 

14 55 

14 65 

295 

LB.IL...... 

296 .. 

291 .. 

291 

296 91 

115 . 

— (MU- 

120 .. 

120 .. 

120 . 

117 30 

116 

I.T.T. 

IIB 26 

119 a 

119 M 

IIS 80 

(08 . 

YeUourêc... 

tia .. 

(10 -. 

(Il .. 

108 .. 

2 ia 

Merck. 

286 

288 .. 

286 

«9 

7)1 

V. Cllcqmrt-P. 

725 .. 

710 .. 

710 . 

711 .. 

225 

Minnesota H. 

23d 

231 80 

23i n 

231 

485 

Vfadprbc. 

420 .■ 

420 .. 

420 26 

418 .. 

331 

Mobil Corp.. 

169 ta 

166 - 

168 

IBB 10 

780 

EH-Sabon... 

796 -- 

819 . 

823 

820 .. 

9666 

Nestlé. 

910» 

9119 

9MB 

9119 







408 

Norsk Hydra. 

388 .. 

398 

399 . 

396 

162 . 

Amax.. 

167 .. 

179 .. 

1H 50 

ta a 







ia . 

Amerie. EXpr. 

164 66 

161 .. 

151 .. 

ia 60 

710 

Petreftea... 

BS3 

683 

682 

BS9 

248 

Amer. TeL.. 

2a 60 

2M .. 

2 a .. 

2 a .. 

2*5 

Pkllto Monte 

319 U 

312 98 

312 91 

154 60 

31 

Ahe-AblC.. 

30 Ifl 

30 60 

30 S 

36 N 

60 

PUlps. 

61 20 

61 16 

61 61 

61 IB 

161 

RmÊnM. 

163 66 

166 .. 

169 .. 

165 .. 

10 

Pm. Brud. 

Si .. 

«1 20 

■o a 

6t ta 

4ID 

B* Ottawa*. 

402 60 

403 

403 - 

4M 

3N 

tournes- 

387 . 

310 

310 .. 

2E5 . 

320 

BASF (MU-. 

313 

319 .. 

311 - 

319 . 

2» 

Raodfoetein. 

234 

23S E* 

23* 

239 

300 

Bayer. 

802 60 

30» 

368 

305 .. 







70 

BnffelsfOit. 

71 66 

69 48 

69 a 

69 ta 

316 

Rayai Delta. 

315 90 

311 

311 ta 

310 20 

12 61 

Charter .... 

13 20 

13 IB 

(3 25 

13 28 

25 

Rio Tinte Zinc 

26 » 

26 15 

26 2E 

26 » 

165 

Chase Haah.. 

179.60 

176 M 

177 . 

175 60 

76 

St Hrieea Ce. 

71 ta 

74 60 

74 79 


127 

CfePetr.lm. 

123 U 

124 IB 

125 

123 60 

336 

Schtembargw 

sa 

342 79 

341 

sa 80 







33 

Shell Fr. (â. 

33 a 

33 60 

33 m 

33 

31 

9e Bien (S.) 

33 3» 

39 80 

3» 18 

38 30 

515 

Siemens A G. 

612 

616 

616 . 

626 

ES0 

Duels. Bank. 

641 

661 

651 

654 

36 

Sony. 

36 60 

36 ta 

36 50 

36 60 

668 

Dôme Mines. 

471 

477 

47» . 

166 

275 

Unilmr.... 

277 

275 

275 

276 60 

498 

De Pont Hem. 

185 

1» 20 

179 

183 

30 

Union Corp.. 

36 20 

30 20 

ta 20 

31 

220 

tathttk.. 

233 60 

234 30 

234 a 

234 . 

(06 

U. Mku 1/10. 

105 10 

105 60 

IBS 80 

106 U 

a 

EastRaad... 

41 n 

a a 

41 90 

42 65 

157 

Unit. Testa.. 

177 66 

179 26 

178 2f 

178 70 

126 

Ericsson_ 

128 H 

129 60 

131 50 

121 58 

220 

WeatDrief... 

188 70 

264 60 

205 

2B3 71 

220 

Exxon Corp.. 

228 M 

228 

22S 

225 60 

74 

■est Deep.. 

76 ta 

71 >0 

71 !§ 

72 

176 

Fard Motor.. 

184 

184 

114 

187 

183 

West Hold... 

142 ta 

147 a 

149 50 

149 

114 

Free State... 

lil 

us ta 

114 50 

114 90 

250 

Auras Corp.. 

281 50 

231 ta 

280 61 

277 38 

218 . 

Gob. Electric 

223 

223 

223 ■ 

221 

0 12 

Zambie Corp. 

• 82 

0 83 

9 83 

1 81 


VALEURS DONNANT LIEU A DES OPERAIT DIB FERMES SEULEMENT 
a s offert -, G : canpra détacb* ; d t demande ; • droit débâché 


COTE DES CHANGES 

COURS DES BILLETS 
AUX GUICHETS 

MARCHÉ UBRE DE L'OR | 

MARCHE OFFICIEL 

COURS 

prés. 

cours 

Il 8 

Achat 

Vente 

MONNAIES ET DEVISES 

COURS 

prit 

! COURS 

1 ,0i 

Etete-GDls (51). 

Allemagne (1K DM}.. 

4 2 a 

232 4M 

4 239 
232 970 

4 140 
225 

4 360 
239 

Or fin «Uo et barre).. 

42680 

<3758 

Belgique (in F). 

14 641 

i« sa 

13 908 

14 3» 

Or fia (60 figgofl .... 

42720 

43908 

Pays-flas (1U fl.).... 

211 171 

211 910 

206 

216 

Pfèea franwtea (ta fr.) 

3U 66 

4*0 

Danemark (100 krd).. 

80 MB 

ta su 

78 

83 

Pièce française (10 frj 

247 

268 

Norvège (1D0 k). 

14 469 

84 799 

12 509 

87 590 

Pièce snlcsa (20 fr.) .. 

366 

375 E0 

Grande-Bretagne £ 1} 

9 441 

9 638 

B 260 

9 760 

Dnln latine (20 frj -. 

322 » 

334 

Italie 0 000 fin*)... 

S 191 

5 194 

5 

5 400 

Sanaraia . 

4SI 

495 

Saine P® frj..... 

25B 989 

2S7 630 

266 

263 

Pièce de 20 dollars — 

IBM 

182* 

Suède (100 krs). 

100 sa 

100 861 

97 

1*2 6» 

Pièce de 10 douars ... 

se .. 

se 

Autriche P08 sdij... 

3l *20 

3! 970 

ta 956 

32 456 

Pièce de 5 d al lare ... 

94* 


Espagne P00 pes.}... 

6 425 

6 416 

B 206 

• m 

Pièce da Bo pesas 

1697 59 

1721 

Portugal (100 esc.)... 

» 630 

» Eta 

9 2» 

IG» 

Pièce de 10 florins .... 

35* .. 

3» 

Canada (f can. 11... 
Japon pDD yen).... 

3 628 

1 992 

3 623 

1 964 

3 m 

1 970 

3760 
1 970 






-#44 



! 












































































































































































4b6*4-- 




« 


« 


1 





UN JOUR 
DANS LE MONDE 

Z IDÉES 

— RECHERCHE SCIENTIFIQUE ; 
« Duplicité oa Htipaissance ? », 
par Robert Guipais; «Coa- 
per l'arbre pour avoir le 
fruit ? », par Bernard Hem- 
awrdinger. 

— « Un voyage vers l'Asie », 
par Jean-Claade Gnillebaud. 

3. ETRANGER 

— L'évolution de la situation 
en Iran. 

— M. Yasser Arafat se déclare 
n prêt à tout » pour engager 
le dialogue avec les Etats- 
Unis. 

4. ASIE 

— CORÉE DU SUD : la police 
réprime avec une rare bruta¬ 
lité les manifestations du 
mécontentement social. 

4. EUROPE 

— IRLANDE DU NORD : des 
bagarres marquent à Belfast 
le dixième anniversaire de 
l'intervention britannique. 

5. AFRIQUE 

— TUNISIE : le procès .des 
accusés dans l'affaire du 
journal ■ Ed> Chaab ». 

5. AMÉRIQUES 

6. SOCIETE 

— Les incendies de forêts dans 
le Var semblent maîtrisés. 

— ÉDUCATION. 

— DÉFENSE 

7. SPORTS 

— ATHLÉTISME : Aux cham¬ 
pionnats de France d'Orléans 
aucun record national n'est 
battu. 

a REGIONS 

— ILE-DE-FRANCE : quatre 
étages de magasins dans les 
puits de lumière do forum 
des Halles ; les animations 
d'été à Evry. 

a EQUIPEMENT 

— Selon les experts, la fuite de 
pétrole d* ■ Ixtac One » sera 
colmatée dTci au l ar septem¬ 
bre. 


LE MONDE DE L'ECONOMIE 

pages 9 et 10 

Us aléas de U loi d’orien¬ 
tation des handicapés, par 
Jean Benoît. 

Le marché de Bon gts est-Il 
un facteur d'inflation f. per 
Emile Arrfghl .de Casanova. 
Les notes de lecture d'Alfred 
Bimy. 


11 à 12. CULTURE 

— FESTIVALS : .Parafai» à 
Orange. 

11. PRESSE 
15-IB. ECONOMIE 

— ÉTRANGER : les experts de 
l'O.GD.L confirment la décé¬ 
lération de l'activité écono¬ 
mique au Japon. 


LIRE ÉGALEMENT 

RADIO-TELEVISION (14) 

Annonces classées (13 et 14) ; 
Carnet U4) ; Aujourd’hui (13) ; 
a Journal officiel • (15) ; Météo¬ 
rologie (15) ; Mots croisés (15) ; 
Bourse (171. 


Le numéro du • Monde » 
daté du 12-13 août 1979 a été 
tiré à 492 268 exemplaires. 


CHAMPAGNE 

BESSERAT 
DE BELLEFON 

ALLÉE DU VIGNOBLE 
51061 REIMS. TÉL 26/08.09.18 



DANS LE PORT DU HAVRE 

Les syndicats veulent retarder le départ de l’ex-paquebot « France 


Le ■ Norway » — l’ex-paquebot « France * — 
devrait quitter Le Havre le 15 août, & 4 heures 
du rngrin, pour être conduit à Brême, où il sera 
transformé par les chantiers ouest-allema nds 
Hapag Lloyd. La confirmation par l'armateur 
norvégien du navire, M. Kn at Klosters, de ce 
départ auquel on s'attendait depuis plusieurs 


jours a suscité de vives réactions. Les syndi¬ 
cats, notamment 1'union locale C.G.T., conti¬ 
nuent à vouloir intervenir pour obtenir que 
le navire soit transformé en France; plusieurs 
porte-parole politiques ont regretté ou dénoncé 
l’attitude des pouvoirs publics. 


La mauvàise fin d'une longue aventure 


Quelle que soit 1 Issue de cette 
bataille de la dernière chance, 
11 semble bien qu'un trait soit 
désormais tiré sur la longue et 
difficile carrière française du plus 
grand paquebot du monde. 

Lorsque, te 11 mal 1960, France 
fut lancé aux chantiers de Fen- 
hoët à Saint-Nazaire. Mme de 
Gaulle étant sa marraine, ce fut 
avec les plus grands honneurs et 
1a plus grande assurance. Une 
seule note discordante à l'époque, 
celle de M. Antoine Pinay, gui 
dénonça cet « investissement non 
rentable » décidé par la IV* Répu¬ 
blique, mais pris en compte, et 
sans aucune réticence, bien au 
contraire, par la V*. 

France navigua douze années 
sous pavillon français, fit de nom¬ 
breux voyages sur l'Atlantique, 
des croisières dans les Caraïbes 
et en Méditerranée. Les progrès 
foudroyants de l’aviation civile 
à partir des années 60 le soumi¬ 
rent. pour les transports réguliers, 
à une concurrence qu’il ne put 
supporter. La première’ crise du 
pétrole, en 1973, vint lui donner 
le coup de grâce. Equipé de puis¬ 
santes et coûteuses machines, 
aménagé exclusivement pour une 
clientèle de luxe, monté par un 
équipage nombreux et exigeant, 
France ne faisait plus ses frais. 
Il fut désarmé en octobre 1974. 

Durant trois ans, on lui chercha 
un emploi ou. du moins, un ache¬ 
teur. Finalement, le 24 octobre 
1977, M. Akram OJjeh, un homme 
' d'affaires saoudien, acquit le 
navire pour quelque 80 millions 
de francs, avec l'intention d'en 
faire un httel-musée qu'il ancre¬ 
rait au large des côtes d'un pays 
francophone. Nouvelle attente. 
France rouillait sur le « quai de 
l'oubli ». 

Le 25 juin dernier, M. Knat 
Klosters annonçait qu'il venait de 
le racheter pour un peu moins de 
80 millions et qu'il le destinait A 
des croisières économiques dans 
les Caraïbes. Nouveau suspense : 
où le paquebot eerait-Il réparé? 
En France, notamment au Havre, 
ou & l'étranger ? Des appels 


d’offres furent lancés, auxquels 
répondit un groupement de chan¬ 
tiers français. Ce sont les concur¬ 
rents allemands qui viennent de 
l'emporter. 

Coûts d'exploitation 

Deux questions aujourd'hui se 
posent : pourquoi France n’a-t-il 
pu être converti et exploité par 
un armateur français ? Pourquoi 
n’a-t-fl pu être transformé dans 
un chantier français ? 

ML Klosters a bien précisé ses 
projets. France sera transformé 
en navire de croisières économi¬ 
ques et' viendra s'ajouter aux 
quatre navires qu'exploite déjà 
son armateur dans la région 
des Caraïbes à l'intention notam¬ 
ment de la clientèle américaine. 
Deux groupes de turbines sur 
quatre seront démontées ; la 
puissance du moteur sera réduite 
de 160000 à 20 000 chevaux, la 
vitesse de 34 à 16 nœuds. Des 
salons seront transformés en cabi¬ 
nes. L’équipage passera de 1100 
& 550 personnes et comprendra, 
outre des marins norvégiens, du 
personnel caraïbe. Le navire 
pourra accueillir 2400 passagers 
au lieu de 1800. 

M. Klosters, qui a une longue 
expérience en la matière, croit 
au succès des croisières dans les¬ 
quelles les Français n'ont plus 
confiance. C’est ce qui explique 
sa démarche et la dérobade des 
armateurs français, qui n'exploi¬ 
tent plus que trois paquebots 
pour ce genre de trafic. A leur 
décharge, et c'est la raison essen¬ 
tielle qu’ils avancent, 11 est Impos¬ 
sible de tenir les coûts et de les 
abaisser comme il le faudrait, 
tant que les syndicats de marine 
obligent & embarquer sur les 
paquebots français du personnel 
français. Le débat sur cette ques¬ 
tion ne sera pas clos avec l’affaire 
du France. 

Deuxième sujet de controverse : 
pourquoi le paquebot n’a-t-U pu 
être transformé en France ? 

« L’offre du groupement de 
chantiers français du Havre, qui 
aurait constitué un choix Àaturel 


en raison de leur connaissance 
approfondie du navire », a déclaré 
M. Klosters ri*na un communiqué, 
« n’a malheureusement pas été 
compétitive. » En outre, toujours 
selon le communiqué, « le chan¬ 
tier ouest-allemand, mieux équipé 
que les chantiers du Havre pour 
ce genre de travaux, a été en 
mesure d’offrir un délai de livrai¬ 
son plus court de plusieurs mois. 
Ce sont la dimension et la spé¬ 
cialisation de l’entreprise ouest- 
allemande qui lui ont permis de 
remettre une offre de prix sen¬ 
siblement plus compétitive ainsi 
qu’un délai de réalisation plus 
court ». 

Commande à venir? 

L’armateur norvégien ajoute 
cependant qu'il étudiera en prio¬ 
rité les offres des chantiers fran¬ 
çais pour la construction de deux 
navires de croisière qu’il prévoit 
de commander et qui « représen¬ 
teront un volume de travail envi¬ 
ron quatre fois supérieur à celui 
de la conversion du Norway ». 

Deux raisons principales sont 
donc avancées par l'armateur nor¬ 
végien pour expliquer son choix : 
le coût de la réparation (Infé¬ 
rieurs de 35 millions de dollars) 
et les délais supérieurs de trois 
mois et qui n'aurait pas permis 
de mettre le navire en service au 
mois de juin pour l'ouverture de 
la saison. On prête en outre à 
l'armateur norvégien une arrière- 
pensée : la crainte d'être vic¬ 
time, s’il traitait avec des entre¬ 
prises françaises, de pâtir du 
mauvais clima t social annoncé 
pour la rentrée. 

Vrai ou faux, ce dernier motif 
ne peut en tout cas dédouaner 
les responsables privés ou publics, 
syndicaux ou patronaux des ques¬ 
tions maritimes françaises pour 
lesquelles l'affaire France restera 
longtemps comme un reproche 
vivant. Oui, pourquoi n'a-t-on 
pas réussi à utiliser le France ? 
Pourquoi, au moins, n'a-t-on pas 
pu tirer profit de sa trans¬ 
formation ? 

JACQUES-FRANÇOIS SIMON. 


Veillée d'armes 


A B C D • E F G .. 


Le Havre, — « Nous allons nous 
battre jusqu’au bout et nous uti¬ 
liserons tous les moyens possi¬ 
bles », nous a déclaré ce lundi 
13 août, dans la matinée, M. Henri 
Batard, secrétaire général au 
Havre de l'union locale C.G.T, 
peu avant une réunion à laquelle 
participaient les militants de 
nombreuses entreprises de la 
région. 

On ignorait encore, en fin de 
matinée, les décisions prises par 
les syndicalistes ha vrais, ainsi 
que les modes d’action qu'ils se 
donnaient pour garder France 
au Havre, d'autant que les cégé- 
tistes ont l'Intention de tenir 
secrètes certaines de leurs déci¬ 
sions. Mais, dès A présent, plu¬ 
sieurs arrêts de travail seront 
observés au cours de la journée 
et des manifestations avec l'envoi 
de délégations sont prévues, 
notamment devant la sous-pré¬ 
fecture du Havre. 

« On nous demande mainte¬ 
nant ce que Von aurait pu faire 
pour que France Mit réparé au 
Havre » a encore remarqué 
M. Batard. « Mais c’est au gou¬ 
vernement qu’i 1 faudrait poser 
ce problème. Il est question d’une 
différence de 80 millions de 


De notre correspondant 

francs. Or, nous réclamons 
depuis le début des subven¬ 
tions à VEtat. Quant aux 
installations, cela confirme que 
nous sommes dans le vrai, lorsque 
nous demandons depuis plusieurs 
années la création d’une plate¬ 
forme de réparation navale au 
Havre, ville où un travailleur de 
la Navale sur deux est actuel¬ 
lement au chômage. » 

Quelles sont donc les possibilités 
d’action de la C.G.T. pour empê¬ 
cher que le Nonoay quitte le plus 
discrètement passible la France 
le 15 août à 4 heures du matin, 
et pour tenter d’empêcher la rup¬ 
ture du contrat avec Brême? 

Actuellement amarré au fond 
du port, le navire devra en effet 


emprunter la grande écluse Fran- 
çois-I* et traverser les bassins, 
avant de franchir les digues. Une 
manifestation sur la grande écluse 
pourrait en retarder le départ, 
mais U est vraisemblable que les 
pouvoirs publics prévoiront une 
parade à cette possibilité, c Des 
renforts de police sont attendus 
au Havre aujourd’hui ou demain, 
a précisé un responsable cégéttete, 
et France partira certainement, 
mais il n’est pas question que 
nous nous croisions les bras en 
regardant partir le navire qui re¬ 
présentait, au temps de son ex¬ 
ploitation, 100000 heures de tra¬ 
vail par an pour les ouvriers de 
la réparation navale et gui, s’il 
était réparé en France, assurerait 
aux ateliers * locaux du travail 
pour un an-s 

PATRICK PESUER. 


LES REACTIONS 


LES ACCUSATIONS 
DU COttMAffDAKT PETTRÉ 

Le dernier commandant du 
paquebot France, Christian Fettré, 
a estimé, le 11 août au micro de 
FR 3, que la nouvelle utilisation 
du paquebot était s la seule envi¬ 
sageable », et a vivement critiqué 
l'armateur français du navire. 

Pour lui, la Compagnie géné¬ 
rale transatlantique (elle a, de¬ 
puis, fusionné avec les Messa¬ 
geries au sein de la Compagnie 
générale maritime) a fait preuve 
« d’un manque notoire d’opini⬠
treté et de savoir-faire ». Cette 
compagnie « pour qui le France 
représentait une charge, n’avait 
pas vu l’autre côté de la médaille 
qui ètoit, satan de gagner de 
l’argent, au moins de ne pas en 
perdre et d’employer des gens ». 

L’ancien pacha du France a 
rappelé qu’il y a deux ans, 
dans un livre intitulé Splendeur 
et routUe. 11 avait déjà souligné 
que le tran sa tlantique souffrait 
de sa taille et de ses conceptions 
dépassées pour sa nouvelle utili¬ 
sation, la seule envisageable, selon 
lui : quelques voyages sur l'Atlan¬ 
tique et beaucoup de croisières. 
Dans cet ouvrage, li mettait aussi 
en cause l'attitude malthusien¬ 
ne du personnel d'exploitation 
du paquebot et de ses représen¬ 
tants ; mille cent membres d'équi¬ 
page, dont cent soixante cuisi¬ 
niers, soit une personne pour deux 
passagers-. 


• NL ANTOINE RUFENACHT, 
député RP JL de la Seine-Mari¬ 
time, a exprimé sa « pro/onde 
déception » devant la décision de 
l’armateur norvégien. « Je suis 
d’autant plus déçu, a-t-il déclaré, 
que mes contacts récents avec les 
responsables du ministère des 
transports m'avaient permis d'ap¬ 
précier les sérieux efforts faits 
par les pouvoirs publics pour que 
ce marché n’échappe pas aux 
réparateurs du Havre. L’arme¬ 
ment Klosters ayant fait des 
engagements de délais un élément 
déterminant de son choix, û est 
évident que les sacrifices finan¬ 
ciers que le gouvernement était 
prêt à consentir ne pouvaient pas 
palier l’insuffisante dimension de 
nos chantiers, a 

• ML Jean FOPEREN, mem¬ 
bre du secrétariat.du parti socia¬ 
liste. estime que « la responsa¬ 
bilité du pouvoir » dans la déci- 
eln qui attribue A une entreprise 
étrangère les travaux de trans¬ 
formation du paquebot France 
c est sérieuse ». Il accuse les 
« ministères intéressés » de n’avotr 
pas tout entrepris « pour que les 
travaux de transformation du 
paquebot soient confiés à une 
entreprise française ». 

• M. ANDRE DUROMZA, 
député et maire communiste du 
Havre, a appelé ees administrés, 
dans un texte diffusé le II août, 
« à soutenir les initiatives pour 
que le gouvernement revienne sur 
sa décision de laisser partir le 
Norway. « Dès que le France 
a été vendu, rappelle M. Duro- 
méa, fat demandé que les tra¬ 
vaux de transformation du paque¬ 
bot soient faits au Home Le 
gouvernement a mis en place, en 
1978, des crédits pour favoriser 
la conclusion de marchés. Malgré 
notre insistance, U s’est refuse à 
utiliser les moyens à sa disposi¬ 
tion qui auraient donné des cen¬ 
taines de milliers d’heures de 


travail aux métallurgistes de la 
réparation navale (—). » 

• M. ROLAND LEROY, mem¬ 
bre du bureau politique du P.CP., 
député de la Seine-Maritime, 
dans une lettre adressée le 11 août 
au premier ministre, écrivait 
notamment : « Si cette informa¬ 
tion (que le France serait trans¬ 
forme à l’étranger) était confir¬ 
mée, cela signifierait que le gou¬ 
vernement préfère volontairement 
accroUre le chômage dans la 
réparation navale, achever le 
démantèlement d'une branche 
essentielle dans Véconomie, régio¬ 
nale et importante dans récono- 
mie nationale plutôt que de s’as¬ 
surer les centaines de milliers 
d’heures de travail indispensables 
à la réparation du navire. » 


En Inde 

La rupture d'un barrage a fait 
plusieurs milliers de victimes 


Plusieurs Tnïiitws de personnes 
sont mortes ou portées disparues 
à la suite de la rupture d’un bar¬ 
rage dans l’Etat du Goudjerate, à 
l’ouest du pays. Ce barrage en 
terre a cédé sous la pression des 
eaux gonflées par des pluies dilu¬ 
viennes causées par la mousson. 
En quelques minutes, la ville de 
Morvi — soixante mille habi¬ 
tants — a été recouverte par les 
eaux, qui atteignaient le niveau 
du second étage des maisons. En¬ 
tre mille et cinq mille personnes 
auraient péri, estime-t-on à New- 
Delhi et la quasi-totalité des 
habitants de Morvi sont sans 
abri. 


c C’est une grande tragédie, 
dont les conséquences ne pourront 
pas être connues rapidement », a 
déclaré M. Keshubal Patel mi¬ 
nistre de l’agriculture. Les dé¬ 
combres sont recouverts d’une 
épaisse couche de boue. L’orga¬ 
nisation des secours est rendue 
difficile ■ par la destruction des 
deux ponts, routier et f err oviaire, 
de la vüle et per le mauvais 
temps qui gêne considérablement 
les appareils de l’armée de l’air 
Indienne. Des unités de l’armée 
ont toutefois été dépêchées d’ur¬ 
gence dans la région de Morvi. — 
AFF, RouterJ 


M. CHARLES HERNU 
PLAIDE POUR «L'UNION 
DE TOUS LES SOCIALISTES 
ET DE TOUS LES PATRIOTES» 

M. Charles Hemu, membre du 
comité directeur du parti socia¬ 
liste, député du Rhône, maire de 
Villeurbanne, a déclaré dimanche 
13 août : « Georges Marchais 
s'est déclaré prêt à e s’unir avec 
le diable » pour combattre « la po¬ 
litique Giscard-Barres. Aussitôt, 
la plupart des commentateurs ont' j 
décelé là une orientation commit - 
’niste en faveur de Funion du 
peuple de France plutôt que de 
l'union de la gauche. Admet- 
tons-le. Mais si un parti en 
France peut proposer un compro¬ 
mis historique modèle italien, 
c’est bien le parti socialiste, puis¬ 
qu'il est ici la force la plus 
importante de la gauche. La 
déclaration intéressante de Geor¬ 
ges Marchais indique le parti 
communiste n’ arriv e pas seul A 
sortir de son isolement. » 
Analysant la situation actuelle, 
M. Hemu estime que < l'union de 
tous les socialistes et de tous les 
patriotes devient une perspective 
dynamique que Von ne peut éli¬ 
miner ». 

a L’acquis de Vunion de la 
gauche serait alors précieux », 
conclut M. Charles Hemu. 


ACCIDENTS DE MONTAGNE 
EN FRANCE: HUIT MORTS 

Au cours du weéh-end. huit 
morts ont été dénombrés dans les 
TwaügHfs français, dont trois dans 
le mont Blanc. Vendredi 10 août, 
un touriste finlandais est décédé 
d'un malaise cardiaque au som¬ 
met de l'aiguUle du Midi ; samedi 
il août, Mme Jacqueline Mazuel 
âgée de quarante ans. est morte 
d'une crise cardiaque en redes¬ 
cendant du mont Blanc-du-Tacul; 
dimanche 12 août, un alpiniste 
britannique, âgé de vingtHsept 
«jv*. pris dans une tempête de 
neige, est mort d'épuisement. 

Dans le Dauphiné, samedi 
Il i août, Mme Nicole Lapierre a 
été tuée par des chutes de rochers 
le massif des Ecrlns. 
M. Jean-Pierre Détail, âgé de 
vingt-sept ans, est décédé dans 
la combe d’OursIne. 

Dans les Alpes - Maritimes. 
M. Roberto Tarldl d’origine ita¬ 
lienne, est mort dans le mont de 
la Madone de Fenestre, dimanche 
32 août. La même Jour, dans le 
Cantal U. Hubert Risse a suc¬ 
combé à une Chute de 80 mètres 
au Puy-Maiy. Enfin dana les Py¬ 
rénées-Atlantiques, M. Jean-Jac¬ 
ques Peuvent a dévissé diman¬ 
che 12 août, au col Palas, dans 
la vallée d’Gssan. 


DANS LES CABINETS 
MINISTERIELS 

• Ministère de la santé et de 
la sécurité sociale (M. Barrot) : 
sont nommés conseillers techni¬ 
ques : M. Olivier Duthelllet de 
Lamothe, auditeur au Conseil 
d’Etat, Mm*» Liliane Reyrole, mé¬ 
decin, Inspecteur général adjoint 
des affaires sociales, chef de cabi¬ 
net : M. Didier iBoucart,. sous- 
préfet. 

• Ministère des universités 
(Mme Saunier-Séïté) : M. Michel 
Boiron, professeur d'hématologie à 
l’université de Parte-VL quitte ses 
fonctions de chargé de mission. 


if conseil d'Itat 

REJETTE IA REQUETE 
DU MAGISIRAT MICHEL. JEOL 
CONTRE SA NOMINATION 

Le Conseil d’Etat vient de ren¬ 
dre un arrêt rejetant la requête 
de M. Michel Jéol, substitut géné¬ 
ral à Paris. Celui-ci demandait 
l’annulation du décret qui, en 
1976, l'avait muté de la chancelle¬ 
rie — où fl était sous-directeur 
& la direction des affaires crimi¬ 
nelles et des grâces — au parquet 
générai de Paris. M. JéoL mem¬ 
bre du parti socialiste et du Syn¬ 
dicat de la magistrature; 
s'estimait victime d’une promo¬ 
tion-sanction, en raison de ses 
activités syn d icales et politiques, 
et dénonçait « la chasse aux sor¬ 
cières » pratiquée au ministère 
de la justice fie Monde des 22 
et 23 avril -1976). 

« Les magistrats de Vadminis¬ 
tration centrale peuvent être 
mutés dans l’intérêt du service ». 
estime le Conseil d’Etat. Four ce 
qui concerne M. Jéol a cette 
mesure avait été prise pour assu¬ 
rer une politique ‘ de mobilité 
entre les fonctions exercées par 
les magistrats àVadmtnistraaon 
centrale et dans les tribunaux ». 


• La Coupe de France de foot¬ 
ball, que des militants syndicalis¬ 
tes CI'Jl.T. de Longwy avalent 
c empruntée», dans la nuit du 8 
au 9 août (le Monde du il août), 
a été restituée au Football-Club 
de Nantes le dimanche 12 août, 
dans la matinée. Une quarantaine 
de militants ont effectué dans ce 


but le voyage de Lorraine Jusqu’à 
Nantes, dans La nuit de samedi 
à dimanche. M. Camite Plantier. 
trésorier du club de Nantes, a 
rappelé qu'aucune décision n’avait 
été prise encore sur un éventuel 
match entre les sidérurgistes de 
Lorraine et l'équipe de Nantes. 


NEUILLY-SUR-SEINE 

SALLE de VENTE, 185, av. Ch.-de-Gaulle. 745-55-55 

de gré à gré tous les jours de 10 A 12 h. et de 15 b. à 19 b. 30 

du LUNDI 13 AU DIMANCHE 19 AOUT 1979 


300 TAPIS D'ORIENT ET CHINOIS 


ORIENT : IM satan dep. 1SB0 F 
Salle à langer demis .. 1108 F 
MEUBLES O'ËPOQUE (sgnés) 

Coureuse boni* XV. Cran. B|tt 
Secrétaire boula XV, Le ois XVI 

BcstannUon - â<Ut 


PAKISTAN : 1 LOT DE TAPIS 
1JÛ x 1.18, ternis 1.200 F 

SâLLft t EXPOSITION 

ARTS CHINE JAPON 

Ivoires, pierres Cures, bronzes 
Vents - Bapeillee 


NOMINATIONS DE SOUS-PREFETS 

ML Arsène Delamon, conseiller 
de tribunal administratif détaché 
■en qualité de sous-préfet hais 
classe, sous-préfet de Cambrai, 
est nommé secrétaire général de 
Selne-et-Mame. 

M. Jacques Deschaznps, admi¬ 
nistrateur civil, est nommé sous- 
préfet de Cambrai. 

M. Maurice Joubert, sous-préfet 
de Mantes-la-Jolle, est nommé 
sous-préfet de Valenciennes. 

ML Christian Dufour, secrétaire 
général du Finistère, est nommé 
sous-préfet de Mantes-la-Joüe. 

ML Jean-René Garnier, admi¬ 
nistrateur civil, est nwmnA S0US- 
prèfeb et chargé des fonctions de 
secrétaire général du Finistère. 

ML Jean Pietrl, secrétaire 
général de la Guadeloupe, est 
chargé des fonctions de directeur 
du cabinet du préfet de La région 
Pays de la Loire, préfet de la 
Loire-Atlantique. 

Sont titularisés dans le corps 
des sous-préfets : 

MM. Yves Froxnlon, directeur du 
cabinet du préfet de l'Yonne; 
Jean Lahussière, directeur du 
cabinet du préfet de Loir-et- 
Cher ; Jacques Lauxentln, direc¬ 
teur du ' cabinet du préfet de 
l'Indre, et Bernard Prévost, direc¬ 
teur du cabinet du préfet du 
Finistère. 


ftiéuaf' 



BIBLIOTHÈQUES, Chêne, Héritier 
LOUIS XIH, XJV, XV, XVI, Direct., Restau 

LE MEUBLE BEGIOIULBUSTIQUE 

Noyer de France, Chêne, merisier 
SALONS et C0HVEKTHU£S 
“haut de gamme" 

SAUTS ï MANfiER et CHAMBRES 
Tons styles, toutes essences débuts. 

Tout bsL réalisé d'après des documents 
. antimed loties dhnensions 
dans des laquas et patines antiennes 
et tonjflflrswiB étonnante cofiectla 
rie Rts de repos, coomode 
secrétaires. 


OUVERT EN AOÛT 

82,84 et 73, faafcwrg St-Atrts&xi . 
Paris XII* -TH.343.6i5B A 
-TH- 


” /- 


I. 


v iT